Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 13:29


Vidéo : ce débat est interdit en France

Le 12 septembre 2008, la 1ère chaîne de télé russe ORT diffusait en prime time le film Zéro - Enquête sur le 11 Septembre de l’euro-député Giulietto Chiesa suivi d’un débat contradictoire sur les attentats du 11-Septembre regardé par plus de 34 millions de téléspectateurs.
Le débat réunissait de nombreux experts de haut niveau dont Leonid Ivashov (chef d’état major des armées russes en poste en 2001), l’euro-député Giulietto Chiesa et Thierry Meyssan, par qui le scandale est arrivé.


Huit ans après les attentats du 11-Septembre, le monde est divisé en deux blocs qui interprètent différemment ces événements. Dans la plupart des États hors OTAN, il est admis que des éléments du complexe militaro-industriel états-unien, disposant de complicités au sein de l’administration Bush, ont commandité ces attentats et les ont fait réaliser par des sociétés militaires privées. À l’inverse, dans les États de l’OTAN, il est admis que ces attentats ont été conçus et perpétrés par un complot islamique mondial, Al Qaida.

La première chaîne de télévision russe a organisé, le 12 septembre 2008, la diffusion d’un documentaire écrit par l’euro-député italien Giulietto Chiesa, Zéro. Cette projection était suivie d’un débat réunissant des experts réputés aptes à discuter les deux thèses en présence. Cette émission semblait coordonnée avec les déclarations de Dmitry Medvedev. Le président russe avait en effet déclaré la veille qu’après l’agression de ses ressortissants par les forces géorgiennes soutenues par le Pentagone, Moscou ne se sentait plus l’obligation de fermer les yeux sur les mensonges de Washington. La programmation de cette soirée spéciale, un vendredi soir en prime time, lui a permis d’atteindre un record d’audience pour une émission d’information hors période électorale : 34 millions de téléspectateurs.

Le DVD en français de Zéro est recommandé et diffusé par la librairie du Réseau Voltaire.

À l’inverse, depuis 2002 tout débat sur ce sujet est interdit dans de nombreux États de l’OTAN, dont la France. Ainsi, le Conseil supérieur de l’audio-visuel français affirme que les informations portées à la connaissance du public étranger sont « à l’évidence fausses ». Dans un style tout orwellien, il a réprimandé France-Télévision pour avoir donné la parole à Thierry Meyssan et « lui a demandé de prendre des mesures pour que la vérité soit rétablie et que de tels dérapages ne se renouvellent pas » [1]. Les journalistes de France 24, qui croyaient l’oukaze dépassé, en ont fait les frais. Ils ont eux aussi organisé des débats en septembre 2008. L’un en arabe avec Issa el-Ayoubi, vice-président du Réseau Voltaire ; l’autre en français, avec Atmoh, porte-parole de ReOpen911. Ils ont été immédiatement licenciés. C’est que toute contestation de la version US remet en cause la légitimité de l’intervention de l’OTAN en Afghanistan.

Revenons-en à la vision russe du 11-Septembre. Ce jour-là, l’état-major militaire russe était en état d’alerte. Le Pentagone avait annoncé un exercice de très grande envergure : la simulation d’une attaque par des bombardiers nucléaires russes arrivant via le Canada et la riposte US. Comme toujours dans ce genre d’exercice, il s’agissait à la fois pour le Pentagone de tester ses capacités et de les montrer à son rival pour le dissuader à tout jamais de penser à un tel scénario. Dans ce contexte particulier, les forces russes avaient positionné et activé tous leurs moyens d’observation (satellites, systèmes d’interception des communications militaires, etc.). Elles purent donc observer en temps réel les attentats, à défaut de pouvoir immédiatement les interpréter. Craignant qu’ils ne leur soient attribués par erreur et qu’ils ouvrent une Troisième Guerre mondiale, les autorités russes tentèrent vainement toute la journée d’entrer en contact avec leurs homologues états-uniens. Mais ni le chef d’état-major US, ni le président Bush n’acceptèrent de communication, comme s’ils n’avaient pas besoin de les entendre.

 


 

Par brigitte - Publié dans : Société
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 21:42

Eléction Iran_l'Arrogance des médias occidentaux
envoyé par the_king_of_the_world. - L'info internationale vidéo.

En résumé Mr.Ahmadinejad a planifié et mis en place sa campagne présidentielle depuis des mois, en insistant sur le fait que depuis sa présidence l'Iran a fait des progrès sur le plan scientifique et technologique ( notamment sur le nucléaire et le lancement d'un satellite) a aidé financièrement les gens les plus démunis et les plus pauvres, même le géopoliticien Chauprade sur Radio Orient a très bien résumé sa campagne politique, ensuite il est réélu a 62% face à son adversaire Mr.Moussavi ( personne très honorable) celui-ci accuse Mr.Ahmadinejad de fraude (dans chaque démocratie la partie perdant n'accepte pas la défaite) une minorités des partisans de Moussavi, la bourgeoisie de Téhéran manifestent leurs colère en semant le désordre publique, puis la police réprime en toute normalité pour ramener le calme.
Sur tout cela France 2( qui est pire que TF1) en piétinant sur le principe de neutralité journalistique qui doit être le sien, nous enseigne qu'Ahmadinejad a du avec l'aide des "mollah" trafiquer les votes ( en les écoutant Ahmadinejad= Mobutu) que "le peuple Iraniens" se révolte, alors qu'il s'agit d'une minorité( dans tous les médias se sont les mêmes images) on nous décrit l'Iran comme un état policier et totalitaire, alors qu'il est tout a fait normal lorsque des personnes brulent et cassent des biens publics et privés de réprimer les fauteurs de troubles( le même phénomène s'est produit, lorsque notre actuelle président sarkozy a été élu, le soir même des groupes d'extrêmes gauches ont commencé à casser des kiosques et des bars, bruler des voitures et jeter des projectiles sur les forces de l'ordre, les CRS ont réprimés cela sévèrement et pourtant la France n'est pas un Pays "totalitaire". Les seules images du soit disant peuple violenté, ce sont des petites blessures RIDICULEs ( vers 1mn40) et de plus le journaliste menteur qui commente ces images se demande s'il y a des morts.
Plus bien sur, la cerise sur le gâteau, France 2 invite Mr.Reza Pahvali( dont le but et de réinstaurer la monarchie de son père) fils de Mohammed reza pahlavi ( qui fut un des plus grands dictateurs et oppresseurs du siècle dernier) vient nous parler de "liberté" et "droits de l'homme", alors qu'il y a encore quelque dizaine d'années lorsque lui, ses aïeux et sa famille aller faire leurs besoins dans des toilettes en Or massif et parallèlement spolier, humilier, oppresser le peuple , là, par contre, "les droits de l'homme" cela ne l'intéressé absolument pas.

France 2 spécialisé dans les désinformations sur ce qui se passe en Palestine( notamment le dernier massacre à Gaza, ou on a très bien remarqué comment ils voulut équilibrés, entre les kassam de la résistance du Hamas et les bombardements intensifs aux armes non conventionnelles de l'entité sioniste qui a massacré environs 1500 civils) qui diabolise depuis plus d'une semaine la Corée du Nord ( dont Mr.Pujadas qualifie d'être une menace pour le monde) qui diabolise tous les gouvernements non alignés dans la logique atlantiste ou sioniste ( donc le Zimbabwe, le Venezuela, la Syrie, l'Iran, Corée du Nord, etc) mène depuis plus d'une semaine une campagne très perverse et très malsaine envers Mr.Ahmadinejad et la République Islamique d'Iran.

Source : dailymotion

Par brigitte - Publié dans : Iran
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 20:32


par Mikhail Gorbatchev*

L’ancien dirigeant de l’Union soviétique Mikhail Gorbatchev rappelle qu’il n’a jamais prôné avec sa perestroïka l’adoption intégrale par son pays du modèle ultra-libéral ayant conduit à la crise économique globale actuelle, modèle qu’il a toujours considéré comme voué à l’échec et ne profitant qu’à l’élite financière mondiale. Il défendait au contraire une série de réformes des institutions héritées du stalinisme sans pour autant rejeter en bloc les aspects positifs de l’économie socialiste basés sur la limitation des disparités sociales. Il appelle les dirigeants actuels du monde à initier à leur tour une restructuration en profondeur de l’économie accompagnée de plus de transparence, avant que celle-ci ne s’effondre pour de bon.


Voilà des années, alors que la guerre froide touchait à sa fin, j’ai dit à mes collègues chefs d’États aux quatre coins de la planète que le monde était sur le point de connaître de grands événements, et que face à ces nouveaux défis, nous devrions tous changer, vous comme nous. La plupart du temps, leur réaction prenait la forme d’un silence poli, mais sceptique.

Toutefois, ces dernières années, lors de séries de conférences données aux États-Unis devant des universitaires et des hommes d’affaires, j’ai souvent dit à mes auditeurs que j’avais le sentiment que les américains avaient besoin eux aussi de changement - d’une perestroïka, non pas semblable à celle de mon pays, mais qui soit une perestroïka américaine - et les réaction étaient alors très différentes. Des salles de plusieurs milliers de personnes répondaient par des applaudissements.

Au fil du temps, ma remarque a suscité toutes sortes de commentaires. Certains comprenaient. D’autres y objectaient, de façon parfois sarcastique, suggérant que je souhaitais que les États-Unis traversent un bouleversement, tout comme l’ex-Union soviétique. Dans mon pays, les réactions les plus caustiques provenaient de tous les adversaires de la perestroïka, des gens à la mémoire courte et bien peu conscients des problèmes. Et bien que la plupart de mes critiques comprennent certainement que je n’assimile pas les États-Unis à l’Union soviétique finissante, je tiens à clarifier ma position.

Notre perestroïka signalait la nécessité du changement en Union soviétique, mais elle n’était pas destinée à proposer une capitulation devant le modèle américain. Aujourd’hui, la nécessité d’une perestroïka de plus grande ampleur - concernant l’Amérique et le monde - est devenue plus évidente que jamais.

Il est vrai que le besoin de changement dans l’Union soviétique au milieu des années 1980 était urgent. Le pays était étouffé par le manque de liberté, et la population - en particulier sa frange éduquée - voulait se débarrasser de la mainmise d’un système qui avait été construit sous Staline. Des millions de gens disaient : « Nous ne pouvons plus vivre ainsi. »

Nous avions débuté par la glasnost - donnant à la population l’occasion d’exprimer ses préoccupations sans crainte. Je n’ai jamais été d’accord avec mon grand compatriote Alexandre Soljenitsyne lorsqu’il déclarait que « la glasnost de Gorbatchev a tout ruiné. » Sans glasnost, aucun changement ne se serait produit, et Soljenitsyne aurait terminé ses jours dans le Vermont et non pas en Russie.

Au début, nous avons œuvré en ayant l’illusion que la refonte du système existant - des changements au sein du « modèle socialiste » - devrait suffire. Mais les résistances du Parti communiste et de la bureaucratie gouvernementale étaient trop fortes. Vers la fin de 1986, il est devenu clair pour moi et mes partisans que rien moins que le remplacement des fondations du système était nécessaire.

Nous avons opté pour des élections libres, le pluralisme politique, la liberté de religion, une économie ouverte à la concurrence et la propriété privée. Nous avons cherché à obtenir ces changements par un processus évolutif et sans effusion de sang. Nous avons fait des erreurs. Des décisions importantes ont été prises trop tard, et nous n’avons pas été en mesure d’achever notre perestroïka.

Deux complots ont entravé le changement - la tentative de coup d’État en août 1991, organisée par la ligne dure des adversaires de nos réformes, qui a fini par affaiblir ma position en tant que président, et l’accord ultérieur entre les dirigeants de la Russie, de l’Ukraine et du Belarus pour dissoudre l’Union. Les dirigeants de la Russie ont ensuite rejeté cette voie de réforme, plongeant le pays dans le chaos.

Néanmoins, lorsque l’on m’interroge pour savoir si la perestroïka a réussi ou a été vaincue, je réponds que la perestroïka a gagné, parce qu’elle a conduit le pays à un point à partir duquel il ne pouvait plus y avoir de retour vers le passé.

Dans l’Occident, l’éclatement de l’Union soviétique a été considéré comme une victoire qui prouvait que l’Ouest n’avait pas besoin de changer. Les dirigeants occidentaux étaient alors convaincus d’être à la tête d’un bon système avec un modèle économique fonctionnant bien, presque parfait. Des universitaires estimaient que l’histoire avait pris fin. Le « Consensus de Washington », le dogme de la libéralisation des marchés, la déréglementation et l’équilibre budgétaire à tout prix, furent imposés au reste du monde.

Mais la crise économique de 2008 et 2009 est survenue, et il est depuis devenu clair que le nouveau modèle occidental était une illusion profitant principalement aux très riches. Les statistiques indiquent que les pauvres et la classe moyenne n’ont que peu ou pas bénéficié de la croissance économique des dernières décennies.

La crise mondiale actuelle montre que les dirigeants des grandes puissances, en particulier les États-Unis, avaient ignoré les signaux qui appelaient à une perestroïka. Cela a eu pour résultat une crise qui n’est pas seulement économique et financière, mais aussi politique.

Le modèle qui a émergé au cours des dernières décennies du 20ème siècle s’est avéré non soutenable. Il est basé sur la recherche de super-profits et l’hyper-consommation de quelques-uns, sur l’exploitation effrénée des ressources et sur l’irresponsabilité sociale et environnementale.

Mais si toutes les solutions proposées et les action entreprises aujourd’hui se réduisent à un simple rhabillage de l’ancien système, nous allons assister à un autre bouleversement, peut être encore plus fort, dans le futur. Le modèle actuel n’a pas besoin d’être adapté mais d’être remplacé. Je n’ai pas de solution prête à l’emploi. Mais je suis convaincu qu’un nouveau modèle verra le jour, qui mettra l’accent sur les besoins de la population et les biens publics, sur un environnement plus propre, des infrastructures et des transports publics fonctionnant bien, une bonne éducation, un bon système de santé et des logements abordables.

Les éléments d’un tel modèle existent déjà dans certains pays. Après avoir rejeté les leçons du Fonds Monétaire International, des pays comme la Malaisie et le Brésil ont obtenu des taux de croissance économique impressionnants. La Chine et l’Inde ont sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté. En mobilisant les ressources de l’État, la France a construit un système de chemins de fer à grande vitesse, tandis que le Canada offre gratuitement des soins de santé. Parmi les nouvelles démocraties, la Slovénie et la Slovaquie ont été en mesure d’atténuer les conséquences sociales des réformes de marché.

Le temps est venu pour une « construction créative », pour trouver le juste équilibre entre le gouvernement et le marché, pour intégrer les facteurs sociaux et environnementaux et démilitariser l’économie.

Washington aura à jouer un rôle particulier dans cette nouvelle perestroïka, non seulement parce que les États-Unis exercent un grand pouvoir économique, politique et militaire dans le monde, mais aussi parce que l’Amérique a été le principal architecte, et l’élite américaine la principale bénéficiaire du modèle économique mondial actuel. Ce modèle est désormais en train de se fissurer et devra tôt ou tard être remplacé. Ce sera un processus complexe et douloureux pour tous, y compris les États-Unis.

Quelles que soient les différences entre les problèmes auxquels l’Union soviétique a été confrontée durant la perestroïka et les défis auxquels les États-Unis font face aujourd’hui, la nécessité d’une nouvelle façon de penser rend ces deux époques semblables. En notre temps, nous avions dû faire face à une mission principale consistant à mettre fin à la division du monde, à réduire la course aux armements nucléaires et à désamorcer les conflits. Nous parviendrons également à surmonter les nouveaux défis mondiaux, mais uniquement si chacun comprend la nécessité d’un véritable changement cardinal - d’une perestroïka.

 

Mikhail Gorbatchev

Mikhail Gorbatchev est l’ancien dirigeant de l’URSS, initiateur de la perestroïka et Prix Nobel de la paix en 1990.

 Source : Réseau Voltaire

Par brigitte - Publié dans : Société
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 17:52

Valls à mille temps à minuit moins le quart


AUTEUR:  Ayman EL KAYMAN


En pleine action au congrès de Reims, novembre 2008
Du jeune loup au vieux con, il n’ya qu’un pas. L’exemple le plus actuel et le plus criant de cet adage kaymanesque est le dénommé Manuel Valls, qui pourrait presque être un prototype de ce que les Allemands appelaient la « Jeune Garde du Secrétariat », lorsqu’ils parlaient des Jusos, les jeunes socialistes, lesquels se devaient de flirter avec le marxisme dans une de ses variantes gauchistes dans leurs jeunes années pour ensuite pouvoir devenir de féroces bureaucrates imbus d’eux-mêmes à l’âge mûr.

Sauf que Don Manuel, introduit dans la grande famille des héritiers de Jaurès et de Blum sous le parrainage de Michel Rocard, n’a jamais flirté avec le gauchisme. Membre du Grand Orient de France, dont il dit s’être éloigné, il a même déchiré sa carte de membre de la Ligue des droits de l'homme dès 1982 parce qu'elle s'opposait à l'extradition de militants de l’ETA basque.
Entré au Mouvement des Jeunes Socialistes en 1980, Manuel Valls est le Petit-Bourgeois en chef par excellence, puisqu’il est depuis 2001 le maire de la commune d’Évry, dans l’Essonne, qui s’appela autrefois Évry Petit-Bourg.

Commune qu’il dirige d’une main de fer et qu’il a baptisé en toute modestie « capitale spirituelle » de France, puisqu’elle cumule la plus grande mosquée du pays, la seule cathédrale française construite au XXème siècle et la plus grande pagode bouddhiste d’Europe.

El Senyor Valls s’est construit une solide réputation de chef de file de l’aile droite du parti socialiste (on se demande où est l’aile gauche). C’est que notre Catalan (il est né à Barcelone en 1962) n’en rate pas une.

Et vu qu’il est présent sur tous les médias écrits, radiophoniques et télévisuels au moins trois fois par jour, on n’a que l’embarras du choix pour piocher dans son gigantesque bêtisier. Petit florilège du Valls à mille temps.

Trois temps de Valls

Premier temps

« Belle image de la ville d'Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos… »La phrase a été marmonnée, mercredi 10 juin, par Manuel Valls, député-maire socialiste d'Evry (Essonne), alors qu'il était filmé par Direct 8 pour l'émission "Politiquement parlant", parcourant les allées d'une brocante à Evry, et équipé d'un micro-cravate.

Après le reportage, le député socialiste s'explique sur le plateau de Direct 8 : "Evidemment avec les stands qu'il y avait là, [j'avais] le sentiment que la ville, tout à coup, ça n'est que cela, (…) ça n'est que cette brocante, alors que j'ai l'idée au fond d'une diversité, d'un mélange, qui ne peut pas être uniquement le ghetto. On peut le dire, ça ? (…)""On a besoin d'un mélange. Ce qui a tué une partie de la République, c'est évidemment la ghettoïsation, la ségrégation territoriale, sociale, ethnique, qui sont une réalité. Un véritable apartheid s'est construit, que les gens bien-pensants voient de temps en temps leur éclater à la figure, comme ça a été le cas en 2005, à l'occasion des émeutes de banlieues", poursuit-il.

Détail piquant, que l’on peut voir sur la vidéo ci-dessous : un des deux gardes du corps de Don Manuel est…noir.


Deuxième temps

Le député socialiste de l'Essonne Manuel Valls a jugé mercredi 10 juin qu'à la suite de l'échec des élections européennes "le mot socialiste ne veut plus rien dire"."Il faut se régénérer. Il faut changer de méthodes. Il faut changer de direction. Il faut changer de génération. Il faut changer de programme. Il faut changer de nom" car "le mot socialiste ne veut plus rien dire", a indiqué Manuel Valls sur i-Télé.

"C'est minuit moins le quart, là, avant la mort clinique du Parti socialiste", a-t-il affirmé, se disant "un peu fatigué qu'on ne nous écoute pas". Il a mis en avant l'urgence, selon lui, d'évoluer et également de changer de nom.L'échec du PS, qui n'a obtenu que 16,48% des suffrages le 7 juin, "est peut-être le dernier avertissement" et "si nous ne faisons pas un effort sur nous-mêmes" alors "nous sommes menacés de mort", a ajouté le maire d'Evry (Essonne).

Manuel Valls avait déjà conseillé de changer le nom du parti en juillet 2007, après la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle. ««J'attendais ça depuis des années... Je me demandais qui allait enfin le proposer!» s’était félicitée Laurence Parisot, présidente du Medef, l’organisation patronale française.

Troisième temps

Les maires d’Evry et Courcouronnes déplorent le manque de fermeté de certains juges

EVRY, 27 mai 2009 (AFP) - Manuel Valls (PS) et Stéphane Beaudet (UMP), maires d’Evry et Courcouronnes dans l’Essonne, ont déploré mercredi dans une lettre à la Garde des Sceaux le manque de fermeté de certains juges par rapport aux “délinquants multiréitérants*” agissant dans les quartiers populaires.

Dans un courrier, dont copie a été transmise à la presse, les deux élus estiment que les efforts déployés par les divers intervenants dans le cadre des contrats locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) sont “trop souvent mis à mal par des décisions émanant de magistrats du siège”, dont certains selon eux “ignorent (…) trop souvent la réalité des situations que les habitants de nos villes ont à déplorer”. Selon les deux maires, des “individus interpellés à plusieurs reprises (…) auteurs d’actes délinquants à répétition se voient infliger des mesures qui ne devraient être réservées qu’à des primo-délinquants”.

“Certains d’entre eux, précisément identifiés par une grande partie des habitants et ayant déjà été condamnés pour des délits, ne se voient infliger qu’un simple rappel à la loi, alors qu’il s’agit de récidives”, écrivent MM. Valls et Beaudet, qui estiment que “le sentiment de totale impunité - reposant sur une réalité et imprégnant la plupart des mineurs délinquants - annihile ainsi tous les efforts éducatifs et de prévention déployés”.

“Sans remettre en cause le principe, pleinement légitime, de l’indépendance de la magistrature, il importe que celui-ci ne se traduise pas, de fait, par une forme de surdité face aux nouvelles réalités de notre société”, poursuivent-ils. Les deux élus demandent ainsi à la ministre de “bien vouloir (leur) faire part de propositions concrètes afin que s’amorce rapidement un dialogue absolument nécessaire entre l’ensemble des acteurs de la chaîne pénale”. “Il conviendrait”, estiment-ils, “de réfléchir à une évolution de la formation(…) des magistrats (du siège ndlr) qui, à l’instar de leurs collègues du parquet pourraient tirer grand profit d’un travail d’échange et d’écoute avec tous les acteurs locaux de l’éducation, de la prévention et de la sécurité”.

Evry a connu le 21 mai de violents affrontements entre plusieurs dizaines de jeunes.

*Multiréitérant : personne soupçonnée d’être impliquée dans plusieurs crimes et/ou délits mais pas encore jugée, à ne pas confondre avec multirécidiviste, personne condamnée à plusieurs reprises pour crimes et/ou délits.

On pourrait continuer longtemps comme ça. Rappelons juste pour mémoire :

> Il dit souhaiter « concilier la gauche avec la pensée libérale » et se déclare « clintonien».

> En 2002, il prend position contre un magasin Franprix de sa ville qui avait choisi de ne vendre que des produits hallal.

> En 2005, concernant le référendum sur la Constitution européenne, il commence à défendre le « non », puis, après le référendum interne au PS du 1er décembre 2004 où le « oui » est sorti largement vainqueur à plus de 59 % des voix, il participe à la campagne du PS pour le « oui ». «Manuel, c'est le seul socialiste qui ait réussi cet exploit: perdre deux fois », résume un membre de la direction du PS. « Il disait non quand le parti a dit oui, et il a dit oui quand les Français ont dit non.»

> Il plaide pour un allongement du nombre d'années de cotisation pour fixer l'âge du départ à la retraite et « l'alignement des régimes spéciaux de retraite sur le régime général. »

> Dans son livre Pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche (sic), il dit « oui aux quotas » d'immigration, approuve l'allongement de la cotisation retraite à 41 ans à condition que l'on imagine un départ « à la carte », selon la pénibilité des carrières, et regrette les « fatwas anti-OGM » et anti-nucléaires.

Bref, on comprend que Nicolas Sarkozy ait essayé de le recruter dans son gouvernement « d’ouverture ». Don Manuel a refusé jusqu’ici car celui qu’on a baptisé « Monsieur Moi-Même » au PS vise la direction du parti (il avait répondu «moi-même» à un journaliste qui l'interrogeait sur les personnalités susceptibles de postuler à la succession de François Hollande).

Le PS n’est pas le Titanic, qui était un paquebot flambant neuf en parfait état de marche qui a eu le malheur de heurter un iceberg. Il s’apparente plutôt à l’Airbus d’Air France, qui a implosé en plein vol entre le Brésil et le Sénégal. Après la déculottée des élections européennes, le parti connaît sa énième crise d’identité. Celle que Manuel Valls lui propose pourrait s’exprimer par ces trois lettres : PPB. Parti du Peuple Blanc.


Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

En bonus, je vous offre un instant inoubliable du congrès de Reims - qui vit la victoire de Martine Aubry - lorsque Ségolène Royal, sa challengeuse malheureuse, s'essaye à citer Jean Jaurès :

 

Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à mardi prochain !


Source : Coups de dent - Chronique satirique hebdomadaire sur l'actualité politique française et mondiale

Article original publié le 14/6/2009

Sur l’auteur

Ayman El Kayman est un auteur associé de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cet article est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7848&lg=fr
Par brigitte - Publié dans : Politique
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 18:49

avec plus de 11 millions de voix d'avance.

Le président sortant Mahmoud Ahmadinejad a remporté samedi haut la main l'élection présidentielle en Iran dès le premier tour, dominant son principal rival Mir Hossein Moussavi .
   Le guide supr
ême Sayed Ali Khamenei a parlé de "vraie fête", mettant toutefois en garde le peuple iranien "contre les tentatives des ennemis de la nation iranienne de transformer cet exploit en marasme".
  
   Selon le ministre de l'Intérieur Sadegh Mahsouli, Ahmadinejad a recueilli 24.527.516 voix (62,63%), sur un total de 39.165.191 suffrages exprimés, dont 409.389 ont été invalidés.
   L'ex-Premier ministre Moussavi, un conservateur modéré revenu sur le devant de la scène politique après un retrait de 20 ans, est arrivé deuxième en remportant 13.216.411 voix (33,75%), a-t-il ajouté.
Ce qui équivaut à une différence de taille: plus de 11 millions d'électeurs.
 
  "La différence entre le nombre de votes obtenus par Ahmadinejad et ceux recueillis par ses rivaux est telle que tout doute sur sa victoire sera interprété comme une forme d'humour par l'opinion publique", a dit son directeur de campagne Mojtaba Samareh hachémi, cité par l'agence Fars
 
 En troisième position est arrivé le conservateur Mohsen Rezaï qui a recueilli 1,73% de voix et en quatrième le réformateur Mehdi Karoubi avec 0,85%. Ce dernier a jugé les résultats "illégitimes" et "inacceptables".
  
La participation, 39 millions sur les 46 millions du corps électorale a été de 85%: "un record", selon Mahsouli.   Le ministère de l'Intérieur n'a fait état d'aucune irrégularité dans le scrutin.
Dans ce contexte, le conseiller du président iranien, Ali-Akbar Javanfekr, a affirmé que "la participation sans précédent des électeurs montre le soutien et la confiance des Iraniens au régime de la République islamique et la confiance dans le guide suprême" l'ayatollah Sayed Ali Khamenei.
 
"Cette participation et le vote en faveur de M. Ahmadinejad montrent aussi le soutien ferme à la manière dont le gouvernement a mené sa politique et un
+non+ ferme aux ennemis", a également ajouté M. Javanfekr.
  
POur sa part, Moussavi a protesté "vigoureusement contre les irrégularités visibles et nombreuses", et affirmé qu'il était de son "devoir religieux et national de révéler les secrets de ce processus dangereux et d'expliquer ses conséquences destructrices sur le destin du pays". Il a aussi lancé un appel au calme à ses partisans.
     
   La campagne électorale s'était déroulée dans un climat acerbe entre les candidats mais aussi dans une atmosphère festive, à un niveau jamais vu en 30 ans de République islamique.
   A Washington, le président américain Barack Obama, qui souhaite un dialogue ferme mais direct avec Téhéran, avait estimé qu'un "changement" était "possible" dans les relations bilatérales, quel que soit le vainqueur du scrutin.

http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb

Par brigitte - Publié dans : Iran
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