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Communication spéciale
Solidarité et Progrès présente une liste en Bretagne pour les régionales du 14 mars !
Tous nos lecteurs d'origine bretonne ou résidant en Bretagne sont invités à nous contacter le plus rapidement possible au 02 56 51 82 13, ou au
01 76 69 14 70, pour se joindre à notre campagne.
Prison mentale
Les éditoriaux de Jacques Cheminade
L'incapacité de nos dirigeants à sortir de la prison mentale du système où ils opèrent et dans lequel ils ont réussi leur carrière n'a jamais été aussi
manifeste que lors de la deuxième session du « Colloque sur le nouveau monde et le nouveau capitalisme », organisé par Eric Besson les 7 et 8 janvier. Cette session est la suite
de celle de l'an dernier, lors de laquelle l'invité d'honneur, Tony Blair, était présenté comme un rénovateur. C'est comme si on invitait l'auteur du crime à mener l'enquête. Les
participants de cette année sont, au hasard de la liste d'intervenants, Eric Besson, Christine Lagarde, Joseph Stiglitz, Ngozi Okonjo-Iweala, Eric Woerth, Chris Bryant, Jeffrey Sachs,
Alain Minc ou Gamal Mubarak. Vous avez dit « nouveau monde » ? Cela ressemble plutôt aux phases suicidaires de la Révolution française, où l'on sortait tout l'attirail de
l'Empire romain. Enfin, le discours de Nicolas Sarkozy témoigne d'une pensée serve : s'il reconnaît une crise systémique, une crise de la mondialisation de la finance, il propose de
substituer au monétarisme dominant un « système multi-monétaire » et se gargarise du succès du début d'une révolution à Copenhague.
Tout cela serait vulgaire et subalterne si une terrible réalité n'en était pas l'arrière-plan : un monde qui sombre, ne consacrant rien ou presque à
atténuer les souffrances sociales et le chômage et s'abstenant de préparer l'avenir par des programmes d'investissement. Selon le Fonds monétaire international (FMI) lui-même, les pays du
G20 ont consacré en moyenne 17,6% de leur PIB au soutien direct du système financier (sans garanties ni réel contrôle) et moins de 1% du même PIB entre 2008 et 2010 (estimation) pour
d'autres mesures ! Bien pire encore, aujourd'hui le prix des actions et des matières premières monte quand l'investissement baisse et que le chômage augmente, car les financiers
espèrent que la crise continuera à les nourrir. Avec l'agent fourni pratiquement à taux zéro par les Etats, ils jouent en bourse ou sur les différentiels de taux d'intérêt entre devises,
sans que rien ou presque n'aille à l'économie réelle.
Plus ça va mal pour les êtres humains et leur équipement futur, plus ça va bien pour les prédateurs financiers.
C'est dans cet univers que l'Europe, pieds et poings liés par ses traités monétaires, de Maastricht en Lisbonne, se détruit elle-même et entraîne le monde
dans sa chute, faute de projet et d'objectifs, alors que plusieurs bulles à la fois s'apprêtent à éclater.
Nous continuons à participer à la guerre en Afghanistan alors que le général Petraeus, commandant des Forces armées américaines, envisage ouvertement de
bombarder les sites militaires iraniens.
Bien entendu, on ne parle pas de tout cela - de la réalité - au colloque de MM. Besson et Sarkozy, et pendant ce temps, leur ami Bernard Arnault est sur le
point d'embaucher Tony Blair comme conseiller spécial du groupe LVMH, après avoir entretenu ses trois enfants depuis plusieurs années. Le serpent se mord la queue.
Notre campagne en Bretagne vise à ouvrir les pistes pour sortir de cette prison mentale. En constatant que 67% des Français n'ont confiance « ni dans
la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays » (TNS-Sofres pour le Cevipof et l'Institut Pierre Mendès-France), je me rappelle aujourd'hui que le char de mon ami le général
Revault d'Allonnes s'appelait, dans la 2ème DB, Sainte-Anne d'Auray.
Faites circuler l'Appel pour une Commission d'enquête sur la crise financière à vos
amis
(En .pdf ici ou
en ligne ici)
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Quelques brèves
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La crise financière prête pour le deuxième round
11 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) – Si Nicolas Sarkozy et d’autres dirigeants du G8 se gargarisent encore d’avoir moralisé le capitalisme et évité la
chute du système, ils risquent encore d’avoir quelques sueurs froides. Selon les dernières statistiques financières, les banques s’adonnent avec entrain aux mêmes spéculations qu’avant
(le premier round de) la crise financière. A commencer par les produits dérivés, ces titres totalement virtuels permettant de parier sur les tendances futures avec des effets de leviers
énormes. Les secteurs les plus prisés par les « investisseurs » ? Les matières premières et les monnaies.
Les chiffres publiés par l’agence fédérale américaine qui supervise les banques, l’Office of the Comptroller of Currency, sont sans appel : les banques
américaines ont joué sur 204 000 milliards de dollars de produits dérivés au troisième trimestre de 2009. C’est 14 fois le PIB américain et surtout 34% de plus qu’avant la crise de l’été
2007. Evidemment, les « too big to fail » de Wall Street (JP Morgan, Goldman Sachs, Bank of America, Citibank et Wells Fargo), dont la position dominante a été renforcée par les
plans de renflouement Bush-Obama, représentent 97% de ces volumes ! Preuve qu’ils sont encore plus gros qu’avant leur faillite.
Si certains se défendent que ces valeurs ne sont que des montants nominaux, jetons un œil sur l’exposition officielle de ces banques (ce qu’elles avouent
comme « risque » dans leurs bilans) : 484 milliards de dollars au 3e trimestre 2009 contre seulement 199 milliards en juin 2007 ! +150% d’exposition au risque pour un
montant 5 fois supérieur à leurs capitaux propres.
Au niveau mondial, selon la Banque des règlements de comptes internationaux (BRI), en juin dernier, l’activité sur les dérivés dépassait les 600 000
milliards (10 fois le PIB mondial), 17% de plus qu’en juin 2007 mais encore inférieur au plus haut de 2008.
C’est pour cela que la BRI a réuni ce week-end à Bâle les principaux banquiers centraux et privés, afin de discuter des « excès de risque », ou en
d’autres termes : « Comment éviter un effondrement inévitable. »
Même le Financial Times, porte-voix de la City de Londres, s’alarme de cette nouvelle folie spéculative semblable à celle qui avait mené le système
à la faillite. Dans sa tribune du 7 janvier, John Authers écrit : « On a rarement vu les marchés revenir aussi promptement sur les lieux du crime (…) Pétrole et métaux,
monnaies des pays exportateurs de matières premières et marchés émergents (…) [les investisseurs] se ruent là où les bulles explosaient il y a encore un an. Le pétrole, qui avait perdu
plus de 100 dollars par baril, est revenu à un plus haut post-crise de 82,5 dollars (…) les monnaies sujettes au "carry trade" suivent la remontée de ces prix (…) le Chicago Board Options
Exchange Vix Index, qui mesure la volatilité ou les "craintes" sur la bourse américaine, est à son plus bas depuis la crise (…) le retour de l’optimisme en Occident a conduit les
investisseurs à faire exactement les mêmes paris qu’avant la crise. »
En France, les banques sont en si bonne santé que la Société Générale, après avoir déprécié ses actifs de 12,5 milliards d’euros, vient d’annoncer la
création d’une structure de « cantonnement » (comprendre fosse à purin) pour y déverser 38 milliards d’euros d’actifs toxiques.
N’attendons pas le 2e round de la crise financière, qui se soldera par un KO, pour mettre le système en banqueroute organisée et établir un système de
crédit à taux de change fixes entre les monnaies souveraines de chaque nation. C’est une question de survie immédiate, car cette fois-ci, il n’y aura plus d’argent pour les banques et les
Etats aussi feront faillite.
Notre politique : Voir ici.
Le projet d’un chemin de fer sous le détroit de Béring programmé en Russie
8 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité)—Le 20 décembre 2009, le président de Chemins de fer russes, Vladimir Yakounine, déclarait au Daily Express de Londres qu’il
serait possible, au cours de la prochaine décennie, de relier le monde via le détroit de Béring, entre la Russie et l’Amérique. Une revue des documents officiels et de couvertures de la
presse régionale de l’Extrême-Orient russe de la fin 2009, confirme que les représentants officiels de ces régions sont bel et bien en train de travailler à la réalisation de ces
fantastiques projets.
Le Plan pour l’aménagement du territoire de la région de Magadan, au nord du territoire de Khabarovsk et au sud de Chukotka, province voisine du détroit de
Béring, parle de ce grand projet dans les termes suivants, selon des reportages de l’agence Advis.ru du 9 septembre dernier : « Le plan d’aménagement du territoire de la
région Magadan inclus la stratégie pour le développement de l’Extrême-Orient et de la Russie dans son ensemble. Il inclut, par exemple, un "méga-projet" tel que celui du Chemin de fer
transcontinental BAM-Yakutsk – Uelen avec une ligne traversant la région Magadan et un tunnel sous le détroit de Béring vers l’Alaska – projet qui a été inclut dans la stratégie de
transport de la Fédération russe pour la période allant à 2030, un projet qui est vu par les gouvernements russe et américain comme le plus grand projet d’infrastructures du XXIème
siècle.
« A long terme, l’achèvement de ce chemin de fer vers l’Alaska pourrait permettre à l’économie de la région Magadan, dépendante des exportations de
matières premières, de se diversifier, grâce à la création, dans la ville de Magadan, d’un nœud multimodal de transport nouveau par lequel passerait le fret reliant le Canada et les
Etats-Unis aux nations du Pacifique. Ceci implique d’abord et en premier lieu, les chemins de fer, mais aussi un rôle pour la région de Magadan dans le corridor aérien connectant
l’Amérique, l’Asie du sud-est et l’Australie par les routes les plus courtes. Ceci veut dire aussi le développement et la renaissance du port de Magadan dans la Mer
d’Okhotsk. »
L’ensemble Tinda-Yakutsk-Uelen (4000km) sera achevé en 2030, puis le tunnel sous le détroit de Béring pourrait l’être en 2050
« Il est temps pour Tim [Geithner] de partir ! »
11 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) - Voici le titre du New York Post du 11 janvier, qui attaque l’attitude ahurissante, criminelle même, de la
Réserve fédérale de New York lorsqu’elle était sous la direction de Timothy Geithner, l’actuel secrétaire au Trésor américain, en gérant le cas de l’assureur géant AIG. Le quotidien
laisse également entendre que Geithner aurait commis bien d’autres crimes depuis 16 ans.
Des courriels datant de 2008, obtenus par voie judiciaire par Darrel Issa, l’un des dirigeants de la Commission de surveillance et de réforme
gouvernementale de la Chambre de représentants, révèlent que la Réserve fédérale de New York, dirigée à l’époque par Timothy Geithner, avait demandé au géant américain de l’assurance en
faillite, AIG, de faire de la rétention d’information concernant ses remboursements aux banques qui lui avaient prêté de l’argent ou en guise de dédommagement des contrats de garanties
signés avec AIG.
Il s’agissait, en particulier, de ne pas révéler au public qu’AIG s’apprêtait à rembourser ses contreparties à 100%, avec l’argent des contribuables, afin
qu’elles liquident leurs comptes de CDS (assurances hyper-spéculatives sur le risque de crédits). Parmi les banques qui ont été pleinement remboursées figuraient Goldman Sachs, ainsi que
de nombreuses banques européennes telle que la Société Générale, Deutsche Bank, UBS ou Calyon (filiale du Crédit Agricole). Cette décision n’avait été rendue publique que fin 2008.
Selon Darrel Issa : « il apparaît que la Fed de New York a exercé des pressions sur AIG pour limiter et retarder la publication d’informations
importantes. Selon les lois de sécurité de notre nation, le contribuable a le droit à une information pleine et entière, non pas à la rétention d’informations politiquement sensibles. Les
échanges de courriels montrent que la Fed a exercé des pressions sur la compagnie afin d’empêcher que les détails ne soient révélés au grand jour. »
Le New York Post cite le consultant Chris Whalen, qui affirme que la Réserve fédérale de New York n’a pas le droit d’empêcher « la
publication des comptes rendus par une compagnie sous l’emprise de l’agent de surveillance des marchés financiers américains, la Securities and Exchange Commission (SEC) [telle qu’AIG à
cette époque] sans violer la Loi Securities and Exchange de 1934. Des représentants officiels privés de la Réserve fédérale, même bien intentionnés, ne peuvent pas être exemptés de cette
loi (…) Je pense que [Geithner] a violé la loi. Je pense qu’il doit être tenu pour responsable. »
Toujours selon le même journal : « Certains pensent que Geithner, bien que soutenu par le Président Obama, sera obligé de démissionner dans les
six prochains mois. » John Carney, du blog Business Insider est d’accord. « Nous voudrions que Geithner parte maintenant », mais, « il y a peu de chance que cela ait
lieu. L’administration Obama ne peut pas se permettre le moindre signe de faiblesse. » Il est fort probable qu’il partira après les élections de mi-mandat, lorsque les démocrates
« seront à la recherche de boucs émissaires ».
En tous les cas Tim Geithner devra répondre de ses actes le 18 janvier devant la Commission de supervision du gouvernement au Congrès.
Pour l’économiste démocrate Lyndon LaRouche, « si Geithner est éconduit, ce sera l’enfer pour l’administration Obama, qui pourrait bien tomber d’un
seul coup », faisant référence à l’occasion qui se présenterait de vider la Maison Blanche de toute la clique pro-Wall Street qui a conçu la politique criminel d’Obama, en premier
lieu sa réforme de la santé.
A lire : Le cas Obama :
équivalent à un acte de trahison
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