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Les assassinats politiques par le Mossad soulèvent des questions politiques
par James Petras*
Le récent assassinat d’un des chefs militaires du Hamas, Mahmoud al-Mabhoud, se situe dans la droite ligne de la politique traditionnelle d’Israël, celle des assassinats ciblés à l’étranger de dirigeants de la Résistance palestinienne. Il viole la souveraineté des autres Etats et se place au-dessus de leurs lois. En outre, l’usage cynique de la double citoyenneté pour parvenir à ce but meurtrier pose la question de la manière dont les Etats tiers garantissent l’impunité d’Israël.
Le 19 janvier, la police secrète internationale d’Israël, le Mossad, envoyait à Dubaï une équipe de tueurs composée de dix-huit hommes, tous munis de passeports européens, prétendument « volés » à des citoyens israéliens à la double nationalité et modifiés à l’aide de photos truquées et de fausses signatures. Leur mission : assassiner le dirigeant palestinien Mahmoud al Mabhouh.
Les preuves sont accablantes. La présentation par la police de Dubaï des vidéos détaillées réalisées avec les caméras de surveillance et montrant les assassins a été corroborée par le témoignage d’experts israéliens de la sécurité et applaudie par les principaux journaux et journalistes israéliens. Le Mossad a déclaré ouvertement que Mabhouh était une cible prioritaire et qu’il avait survécu jusque-là à trois précédentes tentatives d’assassinat. Israël n’a même pas pris la peine de démentir l’assassinat. En outre, le système sophistiqué de communication utilisé par les tueurs, la logistique et la planification de leurs entrée, allées et venues, puis sortie de Dubaï et l’ampleur de l’opération présentent toutes les caractéristiques d’une opération d’État de haut niveau.
De plus, seul le Mossad aurait accès aux passeports européens de ses concitoyens à double nationalité ! Seul le Mossad aurait la capacité, la motivation, l’intention avérée et la volonté délibérée de provoquer un incident diplomatique avec ses alliés européens, en sachant pertinemment bien que la colère des gouvernements ouest-européens finirait par retomber, vu leurs liens profonds avec Israël. Après une enquête minutieuse et l’interrogatoire de deux collaborateurs palestiniens du Mossad qui ont été arrêtés, le chef de la police de Dubaï a déclaré qu’il était sûr que c’était bien le Mossad qui était derrière l’assassinat.
La politique israélienne des assassinats à l’étranger soulève de graves questions en menaçant les fondements de l’État moderne : la souveraineté, le pouvoir des lois et la sécurité nationale aussi bien que celle des individus.
Une des politiques ouvertement déclarée d’Israël consiste à violer la souveraineté de n’importe quel pays en vue de tuer ou d’enlever ses opposants (à Israël). Tant dans leur proclamation que dans leur mise en pratique réelle, les lois, décrets et actions à l’étranger d’Israël supplantent les lois et les organes d’application de la loi de toute autre nation. Si la politique israélienne se mue en pratique commune dans le monde entier, nous allons entrer dans une jungle aussi sauvage que le monde de Hobbes. Les individus y seront exposés aux intentions meurtrières d’équipes de tueurs venues de l’étranger qui ne seront tenus par aucune loi ni aucune autorité nationale responsable. Chaque État sans exception pourrait imposer ses propres lois et franchir ses frontières nationales afin d’assassiner impunément des citoyens ou résidents d’autres nations. Les assassinats hors frontières d’Israël se moquent totalement de la notion même de souveraineté nationale. L’élimination extraterritoriale d’opposants par une police secrète était une pratique courante de la Gestapo nazie, de la GPU de Staline et de la DINA de Pinochet et elle est devenue aujourd’hui une pratique — condamnée — des « Forces spéciales » états-uniennes et de la division clandestine de la CIA. De telles actions sont la marque de fabrique des États totalitaires, dictatoriaux et impérialistes, qui foulent systématiquement aux pieds les droits souverains des peuples.
La pratique par Israël de ces assassinats extrajudiciaires et extraterritoriaux, mise en exergue par le récent assassinat de Mahmoud al Mabhouh dans une chambre d’hôtel de Dubaï, viole tous les préceptes fondamentaux du pouvoir de la loi. Les assassinats extrajudiciaires commandés par un État signifient que sa propre police secrète est juge, procureur et bourreau en même temps, qu’elle n’est freinée par aucune souveraineté, aucune législation, aucun devoir d’un État de protéger ses citoyens et ses hôtes. Les preuves, les procédures légales, les droits de la défense et les contre-interrogatoires sont complètement mis de côté, dans ce processus. L’assassinat extrajudiciaire sponsorisé par l’État sape complètement tout procès en bonne en due forme. L’élimination des opposants à l’étranger est la prochaine étape logique, après les simulacres de procès très médiatisés par Israël et qui s’appuient sur des lois racistes et des décrets de détention administrative qui ont dépossédé le peuple palestinien et violé les lois internationales.
Les escadrons de la mort du Mossad opèrent directement sous les ordres du Premier ministre israélien (qui a d’ailleurs approuvé personnellement le récent assassinat). Une grande majorité des Israéliens soutient fièrement ces assassinats, surtout lorsque les tueurs échappent à toute détection et à la capture. Les opérations d’assassinats extrajudiciaires menées sans la moindre entrave et impunément par des escadrons de la mort étrangers soutenus par l’État, constituent une grave menace pour tout critique, écrivain, dirigeant politique et militant des droits civiques qui a le front de critiquer Israël.
Le précédent que constitue l’assassinat par Israël de ses adversaires à l’étranger, établit les limites extérieures de la répression par ses partisans à l’étranger qu’on retrouve dans les principales organisations sionistes, dont la plupart ont toujours soutenu les violations par Israël de la souveraineté nationale via ses assassinats extrajudiciaires. Si Israël élimine physiquement ses opposants et les gens qui osent le critiquer, les 51 principales organisations juives des Etats-Unis répriment les critiques émises aux États-Unis à l’encontre d’Israël. Elles exercent activement des pressions sur les employeurs, les présidents d’université et les responsables publics pour qu’ils licencient leurs employés, universitaires et autres professionnels qui osent s’exprimer verbalement ou pas écrit contre les tortures, les massacres et la dépossession massive des Palestiniens par Israël.
Quoi qu’il en soit, les commentaires les plus critiques, en Israël et ailleurs, concernant l’assassinat commis par le Mossad à Dubaï épinglent l’« incompétence » des agents, y compris le fait d’avoir permis que leurs visages de figurer sur de nombreuses vidéos en changeant maladroitement leurs perruques et leurs vêtements sous l’œil des caméras. D’autres critiques déplorent qu’en salopant son travail, le Mossad soit occupé à « ternir l’image d’Israël » en tant qu’État démocratique et qu’il fournisse ainsi de l’eau au moulin des antisémites. Aucune de ces critiques superficielles n’a été reprise par le Congrès états-unien, par la Maison-Blanche ou par les présidents des principales organisations juives des Etats-unis, où la règle mafieuse de l’omerta, ou silence, règne sur tout et où la complicité avec ce genre de crime est de mise.
Alors que les critiques se lamentent à propos du travail bâclé du Mossad, qui complique la tâche des puissances occidentales désireuses au cas où elles souhaiteraient proposer une couverture diplomatique à Israël pour ses opérations à l’étranger, on n’a jamais abordé la question fondamentale : l’acquisition par le Mossad, puis la falsification des passeports officiels britanniques, français, allemands et irlandais de citoyens israéliens à double nationalité soulignent la nature cynique et sinistre de l’exploitation par Israël de ses citoyens à double nationalité dans la poursuite des sanglants objectifs de sa politique étrangère. L’usage par le Mossad de vrais passeports fournis par quatre nations européennes souveraines à leurs citoyens dans le but d’assassiner un Palestinien dans un hôtel de Dubaï soulève la question de savoir à qui les citoyens israéliens à « double » nationalité doivent vraiment allégeance et jusqu’où ils veulent aller en défendant ou en prônant les assassinats israéliens à l’étranger.
Grâce à l’usage par Israël de passeports britanniques pour entrer à Dubaï et assassiner un adversaire, chaque homme d’affaires ou touriste britannique qui se rendra au Proche-Orient sera soupçonné de liens avec les escadrons israéliens de la mort. Avec les élections de cette année et les partis travailliste et conservateur qui comptent grandement sur les millionnaires sionistes pour financer leur campagne, il reste à voir si le Premier ministre Gordon Brown fera davantage que geindre et minauder !
Professeur émérite de sociologie à l’université Binghamton de New York. Dernier livre publié en français : La Face cachée de la mondialisation : L’Impérialisme au XXIe siècle, Parangon (2002
Source : Réseau Voltaire
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En France on a vraiment le talent de perdre temps et argent en menant des débats houleux sur des points marginaux
et qui n’empêchent certainement pas les Français de bien dormir. Tout le
monde, gauche et droite confondues, fait de la démagogie et du populisme sur le dos de cette demoiselle courageuse, Ilham Moussaid.
En quelques jours Ilham est sortie de l’anonymat et devenue, malgré elle, une star quasi internationale dont l’histoire a été racontée dans différents journaux, en allant du Guardian
anglais et d’autres journaux chez nos voisins européens jusqu’aux journaux du monde arabe comme par exemple Asharq
al-Awsat qui rappelle qu’il y a eu 400 prêtres députés à l’assemblée nationale, le dernier étant l’abbé Hervé Laudrin qui eut une riche carrière politique de 1958 jusqu’à son décès en 1977 et fut élu député, député européen,
conseiller général et maire.
Mais venons-en un peu au fond et expliquez-moi SVP la vraie raison de cet entêtement des uns et des autres à mêler la religion à cette question de candidature d’une citoyenne du peuple, une
citoyenne qui se présente parce qu’elle croit au combat que mène le parti auquel elle adhère ?
Qu’est ce qui a piqué tous ces hommes et ces femmes, toutes tendances confondues, pour ne voir de cette jeune femme que ce bout de tissue qui cache ses cheveux ? Est-ce qu’il y a quelque
chose qui se cache en-dessous ? Un alien qui attend le moment approprié pour attaquer et dévorer les vrais républicains qui seraient les seuls à le voir et à nous en alerter ?
Est-ce qu’Ilham a jamais dit un mot, rien qu’un mot qui laisse présager qu’elle serait antirépublicaine, qu’elle ne respecterait pas la constitution française et qu’en vérité elle ne serait
qu’une arriviste qui se bat pour promouvoir l’horrible « charia » dans les cités ? Non, et mille fois non.
Ce fichu que porte Ilham ne saurait induire le moindre irrespect des lois de la République, et il faut être malhonnête pour oser mettre en cause son sincère engagement pour le bien du peuple,
en respectant la ligne de son parti qu’on peut être pour ou contre, là n’est pas la question.
L’acte de candidature d’Ilham est un acte citoyen, et parler intentionnellement de sa religion pour porter un jugement sur sa candidature est une pure démagogie, si ce n’est un symptôme d’un
vice intellectuel caché, ce qui serait bien plus grave.
Imaginez que le même Ilham, avec les mêmes convictions, imaginez qu’elle porte son foulard suite à une grave maladie, un cancer, tout en militant pour la même cause. Est ce qu’on l’aurait
condamnée ? Bien sûr que non, on aurait plutôt sympathisé. Mais c’est quoi la différence ? Pour nous, rien du tout. Dans les deux cas elle se battrait pour bien faire son travail
pour lequel elle a été élue, si jamais elle est élue, et c’est ce qui compte.
Qu’est ce qui gêne alors ? Que ces sieurs et ces dames ne peuvent la voir que comme une femme musulmane avec ses convictions religieuses ? Mais si c’était un homme, un jeune
militant et musulman convaincu, genre un jeune Tariq Ramadan par exemple, qui se présentait sur la liste de tel ou tel parti en adhérant sincèrement à son programme, qu’aurait on
dit ?
Il y en a qui dit qu’il y a d’autres femmes musulmanes candidates qui ne portent pas de foulard, et qu’on n’a pas besoin d’avoir des femmes voilées ! Qu’est ce que c’est que cette
mentalité qui décide qui est bon et qui est méchant ? De quel droit peut-on exclure une citoyenne qui veut s’engager au service de son peuple et qui fait du bon travail ? Seulement
parce qu’elle croit qu’elle doit couvrir ses cheveux tout en respectant les autres ? Chacun parmi nous, homme ou femme, élu du peuple ou pas, a ses propres convictions et la déclaration
universelle des droits de l’Homme lui assure le droit d’afficher ses convictions. Le point qui fait la différence c’est le respect des lois, le respect des engagements et le bon travail qu’on
offre à la société.
En 2004 Valérie Pécresse déclare :
« Je suis catholique pratiquante. Mon catholicisme est sûrement à la racine de mon engagement politique. La politique, c’est améliorer la vie des gens, les recevoir, leur parler. En
tant que députée, je ne raisonne pas en fonction de mes convictions religieuses mais en fonction de l’intérêt général ». La conviction religieuse de Mme Pécresse n’a pas posé un
problème pour qu’elle soit élue députée, nommée ministre et désignée tête de liste UMP aux élections régionales en Ile de France de cette année 2010. Avoir des convictions et s’engager
sincèrement, encore une fois dans le respect des lois de la République, c’est tout à l’honneur de toute personne, et la question ici ce n’est pas de savoir si on est pour ou contre le courant
politique de Mme Pécresse, mais de montrer l’hypocrisie quand on s’insurge contre une jeune femme du peuple et on lui fait un procès d’intention par ce qu’elle ose rester fidèle à
elle-même.
Je connais un pays arabe où des « grands prêtres » veillent aux mœurs du peuple en imposant le port du voile aux femmes. Résultat, dans ce pays, on apprend l’hypocrisie aux femmes,
voire au peuple entier, à avoir plusieurs visages. En France, on fait l’inverse. D’autres « grands prêtres » veillent à assurer la vie éternelle à leurs certitudes qui s’ébranlent
dès qu’ils voient une femme musulmane travailleuse et engagée en portant un foulard. Eux aussi, ils veulent apprendre l’hypocrisie à ces femmes, ils veulent qu’elles présentent deux
personnalités et qu’elles avancent toujours masquées. Ça ne marche pas, ça ne pourra jamais marcher ! A moins qu’on ne veuille commencer une inquisition en France, apprenons-nous à nous
connaître, à nous respecter et à œuvrer ensemble pour notre bien commun. C’est uniquement comme cela que chacun parmi nous aimera la France et donnera le meilleur de lui-même pour son
épanouissement.
J’espère pour Ilham qu’elle va tenir bon, car c’est grâce à des jeunes femmes courageuses comme elle que les lignes bougeront, et surtout j’espère que ce harcèlement politico-médiatique va se
calmer et qu’il ne va pas la pousser à changer pour une burqa pour ne plus avoir affaire à ce monde de fous.
Yad-La-Joie
Le 11 février 2010
Source : Alterinfo
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Quelle que soit l’opinion que l’on se fait sur les attentats du 11 septembre 2001 (version officielle ou attentat
organisé par la CIA ou le Mossad israélien), des faits incontestables découlent de ce fameux 11 septembre.
La seule grande puissance dominante après la désintégration de l’Union Soviétique (USA) s’est donnée à elle-même un chèque en blanc, un quitus moral et politique lui permettant d’intervenir
partout, quand elle le souhaite et par tous les moyens, au nom de la lutte contre le terrorisme.
Ce concept « le terrorisme » dit international est assez flou pour pouvoir être appliqué à n’importe qui. Il a été défini au départ par l’axe américano-sioniste pour désigner à l’époque
« l’islamisme » par opposition à l’Islam « modéré », c’est-à-dire, l’Islam des pays déjà sous la coupe américano-sioniste (pays du Golfe Persique, Égypte, Maghreb, Pakistan,
etc..). Ces pays ont eu pour fonction de servir de bases et d’alliés aux États-Unis et de jouer également le rôle des «bons musulmans de service ». Cet appel à la croisade contre le
terrorisme a été adressé également aux anciens ennemis des USA (Russie et Chine) afin de les embrigader sous la bannière américano-sioniste.
Le premier objectif nommément désigné a été l’Afghanistan refuge des Talibans et de l’insaisissable Ben Laden. L’invasion et l’occupation de ce pays ont donc été décidées et menées à terme avec
la complicité du gouvernement pakistanais, entraînant ce pays à son tour dans une guerre tantôt ouverte tantôt larvée.
A cet ennemi fantomatique et insaisissable qu’est Al Qaida, les États-Unis et Israël en ont ajouté un autre l’Irak, un État souverain, un État sous embargo, totalement affaibli depuis la guerre
du Golfe . L’agression contre l’Irak a voulu être présentée comme une croisade du bien contre le mal afin d’obtenir la caution des Nations Unies (cette « respectabilité » que les
puissants appellent le « droit international »). Cette fois-ci le montage mis en place par tout l’appareil propagandiste américano-sioniste s’est heurté à l’incrédulité d’une partie
importante de l’opinion (les fameuses armes de destructions massives de Saddam Hussein n’arrivaient pas à convaincre) et surtout au refus de la Russie, de la Chine et de la France : membres
du Conseil de Sécurité avec droit de veto.
La Russie et la Chine ne pouvant pas ou ne souhaitant pas apparaître au premier plan, ce fut à la France de Jacques Chirac et de De Villepin, dans la meilleure tradition gaulliste, que revint la
mission d’« accrocher » le veto. Les États-Unis et leurs alliés ont été ainsi obligés d’agresser l’Irak sans la caution de l’ONU (ce « machin » comme disait le Général De
Gaulle).
On peut considérer que depuis ce jour, les Nations Unies sont mortes même si leur siège à New-York continue à faire la fortune des grands restaurateurs locaux et autres lieux de divertissement
destinés aux diplomates.
Cette agression/occupation de l’Irak a répondu à plusieurs objectifs dont le premier et sans doute le plus important est d’avoir donné satisfaction à Israël et à son lobby nord-américain. Il
s’agissait de briser un État arabo-musulman disposant à la fois d’eau (agriculture) et de pétrole, et de le morceler en trois entités ethniques et religieuses (Kurdes, sunnites et chiites). On a
également liquidé ses élites soit par la corruption soit par l’assassinat (plus de 70 physiciens, chimistes et techniciens de haut rang dans le domaine nucléaire disparus ou assassinés). Enfin et
surtout cette occupation renforce l’encerclement de la République Islamique d’Iran, principale ennemie d’Israël et de son lobby.
A Gaza en décembre 2008, il s’est agi pour l’entité sioniste de mettre à l’épreuve M. Obama, élu en novembre avec en grande partie, les fonds du lobby sioniste mais également de vérifier par la
pratique le nouvel axe régional Israël - pays arabes dits modérés, c’est-à-dire complices : Égypte, Jordanie et certains pays du Golfe Persique. Le silence d’Obama, de Moubarak,
sans parler de celui de Mahmoud Abbas, Président de l’autorité palestinienne ont bien montré la complicité unissant les USA, Israël et les gouvernements arabes assujettis au sionisme. Le silence
tout aussi complice de l’Union Européenne a confirmé, si besoin en était, son alignement total sur la politique israélienne, alignement renforcé par le retour de la France dans l’OTAN, décidé par
M. Sarkozy.
L’échec relatif de l’armée israélienne sur le terrain et l’indignation croissante d’une partie de l’opinion n’ont fait que suspendre provisoirement la question de Gaza. Depuis, le territoire de
Gaza est soumis à un total embargo avec la complicité de l’Égypte, des États-Unis, de M. Obama et de l’Union Européenne. Pendant ce temps, la colonisation sioniste de la Cisjordanie et de
Jérusalem Est se poursuit, quoi que puisse dire M. Obama pour tenter de tromper l’opinion publique, notamment arabe. La Palestine demeure le pivot de ce conflit opposant la volonté de domination
sioniste au reste du monde.
Pour que tombent les dernières illusions sur la politique de « paix » de M. Obama, ce dernier a décidé l’envoi de 30 000 hommes supplémentaires en Afghanistan alors que toute
solution militaire du problème est exclue et que la guerre contre les USA et ses alliés s’étend au Pakistan. Pendant que l’empire USraël s’enlise en s’élargissant (suite notamment au mystérieux
attentat manqué du « terroriste aux sous-vêtements » et à une possible intervention américaine au Yémen), la situation économique globale ne s’améliore pas pendant que la Chine, la
Russie et surtout le front de la résistance (Iran, Hezbollah, Hamas) continuent de se renforcer...
Allons-nous vers un nouvel 11 septembre ? (2ème partie)
Version officielle ? CIA ? Mossad ? ... ou version officielle + CIA +
Mossad ?
Alors une question vient immanquablement à l’esprit : la machine de guerre USraélienne n’a-t-elle pas besoin d’une
« relance psychologique », à savoir un nouvel 11 septembre ?
Doit-on s’attendre à une nouvelle provocation gigantesque permettant de mettre en application ce que Samuel Huntington,
idéologue des néoconservateurs américains et des sionistes, a appelé le « choc des civilisations » ?
Sous ce terme relevant de la philosophie politique, se cache en fait le nom de la troisième guerre mondiale qui sur les
plans psychologique, économique et militaire, est en partie déjà commencée. L’ennemi est de plus en plus clairement désigné, il s’agit de l’Islam. La bonne vieille tactique oblige cependant
USraël à ménager provisoirement la Russie et la Chine afin d’empêcher une union entre ces trois entités. En Europe occidentale et notamment en France, la préparation psychologique bat son
plein : référendum en Suisse concernant les minarets, débat en France sur l’identité nationale organisé par M. Sarkozy et au cours duquel très vite le suspect désigné est le musulman. Alors
que la France connaît environ 9 à 10 millions de chômeurs, travailleurs précaires, sous-payés et nouveaux pauvres, on nous fait découvrir que le problème essentiel du pays est dû à environ 1200
femmes portant la Burqa !
Du député communiste M. Gerin à Éric Besson (passé du socialisme à Sarkozy), le débat s’accentue chaque jour à travers
les médias, débat naturellement alimenté par tous les journalistes, intellectuels sionistes, et amis d’Israël. La Belgique, la Hollande, et l’Italie en attendant l’Espagne, n’échappent pas à
cette campagne dont le but est clair : en vue de la guerre qui se prépare contre l’Islam et notamment l’Iran, accréditer l’idée que les musulmans européens sont « une cinquième
colonne », c’est-à-dire un corps étranger au service de l’ennemi désigné (l’Islam).
Dans une Europe minée par la crise économique et ayant perdu tous ses repères spirituels et
idéologiques, cette propagande insidieuse, quotidienne et disposant de la totalité des médias, peut porter ses fruits même si pour l’instant, les populations européennes de souche semblent plus
que réservées, estimant que leurs problèmes principaux sont l’emploi et le niveau de vie. Il n’empêche que les graines de la haine et de la discorde sont semées tous les jours.
Voilà pourquoi un nouvel 11 septembre se déroulant cette fois sur le sol européen est à craindre. Un nouvel attentat
savamment orchestré et frappant une capitale européenne hautement symbolique telle Rome ou Paris n’est pas à exclure.
Un tel attentat aurait plusieurs objectifs :
- ressouder les populations européennes contre l’Islam, notamment contre le camp de la Résistance (Iran, Hezbollah, Hamas) ;
- justifier une agression contre l’Iran et/ou le Liban en réponse au pseudo attentat ;
- provoquer des heurts sanglants voire une série de guerres communautaires entre Européens non musulmans et musulmans.
Ce scénario, auquel on nous prépare, signifierait une victoire du lobby sioniste et en même temps la disparition
définitive de l’Europe occidentale en tant que force politique. L’Europe deviendrait alors officiellement ce qu’elle est déjà de fait : une annexe d’USraël, gérée depuis Wall Street, contrôlée
par le Pentagone via l’OTAN, et prenant ses ordres à Tel Aviv. Il est évident que, compte tenu des réalités géopolitiques, la Russie, la Chine et le Maghreb ne resteraient pas à l’écart d’une
telle conflagration dont les effets seraient mondiaux, y compris en Amérique Latine...
Une information de source russe nous est récemment parvenue. Selon cette source le tremblement de terre qui a anéanti Haïti ne serait pas d’origine naturelle mais pourrait avoir été provoqué par
le Pentagone. Il s’agirait d’un test avant une éventuelle application aux nations récalcitrantes au sionisme, notamment l’Iran. Le fait que la source soit russe ne doit pas laisser indifférent.
La Russie, de par sa situation de pont entre l’Europe, l’Asie et le monde musulman, ainsi que par son arsenal nucléaire, est avec l’Iran une des cibles potentielles du lobby militaro-sioniste.
Son retour officiel au christianisme orthodoxe (dont on connaît les liens anciens avec les Chrétiens orientaux, en particulier de Palestine) est également un élément à ne pas négliger, tout comme
ses liens avec la Chine et l’Iran via le groupe de Shanghai.
Tout ceci conduit à ce que les dirigeants russes se sentent finalement eux-mêmes menacés par ce tremblement de terre en
Haïti. En effet, la maîtrise par les USA de l’arme sismique introduirait alors une nouvelle donne et un nouveau rapport de force international...
A suivre...