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Société

Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 20:31

Par Olivier Bonnet

 

http://www.plumedepresse.net/wp-content/uploads/jfr.jpg Le 22 mars 2011, qu’apprenait-on ébahi dans l’affaire Lagarde-Tapie, révélé par L’Obs.com ? « La Première chambre de la Cour des Comptes vient de décider de transmettre au procureur général de la Cour de discipline budgétaire et financière, un rapport mettant en cause Jean-François Rocchi, le président du CDR [Consortium de réalisation, structure chargée de solder l'affaire pour le compte du Crédit lyonnais, NdA]. Un fait rare et grave pour ce haut fonctionnaire qui dépend de Bercy. » L’Obs titre « deux hauts fonctionnaires renvoyés devant la Cour de discipline budgétaire », mais il faut attendre le 31 mars pour que Marianne apporte les précisions suivantes : « Le rapport de la cour des comptes sur l’affaire Tapie que Marianne a pu consulter est accablant. La Commission des Finances de l’Assemblée s’apprête à le rendre public. Pour toucher ses millions Tapie aurait profité d’un faux en écriture de la part de hauts fonctionnaires. Une falsification qui pourrait être télécommandée depuis Bercy. (…) « Le compromis est signé le 16 novembre 2007. Sa version diffère de celle approuvée par le Conseil d’administration (NDLR : du CDR) du 2 octobre sur un point important tenant à la qualification de la demande d’indemnisation des époux Tapie. » Kesako ? L’explication vient plus loin. Le compromis est la base sur laquelle le CDR était prêt à passer un deal avec les époux Tapie. Ce texte a été voté lors d’un conseil d’administration du 2 octobre. Dans sa version initiale, note la cour, il est ainsi rédigé : « Les parties b (NDLR : CDR et EPFR)  limitent le montant de l’ensemble de leurs  (NDLR : des époux Tapie) demandes d’indemnisation à 50 millions d’euros. » Mais, comme « la rédaction (…) a été remplacée » ce qui donne dans sa version modifiée :  « Les parties b limitent le montant de l’ensemble de leurs demandes d’indemnisation, d’un préjudice moral, à 50 millions d’euros. » Autrement dit, quelqu’un aurait ajouté les mots « d’un préjudice moral ». Ce qui n’est plus du tout la même chose… puisque l’on passe d’un plafond sur le montant global engageant l’Etat, à une limite sur le seul préjudice moral, une des nombreuses demandes des époux Tapie… » Et Tapie touchera 260 millions d’euros… Pour ce faux en écriture, voilà donc Rocchi traduit devant la Cour de discipline budgétaire et financière, qui dépend de la Cour des comptes.


Dernier rebondissement début novembre, signalé par Mediapart : « Nicolas Sarkozy a décidé de reconduire à la présidence d’un établissement public l’une des personnalités les plus gravement mises en cause dans le scandale Tapie-Lagarde. Il s’agit de l’ancien président du Consortium de réalisations (CDR), Jean-François Rocchi. Il a été renvoyé devant la Cour de discipline budgétaire pour des irrégularités que lui impute la Cour des comptes dans cette affaire. Le chef de l’Etat l’a malgré cela confirmé dans sa fonction de président de l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp), par un décret en date du 8 novembre. Alors que la justice avance sur plusieurs fronts, l’Elysée signifie ainsi explicitement que le chef de l’Etat ne désavoue pas et même qu’il place sous sa protection ce haut fonctionnaire qui a scrupuleusement suivi les ordres que Christine Lagarde lui a donnés dans l’affaire Tapie. […] L’Erapf a été créé en 2003, à la suite de la réforme des retraites (voir son site Internet). C’est un organisme hybride. Disposant d’un statut d’établissement public et placé sous la tutelle de la Caisse des dépôts, c’est une sorte de fonds de pension pour la fonction publique, qui gère les compléments de retraite des agents publics générés par les primes qu’ils reçoivent pendant leur carrière. Peu connu du grand public, l’organisme est pourtant important puisqu’il brasse de grosses sommes d’argent, grâce à ses 4,6 millions de cotisants, […] De fait, dès que le scandale Tapie a pris de l’ampleur, Nicolas Sarkozy n’a cessé d’envoyer des signes de soutien à Jean-François Rocchi. Il l’a fait une première fois en le portant à la présidence du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), poste que l’intéressé occupe toujours. Et il le fait une nouvelle fois en le confirmant à une seconde présidence, celle de l’Erapf. » Remarquez, Christine Lagarde, poursuivie pour « complicité de faux » et « complicité de détournement de biens publics », chefs passibles de 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende, a bien été portée à la tête du FMI ! En attendant pour revenir à Rocchi, ses deux nominations successives par Sarkozy sont un magnifique bras d’honneur adressé à la justice, la morale et la décence.

Plume de presse

Par Olivier Bonnet - Publié dans : Société - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 12:02

Doux euphémisme que ce titre, puisqu’on va le voir, l’abus de TF1 non seulement tue, mais propulse carrément l’humanité vers son néant.

La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l'infini .

Lundi dernier 28 novembre, un homme est mort à Brest victime de la furie d’une bande de ménagères de moins de 50 ans. La ménagère de moins de 50 ans, cette élite citoyenne si prisée et choyée par TF1 qui en a fait son égérie, on en reconnaîtra bien dans l’histoire qui suit tout le discernement et l’application à la lettre du discours sécuritaire tant déployé quotidiennement dans les médias en général, et sur TF1 en particulier, qu’il en est devenu leur fion de commerce, et qu’on en dirait du Jean-Pierre Pernod dans le texte.

Jean-Claude Basset, 65 ans retraité de l’arsenal, est décrit par ses voisins comme un brave homme, gentil, bien qu’un peu marginal, puisqu’il était placé sous curatelle. Il vivait à Brest dans un petit immeuble du quartier de Kergoat, voisin d’un groupe scolaire. Cette immédiate proximité obligeant bien évidemment les habitants de ce quartier à passer devant l’école à la moindre de leur sortie. Or il se trouve que Mr Basset avait plaisir à discuter avec les enfants quand l’occasion s’en présentait; mais ce, en tout bien, tout honneur puisque aucun geste ou parole déplacés n’ont jamais eu à lui être reprochés, ce que d’ailleurs confirme la police en ces termes: « Il n’avait aucun antécédent de pervers. Il n’a jamais eu de problème ». Manifestement, son seul tort était sans doute de parler aux enfants avec son allure plus ou moins négligée de pauvre bougre un peu en marge.

Mais, lundi dernier vers 16h40 la police reçoit l’appel fébrile d’une de ces mégères cœur de cible de TF1, et dont on va ici retrouver tout le discours délétère et si bien-pensant: « Allo la police, venez vite, on a arrêté un pervers sexuel qui rodait autour de l’école. L’autre semaine, il a tenté d’enlever une petite fille, et on vient de le bloquer dans le hall de l’immeuble à l’adresse… ».

Dans les minutes suivantes, les pandores déboulent toutes sirènes hurlantes devant l’immeuble de Mr Basset. En effet, un pugilat avait bien lieu dans le hall dudit immeuble, où, une clique de rombières en furie se déchaînait contre notre paisible retraité qu’elles avaient poursuivi jusqu’à sa porte. Mais là où l’histoire diverge par rapport aux ménagères de Brive la Gaillarde si chères à Brassens, c’est qu’au lieu de se retourner contre la maréchaussée à la vue des képis, ce sont plutôt les magasins bleus qui pour extraire l’homme des griffes féroces de ces harpies, ont jugé préférable de l’emballer presto et franco de port, menotté, pour le mettre à l’abri dans leur fourgon. C’est là que le misérable, tétanisé, ne comprenant pas ce qui lui arrivait s’est effondré, terrassé d’une crise cardiaque. Illico, rétro-pédalage de la maison bourre-pif qui lui ôte les cabriolets et ces bons samaritains qui se mettent à lui prodiguer des massages cardiaques sur le trottoir, en attendant le SAMU. Hélas, tous ces efforts furent vains !

En fait, Jean-Claude Basset avait effectivement eu le tort la semaine précédente de se montrer secourable envers une fillette égarée, qu’il avait alors prise par la main pour la raccompagner à l’école. Or c’est cette scène banale et innocente dont a été témoins une ‘’brave’’ mère de famille (ménagère de moins de 50 ans), qui, trouvant à ses yeux, anormal de voir cet homme à l’aspect négligé avec cette fillette, là lui arracha des mains pour la ramener à sa mère qu’elle connaissait, et de lui raconter l’événement selon son déformant prisme aussi funeste que TFunesque.

Pour autant, dans un premier temps, la mère de l’enfant n’a rien trouvé d’anormal ou d’inquiétant dans cette anecdote. Ce n’est que huit jours plus tard, et sous la pression de la rumeur et de toute la cabale initiée par l’autre salope qui avait tôt fait des émules dans toute cette populace bien-pensante, ces phares de l’humanité que sont bien souvent les parents d’élèves, qu’elle s’est résignée à faire une laconique déposition de l’événement sur la main courante du commissariat.

De cette tragique histoire qui nous met si crûment en face de toute la misère intellectuelle de notre société, de la déshumanisation même de notre humanité, on pourrait tirer comme première conclusion que si autrefois on avait coutume de dire « le ridicule ne tue pas » ; on a, regrettons-le, aujourd’hui à faire le triste constat que ce populaire adage est devenu bien obsolète.

Mais par delà cet innocent et banal constat, cette horde de barbares, dont la meneuse va peut-être même échapper à toute poursuite judiciaire, ou qui pour le moins ne risque pas grand-chose sur le plan pénal, elle va pourtant bien conserver son plein et entier droit de vote… Or, dans ces conditions, avec ce pareil discernement qu’elle a là si brillamment montré; ne serait-on pas fondé à se demander si en laissant ainsi le droit de vote aux cons, on ne finirait pas enfin par comprendre pourquoi on est désormais gouvernés par un tas de crapules quasi-analphabètes dont le souci premier est de se montrer dans la lucarne infernale, comme aux côtés d’un Jean-Pierre Pernod ou autre tRicard du genre; au point que ce n’est plus qu’à travers les brumes épaisses et nocives de cette addiction sévère qu’ils mènent notre destin là où on le voit si bien désormais ?

Mort en martyr de cette infinie connerie, qu’à ce stade on n’ose même plus qualifier d’humaine, tant on touche là au néant même de notre espèce, serait-il alors judicieux qu’on érige à l’entrée de cette école, une stèle à Jean-Claude Basset, avec ces simples mots: -A la mémoire de celui qui, dans l’innocent rire des enfants, avait la faiblesse de voir un avenir pour l’humanité !

 

Source : Alterinfo

Par Philou''s Off - Publié dans : Société - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 00:55

Dernière mise en ligne sur le site de Manuel de Diéguez
 
http://www.dieguez-philosophe.com /

 

- Comment enseigner sa souveraineté au citoyen ? (1) - Le discours interdit  

 4 décembre 2011

Un monde sens dessus dessous

D'un côté, une droite acéphale et qui, depuis 2007, a perdu la quasi-totalité des élections régionales, de l'autre, une gauche non moins décérébrée, mais coite, penaude et comme réduite à quia; d'un côté une droite dont la trousse d'Hippocrate ne contient d'autre vaccin à administrer au malade que d'alourdir le poids de la misère et du chômage qui l'écrasent de l'autre, une gauche à l'école d'une double marée, celle de la récession et de l'inflation ; d'un côté une droite qui, depuis la chute du mur de Berlin, a pris des cheveux blancs, de l'autre une gauche qui découvre, mais un peu tard, qu'il vaudrait mieux changer quelque peu de tête que de "changer le monde", comme disait autrefois la rose socialiste, tout cela fait débarquer le regard de l'anthropologie transcendantale dans la politique et dans l'histoire de notre espèce. Mais le télescope qui servira de globe oculaire à une discipline aussi nouvelle se trouve encore en construction dans les ateliers de nos philosophes.

C'est pourquoi il faut choisir son recul intellectuel. (…)

LA suite ICI

Par Manuel de Dieguez - Publié dans : Société - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 08:32

Les artistes de Böbedzang Créations répondent à l’hypocrisie humanitaire et au clientélisme développé par certains « professionnels ». Une vidéo choc en réponse à la campagne publicitaire lancée par le CCFD en avril 2011 sur le thème « Le sud mérite mieux que nos clichés », qui nous fait réfléchir sur ce que sont devenues les « valeurs du nord », et le regard que nous portons sur nous-mêmes/les autres… Ou comment le choix d’un cliché véhicule une idéologie positive ou négative que l’on imprime dans nos cerveaux.

 

 

Source : Clap 36

Par Böbedzang Créationj - Publié dans : Société - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 18:02

 Nouveau sur le site  d’Aline de Diéguez 

Aux sources du chaos mondial actuel
II - Aux sources du sionisme

- 9 - L'oignon sioniste et le bernard-l'hermite , 30 novembre 2011

 

Du légume au mythe

 

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/oignons/oignon.jpgTout le monde connaît la jolie boule charnue appelée oignon. Les tuniques - c'est ainsi qu'on appelle les feuilles épaissies s'enveloppant les unes dans les autres - sont harmonieusement disposées en couches concentriques. Une dernière couche de fines pelures allant du blanc au pourpre emprisonne les réserves de cet astucieux miracle de la nature. Mais si vous vous avisez de peler cette petite merveille de la botanique, une huile essentielle, particulièrement volatile et âcre, vous fera pleurer à chaudes larmes.

Tel est l'exact portrait du sionisme. Sous la fine pelure de la fameuse "démocratie" israélienne encore moins "démocratique" que l'Etat-apartheid d'Afrique du Sud, d'épaisses couches concentriques de mythes religieux, politiques, historiques révèlent leurs juteuses réserves d'arguments. Plus on pèle l'oignon sioniste, plus on découvre les réserves charnues de mythes s'empilant les uns sur les autres et plus l'odeur sulfureuse des allyles mensongers envahit la planète, pique les yeux, colle aux mains, brûle les cœurs et affole les cerveaux.

Dans les chapitres précédents je me suis attachée à la rude entreprise de retirer d'abord la fine pelure religieuse qui..... Lire la suite

 

Par Aline de Diéguez - Publié dans : Société - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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