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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 16:37
Dans moins de 48 heures nous allons commémorer le 91ième anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 qui mettait fin à quatre ans de tuerie et qui couta au monde plus de 8 millions de morts, et parmi ceux qui en sont revenus combien de millions de mutilés ? Combien de traumatisés à vie ? Tous sans doute.

Dans « Terre des Hommes », Antoine de Saint-Exupéry a écrit : « La vérité pour l’homme, c’est ce qui fait de lui un homme ». La vérité pour ces hommes de 14-18 c’était la guerre. Ils ne l’avaient pas choisie, mais c’est dans cette guerre qu’ils se sont réalisés. Retournés à la vie civile, ils n’ont jamais pu vivre sans avoir dans la tête toutes ces horreurs vécu sur les champs de bataille, tous ces fusillés pour l’exemple suite aux mutineries qui n’ont manquées d’avoir lieu aussi bien du côté français que du côté allemand, mais aussi tous ces actes de bravoure, de courage, d’héroïsme au milieu du carnage, que d’amitiés pleinement vécues, que de sacrifices. Et pour s’en convaincre, il suffit d’écouter ou de lire leurs témoignages.

La vie est sacrifice nous dit-on aussi. Mais on se sacrifie pour quelque chose sinon c’est du suicide. Le sacrifice des ces poilus, car ils se sont vraiment sacrifiés pour la France, à quoi a-t-il servi ? A recommencer une vingtaine d’année plus tard les mêmes folies, en bien pire puisque l’hécatombe de la deuxième guerre mondiale se compte en plusieurs dizaines de millions de mort.

Si nous n’y prenons garde une troisième guerre mondiale risque de se déclencher. Déjà des troupes sont en Irak et en Afghanistan. La France a échappé à l’Irak grâce à une politique étrangère non alignée sur celle des Etats-Unis et Israël, ce n’est plus le cas aujourd’hui du fait du changement de politique voulu par notre président, la France s’aligne et donc sera entrainée dans les mêmes aventures guerrières que ses alliés. Non seulement on s’aligne mais on fait de la surenchère. Depuis plusieurs années déjà, on est en train de monter l’opinion contre l’Iran. Qu’y a-t-il à craindre de l’Iran ?

Ces histoires qu’on nous raconte : l’Iran veut la bombe atomique, l’Iran veut rayer Israël de la carte, l’Iran nie la shoah, et bien d’autres inepties encore au sujet de démocratie et de droit de l’homme, sont de purs mensonges inventés pour nous formater l’esprit. Ne nous laissons pas prendre encore une fois par la propagande, l’histoire passée doit nous servir de leçon ou alors c’est une science qui ne sert à rien. Je vous conseille d’aller vous informer vers d’autres sources que nos médias papiers traditionnels et nos télévisons qui ne nous racontent que des mensonges orchestrés par nos politiciens eux-mêmes à la solde d’intérêts communautaires.

Vous avez un ordinateur et une connexion Internet, c’est une chance pour vous d’échapper au lavage de cerveau. Visitez des sites d’informations alternatives et libres de toutes attaches de politique politicienne. Il en existe de nombreux qui ont déjà été cité sur ce blog.

Nous voulons tous la Paix, sachons garder notre cœur en Paix avec le monde en restant sourd à tous les appels à la division du monde entre bons et méchants. L’humanité est une sous de multiples facettes.

                                                                                                                      Christian Roucheux

Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 13:56
Un blog citoyen en Haute-Garonne, hors de toute attache politicienne. N'oubliez pas de le consulter.

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Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 15:39

Lors du passage controversé de l’ex-premier-ministre israélien Ehud Olmert aux Etats-Unis, à Chicago d’abord, l’homme qui croyait être accueilli en messie, s’est vite rendu compte qu’il n’était plus le bienvenu sur le territoire américain. Les choses semblent visiblement avoir changé depuis l’avènement de Barack Obama et de…..Rahm Emanuel, sioniste assumé et ayant compris que les dirigeants israéliens veulent plutôt détruire Israël. Après Chicago, Olmert a probablement passé, après son procès pour corruption avérée, le plus mauvais quart d’heure de sa vie. Tout y était, des sourires de circonstances,  le visage déconfis, la mine patibulaire. Ambiance.

Le document (vidéo) en dessous est simplement exceptionnel. Unique en son genre. Sa chorégraphie est une réalisation de haute voltige. Réalisée de manière simultanée, la danse macabre à laquelle les rôles sont inversés puisque c’est le leader israélien qui porte le tutu, les acteurs sont magistraux. Images subliminales. Réglés comme du papier à musique, les manifestants se relient avec une cadence à faire frémir le plus habile des policiers. De quoi rendre fou des vigiles qui, lorsqu’ils évacuent une personne, voient une autre se mettre à manifester à sa manière.

Cette idée originale risque de faire tâche d’huile. Faut-il s’en inspirer finalement pour empêcher ceux qui ne respectent pas les droits de l’Homme et qu’on ose parfois inviter ? Probablement. Si désormais, à chaque fois que ces gens-là se présentent quelque part, ils sont accueillis ainsi à « bras ouvert », ce serait l’idéal pour certains bouchers. Agir ainsi partout où ces criminels, et leurs associés vont, pourra être le must, le nec plus ultra, la manière la plus appropriée pour dire non à l’injustice, sans violence. Ils feront désormais des cauchemars, ceux qui, comme Olmert, sont accusés de crimes de guerre et contre l’humanité, notamment à Gaza.

Faudrait même que, leurs affidés et autres défenseurs qui se pavanent sur les plateaux de télévisions françaises subissent le même sort. Entre le brouhaha, les cris et des slogans hostiles tels “Criminel de guerre”, “tueur d’enfants”, “assassin”, “criminel”, “tueur de civils”, “free Palestine”, “vous n’êtes pas le bienvenu ici”, “le rapport Goldstone vous accuse”, “plus de 7000 Palestiniens ont été tués en moins d’un an”, sifflets etc, tant bien que mal, l’ex premier-ministre a tenté de parler en faisant semblant d’ignorer tous ces gens qui l’ont véritablement humilié.

Les militants de la paix qui se sont investis dans des actions pour fustiger les exactions des autorités israéliennes n’avaient, auparavant, jamais montré autant d’efficacité. Ce n’est qu’en Angleterre où les pro-Palestiniens se rendent plutôt devant la justice, et font renoncer certaines visites. C’est ainsi que des hauts dignitaires israéliens annulent leurs séjours anglais. En France, il n’est pas de bon ton, aujourd’hui, d’organiser une manifestation pro-palestinienne, c’est à dire pour la justice, de peur d’être affublé par certains penseurs de pacotille et les médias, de tous les noms d’oiseaux.

L’action de San-Francisco, bien étudiée, efficace, a pris de vitesse les autorités américaines qui croyaient que les manifestants anti-guerre allaient juste manifester à l’extérieur. Peine perdue. Finalement, cette vidéo d’une efficacité diabolique a vu des militants adroits comme des singes se relayer avec force et l’impact qu’a eu cette action a été plus porteur que tous les discours et autres écrits auprès des gens difficile à convaincre ?

22 personnes ont été arrêtées alors que Ehud Olmert, lui, est retourné libre, mais la queue entre les jambes, en Israël. Mais, qu’y a-t-il d’illégal à ce genre de contestation, d’expression non violente ? Quand la démocratie, l’ONU, les partis politiques dominants, montrent qu’ils ne sont plus garants de justice pour les peuples, les citoyens du monde ne doivent-ils pas prendre les choses en main ?


http://allainjules.wordpress.com/ http://allainjules.wordpress.com/ 
Par brigitte - Publié dans : Politique
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 21:58

 

 


>>>Téléchargez le tract ICI


Ceci est la version « longue » du tract actuellement distribué à un million d’exemplaires dans notre pays. Cet effort exceptionnel au regard de nos moyens est une réponse au défi économique, social et humain que nous jette la crise. Nous vous demandons de le faire connaître, d’en parler, d’organiser des débats autour des pistes qu’il trace.

Pour recevoir vos tracts ou participer aux distributions, contactez-nous :
  • Coordination nationale : 01.76.69.14.70
  • Rhône-Alpes : 04.26.23.08.40
  • Bretagne : 02.56.51.82.13
  • Sud-Ouest : 06.81.59.46.11
Nous sommes en effet parvenus à un moment de l’histoire où il est indispensable de changer de direction : le système dans lequel nous vivons s’effondre. Il est donc nécessaire que des hommes et des femmes responsables – vous, par exemple – montent sur la scène de l’histoire pour être les porteurs d’une transformation sans laquelle, en continuant comme on va, nous créerons les conditions de notre propre destruction.

Face à l’éveil des peuples

Russie 1917, Allemagne 1989, Etats-Unis 2009 : partout un même ferment social de femmes et d’hommes exigeant la justice avec une colère qui balaye toutes les prévisions. C’est ce que Rosa Luxemburg a appelé un moment de grève de masse, lorsque les exploités montent sur la scène de l’histoire et disent : « Nous sommes le peuple. » Dans tous ces cas, il s’agit d’êtres humains dont l’exigence s’élève à l’essentiel : manger, un toit, un emploi digne, la santé, la liberté, l’éducation – bref, le respect de la vie. Nous en serons bientôt là en Europe car la même vague de destruction économique et sociale engendrera un même soulèvement. Alors, si on n’y répond pas, ou pas mieux qu’en 1917 ou en 1989, le sommeil de la raison engendrera de nouveaux monstres. C’est notre première responsabilité d’y répondre. Personne ne le fera à notre place. Il suffit de regarder le triste spectacle de notre vie politique : les pompiers se battent entre eux pendant que la maison brûle.

Ce tract est donc un appel à la mobilisation. Il y a urgence, car la désintégration économique, sociale et culturelle de notre société deviendra irréversible si rien n’est fait pour arrêter sa dynamique. Ce n’est pas telle ou telle injustice qui est au coeur du problème, mais toute la logique d’un ordre de domination financière qui détruit la vie. Les G20 de Londres ou de Pittsburgh n’ont pas remis en cause cette logique. L’émission de monnaie, pratiquement sans contrôle, par les banques et les compagnies d’assurance, associée à un libre-échange qui n’est que la loi du plus fort, est destructrice de la production et de la consommation.

Nicolas Sarkozy a menti lorsqu’il a déclaré à la télévision : « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est fini. » Tout continue comme avant, en pire, à partir de « plateformes alternatives » encore plus opaques, où l’on échange de tout sans contrôle, avec la complicité active de l’Union européenne (directive MIF, du 1er novembre 2007). Incapables d’assurer un avenir, les conglomérats d’intérêts financiers, qui constituent un Empire opérant depuis la City de Londres et Wall Street, visent à détruire toute résistance, celle des Etats-nations comme celle des êtres humains. Leur but ultime, puisqu’ils ne peuvent en assurer le développement, est de réduire la population mondiale en éliminant les « moins aptes », que ce soit par des guerres technologiques contre les faibles ou par la restriction des soins médicaux, comme en Grande-Bretagne, aux Etats- Unis et bientôt chez nous si nous ne sortons pas de leur système. L’euthanasie, l’eugénisme et la sélection des malades sont déjà de retour. Des responsables britanniques et américains défendent ces choix sans s’en cacher, comme Jonathan Porritt, conseiller de Gordon Brown, ou Ezekiel Emanuel, conseiller de Barack Obama.

Heureusement, face à l’échéance de l’année fiscale américaine, qui va mettre les plaies à vif et menacer d’effondrement toute la pyramide spéculative, une chance nous est offerte. Nous devons la saisir, aux Etats-Unis comme en Europe. En nous battant pour un nouvel ordre international fondé sur du crédit productif public en faveur de toute l’économie.

Il ne s’agit pas d’une « mesure technique ». Il s’agit de la question politique fondamentale : bloquer, par une mobilisation populaire, l’émission de capital fictif créé par les banques, cet argent sans foi ni loi fondé sur une escroquerie mondiale. En le remplaçant par de l’argent émis sous contrôle de l’Etat pour l’équipement de l’homme et de la nature, pour le bien commun et les générations à naître, pour des choses à créer, pas des possessions à exploiter. Investir sur 25 à 50 ans, pour permettre l’accroissement de la population humaine, sans lequel l’histoire de l’humanité ne pourrait continuer. C’est à la fois une question de densité technologique (production d’énergie et de produits avec une densité plus élevée par km2 et par tête) et d’élargissement de l’espace sur Terre et au-delà. A-t-on remarqué que, depuis les premiers pas de l’homme sur la Lune, la baisse relative de la production physique de biens utiles et le renoncement à toute politique spatiale digne de ce nom vont de pair ? Il faut à l’être humain un grand dessein, un « au-delà ». Réduits à la gestion et à la possession, nous devenons des animaux domestiqués et cupides, c’est-à-dire sans avenir.

Alors que la maison brûle, les chefs de clan et de caste qui gouvernent ou ont gouverné se disputent le pouvoir avec des méthodes de basse police. Pendant ce temps, les Pébereau, les Pérol et les Pigasse assument le pouvoir de fait en relayant la « politique des marchés ». Face à eux, exigeons d’abord de nous-mêmes cette « plus haute tenue intellectuelle et morale » à laquelle Jean Jaurès appelait le 11 avril 1914, sentant venir la boucherie que l’Europe d’alors s’infligea. C’est forts de cet engagement que nous traçons ici les pistes d’un projet servant le bien commun et les générations à naître. Elargir l’horizon est la porte de sortie de la petitesse et de la médiocrité, nos ennemis intimes.

Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve, pourvu que chacun d’entre nous inspire à autrui, dans le combat politique, le meilleur de ce qu’il porte en lui-même. Ce n’est pas une utopie. C’est ce que font nos amis partout dans le monde, en particulier aux Etats-Unis, avec l’inspiration politique de Lyndon LaRouche, là où se trouve l’enjeu décisif.

Comme l’avait compris Rosa Luxemburg, une grève de masse éclate lorsque l’oppression devient hypocrite et insupportable, lorsque le peuple ne veut plus qu’on lui prêche l’austérité au nom de la solidarité. Nous y sommes aux Etats-Unis. Demain ce sera chez nous. C’est le moment d’éveiller, d’éclairer, de faire penser et d’agir.

Pour sortir du piège

Les Français savent que les racines de la crise sont toujours là et que les mesures prises depuis un an par la majorité de droite n’ont apporté aucun changement. L’illusion stupide d’une reprise sans emplois et sans investissements industriels sert d’excuse pour paralyser les initiatives. Cependant, les Français pensent aussi que l’opposition ne ferait pas mieux. Ce que nous proposons ici est une rupture avec la règle du jeu qui règne depuis quarante ans, c’est-à-dire depuis que la droite a trahi l’esprit du gaullisme et la gauche l’héritage de Jaurès.

1. Un système de crédit public contre le monétarisme


Face à la désindustrialisation de notre pays, qui provoque la destruction massive des emplois qualifiés et un profond appauvrissement, il est essentiel de rétablir un système de crédit productif, en rompant avec les conditions de Maastricht (article 104) et des autres traités européens qui l’interdisent et en abrogeant la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973. Avec une banque nationale, l’Etat pourra émettre du crédit pour de grands projets sans s’endetter par l’emprunt, comme il le fait depuis 1973. Cette banque nationale, sous contrôle politique des citoyens, défendra toutes les banques qui alimentent l’économie réelle dans l’intérêt général, avec des crédits préférentiels, au détriment de celles qui se sont converties en casinos financiers. Il faut mettre un terme au système de banque universelle, qui permet de jouer avec les dépôts des épargnants, et rétablir une séparation entre banques d’affaires, qui opèrent avec les capitaux de leurs actionnaires à leurs risques et périls, et banques de dépôt, qui gèrent les fonds déposés par les épargnants. C’est la procédure Glass-Steagall, mise en place par Roosevelt aux Etats-Unis et abolie en 1999 sous l’influence du conseiller économique de Barack Obama, Lawrence Summers.

En même temps, on doit instaurer une commission d’enquête parlementaire dotée de réels pouvoirs d’instruction, à l’image de la commission Pecora de Franklin Roosevelt, pour juger les banquiers et, en permettant à chacun de connaître le dessous des cartes, créer ainsi une base populaire de soutien à un changement politique.

Comme la France ne peut agir seule, elle doit devenir le catalyseur d’un nouvel ordre économique et monétaire international, qui exige la participation des plus grands pays, les Etats-Unis, la Russie, l’Inde et la Chine. Ce Nouveau Bretton Woods sera fondé sur le crédit productif public, et non sur la loi actuelle du plus fort et du court terme. En commun, les participants décideront de grands travaux dans l’intérêt mutuel, avec des crédits d’Etat à long terme et faible taux d’intérêt. Les établissements financiers existants ne doivent plus être renfloués mais soumis à une procédure de banqueroute organisée car le paiement de toutes les créances en cours est devenu impossible. Il faut remettre les compteurs à zéro, en éliminant la bulle des produits financiers dérivés.

Il faut en même temps une régulation qui rende les spéculations impossibles, en rétablissant des parités fixes entre monnaies et en autorisant si nécessaire la mise en place de mesures protectionnistes intelligentes en faveur des industries naissantes et contre les pratiques de dumping financier.

Seul, au minimum, le retour aux conceptions économiques qui ont inspiré les politiques de croissance forte du New Deal aux Etats-Unis et d’après-guerre en Europe nous permettra de créer une nouvelle ère de développement mutuel. Cette croissance ne sera plus celle de l’argent et des statistiques financières, qui mesurent en réalité la destruction, mais des ressources humaines donnant à chacun le droit de créer et d’améliorer le monde.

2. Service public et production


Au crédit productif public correspond une politique de service public. Le référendum actuel pour la défense de La Poste indique la voie à suivre pour le défendre en mobilisant l’opinion. La santé, l’éducation et la recherche sont les piliers de ce service, pour le bien commun. C’est pour cela que non seulement nous nous opposons à toute politique de restriction ou de limite de l’accès dans ces domaines, alors qu’on renfloue scandaleusement les banques qui ont spéculé, mais que nous exigeons la priorité absolue des fonds publics en leur faveur.

L’économie est l’application des découvertes, engendrées par la recherche et transmises par l’éducation, pour mobiliser chaque fois davantage nos capacités créatrices dans le travail. C’est pourquoi nous rejetons l’écologisme « vert », qui est un obscurantisme reposant sur l’illusion d’un retour au passé, et que nous défendons les formes de production de biens et d’énergie les plus denses par km2 et par être humain, qui exigent une société plus juste et plus participative. Il s’agit aujourd’hui du nucléaire, avec les réacteurs à haute température et la fusion. Sans ce recours, nous serions condamnés au malthusianisme et à l’austérité sociale, ce que veut précisément l’Empire financier de la City et de Wall Street. Avec ce recours, nous nous situerons au contraire à la frontière de la connaissance humaine, là où les applications technologiques des découvertes scientifiques permettent de prendre en charge l’avenir de l’humanité. Car c’est en accroissant par ces apports le potentiel de densité démographique de notre planète que nous pourrons redevenir « terre d’accueil ».

3. Espace et Tiers monde


Nos deux impératifs politiques sont un développement rapide du Tiers monde, rendant justice à l’Afrique, et une politique spatiale digne de ce nom. Ensemble, ces deux objectifs définissent en effet un horizon sans lequel les êtres humains se limiteraient à la possession et à la gestion, c’est-à-dire sombreraient dans l’inhumanité.

La terre est le berceau de l’humanité, mais on ne peut pas passer sa vie entière dans un berceau. L’espace doit devenir notre dimension, à la fois dans la découverte des exoplanètes et dans l’exploration et la colonisation de la Lune et de Mars. Pourquoi aller voir là-bas alors qu’il y a tant à faire sur terre ? diront certains. Eh bien, justement parce que c’est dans l’espace que se trouvent des ressources nouvelles, comme l’hélium 3 sur la Lune. Surtout, c’est là-bas, face à l’inconnu, que nous serons mis au défi de créer, d’innover et d’inventer.

Connaissant l’histoire d’autres planètes nous connaîtrons mieux la nôtre, comme c’est en connaissant d’autres cultures et d’autres peuples que nous nous connaissons mieux nous-mêmes.

4. L’agriculture pour demain


Les agriculteurs ne sont pas les restes d’une économie dépassée, mais les travailleurs du futur qui doivent permettre de doubler la production alimentaire pour nourrir toute l’humanité. Ils sont la base de la pyramide sociale. Les protéger relève du bien commun et de notre avenir, donc du service public. Nous n’avons que faire des Fischer Boel ou des McCreevy, guichetiers d’un monde mort. Dans chaque pays, les agriculteurs doivent donc être encouragés à produire d’abord des cultures vivrières, pour le marché intérieur, et non des cultures d’exportation en vue d’un profit financier. Il faut arrêter la dépendance des prix par rapport aux spéculations des « marchés internationaux » et rétablir un juste prix pour les producteurs et les consommateurs. Le poids des intermédiaires inutiles doit être combattu et les producteurs protégés contre le dumping social et financier.

5. Rétablir les droits des travailleurs sur leur travail


L’augmentation inouïe du chômage, les baisses de salaire, ce qui se passe à France-Télécom et cette souffrance qui s’étend en d’innombrables lieux de travail, exigent un changement absolu d’orientation.

L’homme n’est pas un citron que l’on presse pour faire du profit à court terme, puis que l’on jette après usage. Il incarne au contraire une ressource à long terme : la connaissance et les savoir-faire que l’on se transmet de génération en génération. C’est donc cette ressource vitale qu’il est nécessaire de respecter, défendre et nourrir :

  • en arrêtant le chômage et en rétablissant l’emploi qualifié, ce qui est au cœur même de notre projet ;
  • en donnant aux travailleurs les moyens de se réapproprier le produit et la dimension sociale de leur travail ;
  • en accroissant d’urgence le nombre d’inspecteurs et de médecins du travail ;
  • en organisant une formation professionnelle qui soit d’abord au service des plus vulnérables et de ceux qui ont le plus de difficulté à trouver ou retrouver un emploi ;
  • en arrêtant les baisses de salaire et toutes les mesures de démantèlement social, comme celles préconisées par l’OCDE dans son objectif « Commerce 2009 ».

C’est le respect du travail humain qui, à long terme, est rentable. Une « organisation du travail » qui détruit le collectif et la coopération dans le travail ruine l’avenir de la société en y engendrant une crise d’identité et le dégoût de soi.

6. Arrêter le césarisme


Notre système politique actuel repose de fait sur le pouvoir d’un seul homme, avec sa nomenklatura et ses réseaux. Ce système est contraire à l’esprit et à la lettre de notre Constitution, et la politique pratiquée aux principes de son Préambule. Il suffit de les lire.

Dans ces conditions, le principe de « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » doit être rétabli. L’on ne peut continuer à accepter que la justice, la presse et le Parlement se mettent en ordre de bataille derrière l’exécutif. Cette conception imprégnée de monarchisme et de bonapartisme est en fait au service des multinationales financières.

Respecter les textes dont nous disposons doit être le premier impératif. Le second est de donner les moyens au Parlement d’être un lieu où se débattent les grands enjeux de la nation. Des référendums d’initiative populaire, aux conditions raisonnables et non impossibles à remplir, constitueraient un levier nécessaire.

En même temps, une réflexion de tous sur nos principes constitutionnels et un juste financement des partis politiques, qui cesse de servir exclusivement ceux qui sont en place, sont à terme les moyens qui permettront de revitaliser nos institutions républicaines. Car c’est en redonnant la parole à ceux qui l’ont perdue que nous créerons les conditions qui permettront d’« ouvrir le jeu » et de mettre en œuvre ce projet pour arrêter le chaos social et le fascisme financier.


>>>Téléchargez le tract ICI


 

Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 22:27

Aidons Le Monde Diplomatique

dimanche 11 octobre 2009, par Olivier Bonnet


shSerge Halimi signe un superbe éditorial à la Une du Monde diplomatique : "L’automobile, nous dit-on, loin de constituer un bien public irremplaçable, n’est qu’une marchandise. On peut la fabriquer ailleurs, autrement, lui substituer un mode de transport différent. Rien de très grave au fond. Tandis que la presse... Cette dernière dispose d’un atout de poids dans le débat public. Quand elle juge son existence menacée, elle sonne le tocsin plus facilement qu’un ouvrier dont l’usine s’apprêterait à fermer. Et pour rallier chacun à son étendard, elle n’a qu’à prononcer la formule rituelle : « Un journal qui disparaît, c’est un peu de démocratie qui meurt. » L’énoncé est pourtant absurde, burlesque même. Se rendre à un kiosque suffit pour constater que des dizaines de titres pourraient cesser d’exister sans que la démocratie en pâtisse. Les forces de l’ordre idéologique perdraient même dans l’affaire quelques-uns de leurs commissariats. (...) Si les tourments des médias indiffèrent une large fraction de l’opinion, c’est pour partie qu’elle a compris une chose : la mise en avant de la « liberté d’expression  » sert souvent de paravent aux intérêts des propriétaires de moyens de communication. « Cela fait plusieurs décennies, estime le cofondateur du site dissident CounterPunch.com Alexander Cockburn, que les journaux dominants ont plutôt fait obstruction ou saboté les efforts destinés à améliorer notre situation sociale et politique (2. » Les enquêtes et reportages diligentés par la presse, de plus en plus rares, permettent surtout de préserver la fiction d’un journalisme d’investigation pendant que prolifèrent dans d’autres pages faits divers, portraits, rubriques de rmcconsommation, de météorologie, de sport, copinages littéraires. Sans oublier le simple copier-coller de dépêches d’agences par des salariés en voie de déqualification rapide. « Imaginez, lance l’universitaire américain Robert McChesney, que le gouvernement prenne un décret exigeant une réduction brutale de la place accordée aux affaires internationales dans la presse, qu’il impose la fermeture des bureaux de correspondants locaux, ou la réduction sévère de leurs effectifs et de leurs budgets. Imaginez que le chef de l’Etat donne l’ordre aux médias de concentrer leur attention sur les célébrités et les broutilles plutôt que d’enquêter sur les scandales associés au pouvoir exécutif. Dans une telle hypothèse, les professeurs de journalisme auraient déclenché des grèves de la faim, des universités entières auraient fermé à cause des protestations. Pourtant, quand ce sont des intérêts privés en position de quasi-monopole qui décident à peu près la même chose, on n’enregistre pas de réaction notable (3. » McChesney prolonge son exercice d’écologie mentale en posant la question suivante : puisque la démocratie est sans cesse invoquée, quand avons-nous au juste collectivement décidé — à quelle occasion ? lors de quel scrutin majeur ? — qu’une poignée de très grandes entreprises, financées par de la vente de publicité et prioritairement soucieuses de dégager un profit maximum, seraient les principaux artisans de notre information ? En 1934, le dirigeant radical français Edouard Daladier fustigeait les « deux cents familles » qui « placent au pouvoir leurs délégués » et qui « interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse ». Trois quarts de siècle plus tard, moins d’une vingtaine de dynasties exercent une influence comparable, mais à l’échelle de la planète. Le pouvoir de ces nouvelles féodalités héréditaires — Murdoch, Bolloré, Bertelsmann, Lagardère, Slim, Bouygues, Berlusconi, Cisneros, Arnault (4)… — excède souvent celui des gouvernements. Si Le Monde diplomatique avait dépendu de l’une d’entre elles, eût-il mis en cause le contrôle de l’édition par Lagardère ? Le destin qu’Arnault inflige à ses ouvrières ? Les plantations de Bolloré en Afrique ? (...)"


Des sans-culottes armés de claviers

logo"Tout le mal actuel, entend-on souvent, viendrait de ce pelé, de ce galeux d’Internet. Mais la Toile n’a pas décimé le journalisme ; il chancelait depuis longtemps sous le poids des restructurations, du marketing rédactionnel, du mépris des catégories populaires, de l’emprise des milliardaires et des publicitaires. Ce n’est pas Internet qui servit de caisse de résonance aux bobards des armées « alliées » pendant la guerre du Golfe (1991) ou à ceux de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) pendant le conflit du Kosovo (1999). Impossible également d’imputer à Internet l’incapacité des grands médias à annoncer l’effondrement des caisses d’épargne aux Etats-Unis (1989), puis à imaginer la déroute des pays émergents huit ans plus tard, enfin à prévenir cette bulle immobilière dont le monde continue de payer le prix. Les terribles accusations de pédophilie de l’affaire d’Outreau ou d’antisémitisme du RER D ne provenaient pas non plus de la Toile. Alors, s’il faut vraiment « sauver la presse », l’argent public gagnerait à être réservé à ceux qui accomplissent une mission d’information fiable et indépendante, pas aux colporteurs de ragots. Le service de l’actionnaire et le commerce de « cerveaux disponibles » trouveront leurs ressources ailleurs (6). Dans les reproches adressés à Internet, on décèle souvent autre chose qu’une inquiétude légitime devant les modes d’acquisition du savoir et de transmission de l’information : l’effroi que le magistère de quelques barons du commentaire touche à son terme. Disposant d’un privilège féodal, ceux-ci s’étaient taillé des domaines, ménagé des sinécures ; ils pouvaient « faire » ou « défaire » ministères et réputations. Un concert d’éloges unanimes accueillait avec la même fièvre chacun de leurs ouvrages bâclés et de leurs tribunes ronflantes (7). Quelques journaux irrévérencieux faisaient çà et là figure de citadelles assiégées. Mais un jour, des sans-culottes ont débarqué avec leurs claviers... (...) La question qui nous est collectivement posée est simple : qui d’autre que nous va continuer à financer un journalisme d’intérêt général ouvert sur le monde, consacrer deux pages aux pressemineurs de Zambie, à la marine chinoise, à la société lettone ? Ce mensuel n’est pas exempt de défauts, mais il encourage les auteurs qui voyagent, enquêtent, sortent de chez eux, écoutent, observent. Les journalistes qui le conçoivent ne sont jamais conviés aux dîners du Siècle, ils ne font pas de « ménages » pour les lobbies pharmaceutiques ou les sociétés d’emballage, ils n’ont pas leur rond de serviette dans les grands médias. Ceux-ci, d’ailleurs, qui relaient chaque « nouvelle formule » d’un autre journal et qui transforment leurs « revues de presse » en auberge réservée à cinq ou six titres, toujours les mêmes, occultent avec application Le Monde diplomatique en dépit de son impact mondial sans équivalent. Au fond, c’est la rançon de notre singularité. Mais nous comptons tant de complices ailleurs : l’association des Amis du Monde diplomatique, dont l’existence conforte l’indépendance de la rédaction et qui, chaque mois, organise des dizaines de débats autour des thèmes que nous développons ; les kiosquiers qui veillent à ce que notre journal reste bien exposé, et parfois le recommandent ; les enseignants qui le font connaître à leurs élèves ; la presse alternative qui tire profit de nos informations et dont certains animateurs musardent dans nos colonnes ; beaucoup de curieux, des journalistes francs-tireurs, quelques mauvais caractères… Et vous tous, sans qui rien n’est possible."

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Lire également Notre combat, par Serge Halimi, octobre 2009."

 

Source : Plume de presse

Par brigitte - Publié dans : Politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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