Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 21:58

Voir l'analyse de ce décret sur le Blog : Actualités du droit


MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, DE L’OUTRE-MER

ET DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

Décret no 2009-1249 du 16 octobre 2009 portant création d’un traitement de données

à caractère personnel relatif à la prévention des atteintes à la sécurité publique

NOR : IOCD0918274D

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales,

Vu le code de procédure pénale, notamment son article 777-3 ;

Vu la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés,

notamment le II de son article 26 ;

Vu la loi no 95-73 du 21 janvier 1995 modifiée d’orientation et de programmation relative à la sécurité,

notamment son article 17-1 ;

Vu le décret no 2007-914 du 15 mai 2007 modifié pris pour l’application du I de l’article 30 de la loi

no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;

Vu l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés en date du 11 juin 2009 ;

Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu,

Décrète :

Art. 1er. − Le ministre de l’intérieur est autorisé à mettre en oeuvre un traitement de données à caractère

personnel, intitulé « Prévention des atteintes à la sécurité publique », ayant pour finalité de recueillir, de

conserver et d’analyser les informations qui concernent des personnes dont l’activité individuelle ou collective

indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique.

Ce traitement a notamment pour finalité de recueillir, de conserver et d’analyser les informations qui

concernent les personnes susceptibles d’être impliquées dans des actions de violence collectives, en particulier

en milieu urbain ou à l’occasion de manifestations sportives.

Art. 2. − Peuvent être enregistrées dans le traitement, dans le respect des dispositions de l’article 6 de la loi

du 6 janvier 1978 susvisée et dans la stricte mesure où elles sont nécessaires à la poursuite de la finalité

mentionnée à l’article 1er, les catégories de données à caractère personnel suivantes :

1o Motif de l’enregistrement ;

2o Informations ayant trait à l’état civil, à la nationalité et à la profession, adresses physiques, numéros de

téléphone et adresses électroniques ;

3o Signes physiques particuliers et objectifs, photographies ;

4o Titres d’identité ;

5o Immatriculation des véhicules ;

6o Informations patrimoniales ;

7o Activités publiques, comportement et déplacements ;

8o Agissements susceptibles de recevoir une qualification pénale ;

9o Personnes entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec l’intéressé.

Le traitement ne comporte pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de la photographie.

Art. 3. − L’interdiction prévue au I de l’article 8 de la loi du 6 janvier 1978 s’applique au présent

traitement.

Par dérogation, sont autorisés, pour les seules fins et dans le strict respect des conditions définies au présent

décret, la collecte, la conservation et le traitement de données concernant les personnes mentionnées à

l’article 1er et relatives :

à des signes physiques particuliers et objectifs comme éléments de signalement des personnes ;

à l’origine géographique ;

à des activités politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales.

Il est interdit de sélectionner dans le traitement une catégorie particulière de personnes à partir de ces seules

données.

Art. 4. − Les données mentionnées aux articles 2 et 3 ne peuvent être conservées plus de dix ans après

l’intervention du dernier événement de nature à faire apparaître un risque d’atteinte à la sécurité publique ayant

donné lieu à un enregistrement.

Art. 5. − Les données mentionnées aux articles 2 et 3 ne peuvent concerner des mineurs que s’ils sont âgés

d’au moins treize ans et sont au nombre des personnes mentionnées à l’article 1er. Ces données ne peuvent

alors être conservées plus de trois ans après l’intervention du dernier événement de nature à faire apparaître un

risque d’atteinte à la sécurité publique ayant donné lieu à un enregistrement.

Art. 6. − Dans la limite du besoin d’en connaître, y compris pour des enquêtes administratives prévues par

le premier alinéa de l’article 17-1 de la loi du 21 janvier 1995 susvisée, sont autorisés à accéder aux données

mentionnées aux articles 2 et 3 :

1o Les fonctionnaires relevant de la sous-direction de l’information générale de la direction centrale de la

sécurité publique, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur central de la sécurité

publique ;

2o Les fonctionnaires des directions départementales de la sécurité publique affectés dans les services

d’information générale, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur départemental ;

3o Les fonctionnaires de la préfecture de police affectés dans les services chargés du renseignement,

individuellement désignés et spécialement habilités par le préfet de police.

Les fonctionnaires des groupes spécialisés dans la lutte contre les violences urbaines ou les phénomènes de

bandes, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur départemental de la sécurité

publique ou par le préfet de police, sont autorisés à accéder aux données mentionnées aux articles 2 et 3

relevant de la finalité mentionnée au deuxième alinéa de l’article 1er.

En outre, peut être destinataire des données mentionnées aux articles 2 et 3, dans la limite du besoin d’en

connaître, tout autre agent d’un service de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, sur demande

expresse précisant l’identité du demandeur, l’objet et les motifs de la consultation. Les demandes sont agréées

par les responsables des services mentionnés aux 1o à 3o.

Art. 7. − Les consultations du traitement automatisé font l’objet d’un enregistrement comprenant

l’identifiant du consultant, la date, l’heure et l’objet de la consultation. Ces informations sont conservées

pendant un délai de cinq ans.

Sont conservées pendant le même délai les demandes mentionnées au dernier alinéa de l’article 6.

Art. 8. − Le traitement ne fait l’objet d’aucune interconnexion, aucun rapprochement ni aucune forme de

mise en relation avec d’autres traitements ou fichiers.

Art. 9. − Conformément aux dispositions de l’article 41 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le droit

d’accès aux données s’exerce auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

Le droit d’information prévu au I de l’article 32 et le droit d’opposition prévu à l’article 38 de la même loi

ne s’appliquent pas au présent traitement.

Art. 10. − Le traitement mis en oeuvre en application du présent décret est soumis au contrôle de la

Commission nationale de l’informatique et des libertés dans les conditions prévues à l’article 44 de la loi du

6 janvier 1978 susvisée.

En outre, le directeur général de la police nationale présente chaque année à la Commission nationale de

l’informatique et des libertés un rapport sur ses activités de vérification, de mise à jour et d’effacement des

données enregistrées dans le traitement, notamment celles relatives aux mineurs mentionnés à l’article 5. Ce

rapport annuel indique également les procédures suivies par les services gestionnaires pour que les données

enregistrées soient en permanence exactes, pertinentes et non excessives au regard des finalités pour lesquelles

elles sont collectées.

Art. 11. − A l’article 1er du décret du 15 mai 2007 susvisé, il est rétabli un dixième alinéa ainsi rédigé :

« 9. Décret portant création de l’application relative à la prévention des atteintes à la sécurité publique. »

Art. 12. − Le présent décret est applicable sur tout le territoire de la République.

Art. 13. − Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales est chargé de l’exécution

du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 16 octobre 2009.

18 octobre 2009 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 6 sur 51

.. .

FRANÇOIS FILLON

 

Par le Premier ministre :

Le ministre de l’intérieur,

de l’outre-mer et des collectivités territoriales,

 

BRICE HORTEFEUX

 


Par brigitte - Publié dans : Notes de lecture - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 21:26
par Damien Millet*, Éric Toussaint*, Renaud Vivien*

Le G20, auto-proclamé directoire économique mondial, a décidé de renforcer les capacités du FMI et de la Banque mondiale à ponctionner les richesses du Sud afin de résoudre la crise du Nord. Pour masquer la cruauté de cette politique, les institutions internationales sont convenues à Istanbul d’un lifting cosmétique du FMI qui ne modifie en rien le principe censitaire de son Assemblée générale. Les responsables du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM) dénoncent cette aggravation des déséquilibres mondiaux.


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Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, discute avec son principal mandant, le secrétaire au Trésor des États-Unis, Tim Geithner (Istanbul, 3 octobre 2009). Les USA détiennent à eux seuls 16 % des droits de vote. Avec leurs principaux alliés, ils contrôlent sans difficulté l’institution.
©Stephen Jaffe, FMI

C’est dans un climat de répression que se sont achevées à Istanbul les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Pour la deuxième journée consécutive, les 10 000 policiers turcs mobilisés pour l’occasion n’ont pas hésité à utiliser canons à eau, gaz lacrymogène et véhicules blindés pour disperser les manifestants. Le même scénario s’était produit fin septembre lors du sommet du G20 à Pittsburgh où les manifestations contre cet « ersatz » de G8 avaient également été réprimées par les forces de police. Le FMI et la Banque mondiale ont tenu ces réunions controversées quelques jours après la décision du G20 de modifier les droits de vote au sein des deux institutions : 5 % des quotes-parts au FMI et 3 % des droits de vote à la Banque mondiale doivent ainsi être transférés vers « les pays émergents et en développement dynamiques » d’ici janvier 2011. Leur système actuel était de plus en plus contesté, tant par les pays du Sud que pas les mouvements sociaux : il repose sur la règle « 1 dollar égale une voix », contrairement à l’Assemblée générale de l’ONU où chaque pays possède une seule voix.

Pour le directeur général du FMI, le socialiste français Dominique Strauss-Kahn, il s’agit là « de décisions historiques ». Mais pour le CADTM, c’est une sinistre farce. En effet, ce transfert ne change rien aux rapports de force au sein des deux institutions. À titre d’exemple, la Chine, qui en sera un des principaux bénéficiaires, détient environ 3 % des droits de vote aujourd’hui, très loin derrière les États-Unis qui possèdent à eux seuls plus de 16 %, leur garantissant de facto un droit de veto sur toutes les grandes décisions. Le groupe emmené par le Rwanda, qui regroupe 24 pays d’Afrique noire et représente 225 millions d’individus, possède quant à lui 1,39 % des droits de vote ! Nul besoin d’être mathématicien pour comprendre que ces réformettes annoncées à grand renfort médiatique ne transformeront pas la Banque mondiale et le FMI en organisations démocratiques. D’ailleurs le seront-elles un jour vu que le système actuel ne peut être modifié sans l’accord des États-Unis ? Autre fait aggravant : depuis 1944, le président de la Banque mondiale a toujours été un États-unien tandis que le directeur du FMI est toujours un ressortissant européen en vertu d’une règle tacite. Ce partage des pouvoirs combiné à cette répartition des droits de vote profondément anti-démocratique prouvent bien que le FMI et le Banque mondiale constituent des instruments aux mains des puissances occidentales pour imposer au reste du monde des politiques servant leurs intérêts propres.

Après avoir traversé une grave crise de légitimité, la Banque mondiale et le FMI ont retrouvé un second souffle du fait de la crise mondiale. Entre 2004 et 2008, la hausse importante du prix des matières premières a augmenté les réserves de change de certains pays en développement, qui en ont alors profité pour rembourser de manière anticipée leurs dettes envers ces créanciers, afin de se débarrasser de leur tutelle encombrante. Mais à partir de la fin 2008, l’aggravation de la crise mondiale a radicalement modifié la situation. La liste des pays durement frappés par la crise s’est allongée et le G20 a remis FMI et Banque mondiale au cœur du jeu mondial. C’est ainsi que sous la pression du FMI, la Roumanie a dû appliquer des politiques anti-sociales comme la réduction brutale de 15 % des revenus des fonctionnaires, en contrepartie de liquidités pour surmonter la crise à court terme. Depuis 2008, une quinzaine de pays ont connu le même sort. La Banque mondiale a, quant à elle, tiré profit de la crise écologique en créant plusieurs fonds d’investissement climatiques tout en continuant à financer des projets de déforestation et d’industries extractives. Durant l’année 2008, les fonds alloués aux énergies propres ont d’ailleurs été 5 fois inférieurs à ceux destinés aux énergies non-renouvelables dont le montant a augmenté de plus de 165 % [1].

Ensuite, le G20, autoproclamé « instance de régulation mondiale », a joué un rôle décisif dans la tentative de relégitimation du FMI en triplant ses moyens financiers lors du sommet de Londres en avril dernier [2] et en élargissant ses missions à l’issue du sommet de Pittsburgh [3]. Le FMI est ainsi placé au cœur de la surveillance de l’économie mondiale « pour promouvoir la stabilité financière internationale et rééquilibrer la croissance ». A Istanbul, il a été convenu de « réexaminer le mandat du FMI pour qu’il englobe l’ensemble des politiques macroéconomiques et liées au secteur financier qui influent sur la stabilité de l’économie mondiale » [4]. Il devra ainsi « faire des recommandations de politique économique aux pays qui devront prendre des mesures correctives adaptées ». Nul besoin d’être devin pour connaître à l’avance ces recommandations. Le FMI déclarait en juin 2009 sur les politiques mise en œuvre dans la zone euro, que « les mesures prises pour soutenir la réduction de la durée de travail et l’augmentation des avantages sociaux — aussi importantes qu’elles soient pour accroître les revenus et maintenir la main d’œuvre sur le marché du travail — devraient être intrinsèquement réversibles » [5]. Le rapport « Doing Business 2010 » de la Banque mondiale est encore plus explicite puisqu’il décourage les pays d’adopter des programmes de protection sociale en qualifiant les gouvernements qui le font de « non-compétitifs » [6]. Malgré ses échecs répétés, le Consensus de Washington, sorte de code du néolibéralisme, continue donc à être l’ordonnance prescrite par le FMI et la Banque mondiale aux pays qui sollicitent leur « aide ».

Pourtant, l’échec de ces politiques d’ajustements structurels imposées aux pays du Sud depuis la crise de la dette de 1982 aurait dû être rédhibitoire : la pauvreté et les inégalités se sont aggravées tandis que le problème de la dette n’est absolument pas réglé. Pis, une nouvelle crise de l’endettement est en gestation, ce qui augmentera encore la part des budgets nationaux consacrés au remboursement des créanciers. À moins que les gouvernements décident de suspendre le paiement pour satisfaire en priorité les besoins humains fondamentaux et d’entreprendre un audit des dettes pour annuler sans conditions la part illégitime, qui n’a pas profité aux populations. Ce serait là un premier coup d’arrêt aux funestes politiques du FMI et de la Banque mondiale, dont l’abolition et le remplacement par des institutions soucieuses de l’intérêt des populations doivent être des revendications fortes.

 Damien Millet

Secrétaire général du CADTM France (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Le système dette, Tome 1 : La Paz, Syllepse (2009).


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Éric Toussaint

Président du CADTM Belgique (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008.


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Renaud Vivien

Membre du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM).


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[1] « Climate Bank or fossil fuel Bank ? World Bank Group increases lending to high carbon projects », Srabani Roy, 29 septembre 2008, in Bretton Woods Project.

[2] « Déclaration du G20 sur la fourniture des ressources par l’intermédiaire des institutions financières internationales », Londres, 2 avril 2009.

[3] « Déclaration du troisième sommet des chefs d’État et de gouvernement du G20 », Pittsburgh, 25 septembre 2009.

[4] « Les "décisions d’Istanbul" orienteront l’action du FMI, alors que les pays repensent le monde de l’après-crise », Bulletin du FMI en ligne, 6 octobre 2009. Téléchargement.

[5] « Déclaration de la mission du FMI sur les politiques mises en œuvre dans la zone euro », FMI, 8 juin 2009.

[6] « Doing Business 2010 : La Banque mondiale décourage l’extension de la protection sociale », par la Confédération syndycale internationale, 9 septembre 2009.

 

Source :  Réseau Voltaire

Par brigitte - Publié dans : Economie - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 20:58
I

 

 


Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


Après François Fillon, qui nous disait hier que les caisses de la France étaient vides, c’est aujourd’hui Benoît Hamon qui nous déclare que « la France est ruinée ». L’un et l’autre ne font ainsi que refléter le chantage virulent d’« experts » financiers qui veulent justifier des mesures d’austérité sociale en nous culpabilisant. Ainsi dans Les Echos du 9-10 octobre, Jean Peyrelevade, le conseiller économique de François Bayrou, nous dit que notre endettement public, actuellement à 74% du Produit intérieur brut (PIB), atteindrait en 2017 120%, une « telle évolution étant clairement inacceptable pour les marchés ». Il souhaite que nos « partenaires européens sachent nous ramener à la discipline commune… Une remise en ordre profonde, difficile, douloureuse est inéluctable. »

Jean-Francis Pécresse surenchérit :« Ce qui manque au budget 2010, c’est une stratégie crédible de redressement à moyen terme, orientée sur la baisse des dépenses de l’Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités locales et qui, à défaut, n’exclut pas de relever provisoirement les prélèvements, sociaux en particulier. » A des degrés divers d’intelligence, MM. Marseille, Baverez et consorts rejoignent ce peloton.

Tous étalent ainsi une incompétence criminelle. Car ce sont bien les politiques de Laval et de Brüning qu’ils cherchent à imposer, qui auraient aujourd’hui les mêmes conséquences désastreuses que pendant les années trente.

La réalité est que la dette publique française est d’abord due aux intérêts payés aux établissements financiers auxquels nous avons emprunté. Pourquoi ? Parce que la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, puis l’article 104 du traité de Maastricht, ont ôté le droit de création monétaire à la Banque de France et livré la monnaie aux banques et sociétés d’assurance. La dette fin 1979 était de 239 milliards d’euros, fin 2008 elle s’établit à 1327 milliards d’euros, soit une hausse de 1088 milliards en 30 ans, pendant lesquels nous avons payé 1306 milliards d’intérêts ! L’on nous a dit et répété alors que laisser la Banque de France émettre de la monnaie condamnait à l’inflation. Et qu’avons-nous aujourd’hui, sans elle ? Une déflation salariale et une baisse du niveau de vie, conjuguée à une inflation monétaire monstrueuse. Nous transférons ainsi chaque jour 150 millions d’euros de notre travail et de notre production à ceux qui sont déjà les plus riches, qui peuvent encore nous reprêter, à nouveau contre intérêt et qui, de plus, nous réclament une livre de chair sociale.

Poussons plus loin l’analyse. Si l’on intègre ce que nous possédons, l’actif patrimonial de la France, et le comparons à notre endettement public, nous disposons d’un surplus d’environ 9000 à 10000 euros par Français ! Enfin, si l’on prend un meilleur critère, celui de la dette totale, ajoutant à la dette publique celle des ménages et des entreprises, la France est le moins endetté de tous les grands pays d’Europe !

Alors qu’arrive-t-il ? En fait, les établissements financiers qui ont provoqué la crise et leurs actionnaires raflent la mise (les Etats ont émis de l’argent en leur faveur et leur laissent se servir en bonus et dividendes supérieurs à leurs bénéfices !) et continuent à jouer sur des marchés de plus en plus opaques. Leurs complices nous dépouillent en démembrant les mécanismes publics de solidarité à vocation universelle, en sélectionnant les assurés et en réduisant les dépenses sociales. M. Fillon penserait « quitter la politique et aller dans le privé pour gagner beaucoup d’argent ». Tout est dit.

 

Source :  Solidarité et Progrès

Par brigitte - Publié dans : Economie - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 20:43
Par brigitte - Publié dans : humour
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 11:57

« L’Ademe a rendu son verdict concernant le bilan environnemental des biocarburants. Si les bienfaits sur l’environnement sont indéniables pour l’éthanol de canne à sucre, il n’en va pas de même pour la filière ETBE, pourtant la plus développée en France… Les biocarburants, malgré la déforestation et le changement d'affectation des sols, vont-ils réussir leur entrée fracassante dans nos stations-service ? »

article d’Albane Wurtz

 Lire la suite  developpement durable

 

 

Les cultures énergétiques en Bourgogne prennent de l’essor.

 

La DDAF* nous annonçait le 27/11/2008  qu’une aide de 45 €/ha « serait accordée pour les parcelles ensemencées à destination de production d’énergie (biocarburants ou énergie électrique et thermique produite à partir de la biomasse). Toutes les cultures y compris les betteraves peuvent être éligibles au versement de cette aide. »

* DDAF : Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt 


« On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ! »

La culture céréalière est la plus grosse activité agricole responsable de l’empoisonnement de nos ressources naturelles en eau potable.

 

Un constat en Auxois.

 

Cette nouvelle filière est plus rentable et moins contraignante que l’élevage de bovins ( mais elle peut venir aussi en complément de cet élevage ).

Le nombre d’exploitants diminuant, les terres laissées par les départs en retraite sont reprises par un exploitant qui va transformer des prairies en cultures de céréales. En conséquence de nouveaux apports de pesticides vont venir polluer nos ressources naturelles.

Nous ne pouvons pas imaginer une amélioration réelle de nos ressources dans les décennies à venir, comme nos décideurs le prétendent tant que la politique européenne agricole ( décidée par nos élus européens ) gardera son cap sur une production intensive.

Mais n’oublions pas non plus la responsabilité de nos élus locaux. La région Bourgogne n’a aucune politique pour inciter au changement. Les aides financières vues sur son site Internet le prouvent.

Ce qu’Igepac aimerait bien se faire expliquer est une question récurrente : pourquoi nos élus distribuent NOTRE argent sans tenir compte de ce que nous souhaitons ?

NOS élus sont les vrais responsables de notre vie sociale, nous les avons élu pour cela. Non ?

La pollution est inévitable, nous devons tout faire pour la maîtriser pour les nouvelles générations.  A croire que nos élus sont tous célibataires.

Pierre

Source : igepac.bourgogne.over-blog.com/


Par brigitte - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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