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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 16:10

Qu’ont-ils tous nos politiques, qu’ils soient hommes ou femmes, et tous les journaleux, à dénoncer la candidature d’une femme voilée, qui d’ailleurs n’est pas voilée puisqu’elle ne porte qu’un simple foulard. On se déchaine parce qu’elle est musulmane, on ne dit rien de nos religieuses catholiques qui le portent. On invoque la laïcité. Faut-il laisser ses convictions religieuses au vestiaire pour faire de la politique et être candidat ? Pourtant il y en a bien qui porte croix ou kipa dans nos assemblées et ça ne dérange personne. Toute cette agitation ne démontre qu’une chose, c’est que notre société est bien malade et que ce ne sont pas nos politicards de tous bords qui vont la guérir, bien au contraire, ce sont eux qui sèment la démence. Curieusement, c’est Jean-Marie LE PEN, lui qu’on veut faire passer pour raciste, qui approuve et trouve cette candidature tout à fait normale.

A un peu plus d’un mois des élections régionales, à mes yeux une chose s’impose, ne pas voter pour tous ces partis traditionnelles, UMP, PS, Verts, Modem, PC, qui tous en cœur nos chantent des débilités de gamin de six ans. Alors que notre monde est en crise et qu’on voudrait entendre des discours, percevoir des idées pour en sortir, et bien non, on nous distrait avec des histoires de voile et de foulard.

On ne ferme pas la porte aux idées pour des considérations religieuses. Tout français, quelque soit sa religion à le droit s’exprimer et de se porter  candidat à une élection que ce soit au sein d’une formation politique ou en candidat libre.

 

Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 08:04

Dîner du CRIF : il y a des invitations que les communistes peuvent s’honorer de ne pas recevoir !

CRIF-BESSON.JPG

Pour la deuxième année consécutive, le CRIF n’invitera pas de « représentants officiels du Parti communiste et des Verts » à son dîner annuel qui aura lieu le 3 février 2010.

 

Son président Richard Prasquier l’a annoncé dans le Parisien du 31 janvier.  Il reproche au PCF de défendre des « mesures de boycott d’Israël », dénonce « l’empressement de certains maires communistes à nommer citoyen d’honneur de leur ville Marwan Barghouti », le dirigeant de l’OLP, emprisonné dans les geôles israéliennes depuis bientôt 8 ans.

 

En 2009, il n’avait pas supporté pas la dénonciation par notre parti de la guerre israélienne à Gaza et la participation des communistes « à des manifestations de solidarité avec les Palestiniens au moment de l’intervention militaire d’Israël à Gaza ».

 

Ce qui est clair pour le CRIF doit l’être aussi pour les communistes :

 

Qui combat la politique colonialiste de l’Etat d’Israël, ses crimes, l’oppression du peuple palestinien n’a pas sa place au dîner du Conseil « représentatif » des institutions juives de France !

Le CRIF n’a d’ailleurs de représentatif que sa prétention à tenir ses positions réactionnaires au nom de toutes les personnes d’origine juive, à tenter de les enrôler derrière son soutien indéfectible à la politique des gouvernements israéliens. L’Union juive française pour la paix, entre autres organisations et personnalités, le dénonce régulièrement.

 

La décision de Robert Hue, alors secrétaire du PCF, de participer à ce dîner politique à partir de 1997 avait suscité une incompréhension chez de nombreux militants de la cause palestinienne, de la paix, de l’anti-impérialisme et une large réprobation dans les rangs du Parti. Marie-George Buffet l’a suivi jusqu’en 2008.

 

Depuis 2009, les choses sont claires. C’est tant mieux.

Encore davantage cette année, avec le choix du CRIF de faire d’Eric Besson l’invité d’honneur de son dîner lyonnais du 28 janvier dernier, en signe évident de soutien à la campagne écoeurante lancée par le « ministère de l’identité nationale et de l’immigration ». La plupart des parlementaires et invités de gauche ont boycotté l’invitation.

 

Comme le précise M. Prasquier pour le dîner parisien, certains « élus communistes pourront venir à titre personnel ». Comme M. André Gerin à Lyon jeudi, seul parlementaire de gauche présent avec Gérard Collomb, maire PS de la ville, ils ne sauraient représenter le PCF.

 

Il y a des invitations que les communistes s’honorent de ne pas honorer, s’honorent encore davantage de ne pas recevoir !

 

Source : Actualité du PCF

Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 16:08





Le Tribunal de grande instance de Paris a rendu son jugement dans l’affaire Clearstream (Télécharger le document). Il a condamné deux prévenus et innocenté Dominique de Villepin. Cependant le Parquet a immédiatement interjeté appel de cette décision, de sorte que les déboires judiciaires de l’ancien Premier ministre vont se poursuivre et entraveront les préparatifs de sa candidature à la présidence de la République.

L’histoire n’est pas banale. De faux listings bancaires ont circulé attestant mensongèrement que plusieurs personnalités disposeraient de comptes occultes. Cela n’est pas en soit bien grave, mais l’une des personnes diffamées, Nicolas Sarkozy, a choisi d’en faire une grosse affaire, en espérant démontrer que son rival, Dominique de Villepin, avait fait usage des faux documents contre lui.

Durant la procédure, Dominique de Villepin se vit interdire tout contact avec ses anciens collaborateurs, ce qui par voie de conséquence l’empêchait de développer un mouvement politique en vue de l’élection présidentielle. Le président Sarkozy modifia le plan de carrière des magistrats pour que des juges d’instruction particulièrement inquisiteurs se chargent du dossier. Puis, lorsque le procureur de la République conclu que les éléments rassemblés par une armée d’enquêteurs ne justifiaient pas de passer en jugement, le président Sarkozy su le convaincre de changer d’avis. Bafouant la présomption d’innocence et sa charge de président du Conseil de la magistrature, Me Sarkozy alla jusqu’à déclarer en privé qu’il prendrait son rival de toujours à un croc de boucher, puis à le qualifier de « coupable » lors d’un entretien télévisé. A tout instant, il était apparu comme instrumentant la procédure.

Encore ne faudrait-il pas se tromper et réduire ce combat à un simple conflit d’ambition. C’est de l’opposition entre deux courants de la droite française dont il s’agit ; une opposition qui divise le pays depuis l’affrontement entre Edouard Balladur et Jacques Chirac, un choc qui dépasse les enjeux franco-français depuis le discours de Dominique de Villepin au Conseil de sécurité de l’ONU pour défendre le droit international face, tandis que Nicolas Sarkozy affichait sa proximité avec George W. Bush.

Pour notre part, nous avons depuis longtemps indiqué que cette affaire a été montée de toutes pièces par le cabinet londonien Hakluyt & Co [1]. Il est désormais établi que l’un des condamnés, Jean-Louis Gergorin, tenait ses informations de ce cabinet [2], pourtant les juges d’instruction n’ont pas voulu envisager qu’Hakluyt & Co ait pu organiser la manipulation. Et pour cause : ce cabinet, notoirement lié à la CIA et au MI6, est notamment administré par le beau-père par alliance de Nicolas Sarkozy.

==

[1] « Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 19 juillet 2008.

[2] Voir jugement p. 177.

 

Source : Réseau Voltaire

Par brigitte - Publié dans : Politique
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 12:14

Claude Beaulieu et Jean Lévy

Vœux de combat du Comité Valmy

vendredi 15 janvier 2010, par Comité Valmy

 

METAMORPHOSE

Le Comité Valmy vous présente ses meilleurs vœux pour la nouvelle année. Nos vœux sont aussi des vœux de mobilisation et de combat, en particulier aujourd’hui, pour la défense de la paix.


Le Comité Valmy va poursuivre son action pour faire progresser, en premier lieu au niveau des idées, la perspective d’un rassemblement populaire et de progrès social autour de la République, du peuple nation souverain, de la laïcité, du refus du communautarisme, ainsi que du combat anti-impérialiste. C’est le sens de notre participation à l’Arc Républicain de Progrès qui, prenant exemple sur l’union et l’esprit de la Résistance, rassemble des citoyens et des organisations de sensibilités diverses et appelle à la rénovation et à l’actualisation du programme du CNR, dont les principes demeurent profondément vivaces.

En France, le Capital ne cherche pas seulement à déshumaniser le travailleur salarié, à le contrôler de façon tyrannique, dans tous les domaines de son existence et à neutraliser les organisations de solidarité populaire ou du combat de classe. Sa nature et sa politique l’amènent aussi à entrer en contradiction avec les PME, les PMI avec les agriculteurs, les viticulteurs, les pêcheurs ainsi qu’avec tout un ensemble de secteurs économiques et sociaux. Ainsi, il apparaît nécessaire et possible de faire converger toutes ces couches sociales, victimes de la dictature de la bourgeoisie financière mondialisée, dans la dynamique du grand rassemblement républicain à construire et qui concerne une large majorité de notre peuple.

Depuis la deuxième guerre mondiale, l’oligarchie financière et militaro-industrielle étasunienne a pour l’essentiel et par étapes vassalisé ses alliés qui, au fil des décennies, sont tous devenus ses agents, bien que certaines contradictions inter-impérialistes demeurent encore entre eux sur des questions subalternes, et que l’Allemagne par exemple, en raison de sa volonté d’hégémonie sur l’Europe, conserve une politique relativement ambiguë, conjuguant allégeance et rivalité, vis- à- vis des USA.

L’intégration européenne supranationale et le pacte atlantique auront été les pièces maîtresses de cette construction stratégique et méthodique de la vassalisation par les Etats-Unis des gouvernements de notre continent. En France, tous les gouvernements, au nom de l’anti-communisme, se sont soumis à cette volonté américaine et ont mené une politique au long cours de renoncement et de trahison nationales, qui a conduit à la situation actuelle, où même la démocratie et la République sont à reconstruire. Seuls les gouvernements agissant sous la conduite du Général de Gaulle ont mené une politique de souveraineté et d’indépendance nationale, rapidement abandonnée d’ailleurs, après sa disparition, par de pseudos héritiers renégats.

Ainsi, l’Union Européenne atlantiste, néolibérale et impérialiste est-elle avant tout un instrument de la domination économique, politique, idéologique et militaire de l’impérialisme des Etat-Unis, sur les peuples et les nations d’Europe et du monde. Elle est sous la coupe directe de l’oligarchie financière mondialisée, dont le cœur, aux Etats-Unis, est lié au complexe militaro-industriel et aux autres oligopoles qui dominent ce pays.

De nos jours, cette oligarchie a institué une nouvelle étape destinée à approfondir la dépendance de ses vassaux en Europe et à les entraîner toujours davantage sur le chemin des renoncements nationaux et démocratiques. Il s’agit de la mise en place d’un processus occidentaliste d’intégration transatlantique, qui vise à la domination directe par les dirigeants américains d’une nouvelle structure unique euro étasunienne. Dans une première phase, comme au temps de la CEE, il est surtout et tactiquement question de construire une union économique, mais il n’y a aucun doute que dans leur « feuille de route » les dirigeants américains, dans le contexte du « nouvel ordre mondial » qu’ils ont mis en place, souhaitent entraîner leurs agents européens dans leur politique de guerre sans fin, qui prend de plus en plus le contenu d’un choc des civilisations.

Depuis les traités de Rome et Maastricht jusqu’à celui de Lisbonne, l’UE est une construction artificielle, antidémocratique, illégitime et hostile aux peuples, dont elle nie ouvertement la souveraineté. Nicolas Sarkozy, son pouvoir compradore et une majorité de parlementaires, comparable à celle des 569 traîtres qui a voté les pleins pouvoir à Pétain en 1940, ont bafoué le vote souverain du peuple de France qui, le 29 mai 2005, a exprimé un non définitif à l’Europe supranationale. Il a par la suite décidé le retour de la France dans l’organisation intégrée de l’OTAN dirigée par les USA. Dans les deux cas, il s’agit d’abus de pouvoir et de décisions illégitimes, sur lesquels le peuple de notre pays devra à nouveau s’exprimer pour les dénoncer et les annuler quand il aura rétabli sa souveraineté, la légitimité républicaine et la démocratie aujourd’hui détournées, mutilées ou niées.

L’Union Européenne n’est pas réformable. La quête d’une Europe sociale est illusoire, lorsque elle ne relève pas du mensonge conscient. Il en est de même de ce thème absurde de nation européenne ou encore de République européenne, qui ne servent qu’à brouiller les cartes, à retarder le rassemblement populaire qui se cherche et à le conduire sur un chemin sans issue. Il n’existe pas de peuple européen, mais des peuples divers appelés à s’allier, à coopérer et à développer leurs solidarités. Le carcan européiste supranational doit être détruit. Prioritairement, la France doit trouver le chemin le plus court pour en sortir. Quand ils se produiront, le retour à l’indépendance nationale et le retrait de l’OTAN seront une contribution majeure de la France à la défense de la paix mondiale.

Lors de la farce sinistre que fut à Oslo ce spectacle planétaire de propagande guerrière, consacré à la remise à Barack Obama du « prix Nobel de la paix », celui-ci a annoncé en substance qu’il comptait bien poursuivre la même politique d’agression et de guerre qu’ont mené avant lui, depuis 65 ans et au nom de la défense des intérêts américains, de l’anticommunisme ou sous divers prétextes, l’ensemble de ses prédécesseurs à la tête des Etats-Unis. L’angélique président des USA a prévenu que ce qu’il considère être des guerres justes et nécessaires « ne seraient pas éradiquées de son vivant. »

Barack Obama, en s’attirant les félicitations des néo-conservateurs de son pays, tout en faisant remonter sa cote de popularité dans les sondages d’opinion, intensifie la guerre en Afghanistan. Depuis quelques temps déjà, il a entrepris une nouvelle guerre contre le peuple du Yémen. Il développe et exacerbe dans le même temps sa politique belliciste contre d’autres pays et d’autres peuples, notamment en Amérique latine où, après avoir entériné le coup d’Etat de la CIA au Honduras, il a décidé d’installer 7 bases militaires supplémentaires en Colombie, afin de préparer une intervention contre le Venezuela, Cuba et les pays de l’ALBA…Il persévère aussi dans l’aggravation de la démarche d’encerclement de la Russie par des bases militaires hostiles, dirigées également contre l’Iran, et potentiellement contre la Chine ( le nombre de bases et d’installations militaires US dans le monde est estimé entre 770 et plus de 1000, réparties dans 130 pays). Parallèlement, son administration continue à soutenir la politique coloniale et barbare des dirigeants israéliens contre le peuple palestinien. Concrètement, le discours étayé par un an de pratique du nouveau président des USA, confirme qu’aujourd’hui encore : « l’impérialisme américain est la principale force d’agression et de guerre, … l’ennemi des peuples du monde entier" ainsi que l’analysait déjà en 1960 la conférence de Moscou des 81 partis communistes.

Pourtant, si la menace américaine représente toujours le principal danger de guerre dans le monde, il est essentiel de souligner que l’empire est entré dans une phase historique de déclin. Tout en restant très dangereux le molosse USA commence à perdre ses dents même si, comme l’affirmait Khrouchtchev face à Mao, celles-ci sont atomiques. Il s’est construit un nouveau rapport de forces dans la situation internationale entre l’impérialisme occidentaliste euro-étasunien et le reste du monde. Comme l’a montré Copenhague, dans un proche avenir, rien ne pourra plus être décidé sur notre planète sans l’aval des nations qui défendent leur souveraineté et leur indépendance nationale : d’une part, la Chine, la Russie et même l’Inde ; le Brésil, certains Etats africains et les pays de l’ALBA, d’autre part.

La solidarité internationaliste des peuples et des nations a enregistré des progrès, notamment avec la résistance de l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques qui progresse, et celle de l’Organisation de coopération de Shanghai qui se développe également. Les anti-impérialistes fondent bien des espoirs sur ces alliances souvent considérées, au delà de leurs réalités régionales, comme des boucliers par les peuples du monde entier, face à la barbarie américaine et occidentaliste. La conscience de la nécessité de rassembler les forces anti –impérialistes de tous les continents dans un vaste front uni, contre l’ennemi commun, s’est également renforcé, et des appels significatifs ont été lancés dans ce sens, ce qui correspond également à nos vœux les plus explicites.

 

Paris le 1er janvier 2010 Pour le Comité Valmy : Claude Beaulieu et Jean Lévy

 

Source : Comité Valmy

Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 07:27
   

Cher(e) ami(e)

 


Communication spéciale
Solidarité et Progrès présente une liste en Bretagne pour les régionales du 14 mars !
Tous nos lecteurs d'origine bretonne ou résidant en Bretagne sont invités à nous contacter le plus rapidement possible au 02 56 51 82 13, ou au 01 76 69 14 70, pour se joindre à notre campagne.


Prison mentale
Les éditoriaux de Jacques Cheminade

L'incapacité de nos dirigeants à sortir de la prison mentale du système où ils opèrent et dans lequel ils ont réussi leur carrière n'a jamais été aussi manifeste que lors de la deuxième session du « Colloque sur le nouveau monde et le nouveau capitalisme », organisé par Eric Besson les 7 et 8 janvier. Cette session est la suite de celle de l'an dernier, lors de laquelle l'invité d'honneur, Tony Blair, était présenté comme un rénovateur. C'est comme si on invitait l'auteur du crime à mener l'enquête. Les participants de cette année sont, au hasard de la liste d'intervenants, Eric Besson, Christine Lagarde, Joseph Stiglitz, Ngozi Okonjo-Iweala, Eric Woerth, Chris Bryant, Jeffrey Sachs, Alain Minc ou Gamal Mubarak. Vous avez dit « nouveau monde » ? Cela ressemble plutôt aux phases suicidaires de la Révolution française, où l'on sortait tout l'attirail de l'Empire romain. Enfin, le discours de Nicolas Sarkozy témoigne d'une pensée serve : s'il reconnaît une crise systémique, une crise de la mondialisation de la finance, il propose de substituer au monétarisme dominant un « système multi-monétaire » et se gargarise du succès du début d'une révolution à Copenhague.

Tout cela serait vulgaire et subalterne si une terrible réalité n'en était pas l'arrière-plan : un monde qui sombre, ne consacrant rien ou presque à atténuer les souffrances sociales et le chômage et s'abstenant de préparer l'avenir par des programmes d'investissement. Selon le Fonds monétaire international (FMI) lui-même, les pays du G20 ont consacré en moyenne 17,6% de leur PIB au soutien direct du système financier (sans garanties ni réel contrôle) et moins de 1% du même PIB entre 2008 et 2010 (estimation) pour d'autres mesures ! Bien pire encore, aujourd'hui le prix des actions et des matières premières monte quand l'investissement baisse et que le chômage augmente, car les financiers espèrent que la crise continuera à les nourrir. Avec l'agent fourni pratiquement à taux zéro par les Etats, ils jouent en bourse ou sur les différentiels de taux d'intérêt entre devises, sans que rien ou presque n'aille à l'économie réelle.

Plus ça va mal pour les êtres humains et leur équipement futur, plus ça va bien pour les prédateurs financiers.

C'est dans cet univers que l'Europe, pieds et poings liés par ses traités monétaires, de Maastricht en Lisbonne, se détruit elle-même et entraîne le monde dans sa chute, faute de projet et d'objectifs, alors que plusieurs bulles à la fois s'apprêtent à éclater.

Nous continuons à participer à la guerre en Afghanistan alors que le général Petraeus, commandant des Forces armées américaines, envisage ouvertement de bombarder les sites militaires iraniens.

Bien entendu, on ne parle pas de tout cela - de la réalité - au colloque de MM. Besson et Sarkozy, et pendant ce temps, leur ami Bernard Arnault est sur le point d'embaucher Tony Blair comme conseiller spécial du groupe LVMH, après avoir entretenu ses trois enfants depuis plusieurs années. Le serpent se mord la queue.

Notre campagne en Bretagne vise à ouvrir les pistes pour sortir de cette prison mentale. En constatant que 67% des Français n'ont confiance « ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays » (TNS-Sofres pour le Cevipof et l'Institut Pierre Mendès-France), je me rappelle aujourd'hui que le char de mon ami le général Revault d'Allonnes s'appelait, dans la 2ème DB, Sainte-Anne d'Auray.

Les dossiers de Solidarité et Progrès
disponibles en ligne

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Retrouvez Solidarité et Progrès
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Faites circuler l'Appel pour une Commission d'enquête sur la crise financière à vos amis
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Notre dernière vidéo



Conférence internet de Lyndon LaRouche du 3 décembre
Durée 3h


Quelques unes de nos meilleures vidéos



Le Dollar-crédit et l’Alliance des quatre puissances
Durée 17min


La triple courbe et Rosa Luxemburg
Durée 29min


Perfide Empire - Conférence de Jacques Cheminade
dure 2h30min


L'avenir du monde est en Afrique
Jamais vous ne regarderez plus
l'Afrique de la même manière ! dure 12min


L'indispendable commission Pécora
Première production française : dure 15min


L'histoire de l'économie comme on
ne vous l'a jamais enseignée !
Film d'une durée de 1h41min


Déjà un grand classique
en matière d'économie politique !
Film d"une durée de 1h30min


     

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Avec le froid de canard actuel, il est d'une actualité brûlante !

Procurez-vous le dossier
de Solidarité et Progrès
 :
La mystification du réchauffement climatique

(Le dossier fait 77 pages. Voir ici pour les détails.)

Quelques brèves
récentes

La crise financière prête pour le deuxième round

11 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) – Si Nicolas Sarkozy et d’autres dirigeants du G8 se gargarisent encore d’avoir moralisé le capitalisme et évité la chute du système, ils risquent encore d’avoir quelques sueurs froides. Selon les dernières statistiques financières, les banques s’adonnent avec entrain aux mêmes spéculations qu’avant (le premier round de) la crise financière. A commencer par les produits dérivés, ces titres totalement virtuels permettant de parier sur les tendances futures avec des effets de leviers énormes. Les secteurs les plus prisés par les « investisseurs » ? Les matières premières et les monnaies.

Les chiffres publiés par l’agence fédérale américaine qui supervise les banques, l’Office of the Comptroller of Currency, sont sans appel : les banques américaines ont joué sur 204 000 milliards de dollars de produits dérivés au troisième trimestre de 2009. C’est 14 fois le PIB américain et surtout 34% de plus qu’avant la crise de l’été 2007. Evidemment, les « too big to fail » de Wall Street (JP Morgan, Goldman Sachs, Bank of America, Citibank et Wells Fargo), dont la position dominante a été renforcée par les plans de renflouement Bush-Obama, représentent 97% de ces volumes ! Preuve qu’ils sont encore plus gros qu’avant leur faillite.

Si certains se défendent que ces valeurs ne sont que des montants nominaux, jetons un œil sur l’exposition officielle de ces banques (ce qu’elles avouent comme « risque » dans leurs bilans) : 484 milliards de dollars au 3e trimestre 2009 contre seulement 199 milliards en juin 2007 ! +150% d’exposition au risque pour un montant 5 fois supérieur à leurs capitaux propres.

Au niveau mondial, selon la Banque des règlements de comptes internationaux (BRI), en juin dernier, l’activité sur les dérivés dépassait les 600 000 milliards (10 fois le PIB mondial), 17% de plus qu’en juin 2007 mais encore inférieur au plus haut de 2008.

C’est pour cela que la BRI a réuni ce week-end à Bâle les principaux banquiers centraux et privés, afin de discuter des « excès de risque », ou en d’autres termes : « Comment éviter un effondrement inévitable. »

Même le Financial Times, porte-voix de la City de Londres, s’alarme de cette nouvelle folie spéculative semblable à celle qui avait mené le système à la faillite. Dans sa tribune du 7 janvier, John Authers écrit : « On a rarement vu les marchés revenir aussi promptement sur les lieux du crime (…) Pétrole et métaux, monnaies des pays exportateurs de matières premières et marchés émergents (…) [les investisseurs] se ruent là où les bulles explosaient il y a encore un an. Le pétrole, qui avait perdu plus de 100 dollars par baril, est revenu à un plus haut post-crise de 82,5 dollars (…) les monnaies sujettes au "carry trade" suivent la remontée de ces prix (…) le Chicago Board Options Exchange Vix Index, qui mesure la volatilité ou les "craintes" sur la bourse américaine, est à son plus bas depuis la crise (…) le retour de l’optimisme en Occident a conduit les investisseurs à faire exactement les mêmes paris qu’avant la crise. »

En France, les banques sont en si bonne santé que la Société Générale, après avoir déprécié ses actifs de 12,5 milliards d’euros, vient d’annoncer la création d’une structure de « cantonnement » (comprendre fosse à purin) pour y déverser 38 milliards d’euros d’actifs toxiques.

N’attendons pas le 2e round de la crise financière, qui se soldera par un KO, pour mettre le système en banqueroute organisée et établir un système de crédit à taux de change fixes entre les monnaies souveraines de chaque nation. C’est une question de survie immédiate, car cette fois-ci, il n’y aura plus d’argent pour les banques et les Etats aussi feront faillite.

Notre politique : Voir ici.

Le projet d’un chemin de fer sous le détroit de Béring programmé en Russie

8 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité)—Le 20 décembre 2009, le président de Chemins de fer russes, Vladimir Yakounine, déclarait au Daily Express de Londres qu’il serait possible, au cours de la prochaine décennie, de relier le monde via le détroit de Béring, entre la Russie et l’Amérique. Une revue des documents officiels et de couvertures de la presse régionale de l’Extrême-Orient russe de la fin 2009, confirme que les représentants officiels de ces régions sont bel et bien en train de travailler à la réalisation de ces fantastiques projets.

Le Plan pour l’aménagement du territoire de la région de Magadan, au nord du territoire de Khabarovsk et au sud de Chukotka, province voisine du détroit de Béring, parle de ce grand projet dans les termes suivants, selon des reportages de l’agence Advis.ru du 9 septembre dernier : « Le plan d’aménagement du territoire de la région Magadan inclus la stratégie pour le développement de l’Extrême-Orient et de la Russie dans son ensemble. Il inclut, par exemple, un "méga-projet" tel que celui du Chemin de fer transcontinental BAM-Yakutsk – Uelen avec une ligne traversant la région Magadan et un tunnel sous le détroit de Béring vers l’Alaska – projet qui a été inclut dans la stratégie de transport de la Fédération russe pour la période allant à 2030, un projet qui est vu par les gouvernements russe et américain comme le plus grand projet d’infrastructures du XXIème siècle.

« A long terme, l’achèvement de ce chemin de fer vers l’Alaska pourrait permettre à l’économie de la région Magadan, dépendante des exportations de matières premières, de se diversifier, grâce à la création, dans la ville de Magadan, d’un nœud multimodal de transport nouveau par lequel passerait le fret reliant le Canada et les Etats-Unis aux nations du Pacifique. Ceci implique d’abord et en premier lieu, les chemins de fer, mais aussi un rôle pour la région de Magadan dans le corridor aérien connectant l’Amérique, l’Asie du sud-est et l’Australie par les routes les plus courtes. Ceci veut dire aussi le développement et la renaissance du port de Magadan dans la Mer d’Okhotsk. »

L’ensemble Tinda-Yakutsk-Uelen (4000km) sera achevé en 2030, puis le tunnel sous le détroit de Béring pourrait l’être en 2050

« Il est temps pour Tim [Geithner] de partir ! »

11 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) - Voici le titre du New York Post du 11 janvier, qui attaque l’attitude ahurissante, criminelle même, de la Réserve fédérale de New York lorsqu’elle était sous la direction de Timothy Geithner, l’actuel secrétaire au Trésor américain, en gérant le cas de l’assureur géant AIG. Le quotidien laisse également entendre que Geithner aurait commis bien d’autres crimes depuis 16 ans.

Des courriels datant de 2008, obtenus par voie judiciaire par Darrel Issa, l’un des dirigeants de la Commission de surveillance et de réforme gouvernementale de la Chambre de représentants, révèlent que la Réserve fédérale de New York, dirigée à l’époque par Timothy Geithner, avait demandé au géant américain de l’assurance en faillite, AIG, de faire de la rétention d’information concernant ses remboursements aux banques qui lui avaient prêté de l’argent ou en guise de dédommagement des contrats de garanties signés avec AIG.

Il s’agissait, en particulier, de ne pas révéler au public qu’AIG s’apprêtait à rembourser ses contreparties à 100%, avec l’argent des contribuables, afin qu’elles liquident leurs comptes de CDS (assurances hyper-spéculatives sur le risque de crédits). Parmi les banques qui ont été pleinement remboursées figuraient Goldman Sachs, ainsi que de nombreuses banques européennes telle que la Société Générale, Deutsche Bank, UBS ou Calyon (filiale du Crédit Agricole). Cette décision n’avait été rendue publique que fin 2008.

Selon Darrel Issa : « il apparaît que la Fed de New York a exercé des pressions sur AIG pour limiter et retarder la publication d’informations importantes. Selon les lois de sécurité de notre nation, le contribuable a le droit à une information pleine et entière, non pas à la rétention d’informations politiquement sensibles. Les échanges de courriels montrent que la Fed a exercé des pressions sur la compagnie afin d’empêcher que les détails ne soient révélés au grand jour. »

Le New York Post cite le consultant Chris Whalen, qui affirme que la Réserve fédérale de New York n’a pas le droit d’empêcher « la publication des comptes rendus par une compagnie sous l’emprise de l’agent de surveillance des marchés financiers américains, la Securities and Exchange Commission (SEC) [telle qu’AIG à cette époque] sans violer la Loi Securities and Exchange de 1934. Des représentants officiels privés de la Réserve fédérale, même bien intentionnés, ne peuvent pas être exemptés de cette loi (…) Je pense que [Geithner] a violé la loi. Je pense qu’il doit être tenu pour responsable. »

Toujours selon le même journal : « Certains pensent que Geithner, bien que soutenu par le Président Obama, sera obligé de démissionner dans les six prochains mois. » John Carney, du blog Business Insider est d’accord. « Nous voudrions que Geithner parte maintenant », mais, « il y a peu de chance que cela ait lieu. L’administration Obama ne peut pas se permettre le moindre signe de faiblesse. » Il est fort probable qu’il partira après les élections de mi-mandat, lorsque les démocrates « seront à la recherche de boucs émissaires ».

En tous les cas Tim Geithner devra répondre de ses actes le 18 janvier devant la Commission de supervision du gouvernement au Congrès.

Pour l’économiste démocrate Lyndon LaRouche, « si Geithner est éconduit, ce sera l’enfer pour l’administration Obama, qui pourrait bien tomber d’un seul coup », faisant référence à l’occasion qui se présenterait de vider la Maison Blanche de toute la clique pro-Wall Street qui a conçu la politique criminel d’Obama, en premier lieu sa réforme de la santé.

A lire : Le cas Obama : équivalent à un acte de trahison

 


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Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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