Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 22:18
Jean-Louis Idiart (PS)
Haute Garonne- Circonscription : 8
 
 
La proposition de loi numéro 2521 de Monsieur Léonce DEPREZ, Député du Pas de calais déposée le 13 juillet 2005 : Proposition de Loi tendant à la modernisation de la fonction publique de l’Etat. Voir la proposition de loi sur le site de l’Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion2521.asp
Ne s'engage pas
La proposition de loi numéro 2506 de Monsieur Michel Hunault, Député de Loire-Atlantique déposée le 1er août 2005 visant à permettre le retour à l'équilibre budgétaire. Voir la proposition de loi sur le site de l'Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion2506.asp
Ne s'engage pas
Proposition de loi numéro 2696 de Monsieur Daniel Poulou, député des Pyrénées Atlantiques, visant à créer une exonération spécifique en matière de droits de succession et de donation pour la transmission de la résidence principale acquise par le travail. Voir la proposition de loi sur le site de l'Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion2696.asp
Ne s'engage pas
Proposition de loi numéro 2745 de Monsieur Jean-Marc ROUBAUD, député du Gard, déposée le 8 décembre 2005 visant à limiter la hausse de la fiscalité locale. Voir la proposition de loi sur le site de l'Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion2745.asp
Ne s'engage pas
Proposition de loi numéro 2741 de Messieurs Patrick Beauduoin et Philippe Pemezec, députés du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine visant à améliorer la coopération intercommunale. Voir la proposition de loi sur le site de l'Assemblée nationale http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/amelioration_cooperation_intercommunale.asp
Ne s'engage pas
Proposition de résolution de M. Philippe COCHET, député du Rhone et plusieurs de ses collègues tendant à la création d'une commission d'enquête sur l'appauvrissement de la France en raison de l'expatriation des patrimoines et des contribuables, n° 3135, déposée le 8 juin 2006 et renvoyée à la commission des finances, de l'économie générale et du plan. Voir la proposition de résolution sur le site de l'Assemblée nationale. http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/enquete_expatriation_patrimoines_contribuables.asp
Ne s'engage pas
 
RENDEZ-VOUS PARLEMENTAIRES
 
25-10-2005 - Le surcoût de l’intercommunalité
N'était pas présent
06-12-2005 - Les aides à l'emploi, la mauvaise réponse au chômage ?
N'était pas présent
28-03-2006 - Stop à la hausse de la fiscalité locale
N'était pas présent
09-05-2006 - La compétitivité fiscale de la France
N'était pas présent
Jean-Louis Idiart obtient la cote de :
0/10
 
 
 
 
 
Par brigitte - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 25 novembre 2006 6 25 /11 /Nov /2006 19:12
Le projet de loi sur la délinquance, un pas en avant vers le totalitarisme
Par Antoine Lerougetel
27 septembre 2006
Le projet de loi sur la Prévention de la délinquance, présenté au Sénat le 13 septembre, accorde des pouvoirs considérablement accrus aux représentants locaux leur permettant de s’immiscer dans la vie privée des familles, de les punir et de les contrôler. Il cible particulièrement les enfants et parents des quartiers défavorisés.
En préparation depuis plus de trois ans, sous la direction du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, c’est la dernière en date d’une série de mesures législatives autoritaires que le gouvernement gaulliste du président Jacques Chirac a inscrite dans le code depuis 2002.
Ce projet de loi s’ajoute aux mesures répressives à l’encontre des enfants et des familles, contenues dans la loi sur l’Egalité des chances qui avait été votée au printemps dernier malgré l’opposition massive des étudiants et des travailleurs. Il est une réponse directe au malaise qui avait trouvé son expression dans les émeutes des jeunes issus de l’immigration et de la classe ouvrière dans les banlieues appauvries à l’automne 2005.
L’exposé de motifs est parsemé d’expressions telles « responsabiliser chaque citoyen » et « sanctions plus sévères ». Le chapitre VII déclare que « La sanction, pour mineurs comme pour adultes, revêt une dimension éducative et dissuasive forte. »
Les maires de communes, déjà dotés du pouvoir de donner l’ordre à la police d’enquêter sur tout citoyen qu’ils soupçonnent de méfaits et d’agir indépendamment de leurs conseils élus localement, verront leurs devoirs et obligations de surveillance et de contrôle considérablement accrus. « … Dans la logique du pouvoir de police générale qu’il exerce sur sa commune, le maire “anime et coordonne” la politique de prévention de la délinquance. »
Le maire présidera un « Conseil pour les droits et devoirs des familles » qui doit être mis en place dans toutes les villes de plus de 10 000 habitants. Il aura le pouvoir de faire des « rappels à l’ordre » officiels devant toute perturbation de l’ordre public et d’imposer « l’accompagnement parental » aux parents qu’il juge « manquer » à leur devoir. Cela pourrait aller jusqu’à des stages obligatoires de responsabilité parentale, aux frais des parents, et le placement des enfants dans des établissements spéciaux « permettant la mise en œuvre de programmes à caractère éducatif et civique »
Il sera en mesure d’exiger que le juge des enfants désigne un fonctionnaire responsable de la mise en tutelle des allocations familiales.
Le maire aura aussi le pouvoir d’envoyer à l’hôpital pour 72 heures, par décret et sans avis médical, une personne sous sa juridiction dont les troubles mentaux nécessitent une intervention et qui met en danger ses administrés ou perturbe gravement l’ordre public. Ce pouvoir est à présent limité à 24 heures et est soumis à la confirmation immédiate de cette nécessité par un hôpital psychiatrique et le préfet.
Les personnes travaillant auprès des familles seront contraintes de révéler des informations sur les cas difficiles, habituellement protégés par le secret professionnel, à ce représentant local élu, et souvent très partial, duquel on n’exige aucune expertise sur ces questions.
 
Les enseignants et chefs d’établissements scolaires devront fournir au maire la liste des enfants qui sont absentéistes et en difficulté scolaire, et les services sociaux devront fournir « des informations utiles sur des personnes nommées ».
Des versions antérieures du projet de loi stipulaient que les enfants faisant preuve de comportement rebelle et antisocial dès l’âge de trois ans devraient être signalés aux autorités et tenus sous surveillance en tant que délinquants potentiels.
Des personnels de l’Education nationale, des hôpitaux et des travailleurs sociaux ont riposté en formant le Collectif national unitaire de résistance à la délation. Le terme de délation a une résonance particulière en France en raison des expériences sous l’occupation nazie et le régime collaborationniste de Vichy où la délation à grande échelle des opposants et victimes désignées était encouragée par les autorités.
Comme le signale le document du Collectif en date du 11 juillet, « Aujourd’hui, selon ce projet de loi, toute personne est susceptible d’être signalée à une de ces instances dès lors qu’elle connaîtrait des difficultés financières, scolaires, psychologiques… Il donne au maire, et à lui seul, le pouvoir d’intervenir dans quasiment toutes les situations rencontrées sur sa commune… Ses décisions sont unilatérales et les citoyens ne peuvent faire valoir aucun droit de recours… Il jette les bases d’un contrôle et d’une suspicion généralisés. »
Laurent Puech, président de l’Association nationale des assistants sociaux (ANAS) a dit au journal l’Humanité, « Il stigmatise les populations en difficulté, en faisant d’elles des nids de délinquants en puissance, et organise autour des familles, tenues pour seules responsables de la délinquance, un véritable contrôle social. »
Puech a ajouté: « Imaginez un couple qui se rend dans une unité de toxico-dépendance. L’assistante sociale les signale au maire. Lorsqu’il faudra attribuer des logements HLM, vous croyez que ce couple estampillé toxicomane sera prioritaire ? »
C’est la porte ouverte au chantage, au favoritisme et à la corruption, déjà répandus, et qui ne feront que s’accroître.
La loi sur l’immigration votée en juin avait déjà accordé de nouveaux pouvoirs accrus aux maires leur permettant de juger si des immigrés, souhaitant le rapprochement familial ou prolonger leur permis de séjour, entraient dans les critères extrêmement subjectifs et arbitraires tels « l’intégration dans la société française » et « l’engagement personnel de l’étranger à respecter les principes qui régissent la République française ».
Une dimension importante du projet de loi est la diminution des garanties pour les mineurs ayant maille à partir avec la police. Ces garanties se trouvent dans l’ordonnance 45-174 de février 1945 selon laquelle les jugements rendus aux mineurs doivent être de nature éducative et non punitive.
L’exposé des motifs du projet de loi affirme qu’aujourd’hui la criminalité juvénile a tendance à augmenter, sans toutefois essayer de trouver des causes à ce phénomène (qui d’après le Syndicat des magistrats est très exagéré) : « De plus en plus, certains mineurs entrent dans la délinquance avant l’âge de 13 ans et s’y enfoncent faute de réponse adaptée. »
Regrettant le fait que « les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent être ni condamnés à une peine d’emprisonnement, ni faire l’objet d’un placement en détention provisoire » l’exposé des motifs affirme qu’il « est nécessaire d’élargir la gamme des mesures applicables aux enfants de moins de 13 ans » et propose de les placer dans des établissements scolaires spéciaux ou en internats. D’autres mesures envisagées pour ces jeunes sont le travail d’intérêt général.
La justification « scientifique » pour le projet de loi sur la Prévention de la délinquance est le rapport de 2005 de l’INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale) intitulé « Rapport INSERM, Expertise collective 2005 : Trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent ».
Commandé par la CANAM, caisse nationale d’assurance maladie des professions indépendantes, ce rapport a été fait par un groupe d’experts très soigneusement triés et présentant un fort penchant pour le déterminisme génétique plutôt que les facteurs environnementaux pour expliquer le conditionnement du comportement humain.
Le rapport de l’INSERM a provoqué une réaction de grande envergure parmi les personnels de santé en France qui ont organisé la pétition « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans » faisant référence à la vieille pratique des établissements scolaires, à présent réintroduite, de donner une note de conduite sur vingt. Ces membres des professions libérales qui protestent avaient annoncé lors d’une conférence de presse en mars dernier qu’ils avaient collecté 120 000 signatures et ils avaient distribué une critique détaillée du rapport.
La critique faisait remarquer que parmi le groupe qui avait conduit la recherche il ne figurait aucun expert en sciences sociales ni en sciences de l’éducation, de la santé du droit ou de l’éthique. On ne trouvait pas de praticiens de terrain, c'est-à-dire de pédiatres, de pédopsychiatres ou de psychologues cliniciens. Aucune des principales associations de pédopsychiatrie n’avait été consultée.
Les experts choisis voulaient « imposer comme modèle celui de certaines pratiques anglo-saxonnes, essentiellement nord-américaines… qui reposent essentiellement sur l’usage des psychotropes associé à une vision très normative des psychothérapies. Cette approche médicalisée ne tient pas compte des apports d’une pratique humaniste et psychodynamique, considérant la globalité “de l’enfant dans son environnement”. »
Le rapport de l’INSERM fait tourner autour de 50 pour cent le « taux d’héritabilité génétique » impliqué dans le comportement de l’individu. Les initiateurs de la pétition signalent : « La présentation de ces recherches avec une vision déterministe qui aboutit à des propositions de médecine prédictive fait resurgir des dangereuses thèses déterministes du 19e siècle où on parlait de “criminels-nés” et des “classes dangereuses”. »
Selon ses détracteurs, les points les plus troublants de ce rapport sont les suivants, « Il est recommandé à l’âge de 36 mois de noter sur le carnet de santé (ou de comportement ?) si l’enfant éprouve du “remord”, s’il “ne change pas sa conduite”, s’il se rend coupable de “morsure” ou est incriminé dans des “bagarres” ; à 4 ans s’il continue à mentir ; plus tard, si l’enfant présente un “index de moralité bas”… »
Considérés comme facteurs de risque possible pouvant annoncer un comportement délinquant à venir on trouve « l’attrait pour la nouveauté, le goût de l’exploration… une diminution du sentiment de peur. »
Les initiateurs de la pétition font remarquer que s’opposer à l’autorité, désobéir et se rebiffer contre les normes sociales ne sont pas des signes de maladie : « Elles témoignent le plus souvent de mouvements psychiques accompagnant les étapes du développement normal des enfants. » En effet, dans le cas d’enfants inhibés et apathiques affectés par des conditions de vie difficile, les professionnels de la santé guettent « les premiers signes d’opposition et de colère… annonciateurs d’un mieux-être. »
L’exposé des motifs du projet de loi sur la Prévention de la délinquance fait porter la responsabilité du comportement délinquant sur ce qu’il nomme la « confusion entre prévention et politique sociale », c'est-à-dire sur toute tentative d’examiner la cause sociale du mauvais comportement plutôt que le recours à la punition.
Au sujet du rapport de l’INSERM, Sarkozy a dit à l’Assemblée nationale le 28 février dernier, « Comme tous les scientifiques et tous les médecins le disent, plus tôt on intervient, plus on a de chances d’éviter le drame d’un enfant qui évolue vers la délinquance. »
 
 
Ce projet de loi est actuellement en discussion devant le parlement.
 
Par brigitte - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 21:32

Rabbins anti-sioniste
Vidéo envoyée par sayit
Par brigitte - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /Nov /2006 21:03
 La discussion autour sur le judaïsme et le sionisme semble soulever bien des fantasmes. Tout rationalisme est mis de côté et on échange volontiers insultes et noms d’oiseaux, y compris sur ce blog. Pourtant, le débat mérite d’être mené de manière rationnelle, loin des schématisations. Certains confondent judaïsme et sionisme, d’autres camouflent leur antisémitisme derrière l’antisionisme, d’autres encore considèrent que toute critique du sionisme est un antisémitisme déguisé. Pour essayer de mettre les choses au point (en tous les cas pour donner "mon point de vue"), je publie ci-dessous un extrait de mon livre Israël-Palestine. Vérités sur un conflit (Hachette, 2004) ; je publierai la suite dans un prochain envoi (mais si vous ne pouvez pas attendre, achetez le livre :-)

« Faisons une pause dans ce survol de l’histoire. J’ai évoqué, dans le précédent chapitre, les juifs et le début du mouvement sioniste. Pour aller plus loin, il faut répondre à deux interrogations simples, au moins en apparence. Qui le terme de juif désigne-t-il ? D’autre part, les juifs forment-ils une nation ? Commençons par la première question. Le 5 juillet 1950, le Parlement israélien adoptait la « loi du retour ». Elle stipulait que « tout juif a le droit d’immigrer dans le pays ». David Ben Gourion, le premier ministre, commentait : « Ce n’est pas l’Etat qui accorde aux juifs de l’étranger le droit d’installation, mais ce droit est en chaque juif dans la mesure où il est juif ». Mais comment « mesurer » la judaïté ? Il fallut attendre 1970 pour que la Cour suprême tente une sentence : est juif qui est né d’une mère juive, ou s’est converti au judaïsme et n’appartient pas à une autre religion. Cet arrêt n’a pas mis fin aux controverses : les conversions posent problème, celles réalisées par les rabbins conservateurs ou libéraux ne sont pas reconnues par le rabbinat orthodoxe d’Israël. D’autre part, où classer les athées ? Et comment définit-on « une mère juive » ? Pour reprendre une boutade humoristique, pour devenir une mère juive, on n’a besoin ni d’être mère, ni d’être juive… Plus sérieusement, nous savons que sur les centaines de milliers d’anciens citoyens de l’Union soviétique installés en Israël depuis les années 1980, plus d’un tiers, n’entretient aucune relation avec le judaïsme. De nationalité israélienne, ils servent pourtant dans l’armée, même si le rabbinat peut, comme lors de l’attentat contre le dancing de Tel-Aviv (juin 2001), refuser l’enterrement en « terre sainte » à certains de ces « juifs incertains ». »

« Les antisémites n’ont pas mieux réussi dans l’exercice risqué de la définition. En septembre 1935, les nazis avaient adopté les lois de Nuremberg, expression de leur vision raciale et délirante de l’humanité. Elles définissaient comme juifs ceux dont trois ou quatre grands-parents sont juifs. Sont désignés comme « métis juif » de premier degré, ceux qui ont deux grands-parents de sang allemand et deux de sang juif ; s’ils appartiennent à la religion juive ou sont intégrés à la communauté juive, notamment par mariage, ils sont considérés comme juifs. Les métis de second degré ont trois grands-parents allemands et un de sang juif ; ils peuvent devenir citoyens du Reich. Mais comment détecter le « sang juif » ? Dans les faits, les nazis, adeptes des théories raciales, oscillèrent dans leur recherche de « signes distinctifs », firent souvent prévaloir une détermination religieuse, mais prirent en compte parfois la circoncision, quelque fois le nom, etc. La « version française » de cette loi (statut des juifs du 3 octobre 1940) affirme que sont de « race juive » ceux ayant « appartenu à la religion juive ». Hannah Arendt, la philosophe allemande, elle-même juive, avait dressé, dans une lettre de 1961 à son mari, un parallèle dévastateur, qui la brouilla avec quelques uns de ses amis israéliens, entre les lois de Nuremberg et celle de l’« Etat juif ». Elle relate un dîner avec Golda Meir, la ministre des affaires étrangères israélienne : « Nous nous sommes disputées jusqu’à une heure du matin (…) Au fond, surtout, la question de la Constitution, de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, des mariages mixtes ou plus exactement de ces lois de Nuremberg qui existent actuellement et qui sont en partie vraiment monstrueuses. » Du danger de creuser une ligne de démarcation entre les juifs et les Autres, de faire des juifs une entité à part... »

« Pendant que j’écrivais ces lignes, j’ai appris la mort d’un ami très cher. Chehata Haroun était égyptien et juif. Très jeune, dans les années 1940, cet avocat avait rejoint le combat communiste. Il refusa obstinément d’émigrer vers Israël ou vers l’Europe, comme le firent la plupart de ses coreligionnaires. Sur sa tombe, on a lu ces quelques lignes qu’il avait rédigées : « Chaque être humain a plusieurs identités. Je suis un être humain. Je suis Egyptien lorsque les Egyptiens sont opprimés. Je suis Noir lorsque les Noirs sont opprimés. Je suis juif lorsque les juifs sont opprimés et je suis Palestinien lorsque les Palestiniens sont opprimés. » Il déclinait toute appartenance « étroite », toute assignation à une identité figée, excluante. Il mena dans son pays un combat rude, parfois douloureux. Il fut arrêté à plusieurs reprises comme communiste mais aussi comme juif et « donc » comme agent potentiel d’Israël. Il suscita même parfois la méfiance de certains de ses propres camarades de gauche, incapables de faire la différence entre « juif » et « sioniste ». »

« Gardons-nous donc des classifications et des logiques philosophiques qui les nourrissent. Maxime Rodinson, un éminent orientaliste a tenté d’éclairer les ténèbres de l’obscurantisme, dans l’introduction à son ouvrage, « Peuple juif ou problème juif ? ». Il peint les quatre groupes distincts que recouvre le terme « juif ». D’abord les fidèles d’une religion nettement définie - on dit juif comme on dirait musulman ou chrétien. Un deuxième groupe est constitué par les descendants des membres de cette religion, désormais athées ou déistes, mais qui se regardent comme appartenant à une sorte de « communauté ethnico-nationale » ou même à un peuple. Troisième catégorie, ceux qui ont rejeté les liens aussi bien religieux que communautaires, mais que les autres considèrent, au moins à certains moments, comme juifs. Dernière catégorie, la plus insolite, celle que l’écrivain Roger Peyrefitte baptisait joliment les « juifs inconnus », ceux dont l’ascendance juive est ignorée par les autres et par eux-mêmes. Les juifs composent donc un ensemble hétérogène, qui ne se laisse pas capturer facilement. Ils diffèrent donc en partie de l’ensemble « chrétien » ou « musulman », et pas seulement parce qu’ils furent, j’y reviendrai, partout minoritaires. Forment-ils pour autant une « nation » ? Pour le mouvement sioniste, la réponse va de soi : les juifs sont inassimilables par les peuples parmi lesquels ils vivent, ils aspireraient depuis deux mille ans à retourner en Palestine d’où ils ont été chassés. Pourquoi alors cette ambition ne s’est-elle pas manifestée en termes politiques avant le XIXème siècle ? Le sionisme élude la question, qui a pourtant le mérite d’inscrire les juifs dans l’histoire concrète et non dans le ciel des idées. »
 
 
 
 
Par brigitte - Publié dans : Notes de lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /Nov /2006 22:00
I - UNE POLLUTION QUI COÛTE CHER
 
1) Le coût écologique
 
L'enjeu est de taille ! Chaque année, 18 milliards d'imprimés, soit 830 000 tonnes de papiers publicitaires, et 1,8 milliards de journaux gratuits, soit 160 000 tonnes transitent dans nos boîtes aux lettres. Ces courriers non sollicités sont distribués à 63 % par les grandes surfaces alimentaires, à 17% par les commerces locaux, à 12% par les grandes surfaces spécialisées et à 8% par les banques, les assurances, les agences immobilières, les services de réparation…
 
- Refuser la publicité dans sa boîte aux lettres, c'est d'abord un geste simple qui permet de limiter les quantités de déchets à gérer. Pour un foyer, cela représente en moyenne 40 kg de papier par an soit 17 kg/habitant/an. Ces 40 kg de papier augmentent considérablement le volume de nos ordures ménagères, alors qu'ils ne sont la plupart du temps pas lus. D'après les chiffres de la communauté urbaine de Nantes, cela représente un douzième de la quantité des déchets annuels d'un habitant.
 
- Refuser la publicité, c'est aussi mettre fin à un gaspillage énorme de ressources naturelles. Pour fabriquer une tonne de papier, il faut abattre environ 10 arbres. Si 5 % des Français faisaient le choix de ne plus recevoir d'imprimés publicitaires, ce seraient 40 000 tonnes de papiers épargnés, soit 400 000 arbres qui ne seraient pas abattus. Notons que les conséquences du commerce international du papier vont plus loin qu'on ne le pense généralement. Certaines populations sont persécutées parce que vivant sur des terres sur lesquelles est exercée une forte pression des entreprises forestières. Le cas des indiens Mapuche au Chili est particulièrement préoccupant ( voir http://kolektivox.free.fr/ et http://www.mapuche-nation.org/ )
 
 
- Refuser les publicités, c'est faire reculer une pollution inutile. La production des prospectus publicitaires nécessite des produits nocifs pour l'environnement et une grande quantité d'énergie. Pour fabriquer 40 kg de papiers, il faut selon le procédé : 20 à 40 kg de bois, 200 à 600 litres d'eau, 120 à 240 kWh d'électricité, d’immenses quantité de chlore, de l'encre avec des métaux lourds, des adjuvants et des colorants.
 
 
2) Le coût financier
 
 - Pour le « consommateur » : le coût de la publicité, sous toutes ses formes, est systématiquement répercuté dans le prix de nos achats. Chacun de nous paie ainsi, en moyenne, environ 500 euros par an pour rembourser les investissements publicitaires des entreprises, dont 62 euros pour les seuls prospectus !
 
 - Pour le « contribuable » : le coût de collecte et de traitement de ces déchets est inclus dans le montant des taxes locales. Ces prospectus publicitaires, que l'on dit "gratuits", représentent en réalité une charge de l'ordre de 110 millions d'euros par an pour la collectivité. Pour une ville de 100 000 habitants, leur traitement représente une dépense de 250 000 euros par an. La population est-elle prête à verser de telles sommes pour continuer à recevoir ces montagnes de papier ?
 
Par brigitte - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Profil

  • brigitte
  • le blog soueich
  • Homme
  • Voyages Politique Poésie Photos Philosophie
  • Né en 1943, je suis à la retraite depuis quelques années déjà. Le monde dans lequel nous vivons me semble partir à la dérive. Ceux qui gouvernent n'ont plus que le profit pour ligne de mire. L'humain est complètement abandonné.

Présentation

  • : le blog soueich
  • le blog soueich
  • : Humour économie Histoire société Philosophie Actualité
  • : Toute l'actualité du monde, de la France, du Comminges, de Soueich Les vidéos de centre-zahra-france sur Dailymotion(function(){var d = document, L = d.getElementsByTagName('a'); l = L[L.length - 1], i = d.createElement('iframe');i.src = 'http://www.dailymotion.com/badge/user/centre-zahra-france?type=grid'; i.frameBorder = 0; i.scrolling = 'no'; i.width = '300px'; i.height = '280';l.parentNo
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recommander

Pages

Créer un Blog

Recherche

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés