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Europe

Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 17:39

Par John Lloyds

750 milliards mis sur la table en quelques heures, impensable quelques jours avant, mieux et plus vite que Paulson, et en infraction avec le traité européen qu'on avait déjà tiré aux forceps, voilà la danse du ventre pharaonique qui a été jouée dans la nuit de dimanche à lundi à Bruxelles, peu avant l'ouverture des marchés, pour éviter un lundi noir qui aurait du conclure les débandades boursières de la fin de semaine. Si lundi les marchés ont applaudi les roulements de hanches de la belle Lagarde et de ses homologues, certains analystes pensent que cette somme colossale ne sera que la dernière tournée offerte aux Danaïdes et sera suivie par une descente aux enfers précipitée.

http://www.alterinfo.net/photo/2094150-2907297.jpg?v=1273746172

 

Qu'on se représente déjà le chiffre : Le new deal de Roosevelt, c'était 50 milliards en dollars d'aujourd'hui, et le plan Marshall, 100 milliards d'aujourd'hui (1). Mais se rend-on compte que cette somme fabuleuse, 750 milliards, l'intervention la plus démentielle de tous les temps, et de loin, ne représente qu'à peine plus de 10% de la dette de la zone Euro, qui est de 7.000 milliards d'Euros (2)? Se rend-on compte aussi que sur cette somme, où l'intervention du FMI doit être considérée comme complémentaire de l'intervention européenne, plus de la moitié des 750 milliards, soit 440 milliards, doivent être considérés comme "mobilisables", c-a-d qu'ils n'existent pas encore? Et pourtant ! Cette somme si folle fait si pâle figure ! "Cela ne suffira pas", indique philippe Dessertine (1), ce que confirme Frederic Lordon : "un plan de sauvetage de l’Espagne seule a été estimé par Natixis à un ordre de grandeur de 400-500 milliards d’euros, et l’on ne parle encore ni de l’Italie, ni de l’Irlande" (9).
 
 Rien n'est fondamentalement changé, au contraire, si le gouffre a été temporairement écarté, la situation a fortement empiré : Moody's, en dépit de la décision européenne, a toujours l'intention de poursuivre l'abaissement de la note de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal (3), et, si la cagnotte européenne devait être activée, ce sont les signatures des 3 locomotives européennes (Allemagne, France et Pays-Bas) qui risquent d'en pâtir, selon Dessertine, ce qui provoquerait "une onde de choc" (1). Or dans cette partie de Hold'hem poker, si Bruxelles a abattu une partie de son jeu ce WE, les marchés vont vouloir voir les cartes cachées et vont s'infiltrer dans les failles pour mesurer la consistance de ces annonces : "On va nécessairement utiliser ce dispositif", poursuit Dessertine.
 
 Le dispositif en place n'est en effet rien d'autre qu'une arme anti-spéculation très temporaire, qui aura le mérite de ne pas démentir Sarkozy quelques temps. Contrairement à ce qui avait été exigé du traité de Lisbonne, et c'est la grande nouveauté du WE, les pays dans la mélasse pourront maintenant court-circuiter le marché en empruntant directement à la BCE, qui a contourné le traité en se plaçant sur le second marché. La BCE, achetant depuis lundi de la dette publique et privée, a donc maintenant, à son corps défendant, la capacité de création monétaire, devenant, à l'instar de la Fed, opérateur de planches à billets et incinérateur de junk bonds ; planche à billets, terme qu'elle n'aime pas beaucoup et qu'elle dénie (4) en jurant sur la tête du veau d'or qu'elle réintégrera ultérieurement les liquidités distribuées dans cette orgie européenne qui pourrait invoquer l'ombre de Weimar, en ayant oublié de préciser quelles étaient les seules et très précises conditions économiques qui rendrait possible ce retour de liquidités.
 
 C'est ainsi que la Grèce a pu emprunter, dès Lundi, à un taux bien moins coercitif : "La mesure a contribué à la chute spectaculaire des taux des obligations grecques à 10 ans, qui sont passés de 12,4 % vendredi soir à 6,4 % lundi" (5). Sus aux spéculateurs ! Oui mais voilà, c'est précisemment ce que voulait interdire le traité de Lisbonne, afin de "responsabiliser" les dirigeant politiques. Les spéculateurs sont momentanément arrêtés, mais le robinet de la BCE a été ouvert. Cette fontaine de jouvence, appelée bouton nucléaire dans le jargon financier, s'il est commode dans ses modalités (d'où son appelation anglophone "easing"), donne maintenant la possibilité aux états de s'y abreuver indépendemment de toute responsabilité ou irresponsabilité budgétaire, sans parler du spectre inflationniste. Peut-on pousser la caricature jusqu'à imaginer un gouvernement carburant à l'absynthe qui aurait toujours, quoiqu'il fasse, la fontaine de jouvence à sa portée?
 
 Pas tout-à-fait, car outre les mesures de consultations budgétaires préalables de la commission européenne en préparation - Il faut bien présenter un peu de sérieux - , c'est le FMI qui, de sa hauteur participative de 50%, viendra jouer le père fouettard pour les récalcitrants. Le 9 mai 2010 marquera en effet la date où une organisation supra-nationale, non-européenne, aura conquis le droit d'ingérence sur un pays de la zone Euro dépassé par son endettement, et le droit de briser les acquis sociaux que ses aïeux auront mis 50 ans à construire. DSK aura du mal, après ça, à expliquer qu'il est socialiste (6).
 
 Ce qu'on oublie allégrement de dire dans cette affaire, c'est que l'actuelle crise n'est pas une crise du déficit budgétaire de la Grèce, ni des PIGS, tout au moins pas directement, mais bel et bien une crise des banques européennes, et l'opération de sauvetage n'était pas destinée à la Grèce, mais aux banques européennes, ainsi que le rappelle Marc Faber (7). Ce sont encore, une nouvelle fois, les banques qui ont été sauvées, et, en dépit de la posture sarkozienne à l'encontre des spéculateurs, ce sont des nouvelles munitions que l'on va présenter à la spéculation : "les membres de l’Union, en collaboration avec le Fonds Monétaire International (FMI), préfèrent mettre 750 milliards d’euros à la disposition des marchés. Les spéculateurs doivent se frotter les mains [...] Car, dans l’intervalle, rien n’est entrepris pour stopper la spéculation. Les banques pourront continuer de manipuler les cours comme elles l’entendent. Surtout qu’elles sont maintenant assurées d’être remboursées" (8). Ce ne sont pas les futurs états défaillant de la zone Euro que l'on cherche à sauver, mais leurs créanciers.
 
 C'est donc d'un nouveau hold-up dont il s'agit, au crédit de la spéculation et au débit de la dette publique, qui vient de s'opérer. Les garanties en jeu ne reposent que sur un phénomène de lévitation collective, nommée bootstrapping par Lordon, où la croissance est attendue comme le Messie, faute de quoi l'ensemble du dispositif est condamné à l'effondrement
: "ce sont les États qui se garantissent mutuellement au moment même où leurs solvabilités sont mises en doute. Rien ne permet d’exclure le scénario au terme duquel – dans six mois, douze, dix-huit ? – l’opinion financière, aujourd’hui enivrée par les centaines de milliards gracieusement mis à sa disposition, prendrait pleinement conscience du caractère de bootstrapping de la manœuvre. Si la croyance financière effectue ce nouveau déplacement, l’ensemble du dispositif connaîtra la ruine et tout sera à refaire. Il faut donc souhaiter très fort que la croissance revienne au plus vite" (9).
 
 Or comment envisager une croissance dans le plan d'austérité qui va s'abattre sur toute l'Europe? L'emballement des dettes souveraines sans perspectives de croissance est un suicide organisé. Les financiers sont donc très perplexes devant le plan Européen :  
 
 Jim Rogers : "Le plan de sauvetage européen est un clou dans le cercueil [...] Cela signifie qu'ils ont abandonné l'Euro, ils ne font pas particulièrement attention s'ils ont une monnaie sonnante, tous ces pays dépensent de l'argent qu'ils n'ont pas, et ça va continuer [...] C'est une monnaie politique, et personne ne se soucie de l'économie d'arrière-plan indispensable pour avoir une monnaie solide. Je pense que ça va couler, ils gaspillent encore plus d'argent dans ce problème et ça va rendre les choses pires" (10)
 
 Peter Schiff confirme que toute croissance est inenvisageable, et que l'investissement privilégié restera l'or, devant la monétisation de la dette américaine et européenne : "Ils vont faire un Euro aussi faible que le dollar" (11). Se ruer sur l'or, avant quelle genre de période faut-il avoir ce réflexe?
 
 Constat très simple : force est de constater que la construction devient non seulement toujours plus instable, mais que le pari de sa solidité se base sur l'espérance d'une croissance imminente, dont on sait qu'elle n'aura pas lieu, de part une panne de l'économie réelle et le fardeau d'un plan d'austérité massif, et dont l'absence générera une spirale de dette publique exponentielle. De trois choses l'une :
 
 - Incompétence généralisée ?
 
 - Fuite en avant incontrôlée, faute d'alternative ?
 
 - Construction délibérée d'un effondrement ?
 
 A vous de choisir. Selon Philippe Dessertine, le grand emprunt de 35 milliards était la dernière étape avant le gel des dépenses de l'état, sans qu'on nous l'ait dit. 5 milliards d'économie, "une blague" ! 80 milliards de contribution de la France au dispositif européen, en plus de son déficit abyssal, c'est ça qu'il faut prévoir, c'est un plan comparable au plan d'austérité grec qui nous attend, selon l'économiste (12). Depuis son élection, Sarkozy a fait passer le déficit public de 2,7% en 2007 à 8,2% en 2010 (13), cad qu'il l'a triplé en 3 ans, même les précaires qui ont connu plus que les autres la radicalisation du coût de la vie pendant cette période n'arriveront pas imaginer ce que sera l'austérité française quand elle s'alignera sur celle de la Grèce.
 
 Selon Elie Cohen (13), le plan européen ne fait que repousser les "regains spéculatifs", qui surgiront à nouveau très prochainement, quand les mécanismes nationaux d'activation du plan d'aide mettront en évidence les faiblesses des états en difficultés. Autant dire que le plan de 750 milliards, simple bulle d'air furtive, n'a pas seulement échoué à écarter la potentialité spéculative, mais il enlève tout espoir de croissance, et donc tout espoir de recouvrer les dettes. Autant le dire de suite, la partie est terminée. Et ensuite ? Un des rares à avoir abordé le sujet tabou est Philippe Dessertine, professeur à Nanterre, directeur de l’Institut de Haute Finance, qui, comparant la crise actuelle à celle de 1929, nous situerait actuellement vers ... 1937. "Le temps presse", dit-il, si l'on veut éviter la guerre (14)
   
 LIENS : 
 (1) Philippe Dessertine sur RTL, 2° partie, http://www.rtl.fr/fiche/5940396453/philippe-dessertine-livre-un-cours-d-economie-sur-rtl.html
 (2) Guillaume Roquette (Valeurs actuelles), C dans l'air,
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=5702  
 (3) http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100512-2725.html  
 (4)http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/2010-05/la-bce-ne-fait-pas-fonctionner-la-planche-a-billets-5850286.html 
 (5)http://trends.rnews.be/fr/economie/actualite/politique-economique/bce-sa-volte-face-en-6-questions/article-1194729666991.htm# 
 (6) http://www.voltairenet.org/article151921.html#article151921  
 (7) http://www.youtube.com/watch?v=nE_2RCVkq1w  
 (8) http://www.pauljorion.com/blog/?p=11506#more-11506  
 (9) http://www.fsl56.org/les_actualites/sauver_les_banques_jusqu_a_quand%C2%A0 
 (10)http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=auuRue7wyMWM&pos=7?huffbloomberg 
 (11) http://www.kracheconomique.fr/?p=1690  
 (12) Philippe Dessertine sur RTL, 3° partie, http://www.rtl.fr/fiche/5940396453/philippe-dessertine-livre-un-cours-d-economie-sur-rtl.html 
 (13) C dans l'air, émission du 11 mai, http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1436&date=2010-05-11 
 (14) Philippe Dessertine, interviewé par Philippe Vallet au sujet de son ouvrage, "Le Monde s'en va-t-en guerre", Ed. Anne Carrière, 2010, Audio, http://www.france-info.com/chroniques-le-livre-du-jour-2010-05-11-le-monde-s-en-va-t-en-guerre-de-philippe-dessertine-440473-81-176.html


Source : alterinfo
Par brigitte - Publié dans : Europe - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 17:36



Les Danaïdes, dans la mythologie grecque, sont de délicieuses  jeunes filles qui pour avoir tué sans ménagement  50 jeunes gens ont été condamnées dans les enfers à remplir éternellement un tonneau sans fond.

 

La course éperdue des gouvernements européens  pour voler au secours de la Grèce et d'autres pays les conduit à condamner les peuples européens au supplice des Danaïdes. Il y a quelques jours il était question simplement de 30 milliards d'euros pour « sauver » la Grèce et nous voici dépassant allègrement les 100 milliards sans que personne évidemment ne puisse savoir si cela suffira. Pour éponger les catastrophes cachées qu'ils ont eux-mêmes créées, voici que les mêmes gouvernements mobilisent 700 milliards au risque de créer un nouvel incendie !

 

Le tout repose sur un certain nombre de mensonges.

 

D'abord, pour la Grèce et pour d'autres,  l'on se réfère sans cesse au PIB en rapportant tous les chiffres à cet étalon maintenant universel ; or les économistes savent bien que c'est une quantité qui n'a aucune signification intelligente et qui  est trafiquée en permanence dans tous les pays. Bien mieux, l'Europe savait depuis 2001 que les statistiques grecques étaient volontairement faussées par les pouvoirs politiques de ce pays, les autres gouvernements acceptant par solidarité amicale de fermer les yeux.

 

L'aide promise  à la Grèce est présentée comme un simple prêt avec un taux d'intérêt jugé acceptable et l'on entend avec stupéfaction les ministres des finances des pays prêteurs affirmer, non sans aplomb, que le prêt sera remboursé et même qu'au finish l'opération sera fructueuse ! ! 

 

A l'origine de la crise qui frappe durement la Grèce il y a un point qui est passé absolument sous silence par toute la presse : c'est la cupidité des dirigeants politiques grecs. La Grèce est en fait exploitée depuis longtemps par un petit quarteron  de politiques agissant à leur profit dans un cadre familial ; pour consolider leur pouvoir et la richesse personnelle qui s'ensuit ils ont pratiqué ce que l'on appelle pudiquement le « clientélisme politique » et ont donc recruté des cohortes de fonctionnaires ou de quasi fonctionnaires ; 70 % des Grecs vivent au dépens de l'Etat au lieu de créer de la richesse comme ils pourraient le faire. Il est facile de comprendre que la découverte brutale de cette réalité avec la perspective de perdre leurs avantages soit terrifiante pour ces millions de gens. Ce pays est loin d'être le seul à souffrir d'un excès de fonctionnarisation.

 

Finalement il  a été victime  d'une opération malhônète qui conduit la population à  une double punition. La première est que le peuple grec n'a pas pu s'enrichir normalement en créant de la richesse. La deuxième  vient de ce que la sortie est particulièrement cruelle par les remèdes administrés, ce qui conduit aux émeutes dans la rue avec déjà un certain nombre de décès. Cette analyse s'applique avec des nuances diverses à tous les pays européens même aux plus présumés « vertueux ».

 

En face de cette situation dramatique qu'elle est la réaction de ce que l'on dénomme avec emphase la communauté internationale ?  C'est là que se situe la solidarité entre eux des dirigeants politiques des divers pays, laquelle  est une des faces cachées de cette communauté internationale. Il ne saurait être question pour les autres d'accuser clairement la classe politique grecque, car ce serait risquer le boomerang sur ce qui se passe, sauf exception, dans les grandes démocraties occidentales surtout les plus prétentieuses.

 

Les mesures imposées à la Grèce sont purement mathématiques et arbitraires, en  s'inspirant de la pratique habituelle du  FMI. Jugeant, à juste titre,  que les déficits sont insupportables, les  prêteurs européens obligent le pays  à y porter remède mais sans se préoccuper  du tout de la façon dont la potion sera administrée. La potion est une austérité vraiment dramatique pour le peuple grec, sans que  soit portée nulle atteinte aux privilèges scandaleux de la classe politique. 

 

Il faut ajouter que le secours à la Grèce s'inspire de l'objectif fondamental d'éviter qu'elle sorte de l'euro. Est-il utile de rappeler que Tocqueville Magazine, dès  la création de l'euro, a indiqué non seulement que c'était une création nuisible pour les économies engagées dans cette aventure mais qu'un jour l'euro éclaterait ? Comme beaucoup d'économistes partagent cet avis et l'écrivent clairement dans les journaux, quelle est la raison pour laquelle les gouvernements européens veulent absolument éviter cet éclatement ? L'on retrouve ici encore la cupidité habituelle des politiques. La communauté européenne avec son satellite l'euro est célèbre dans le monde entier pour l'enrichissement indu et considérable des eurocrates allant jusqu'à des retraites parfaitement scandaleuses. L'éclatement de l'euro mettrait à mal l'Europe et par conséquent la rivière argentée où s'abreuve continuellement cet enrichissement !

 

L'incendie des dettes vient ces jours-ci de recevoir un  coup de vent supplémentaire. Un fond de soutien général aux économies en danger va être créé avec 700 milliards d'emprunt ou de garanties. Les Etats européens sont tous connus pour leurs déficits publics, même s'il y a quelques différences entre eux ; l'enrichissement personnel indu des politiques surtout du plus haut niveau est à la fois la cause, le résultat et l'objectif masqué de ces déficits. Au surendettement général il va donc se surajouter un étage. Les peuples sont évidemment abasourdis devant ce cirque, se rendant compte que le supplice des Danaïdes est leur seule perspective.

 

Les marchés en économie représentent la vox populi. Il est possible qu'ils se rétablissent provisoirement Mais il est un principe absolu : personne ne peut lutter indéfiniment contre les marchés.

 

Michel de Poncins

Par brigitte - Publié dans : Europe - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 07:48


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L'Union Européenne totalitaire
et Nigel Farage,
ou le courage d'un seul face
à l'intolérable.
Par eva R-sistons
 
Le visage de l'Union européenne ? Son vrai visage ? Totalitaire, passant par-dessus la volonté des peuples, et leurs besoins ! On ment aux citoyens sur le contenu d'un traité les concernant directement - par exemple sait-on que la peine de mort est rétablie dans le Traité de Lisbonne, et pour... les émeutiers, c'est-à-dire ceux qui, légitimement, sainement, contesteraient la politique monstrueuse de dirigeants psychopathes prêts à tout pour s'enrichir, même à sacrifier les peuples ? § 1 ! Ensuite on ment, via les Médias criminels, en présentant le Traité pour ce qu'il n'est pas ou en fermant la bouche de ceux qui veulent mettre en garde contre ses effets - comme le courageux Nicolas Dupont-Aignan qui d'ailleurs a été empêché de se présenter à la Présidentielle -; enfin on organise des consultations bidons à travers une information tronquée, partisane, ou pire encore, lorsque le vote des peuples est clairement non, on contourne ce vote en présentant un pseudo-traité différent, voté celui-là par ceux qui sont d'accord, en général les Elus vendus au Grand Capital international qui emprisonne les peuples et les réduit à la pauvreté §2 !
 
Et qui a orchestré ce véritable coup de force contre les Nations, contre les citoyens ? Le Président de la France, qui pour le malheur de tous les Européens, présidait alors au destin de cette Union, une union d'ailleurs de pure forme, car la solidarité en est bannie ! 
 
Avons-nous réalisé que nous avons tous été victimes d'un véritable coup de force, sans précédent ? Et ceux qui l'ont organisé et qui, hypocritement, ont toujours le mot de démocratie à la bouche, ceux-là devraient être dénoncés pour haute trahison envers les peuples et traduits en Justice ! 
 

Jusqu'à quand allons-nous nous laisser conduire à l'abattoir ? Ceux qui exercent de hautes responsabilités, au Parlement censé nous représenter, ou dans les Banques ou dans les Médias ou à la tête des conglomérats industriels, ne sont que des traîtres à la cause humaine, des...    LIRE LA SUITE

Par brigitte - Publié dans : Europe - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 18:16

 
par Míkis Theodorákis*


Le compositeur et ancien ministre grec Míkis Theodorákis ne croit pas que son pays soit responsable du malheur financier qui l’accable. Il décèle derrière cette crise la main de Washington et dénonce le rôle du FMI.


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Míkis Theodorákis

Avec le sens commun dont je dispose, je ne peux pas expliquer et encore moins justifier la vitesse à laquelle notre pays a dégringolé à partir de 2009, au point de faire appel au FMI, perdant ainsi une partie de sa souveraineté nationale et passant à un régime de tutelle. Et il est curieux que personne jusqu’à présent ne soit occupé du plus simple, c’est-à-dire de notre parcours économique avec chiffres et documents, de manière à ce que, nous ignorants, comprenions les causes réelles de cette évolution vertigineuse et sans précédent, qui a comme résultat la perte de notre identité nationale accompagnée de l’humiliation internationale.

J’entends parler d’une dette de 360 milliards, alors qu’en même temps je vois les mêmes dettes, voire de plus grandes, dans de nombreux autres pays. Par conséquent, celle-là ne peut pas être la cause essentielle du malheur. Ce qui me pose problème également, c’est l’exagération des coups internationaux dont notre pays est la cible, d’une telle coordination quasi-parfaite contre un pays d’une économie insignifiante, ce qui finit par être suspect. Ainsi suis-je conduit à la conclusion que quelques uns nous ont culpabilisé et nous ont fait peur, de manière à nous conduire au FMI, qui constitue un facteur essentiel dans la politique expansionniste des Etats-Unis et tout le reste concernant la solidarité européenne est de la poudre aux yeux, pour cacher qu’il s’agit d’une initiative purement états-unienne, pour nous jeter dans une crise économique artificielle, de manière à ce que notre peuple ait peur, qu’il s’apprivoise, qu’il perde des conquêtes précieuses et enfin qu’il se mette à genoux, une fois acceptée la domination étrangère. Mais pourquoi ? Pour servir quels plans et quels objectifs ?

Bien que j’aie été et reste partisan de l’amitié gréco-turque, néanmoins je dois dire que je crains ce renforcement soudain des relations gouvernementales, et les contacts précipités entre ministres et autres acteurs, les déplacements récents à Chypre et la prochaine visite d’Erdogan. Je soupçonne que derrière tout ça se cache la politique états-unienne avec ses projets suspects, qui concernent notre espace géographique, l’existence de gisements sous-marins, le régime de Chypre, la mer Egée, nos voisins du nord et l’attitude arrogante de la Turquie, le seul obstacle étant la méfiance et l’opposition du peuple grec.

Tous, autour de nous, peu ou prou, sont attachés au char des Etats-Unis. La seule différence c’est nous, qui depuis la dictature de la Junte et la perte de 40% de Chypre jusqu’aux embarrassantes polémiques avec Skopje (Ancienne République Yougoslave de Macédoine) et les ultra nationalistes Albanais, nous recevons des coups sans prendre conscience.

Il faudrait ainsi que nous soyons éliminés en tant que peuple et c’est ce qui arrive exactement aujourd’hui. J’appelle les économistes, les politiciens, les analystes, à me démentir. Je crois qu’il n’existe pas d’autre explication logique en dépit du complot international, auquel ont participé les européens pro-US du type Merkel, la Banque Européenne, la presse réactionnaire internationale, tous ensemble ont participé au ” grand coup ” de la dévalorisation d’un peuple libre à un peuple soumis. Tout au moins, je ne peux donner aucune autre explication. Je reconnais que je n’ai pas de connaissances spécifiques mais ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. Peut-être beaucoup d’autres pensent comme moi et nous le verrons peut-être les jours à venir.

En tout cas, je voudrais préparer l’opinion publique et souligner que si mon analyse est juste, alors la crise économique (laquelle, comme je le dis, nous a été imposée) n’est que le premier verre amer d’un repas de Lucullus qui suivra et que cette fois-ci viendront aussi des questions nationales cruciales, dont je ne veux pas imaginer où elles nous conduiront.

Je souhaite avoir tort.

 

Míkis Theodorákis

Compositeur et homme politique grec

 

Source : Réseau Voltaire

Par brigitte - Publié dans : Europe - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 18:07

vendredi 7 mai 2010, par Olivier Bonnet


grèce"Le nouveau plan d’austérité annoncé dimanche 2 mai est une véritable catastrophe pour la population grecque, les salariés du privé comme du public, les retraités et les privés d’emplois, proteste le Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM), qui énumère ses mesures antisociales : Gel des salaires et des retraites de la fonction publique pendant 5 ans ; Suppression de l’équivalent de 2 mois de salaires pour les fonctionnaires ; Diminution de 8% de leurs indemnités déjà amputées de 12% par le précédent plan d’austérité du gouvernement dirigé....Lire la suite

Par brigitte - Publié dans : Europe - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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