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« Ce qui n’est pas utile à l’essaim n’est pas
non plus utile à l’abeille. » Marc Aurèle Pour tout contact avec le webmaster : brigitte@soueich.info,

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L’ensemble du système financier mondial s’est effondré et, bien que l’épicentre de ce krach soit la zone transatlantique, aucune région du monde n’est immunisée contre cette désintégration en cours. Un changement radical de politique est la seule manière d’éviter un effondrement total de civilisation, commençant par la région transatlantique, qui réduira la population mondiale à moins de deux milliards d’individus en très peu de temps.
Il n’y a plus aucune distinction entre la désintégration du système monétaire et financier européen et la faillite totale des banques « too big to fail » de Wall Street. Une estimation modérée montre que les six grandes banques de Wall Street sont exposées à hauteur de 1500 milliards de dollars aux seules dettes espagnoles et italiennes, dont la valeur est en grande partie proche de zéro. La semaine dernière, lorsque le marché interbancaire européen s’est tari, c’est la Réserve fédérale américaine qui leur a ouvert en urgence une « fenêtre d’escompte ». Le président Obama a promis à la chancelière allemande Angela Merkel que les Etats-Unis joueront le rôle de prêteur en dernier ressort pour toute l’Union monétaire européenne.
Cette promesse du président Obama est inconstitutionnelle et représente un acte de trahison envers le peuple des Etats-Unis ; c’est de surcroît un engagement pour une hyperinflation à la Weimar, à l’échelle mondiale cette fois. De tels plans de renflouement hyperinflationnistes permettront peut-être de prolonger de quelques semaines la vie d’un système en faillite, mais le prix en sera un effondrement dramatique vers le chaos social et la dictature.
Même à ce stade avancé, il y a des solutions. Elles ont été continuellement énoncées depuis des années par l’économiste américain Lyndon LaRouche. Cependant, aucune de ces mesures, qui doivent avant tout être prises par les Etats-Unis, ne pourra être mise en place à temps si Barack Obama n’est pas constitutionnellement évincé, sans plus tarder.
Le président Obama a piétiné à plusieurs reprises la Constitution.
Non seulement la guerre en Libye a été lancée sans autorisation du Congrès, en violation flagrante de l’article 1 section 8 de la Constitution américaine. Mais l’accord d’Obama pour que soit constitué un « Super Congrès » est une violation encore plus flagrante de la loi constitutionnelle américaine qui assigne à la seule Chambre des représentants l’initiative en matière de politique fiscale et de dette. Les abus anticonstitutionnels du président sont reconnus. Au moins deux candidats déclarés à l’élection présidentielle – Jon Huntsmann et Ron Paul – ont clairement énoncé ses crimes passibles de destitution. De nombreux membres du Congrès et de l’aile progressiste du Parti démocrate ont fait des déclarations similaires, dont d’importants membres de la communauté afro-américaine. Il est indéniable que le président a perpétré des crimes contre la Constitution exigeant son éviction immédiate, avant qu’il ne soit trop tard.
Les dirigeants de l’Union européenne ont eux aussi violé leurs constitutions nationales en promouvant le renflouement illégal des mégabanques, pendant que la BCE viole ses principes fondateurs en rachetant aux banques et aux compagnies d’assurances la dette qu’elles détiennent vis-à-vis d’Etats souverains en faillite de fait. Le Fonds européen de stabilité financière, qui aujourd’hui prête directement aux Etats en faillite, va être autorisé à racheter également des obligations sur le marché secondaire. Cette émission de monnaie-confetti va non seulement contre la loi, mais en agissant comme des faux monnayeurs, les chefs d’Etat européens mènent l’Europe vers une hyperinflation à la Weimar. Comme Barack Obama, ils méritent désormais d’être évincés pour haute trahison, en accord avec les principes et les règles de leurs Etats respectifs. La désormais tristement célèbre « troïka » composée par la Commission européenne, la BCE et le FMI, qui impose une austérité sans précédent aux Etats souverains avec la complicité active du président français et de la chancelière allemande, doit être immédiatement stoppée dans sa marche pour détruire les économies et les peuples d’Europe.
Dans les heures qui suivront le départ d’Obama – via une procédure de destitution, une démission ou en invoquant la section 4 du 25ème amendement permettant l’éviction d’un président n’étant mentalement ou physiquement capable d’exercer ses fonctions – le Congrès pourra se réunir et voter le rétablissement de la loi Glass-Steagall séparant les banques de détail de toute activité de courtage et d’assurance. Un projet de loi en ce sens a été introduit au Congrès par Marcy Kaptur, sous le nom de H.R. 1489, qui compte déjà d’importants soutiens bipartisans. Au moins 17 000 milliards de dollars de dettes de jeu ayant été mis sur le dos des contribuables américains seront ainsi à nouveau imputés sur les comptes de Wall Street. Ceux de la nation américaine se trouvant ainsi débarrassés de cette dette, le Congrès pourra immédiatement procéder à l’émission de crédit fédéral pour les projet vitaux d’infrastructure, comme le NAWAPA (Alliance nord-américaine pour l’eau et l’énergie), qui créeraient immédiatement des millions d’emplois productifs. Les Etats-Unis pourront alors démarrer un processus de relance de l’économie physique, qui servirait de référence à l’Europe. C’est seulement en recourant à ces mesures que la région transatlantique pourra inverser le cours des évènments ; autrement, un effondrement sera inéluctable, et nous mènera tout droit à un nouvel âge des ténèbres. La première et incontournable étape est l’éviction du président Obama dans les jours qui viennent. Une vaste majorité des citoyens américains exigent cette action ; une vaste majorité des citoyens des pays d’Europe exigent ces même choses et appellent à un changement de direction politique.
Voici venu le temps d’agir.
Déclaration de Jacques
Cheminade
Paris, le 9 août 2011 – Lorsqu’un voisin se trouve menacé ou attaqué par des bandits, même si sa morale n’en fait pas un sujet très recommandable, on court à son secours car les atteintes à sa personne physique, à ses enfants ou à son logement ne sont pas tolérables. De même aujourd’hui, lorsque la Banque centrale européenne (BCE) exige le démantèlement de l’Etat italien, même si Silvio Berlusconi le dirige, nous ne pouvons qu’exprimer une violente indignation. C’est d’ailleurs à son peuple que l’on veut faire payer la note et non pas à celui qui l’a égaré.
L’outrecuidance de MM. Trichet et Draghi, l’actuel et le futur dirigeants de la BCE, est proprement incroyable. Dans une lettre qui devait être théoriquement secrète, car ces hommes jouent sous la table, ils entendent imposer à l’Italie un véritable programme de gouvernement ultra-libéral, équivalant à la mise sous tutelle d’un Etat souverain, comme le faisait l’Empire britannique au XIXe siècle. L’on croît rêver, mais c’est un cauchemar de banquier central rendu fou par la drogue financière : l’on trouve dans la lettre non seulement la liste de mesures de « libéralisation de toute la structure de l’économie italienne », mais le calendrier pour leur application et même les outils législatifs à utiliser. Le gouvernement est invité à agir par décrets, un mode « plus raide et efficace » que le débat parlementaire. Comme Obama aux Etats-Unis, la BCE s’assoit ainsi sur le principe républicain de consentement aux dépenses par les élus du peuple. Parler de coup d’état permanent n’est plus une image.
Sur le fond, la BCE exige une réforme du marché du travail, avec « moins de rigidité sur les contrats à durée indéterminée... et une modification d’un système fondé sur l’extrême flexibilité des jeunes et des précaires, face à une totale protection des autres » – bref, un alignement systématique par le bas, y compris l’assouplissement du droit de licenciement ! En outre, la BCE veut que les mesures d’austérité votées par le Parlement italien pour 2014 soient appliquées dès 2013 et que les sociétés municipales qui gèrent la collecte des déchets, les transports publics et la distribution de l’électricité et du gaz soient privatisées. Pire encore, après qu’un référendum ait décidé que la gestion de l’eau serait municipalisée, la BCE implique que l’on fasse le contraire ! Enfin, les banquiers centraux européens imposent l’inscription de l’équilibre budgétaire comme règle d’or au coeur de la Constitution.
Après avoir protesté, le gouvernement italien se trouve obligé de s’incliner. Il s’agit donc bien d’une dictature financière imposée à l’Europe par des hommes comme Mario Draghi, sans foi ni loi, qui a dirigé Goldman Sachs alors que cette banque organisait toutes les fraudes de la Grèce, et a dèjà présidé en personne, comme directeur du Trésor italien, au dépècement de son propre pays. Les pires bandits sont ceux qui sautent à la gorge de leurs anciens complices. Les dirigeants européens ont par ailleurs déclaré que l’implication des banques privées dans l’assistance à la Grèce, pour aussi limitée qu’elle soit, resterait un cas unique et ne saurait donc en aucun cas constituer un précédent. En clair, ce sont les victimes qui doivent payer, et non les coupables.
L’indigence et le manque de courage politique des dirigeants européens sont ainsi prouvées. Ils ne sont que les supplétifs des banques d’affaires et de leurs représentants au sein des banques centrales, c’est à dire de tout le système qui de proche en proche remonte à la City et à Wall Street. Il faut de toute urgence arrêter leur folie financière, qui est devenue un crime contre les peuples et contre les économies, c’est à dire contre le futur de nos sociétés.
Nous devons faire un autre monde, dans lequel la justice sociale et la croissance économique réelle, proclamées après la victoire de 1945 sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, soient de nouveau respectées. Le fascisme financier dont j’ai dénoncé le chantage lors de la campagne présidentielle de 2006-2007 est aujourd’hui au pouvoir. Il faut nous battre pour l’arrêter, en appliquant les textes constitutionnels et législatifs existants. Car ce sont nos ennemis qui les violent, comme ils violent le principe même de notre Constitution, le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
Quant à la nation italienne, l’heure est venue pour nous tous de la défendre, ne serait-ce que par intérêt bien compris, puisqu’après elle c’est notre pays dont les mêmes veulent mettre la tête sous le billot.
La France doit retrouver sa place dans le monde comme idée. Sa mission immédiate est de sauver notre voisine, l’Italie. L’on disait hier « Italia fara da se » ; disons aujourd’hui « Italia faremo noi ».
9 août 2011 (Nouvelle
Solidarité) — Tout indique que Timothy Geithner, agissant pour le compte d’Obama, a activement conspiré avec David Beers, directeur à Standards and Poor’s Londres et chargé de l’attribution des
notes souveraines, dans la dégradation de la note souveraine des états-Unis annoncée le vendredi 5 août par cette agence de notation. Les deux raisons avancées par S&P sont : 1) la
nécessité de réduire le déficit de 4000 milliards de dollars sur les dix prochaines années, et 2) la nécessaire révision des « politiques et des pratiques institutionnelles américaines ».
Dans ce deuxième point, l’agence se permet clairement de faire pression pour que l’Amérique s’oriente vers une forme de dictature. L’un des représentants de S&P a résumé cette vision dans la
soirée de vendredi lorsqu’il a déclaré à la télévision que l’Amérique était désormais « une démocratie dysfonctionnelle ».
Cependant, les coupes de 4000 milliards sur dix ans et la sape de l’autorité constitutionnelle du Congrès dans la détermination du budget, sont deux objectifs poursuivis de longue date par Barack Obama. La Commission Simpson-Bowles mise en place par celui-ci en 2010 avait déjà pour objectif de réduire le déficit de 4000 milliards sur dix ans. Et lorsque Obama a pris les commandes des « négociations sur le plafond de la dette » après le 4 juillet 2011, l’objectif de « son grand accord » était aussi de couper 4000 milliards de dollars de dépenses sur dix ans.
Au vu de l’intelligence qui semble exister entre les objectifs de S&P et ceux d’Obama, nous ne serons pas surpris d’apprendre que les auditions de la Commission des finances de la Chambre des représentants ont révélé l’existence d’une grande quantité de courriers électroniques secrets échangés entre Geithner et Beers depuis mars 2011 au sujet de la notation de la dette américaine, et que tous deux ont eu « de nombreux contacts, fréquents et réguliers » depuis que Beers a placé la dette américaine sous « surveillance négative » au mois d’avril.
C’est Beers, cependant, qui, le 4 juillet, très probablement après s’être entendu avec Geithner, a pour la première fois rendu publics ces objectifs dans des déclarations au Financial Times de Londres et à Bloomberg News. Selon lui, l’action du Congrès pour relever le plafond du déficit du gouvernement américain ne serait pas suffisante pour préserver sa note AAA et il serait également nécessaire de procéder à des coupes budgétaires et à un relèvement des impôts pour réduire le déficit public de 4 000 milliards sur dix ans.
Obama s’est immédiatement emparé de la déclaration de Beers pour enfermer les négociations sur le relèvement du plafond du déficit public, rejetant tout relèvement simple et entamant des négociations secrètes avec Boehner pour « le grand accord ». C’est-à-dire 4000 milliards de dollars de réduction du budget sous forme de hausses des prélèvements et de coupes budgétaires, « mettant y compris la Social Security, Medicare et Medicaid (assurances maladie respectivement pour les personnes âgées de plus de 65 ans et pour les pauvres) sur le billot » pour la première fois. Nous voyons maintenant vers où cela va : un coup d’Etat contre les états-Unis équivalant à la loi des pleins pouvoirs à Hitler en 1933.
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