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La Russie a salué l'adoption vendredi par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'une résolution sur l'Iran, mettant en garde contre des
tentatives de "réchauffer le climat" autour du dossier nucléaire iranien.
Il s'agit d'un document qui "n'a pas pour objectif de condamner qui que ça soit, mais de poursuivre le dialogue et d'apaiser la tension", s'est félicité le
ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Nous partageons la préoccupation (...) exprimée dans la résolution. Mais nous soulignons notre opposition à toute tentative de réchauffer le climat autour
de ce sujet", a-t-il indiqué.
"Nous restons fidèles aux principes d'action pas à pas et d'avancement mutuel vers une résolution de ce problème et saluons que la résolution de l'AIEA
fasse référence à ces principes, confirmant la volonté de la communauté internationale de trouver une solution universelle par la voie des négociations", souligne le communiqué.
La Russie loue par ailleurs des "efforts supplémentaires" faits ces derniers temps par Téhéran afin de "développer un dialogue avec l'agence et d'apaiser
les préoccupations".
Marche arrière des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et de la France
Les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France ont fait marche arrière, en abandonnant leur projet de résolution, au Conseil des gouverneurs de l'Agence
internationale de l'Energie atomique, qui prévoyait de déférer la question du nucléaire iranien, au Conseil de sécurité de l'ONU.
Heurtés au refus de la Chine et de la Russie, ils avaient fini par s'accorder jeudi sur une résolution exprimant "une profonde et croissante préoccupation"
sur le programme nucléaire de Téhéran, mais sans lui fixer d'échéance pour éclaircir les points en suspens exprimés dans le rapport controversé de l'agence.
Le dernier rapport de l’AIEA s’était basé sur des informations fournies par les services de renseignements occidentaux et israéliens selon lesquelles l’Iran
est au point de fabriquer la bombe atomique.
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