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cher(e)ami(e)« Levez-vous, comme des lions sortant de leur torpeur, En nombre invincible ! Secouez vous chaînes à terre, comme une rosée qui dans votre sommeil serait tombée sur vous ! Vous êtes nombreux — ils sont peu. »
Extrait de La Mascarade de l'anarchie, Ecrit en 1819 après le massacre de Peterloo par les autorités anglaises à l'encontre de gens manifestant contre la faim, Shelley a intitulé son poème ainsi pour bien montrer que lorsque le pouvoir en place fait appel à la violence pour rétablir un ordre arbitraire, il perd toute légitimité et ne peut être assimilé qu'à l'anarchie. ce poème en faveur d'une révolution non violente était l'un des favoris de Gandhi, qu'il lisait aux centaines de milliers de manifestants pacifiques en faveur de l'indépendance de l'Inde Vous le trouverez ICI dans une traduction française.
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Quelques brèves récentes
contre l’avis d’Obama, la Russie somme l’OTAN d’éradiquer l’opium afghan
2 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) – Mercredi 24 mars, lors d’une séance du conseil Russie-OTAN à Bruxelles, le directeur du Service fédéral russe
pour le contrôle des stupéfiants (FSKN), Viktor Ivanov a soumis à l’examen de l’OTAN un projet russe de lutte contre la production de drogue afghane baptisé « Arc en ciel II :
Russie-OTAN ».
La Russie propose notamment d’inclure dans le mandat de la Force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) en Afghanistan la destruction des plantations du pavot, une politique diamétralement à l’opposé à celle d’Obama et de l’OTAN.
Selon les données fournies par les autorités sanitaires russes, rien qu’en 2009 l’Afghanistan a produit 800 tonnes de drogue et reste le principal fournisseur de la Russie dont les habitants dépensent 17 milliards de dollars par an pour se procurer de la drogue.
Avec 2,5 millions de toxicomanes de 18 à 40 ans, « accros » à l’héroïne arrivant à 90% en provenance d’Afghanistan, la Russie voit exploser le nombre de décès, de cas de SIDA et d’hépatite. cependant, elle n’est pas seule. D’après les statistiques de l’ONU, que cite Ivanov, la consommation mondiale d’héroïne pour 2008 se décline ainsi : 70 tonnes (21%) pour la Russie, 88 tonnes (26%) pour l’Europe et 22 tonnes (6,5%) pour les Etats-Unis et le canada. N’est-il pas choquant que le nombre de morts provoqué par la drogue en Afghanistan se révèle cinquante fois plus élevé que les pertes en vies humaines lors des combats ?
Ivanov signale en passant que si la production d’opium fut réduite par douze entre 1998 et 2001, depuis l’arrivée de la force internationale de l’OTAN, envoyée pour « traquer » Al Qaida après le 11 septembre 2001, cette production augmenta de quarante fois ! Aujourd’hui, les provinces où sont déployées les unités de la coalition produisent 92% de l’héroïne et de l’opium afghans.
Pour sa part, le secrétaire scientifique du conseil de coordination des prévisions de l’Académie des sciences de Russie Vladimir Evseïev déplore le fait que « la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan ne prévoit pas de lutter contre la production de drogue ».
Lyndon LaRouche souligne qu’en Afghanistan, « Les Etats-Unis, sous la présidence d’Obama, s’occupent à défendre le droit des trafiquants de drogue à poursuivre leurs affaires sans entraves. Nous menons une guerre et nous envoyons des troupes en Afghanistan pour tuer et nous faire tuer afin de protéger des trafiquants de drogue ! ces trafiquants font parti des forces qui cherchent à soumettre la Russie par le biais des évènements qui viennent de se produire dans le métro de Moscou. ces choses ont été faites (…) avec l’autorisation et les encouragements du Président ! (…) Les mêmes forces, le même group de gens, qui était derrière les attentats du 11 septembre, s’en prennent aujourd’hui à la Russie et s’en prendront à d’autres pays (…) Et Obama commet quasiment un acte de haute trahison en déployant les troupes américaines dans ce cadre… »
Lire aussi :
- Afghanistan : comment les
britanniques et cheney protègent l’opium
Afghanistan : un amiral de l’OTAN en porte-à-faux avec Obama
6 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) — Prenant la parole lors d’une conférence avec des diplomates le 1er
avril à Stuttgart, l’amiral américain James G. Stavridis, depuis juillet 2009 commandant des forces US en Europe (US EUcOM) depuis juillet 2009, poste qui va de pair avec celui de
commandant suprême des Forces de l’Alliance atlantique en Europe (SAcEUR pour Supreme Allied commander EURope), a affirmé que le trafic de drogue, en particulier l’héroïne en provenance
d’Afghanistan, le trafic de personnes et la contrebande d’armes sont des facteurs aggravant les rivalités régionales de certaines territoires où le manque de coopération est légendaire.
« Quand on regarde d’un point de vue global la région du caucase, comme on le fait suite aux attentats à Moscou, alors on doit s’inquiéter du terrorisme ».
Prenant le contre-pied de Richard Holbrooke, l’envoyé spécial d’Obama dans la région qui s’oppose radicalement à toute politique d’éradication de la drogue, Stavridis suggère que « l’OTAN devrait faire plus contre l’héroïne qui pénètre dans cette région à partir de l’Afghanistan ». Pour lui, pas moins 30000 Russes âgés de 18 à 24 ans ont trouvé la mort en 2009 à cause de cette drogue. « Rien que cela, en soi et pour soi, représente un désastre humanitaire. Et le profit et l’argent de ce trafic retournent directement chez les talibans en Afghanistan, a-t-il précisé. Les profits obtenus par la culture du pavot représentent annuellement de 100 à 400 millions de dollars pour les insurgés. Et bien que la production soit légèrement en baisse cette année, la situation est loin d’être bonne ».
Stavridus sait fort bien que les Russes s’inquiètent de la production du pavot en Afghanistan. « Les autorités russes ont de plus en plus exprimé leurs critiques à l’égard des Etats-Unis et de l’OTAN, exigeant une stratégie plus agressive d’éradication des cultures de drogue ». Il affirme qu’il ne tardera pas à prendre contact avec la contrepartie russe pour discuter de la lutte antinarcotique de l’OTAN qui, officiellement, prétend aider les paysans à s’investir dans des cultures vivrières.
Lire aussi :
- Le général Mccrystal a été nommé par les forces pro-drogue
Michel Aglietta en franco-saxon de choc
Paris, le 6 avril 2010 (Nouvelle Solidarité)—Quelques semaines après
l’attaque contre l’empire américain en déclin, lancée par Niall Ferguson dans Foreign Affairs, le plus important think-tank de l’Empire britannique, le Royal Institute for International
Affairs (RIIA, plus connu sous le nom de chatham House), se fendait d’un projet pour remplacer le dollar comme monnaie de réserve par les DTS, dans le cadre d’un système dominé par le FMI
où opèreraient en parallèle, plusieurs zones monétaires.
En France, c’est Michel Aglietta, membre du cEPII (centre d’études prospectives et d’informations internationales) qui abonde dans le même sens dans une série de propositions rendues publiques en janvier 2010 sous le titre : « Quelle réforme du système monétaire international ? »
Se réclamant tout autant de Keynes, Michel Aglietta propose dans ce document qu’en remplacement du système dollar, « le FMI devienne un embryon de préteur international en dernier ressort » avec « des droits de tirage spéciaux comme instrument de réserve ultime ». comme dans les propositions de chatham House, les DTS cohabiteraient dans un système où persisteraient des zones monétaires spécifiques, à pouvoirs renforcés, par exemple une zone asiatique et une zone euro.
Depuis les années 1970, analyse Aglietta, le système dollar a évolué vers un semi-étalon dollar, avec des monnaies des grands pays développés, libres de fluctuer vis-à-vis du dollar ; d’autres, des pays en développement, lui étant liées par des systèmes de change plus ou moins administrés.
Selon l’économiste, la rupture dans ce système s’est manifestée par « l’insoutenabilité de la dette accumulée » par le pays émetteur de monnaie, c’est-à-dire les Etats-Unis. Dans ces conditions, dit-il, « la coopération monétaire régionale est une condition préalable à l’émergence d’un nouveau système monétaire international ». L’Europe existe déjà et les pays asiatiques y seront amenés naturellement, étant donné la baisse des importations des Etats-Unis et de l’Europe en provenance de leurs pays, qu’ils devront compenser par des exportations dans leur propre zone.
Tout ceci devrait se traduire par une organisation de type nouveau au sein du FMI avec de nouveaux rapports de force face au dollar. ceci pose d’abord le problème de l’Europe qui ne parle pas actuellement d’une seule voix au sein du FMI. comment résoudre ce problème ? certainement pas par une plus grande « concertation intra-gouvernementale », qui respecterait le peu qui reste de souveraineté nationale. ce serait, dit-il, « la pire des choses » ! A la place, il propose « un leadership politique fédéral ».
Michel Aglietta compte ainsi faire d’une pierre deux coups : obtenir l’intégration politique supranationale européenne et établir un nouvel équilibre au sein du FMI. L’Europe, en additionnant les quotes-parts de tous ses membres, représente actuellement 30% des quotes-parts du FMI. Mais si elle peut parler d’une seule voix, en tant qu’entité supranationale, elle pourrait accepter de réduire ces parts à 15 ou 20%. ces quotes-parts abandonnées par l’Europe pourraient ainsi aller renforcer celles d’une éventuelle zone monétaire asiatique. Pour comprendre où il veut en venir, rappelons que les Etats-Unis détiennent, depuis le début, une minorité de blocage de 16% des quotes-parts, toute décision au sein du FMI devant être prise à une majorité de 85% des voix. Avec 15%, l’Europe serait pratiquement au même niveau que les Etats-Unis.
Enfin, comme pour le projet de chatham House, Michel Aglietta propose que les pays dotés d’une quantité excessive de réserves en dollar puissent créer « un compte de substitution » au sein du FMI, pour leur permettre de diversifier leurs réserves en dehors du marché des changes, évitant ainsi les fortes variations perturbatrices de taux de change qui pourraient résulter de ventes massives hors du dollar.
Lacune abyssale de ces projets, ils ne se préoccupent pas du tout de comment réorganiser l’endettement spéculatif géant que constitue désormais une grande part de ce qu’on appelle l’économie mondiale, et sans l’élimination duquel il n’y a aucun espoir de faire repartir une nouvelle économie productive.
Ensuite et surtout, poser d’emblée la question d’une réorganisation monétaire et des rapports de force entre zones monétaires, sans poser d’abord le problème d’une autre politique économique qui permette d’éviter de telles crises, nous conduit à des erreurs fallacieuses. En quoi, par exemple, les politiques de l’Europe représenteraient-elles aujourd’hui une alternative aux politiques du dollar hégémonique ? Les économies des bulles immobilières de l’Espagne, de l’Irlande ou du Royaume-Uni, les pratiques financières de pays d’Europe de l’Est, menées sous l’œil bienveillant de l’Europe, sont l’expression même du système spéculatif du système dollar post Bretton Woods.
Enfin, en posant la question du dollar en tant que telle, ni l’un ni l’autre de ces projets ne manquera de provoquer l’effondrement de la totalité du système. c’est la raison pour laquelle Lyndon LaRouche propose un accord de 4 puissances, Etats-Unis, Inde, chine et Russie pour créer non un système monétaire comme celui de Keynes, mais un système international de crédit public productif orienté vers l’économie physique, plus proche de celui que Roosevelt a établit à Bretton Woods. Il faudrait pour cela : 1) une mise en faillite contrôlée des instruments toxiques à l’échelle internationale, 2) retour à la loi Glass/Steagall définissant une séparation étanche entre banques d’affaires et banques de dépôt, 3) remonétisation par une réorientation des avoirs en dollar, vers des investissement productifs dans l’économie physique. Les accords très importants signés par la chine et la Russie fin 2009, dans les domaines de l’énergie et des chemins de fer notamment, sont un modèle pour ce type de remonétisation.
Voir aussi :
- Signez sans tarder notre pétition pour un (vrai) Nouveau Bretton Woods
- Le Plan LaRouche pour sauver l’économie mondiale
- Les véritables enjeux de la querelle entre Roosevelt et
Keynes
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La question que M. Hervé de Charrette a posée le 24 mars au Gouvernement - et nommément à M.
Bernard Kouchner - sur les relations que la France entretient avec Israël marquera un tournant décisif de la politique tant française qu'internationale, parce que, pour la première fois, une
nation européenne de grand poids aura pris position dans l'enceinte de son Assemblée Nationale sur un drame aussi universel que celui de l'éthique que la démocratie mondiale foule aux pieds au
Moyen Orient.
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