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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 17:31
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Humiliée et violentée par un président liberticide aux ordres des grands affairistes, strangulée par une « construction européenne » négatrice des acquis sociaux, de l’emploi productif, des services publics, de la laïcité républicaine et de la souveraineté populaire et nationale, pillée par une oligarchie financière exclusivement soucieuse de ses profits, la France républicaine issue des Lumières, de la Révolution française, des combats du monde ouvrier et des conquêtes de la Libération, est en danger de mort.

L’indépendance nationale n’est plus qu’une farce quand la France est vassalisée par l’oligarchie germano-américaine qui domine l’Union Européenne et que 80% des lois adoptées au parlement sont des directives traduites en français, de cette euro dictature.

La république n’est plus qu’un mot quand l’exécutif bafoue la séparation des pouvoirs, quand la protection sociale est dépecée au nom de l’euro, quand une masse d’ouvriers, d’enseignants, de chercheurs, d’ingénieurs, d’étudiants, d’agriculteurs, d’artisans, de petites et moyennes entreprises, de retraités, se sentent de trop dans leur propre pays transformé en monopoly.

La nation n’est plus que fiction notamment quand le gouvernement, le MEDEF et l’UE basculent notre pays au tout anglais et marginalisent insidieusement la langue de Molière en favorisant la colonisation culturelle du pays.

La « modernité » n’est qu’un leurre grossier quand une part croissante de la jeunesse est vouée au chômage et à la précarité.

Quant au « rôle international de la France », c’est une formule creuse masquant désormais la soumission aveugle de nos gouvernants aux entreprises guerrières de Washington et de l’OTAN qu’il contrôle !

Face à ce renoncement national, l’opposition établie ne critique le pouvoir que pour la forme.

En adoptant au parlement le Traité de Lisbonne, copie conforme de l’euro constitution, la « gauche » officielle a aidé Sarkozy à enterrer le Non à la constitution européenne prononcé par le suffrage universel le 29 mai 2005. Sous des formes plus doucereuses, Europe Écologie et le PS, dont de hauts dirigeants président l’OMC et le FMI, veulent comme Sarkozy dissoudre la République dans l’Europe de la mondialisation financière. La collusion UMP-PS est d’ailleurs si flagrante qu’une masse d’électeurs fait la grève des urnes. Usurpant le drapeau tricolore pour cacher son programme économique néo-libéral, le FN attend son heure pour imposer sa dangereuse, « alternative » ségrégationniste et sans issue, qui insulte et usurpe les trois couleurs de la République !

Confrontés à cette urgence civique, les républicains patriotes, qui soutiennent partout dans le monde la démarche de libération des peuples et des nations, le monde du travail, et les retraités, toutes sensibilités politiques confondues, qui savent encore dire Non, doivent s’unir comme le firent les antifascistes de toutes sensibilités qui fondèrent le Conseil National de la Résistance. Il faut également méditer l’injonction de notre première Constitution Républicaine : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Il ne s’agit pas de faire l’apologie de la violence : c’est au contraire le pouvoir actuel, le plus anti-national et anti-social que notre pays ait subi depuis 70 ans, qui violente la France au nom de sa « rupture » réactionnaire. C’est à l’inverse au nom d’une rupture progressiste et patriotique que le présent Appel invite le peuple français à une insurrection républicaine pacifique et démocratique : car un régime et une U.E. qui font la guerre aux nations souveraines et au monde du travail et qui bafouent les principes de tout contrat social républicain, ne sauraient être légitimes !

C’est pourquoi les initiateurs de cet appel, qu’ils se réclament de Charles de Gaulle, du PCF de Missak Manouchian et d’Ambroise Croizat, de la CGT de Benoît Frachon, du radicalisme de Jean Moulin et de Pierre Mendès France, du socialisme de Jaurès, invitent les Français à s’unir sur les principes d’indépendance nationale, de progrès, de démocratie et de coopération internationale qui inspiraient le programme du Conseil National de la Résistance. Alors que les résistances se multiplient dans le pays, alors que le régime en place est de plus en plus honni, il urge de porter dans les mobilisations sociales les grandes exigences de la rupture progressiste à venir.

 Dénonçant le mensonge de « l’Europeè sociale », il faut affranchir notre pays de cette prison des peuples qu’est l’Union .Européenne avec son armée impériale, sa monnaie unique (étouffante) asphyxiante, son inféodation à l’OTAN et à la politique belliqueuse de Washington ; en rendant leur souveraineté à la France et aux autres pays d’Europe. Cette rupture républicaine avec l’UE favorisera l’émergence de nouveaux traités internationaux respectueux des peuples et des travailleurs, des traités comparables à ceux de l’ALBA, qui expriment actuellement le processus d’émancipation et d’alliance des peuples et des nations d’Amérique Latine.

 Il faut promouvoir une grande politique économique et sociale,è relancer le produire en France (industrie, agriculture, pêche…), reconstruire la Recherche, la protection sociale (retraites, sécurité sociale, logement…), l’école laïque et les services publics, mettre en place un secteur nationalisé industriel et bancaire géré démocratiquement, établir un plan national de ré industrialisation du pays et de développement équilibré des territoires ; car l’ennemi de l’environnement n’est pas le travail humain mais la quête effrénée du profit égoïste !

 Il faudra en outre restaurer et élargir les acquis sociaux mis en place par le Conseil National de la Résistance, augmenter les revenus issus du travail, établir la justice fiscale, liquider la pauvreté de masse, construire des logements sociaux autrement qu’en ghetto ;

 Il faut faire vivre une République sociale fondée sur laè souveraineté populaire, favoriser la participation populaire aux affaires publiques et au monde du travail, mettre fin à l’euro régionalisation du territoire, garantir la laïcité des institutions ainsi que l’indépendance des médias et leur accès ouvert à tous les courants républicains ;

Sans céder aux communautarismes, la République laïque doit proscrire toute forme de discrimination sociale, raciste, religieuse, idéologique ou sexiste. Ouverte aux apports culturels du monde entier, l’école de la République doit rendre accessible à tous les jeunes le grand patrimoine historique et culturel français, langue y compris, dans sa dimension universaliste et humaniste ;

 Loin de persécuter les immigrés, de piller la main-d’œuvreè qualifiée des pays du Sud et de laisser les nouveaux négriers exploiter la misère, et servir de la main-d’œuvre « bon marché » au patronat au dépend du maintient de salaires à peine décents, il faut éradiquer les rapports néocoloniaux avec l’Afrique, aider au co-développement des peuples, faire de la Francophonie une arme de résistance à la langue et à la pensée unique mondiale, soutenir les peuples qui luttent pour le droit à disposer d’eux-mêmes et à vivre en paix sans subir blocus, ni occupation militaire ;

En résistant ensemble aux financiers qui dévastent la France à l’abri du prétendu drapeau européen, en construisant sur tout le territoire national une large Convergence Nationale Républicaine, rendons l’espérance à tous ceux qui, en France et dans le monde, veulent briser la dictature de l’Argent Roi pour vivre enfin dans la liberté, l’égalité et la fraternité !

L’Arc Républicain de Progrès appelle à commémorer le Non au référendum du 29 mai 2005 à l’occasion du 5ème anniversaire de cette magnifique expression de la souveraineté populaire qui a été niée illégitimement et violée, en se rassemblant le 29 mai 2010 à 15 heures à Paris devant l’Opéra Bastille.

L’Arc Républicain de Progrès rassemble : le comité Valmy, le Pôle de Renaissance Communiste en France, Résistance et Renouveau Gaulliste, le Collectif Républicain des Gaullistes de Gauche, le Rassemblement des Citoyens pour la République ainsi que les Clubs « Penser la France ».

Premières signatures :

• Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, président du Pôle de Renaissance Communiste en France,

• Claude Beaulieu, Président du Comité Valmy,

• Geneviève Blache, animatrice de Résistance et Renouveau Gaulliste, • Georges Gastaud, philosophe, Secrétaire national du PRCF,

• Claude Gaucherand, militant républicain de sensibilité mendésiste,

• Roger Silvain, syndicaliste CGT,

• Gilles Bachelier, animateur du Collectif Républicains des Gaullistes de Gauche,

• Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien membre du Comité Central du PCF,

• Michel Anfrol, ancien journaliste, membre fondateur de Résistance et Renouveau Gaulliste,

• Pierre Pranchère, ancien FTP, ancien député, ancien eurodéputé du PCF, dirigeant du PRCF,

• Alain Corvez, membre fondateur de Résistance et Renouveau Gaulliste,

• Jean Lévy, syndicaliste CGT, membre de la direction du Comité Valmy,

• Jean Luc Pujo, militant républicain et patriote, animateur des clubs « Penser la France »,

• Gérard Euzenot, militant communiste, syndicaliste CGT, membre de la direction du Comité Valmy,

• Jean Claude Ramos, ancien Député socialiste, membre de la direction du Comité Valmy,

• Benoît Foucambert, syndicaliste, FSU,

• Jean- Yves Crevel, membre fondateur de Résistance et Renouveau Gaulliste,

• Annie Lacroix-Riz, historienne, universitaire à Paris VII, membre du PRCF,

• François de la Chevalerie, militant gaulliste, membre de la direction du Comité Valmy,

• Bernard Parquet, syndicaliste CGT,

• Yvonne Bollmann, germaniste, universitaire, membre de la direction du Comité Valmy,

• Jacques Coignard, ancien secrétaire fédéral du PCF 22, dirigeant du PRCF,

• Yvon Grinda, républicain, chevènementiste, co-fondateur du Comité Valmy,

• Denis Griesmar, militant gaulliste, membre de la direction du Comité Valmy

• Vincent Flament, rédacteur en chef d’ "Initiative communiste"

• Gilbert Legay, ancien militant du PS, de sensibilité mendésiste, membre de la Direction du Comité Valmy,

• Thierry Delbos, membre fondateur de Résistance et Renouveau Gaulliste,

• Jacky Olmer, syndicaliste CGT,

• Dr Claude-Emile Tourné, PRCF 66,

• Isabelle Voltaire, militante associative et syndicaliste, membre de la direction du Comité Valmy,

• Dimitri Manessis, syndicaliste étudiant, JRCF 38,

• Karine Van Wynendaele, élue municipale à Lens,

• Philippe Lecreux, militant gaulliste, membre de la direction du Comité Valmy,

• Dany Mismacque, médecin, élu PRCF à Lens ?

• Daniel Antonini, commission internationale du PRCF,

• Danielle Gauthier, syndicaliste CGT,

• Abdallah Benbara, militant communiste, Comité Valmy,

• Gérard Bellebeau, militant républicain, membre de la direction du Comité Valmy,

• Philippe Poncelet, syndicaliste CGT, Comité Valmy,

• Denis Gorteau, animateur de Valeurs et Actions Républicaines,

• Antoine-Robert Frouville, militant républicain,

• Serge Portejoie, militant communiste, Comité Valmy,

• Claude et François Roddier, astrophysiciens, militants républicains, Comité Valmy,

• Jack Simonnet, ancien militant MdC, Comité Valmy,

• Alain Chancogne, militant du communisme, ex dirigeant du PCF,

• François VECHART Secrétaire de l’ARC de Lorraine et d’Alsace,

• Marie Ribbens, militante PRCF, 59500 Douai,

• Louis Delanef, militant républicain, Comité Valmy, Nice,

Appel à signatures : Cette première liste de signataires n’est pas exhaustive, elle est de plus ouverte à tout citoyen d’accord avec le contenu de cet appel.

Signatures de soutien : info@comite-valmy.org

SOURCE :

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article590

Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 14:21

Michel Peyret

 

Parce qu'ils ne tiennent aucun compte de nos votes, que nous ayons refusé de nous inscrire sur les listes électorales ou que nous nous soyons abstenus, nous sommes la majorité absolue du peuple de France.

« La souveraineté nationale appartient au peuple », proclame la Constitution de la République française. En osant faire un coup d'État contre le vote de la majorité absolue des Françaises et des Français du 29 mai 2005, les « élites » qui nous gouvernent se sont disqualifiées. Comme sont disqualifiés les managers de tous poils, responsables de cette crise du capitalisme qui leur permet de rendre les riches encore plus riches, en plongeant toujours plus les peuples dans les guerres et la misère.

Mais notre refus de participer à leur simulacre de démocratie, notre rejet de tout le système ne suffisent pas : ils osent prétendre que nous nous désintéressons de l'avenir du pays. Mais le pays, c’est nous !

A l'instar de ceux qui nous ont précédés, que ce soit en 1789 avec les cahiers de doléances, les états généraux et la Révolution française, ou en 1871 avec la Commune de Paris, premier état prolétarien au monde, ou encore à la Libération avec le Conseil national de la Résistance et ses avancées sociales aujourd'hui en voie de disparition, il est maintenant indispensable que nous nous organisions.

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. », proclame l'article 35 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1793.

Dans les entreprises, les cités, les quartiers, les villages, avec toutes celles et ceux qui voudront y participer, recensons ce qui ne peut plus durer, ce dont nous ne voulons plus ; ébauchons la société française dans laquelle nous voulons vivre ; et pour la nommer et la réaliser ensemble, créons nos comités, désignons des représentants révocables :

assez de pillages et de misères, assez de jeunesses sacrifiées, les richesses produites par le peuple doivent revenir au peuple !

Ce texte est à chacun de celles et ceux qui s’y reconnaîtront, le signeront, le feront signer, le feront circuler ; il n’appartient à personne (individu ou organisation) en particulier. Il en est de même des comités qui pourront se créer.

jean-francois.autier@wanadoo.fr et  michel.peyret@gmail.com

Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 17:27

Régionales : seuls les refus de voter obtiennent la majorité absolue !

 

Au soir de ces Régionales, en direct à la télévision, le PS avec ses alliances et l’UMP, donnaient aux Français et aux pays voisins, le franchouillard spectacle d’un déni et d’un délit de démocratie, doublés d’une manipulation flagrante des chiffres exacts des résultats.

         Si le taux global de 48,8% d’abstention était donné, en revanche ce taux n’était pas intégré sur les panneaux région par région, et pour cause : le refus massif de voter obtenait partout le 1° résultat, il était même seul à obtenir la majorité absolue ! En effet, aucun candidat au second tour n’a atteint cette majorité absolue. Car l’historique refus de voter ne s’élevait pas à 48,8%, mais à 55%, en comptant les 1,2% de bulletins nuls ou blancs, ainsi que les 5% de Français refusant de s’inscrire sur les listes électorales « par rejet et par dégoût pour la classe politique en place ici et à Paris ». Seuls donc ont voté 45% des Français !...

             Ainsi, le prétendu « premier parti de France » de Martine Aubry n’a pas eu 54% des suffrages, mais 54 des 45% seuls votants, soit tout juste 24 %, auxquels il faut soustraire les voix récupérées des vrais Verts honnêtes…qui sont aujourd’hui marrons !              

            Ce refus catégorique de voter a donc été manifesté spontanément et sans campagne électorale par 55% du peuple des électeurs Français à l’encontre de tous les élus actuellement au pouvoir, UMP comme PS ! Ainsi Martin Malvy ou Ségolène Royal pour les meilleurs scores, n’ont pas obtenu 64%, mais en réalité 64 des 45% exprimés, soit pas même 29 % des votants !...G. Frêche 15% de moins ! De même pour l’Ile de France et pour la Corse, la liste élue n’obtient pas 35%, mais…35 des 45% votants, soit pas 16% des inscrits !...

            Notre République, sa constitution et nos politiciens au pouvoir acceptent donc que dans notre démocratie, un 1° parti n’obtienne même pas 24% des voix nationales ou qu’un candidat puisse être élu avec tout juste 16 ou 29 % de majorité relative régionale ? De tels élus ont-ils une légitimité ? Non, comment osent-ils rester au pouvoir ? Les électeurs citoyens contribuables ne sont-ils pas d’ores et déjà en droit de refuser de payer les futures hausses d’impôts que de tels élus vont initier ? Cette démocratie française ne devient-elle pas caduque et perverse lorsqu’on découvre que le Front de Gauche n’atteignant pas 6% au 1° tour, va bénéficier d’élus au 2° tour, alors que par exemple le FN, avec 13% dès le 1° tour, 17% au second, n’aura aucun élu dans toutes les régions où il avoisinait pourtant 10% au 1° tour ?...

             Examinons à présent les causes sociales de ce refus massif de voter, exprimé non seulement par l’abstention, mais aussi par des électeurs plus catégoriques ayant choisi des candidats sensés réclamer une urgente remise des choses en ordre normal dans notre pays.

            La première est une absence totale de résultats sur tous les problèmes qui nous affectent. La seconde, une incapacité notoire à inverser la perte constante de notre pouvoir d’achat, plombé par une fiscalité démesurée, sans surveillance, répartie toujours sur les mêmes. Car 53% de Français composant la classe moyenne, payent toujours pour ceux qui sont exonérés d’impôts sur le revenu (50%) et d’impôts locaux (plus de 55%), principal fond de commerce électoraliste PS. Puis une agriculture abandonnée, des éleveurs trahis, des aides-soignants hospitaliers en sous effectif, un environnement écologique dégradé, cautionné par des préfets aux ordres d’élus décidant seuls en méprisant toute concertation citoyenne. Enfin un chômage et des déficits chroniques sans correctifs caractérisant à la fois le laisser aller général, l’irresponsabilité, l’impuissance et l’incompétence !

        Dans ces conditions la solution n’est pas « un remaniement technique », mais une refonte  totale de notre constitution afin que nos actuels partis politiques ne puissent plus détourner la démocratie. Voilà tout ce que rejettent en bloc les 55% de Français refusant de voter pour le système politique en place, symbolisant l’apologie du fric, du déclin et de la corruption !                 

                               Le P résident du Collectif qui vous défend, Alain PADOVANI.

                Site : defenseusager.jimdo.com    -   E.mail: DefenseUsager@aol.com  

                                         Blog : pouvoir-achat-mensonge.over-blog.com  -   Blog de Soueich : www.soueich.info

Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 21:46

24 mars 2010

Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


 

« …L’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie. » Ainsi parlait le programme d’action du Conseil national de la Résistance, unanimement adopté le 15 mars 1944. « Le travail n’est pas une marchandise…La pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous. » Ainsi s’exprimait la Déclaration de Philadelphie, le 10 mai 1944. C’est avec cet esprit de justice sociale, de solidarité et de progrès, réaffirmé « au lendemain de la victoire remporté par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine », que notre pays et l’humanité doivent renouer.

 

Car aujourd’hui, partout, les Etats renflouent les nouvelles féodalités financières et condamnent leurs peuples au désespoir et à la colère. Nous sommes arrivés au point où ne pas réagir revient à se rendre complices.

 

Le texte publié par Niall Campbell Fergusson sur l’effondrement des empires, dans le numéro de mars-avril de Foreign Affairs, témoigne du cynisme de ceux qui s’identifient à la cause des pouvoirs en place. Les empires, selon lui, grandissent, se stabilisent puis périssent en obéissant à un cycle inéluctable, et nous sommes parvenus à un moment de chaos et d’effondrement. La seule chose qui resterait à faire serait de s’adapter à la situation. C’est la pensée même de la « fatalité oligarchique », suivant laquelle « il n’y a pas d’alternative », comme le disait un jour Margareth Thatcher.

 

Une politique semblable à celle de Brüning en 1930-1932 et de Laval en 1935 se met en place. La preuve immédiate en est chez nous la nomination d’Eric Woerth au ministère du Travail et de la Fonction publique, pour s’occuper de la « réforme des retraites ». Woerth, un austère au profil de rigueur… pour autrui, a été non seulement le trésorier de l’UMP et de Nicolas Sarkozy, mais l’homme qui a mené la réforme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et mis en place le bouclier fiscal en faveur des nantis. Le Conseil d’orientation des retraites nous dit déjà qu’il faudra cotiser pendant 43,5 ans en 2050 pour bénéficier d’une retraite à taux plein et 41 ans d’ici 2012. A ceux qui protestent l’on répond qu’en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Grèce, c’est déjà pire et qu’il faut aller plus loin.

 

L’austérité sociale reflète la lâcheté de nos dirigeants face à l’Empire de la City et de Wall Street. Se rendant à Londres en tant que commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier a déclaré que les discussions européennes sur les fonds spéculatifs visaient à trouver « un point d’équilibre » sans que « la City se sente mise en danger ». Tout est dit. Et puis ajoutons-le franchement : qui est aux commandes des politiques de collaboration avec l’Empire ? Quatre Français : Dominique Strauss-Kahn au FMI, Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne, Pascal Lamy à l’Organisation mondiale du commerce et maintenant Christian Noyer à la Banque des règlements internationaux. Preuve en politique intérieure de cette même confusion des sentiments et des intérêts de nos élites ? Alain Minc, le visiteur du soir de Nicolas Sarkozy qui peut, selon Challenges, induire un changement de politique chez Renault, est en même temps l’homme qui a rassemblé les fonds auprès du grand patronat pour le compte de Martine Aubry lorsque sa Fondation agir contre l’exclusion (FACE) l’aida à traverser le désert, en 1993.

 

Il faut sortir de ce fatalisme social et de l’abstention mentale pour faire de notre combat un jeu de la vie.   

 

Solidarité & Progrès 

Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 11:46

Au terme d’une campagne orchestrée par de puissantes entreprises médiatiques, fondamentalement européennes, qui ont attaqué Cuba avec férocité, le Parlement européen vient de voter, après un débat malhonnête, une résolution de condamnation de notre pays qui manipule des sentiments, dénature les faits, profère des mensonges et occulte des réalités.

Le prétexte avancé a été le décès d’un détenu, condamné d’abord pour des délits communs, puis manipulé par des intérêts étasuniens et par la contre-révolution interne, pour avoir refusé, de sa propre volonté, de manger malgré les avertissements et l’intervention des médecins spécialistes cubains.

On ne saurait utiliser ce fait regrettable pour condamner Cuba au motif qu’elle aurait pu éviter ce décès. S’il est un domaine où notre pays n’a pas à se défendre verbalement, car la réalité est irréfutable, c’est bien dans celui de la lutte pour la vie des êtres humains, qu’ils soient nés à Cuba ou à l’étranger. Un seul exemple suffit : la présence de médecins cubains en Haïti onze avant le séisme de janvier dernier, ce dont la presse hégémonique se garde bien de parler.

Cette condamnation masque un profond cynisme. Combien d’enfants sont morts dans les nations pauvres parce que les pays riches représentés au Parlement européen ne tiennent pas leurs engagements d’Aide publique au développement ? Tous savent que c’est prononcer là une sentence de mort massive, mais ils ont choisi de préserver leurs niveaux de gaspillage et de surconsommation somptuaire, suicidaires à long terme.

C’est aussi offenser les Cubains que de vouloir leur donner des leçons alors que les gouvernements européens répriment en ce moment même les immigrants et les chômeurs, tandis qu’ici, le peuple propose librement et sans intermédiaires, dans des réunions de quartiers, ses candidats aux élections municipales.

Ceux qui ont participé à la contrebande aérienne de détenus, à l’établissement de prisons illégales et à la pratique de la torture, ou qui les ont permis, n’ont aucun droit moral de juger un peuple agressé et en butte à un blocus brutal.

Une condamnation si discriminatoire et sélective ne peut s’expliquer que par l’échec d’une politique qui a été incapable de faire plier un peuple héroïque. Ni la loi Helms-Burton, ni la Position commune européenne, apparues la même année, dans les mêmes circonstances et dans les mêmes buts, toutes deux au mépris de notre souveraineté et de notre dignité nationales, n’ont pas le moindre avenir, car les Cubains rejettent les diktats, l’intolérance et les pressions comme normes des relations internationales.

Résolution du Parlement européen du 11 mars 2010 sur les prisonniers d’opinion à Cuba

Le Parlement européen ,
— vu ses précédentes résolutions sur la situation à Cuba, en particulier celles du 17 novembre 2004, du 2 février 2006 et du 21 juin 2007,
— vu ses précédentes résolutions sur les rapports annuels sur les droits de l’homme dans le monde en 2004, 2005, 2006, 2007 et 2008 et la politique de l’Union européenne à cet égard,
— vu sa résolution du 14 décembre 2006 sur le suivi du prix Sakharov(1) ,
— vu la déclaration de la Présidence du Conseil, du 14 décembre 2005, sur les Dames en blanc ainsi que les précédentes déclarations de la Présidence du 26 mars 2003 et du 5 juin 2003 sur la situation à Cuba,
— vu la position commune 96/697/PESC du Conseil relative à Cuba, adoptée le 2 décembre 1996 et régulièrement mise à jour,
— vu les conclusions du Conseil "Affaires générales et relations extérieures" du 18 juin 2007, de juin 2008 et du 15 juin 2009 sur Cuba,
— vu les déclarations du porte-parole de la Vice-présidente de la Commission et Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Mme Catherine Ashton, et du Président du Parlement, M. Jerzy Buzek, sur le décès à Cuba du prisonnier politique et d’opinion, M. Orlando Zapata Tamayo,
— vu l’article 110, paragraphe 4, de son règlement,
A. considérant que la défense de l’universalité et de l’indivisibilité des droits de l’homme, y compris les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, reste l’un des principaux objectifs de l’Union européenne,
B. considérant que des dizaines de journalistes indépendants, de dissidents pacifiques et de défenseurs des droits de l’homme, pour la plupart membres de l’opposition démocratique, demeurent emprisonnés à Cuba pour avoir exercé leurs libertés fondamentales d’expression et d’association et leur droit de réunion,
C. considérant qu’il a décerné le prix Sakharov 2005 pour la liberté de l’esprit aux Dames en blanc ; considérant que le régime cubain a refusé aux Dames en blanc l’autorisation de se rendre à la cérémonie de remise du prix Sakharov, au siège du Parlement européen, ce qui viole l’un des droits fondamentaux de l’être humain, à savoir la liberté d’entrer et de sortir librement de son propre pays, droit expressément reconnu par la déclaration universelle des droits de l’homme,
D. considérant les démarches accomplies par les institutions européennes pour obtenir la libération et le traitement humanitaire de prisonniers politiques et d’opinion à Cuba,
E. considérant que la mort de M. Orlando Zapata Tamayo – premier militant cubain depuis près de 40 ans à succomber à une grève de la faim menée pour protester contre les abus du gouvernement - est considérée comme le signe d’un sérieux recul pour les droits de l’homme, a provoqué une vague de protestations au niveau international et décidé d’autres prisonniers politiques et dissidents cubains à entamer, eux aussi, une grève de la faim,
1. condamne vigoureusement la mort cruelle – qui eût pu être évitée – de M. Orlando Zapata Tamayo, dissident et prisonnier politique décédé après 85 jours de grève de la faim, et exprime sa solidarité et sa compassion à l’égard de sa famille ;
2. condamne la détention préventive des militants et les tentatives du gouvernement pour empêcher la famille de M. Orlando Zapata Tamayo d’organiser les funérailles de celui-ci et de lui rendre un dernier hommage ;
3. regrette l’absence d’un geste significatif de la part des autorités cubaines en réponse aux demandes formulées par l’Union européenne et par le reste de la communauté internationale afin que les prisonniers politiques et d’opinion soient libérés et que les droits et les libertés fondamentales soient pleinement respectés, en particulier la liberté d’expression et d’association politique ;
4. demande au gouvernement cubain qu’il libère immédiatement et sans condition tous les prisonniers politiques et d’opinion ;
5. fait part de son inquiétude quant à la situation des prisonniers et dissidents politiques qui ont entamé une grève de la faim après le décès de M. Orlando Zapata Tamayo ; se félicite du fait que la plupart d’entre eux ont recommencé à s’alimenter, mais attire l’attention sur l’état de santé alarmant du journaliste et psychologue M. Guillermo Fariñas, qui poursuit quant à lui sa grève de la faim, dont l’issue pourrait être fatale ;
6. regrette que le gouvernement cubain n’ait donné aucune suite aux appels lancés par le Parlement et le Conseil en vue de la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion et souligne que l’emprisonnement de dissidents cubains en raison de leurs idéaux ou de leur activité politique pacifique est contraire à la déclaration universelle des droits de l’homme ;
7. prie instamment le Conseil et la Commission de décupler leurs efforts pour exiger la libération des prisonniers politiques ainsi que pour promouvoir et garantir le travail des défenseurs des droits de l’homme, conformément aux engagements pris par le Conseil dans ses conclusions du 8 décembre 2009 ;
8. prie instamment les institutions européennes d’apporter leur soutien inconditionnel et à promouvoir pleinement le lancement d’un processus pacifique de transition politique vers la démocratie multipartite à Cuba ;
9. exprime sa profonde solidarité envers le peuple cubain et lui fait part de tout son soutien sur la voie de la démocratie ainsi que du respect et de la défense des libertés fondamentales ;
10. invite la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ainsi que le commissaire chargé de la coopération à entamer sans délai un dialogue structuré avec la société civile cubaine et avec les partisans d’une transition pacifique à Cuba, dans le respect des conclusions adoptées successivement par le Conseil de l’Union européenne, en recourant aux mécanismes de coopération au développement de l’Union et, en particulier, à l’initiative européenne pour la démocratie et les droits de l’homme ;
11. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la Présidence tournante de l’Union européenne, à la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission, à l’assemblée Euro-latino-américaine, ainsi qu’au gouvernement cubain et à l’Assemblée nationale du pouvoir populaire de la République de Cuba.

 

Source : Réseau Voltaire

Par brigitte - Publié dans : Politique
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