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Vendredi 26 mai 2006 5 26 /05 /Mai /2006 22:20

Il y a quelques années de cela, je suis allé passer quelques semaines de vacances en Tunisie. Non en voyages organisés qui ne vous permettent nullement d’entrer en contact avec la population, mais en voyage libre. Mon compagnon et moi, nous parcourions la campagne aride, le plus souvent à pied, et chaque fois que nous passions en vue d'une maison, nous voyions en sortir une petite fille, un petit garçon ou un jeune homme, les bras chargés de nourriture et d'une boisson - souvent des dattes et du lait fermenté - qui venait vers nous pour nous les offrir en signe de bienvenue. Si le maître de la maison était présent, c'est lui-même qui se déplaçait et qui en plus nous invitait à partager un repas. Ce que nous acceptions parfois, si c'était l'heure de prendre notre déjeuner. On tuait alors une volaille et nous mangions, bien souvent, en échangeant peu de paroles car nous parlions des langues différentes. Mais nous savions nous retrouver sur un autre niveau que celui des paroles; un langage universel qui est celui de l'attitude juste, du geste respectueux, du regard bienveillant qui marque le respect de l'autre, de sa tradition, de sa croyance, de son mode de vie, et qui prouve que nous avions su reconnaître à travers cette rencontre d'une heure, l'Homme dans ce qu'il a d'éternel et de divin. Nous avions su parler le langage de Dieu, celui de l'Amour, de la véritable fraternité.

 

On ne peut s'empêcher de comparer avec ce qui se passe chez-nous, à toutes ces pancartes : "PROPRIÉTÉ PRIVÉE, DÉFENSE D'ENTRER", à la manière parfois violente dont nous sommes abordés par des propriétaires hargneux, et aux menaces dont ils nous gratifient si par malheur ils nous retrouvaient sur leur terre. Nous avons oublié ce que signifiait le mot "hospitalité".

La peur de l'autre, la peur d'être spolié par celui-ci de quelques biens, nous fait dresser des barricades partout. Des barricades matérielles : murs, palissades, clôtures et même parfois des pièges susceptibles de nuire gravement à l'intégrité physique de l'intrus, mais aussi des barricades virtuelles avec divers textes de loi pour repousser l'étranger hors de chez-soi.

 

Nous avons totalement oublié que la vie est échange et don, comme nous l'affirment tous les sages du passé et du présent, et que nous rappelle, non loin de nous, Antoine de Saint-Exupéry :

 

« Si tu n'as rien à donner alors mieux vaut que tu périsses car la vie c'est le don...»

 

Nous ne savons plus ce qu'est échanger. Notre commerce est régi par la loi du plus fort, c'est à dire par la loi des riches spéculateurs, et ceux qui travaillent ne peuvent récolter les fruits de leur labeur à sa juste valeur. Là encore, notre civilisation va à l'encontre de tout ce que nous enseigne la sagesse plusieurs fois millénaires et que Khalil Gibran nous rappelle en ces termes :

 

« C'est en échangeant les dons de la terre que vous trouverez l'abondance et serez comblés.

 

« Cependant, à moins que l'échange ne se fasse dans l'amour et la justice bienveillante, il conduira les uns à l'avidité et les autres à la faim ».

 

 

Par brigitte - Publié dans : Société
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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 22:24

Nasrudin discutait avec un homme qui en savait bien plus que lui sur tout et prétendait de surcroît faire mieux que lui en tout.

 -         Nasrudin, finit-il par dire, organisons un tournoi. On verra bien qui de nous deux est le meilleur. Choisi l’épreuve que tu voudras. Quoique tu proposes, je mettrai moitiè moins de temps que toi, je te le garantis.

 -         J’accepte ! dit Nasrudin ; Tant que les témoins ici présents n’auront pas tranché, nous serons considéré comme d’égale aptitude. Voici ce que j’ai choisi : on verra quand j’aurai mille ans de plus si tu n’as vieilli que de cinq cent ans.

Par brigitte - Publié dans : Société
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Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /Mai /2006 22:09

Pour continuer dans le même ton que mon écrit d’hier, je place ici quelques remarques sur la mafia qui nous dirige actuellement. Celle-ci oublie que nous sommes des citoyens contribuables et électeurs. Cette technocratie fermée qui nous dirige depuis des dizaines d’années ne pense à nous qu’aux moments des élections en nous faisant des tas de promesses pour gagner nos suffrages et nous oublie totalement, ainsi que leurs promesses, une fois les élections passées. Ce qui les motive, c’est l’argent que leurs rapporte le mandat et non le service qu’ils ont à nous rendre par la gestion des affaires de l’état, de la région, du département ou des communes.

J’ai dit technocratie fermée. En effet, les deux parties qui se partagent le pouvoir depuis plusieurs dizaines d’années, UMP (ou RPR ou autres appellations) et partie socialiste ne représentent pas 1% de l’électorat en nombre d’adhérant, et c’est ce mini-mini 1% qui impose son dictat à l’ensemble de la population, sans daigner écouter un instant les aspirations du peuple. Ils disent nous avoir compris, avoir entendu, mais c’est pour mieux nous tromper. Il serait bon, à l’occasion des prochaines élections de rayer ces deux parties là.

Par brigitte - Publié dans : Société
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Jeudi 11 mai 2006 4 11 /05 /Mai /2006 21:47

Lettre du président Ahmadinejad à son homologue américain

Monsieur George Walker Bush, Président des Etats-Unis d’Amérique,

Depuis certain temps, je me demandais comment pourrait-on justifier les contradictions indéniables qui existent sur la scène des relations internationales, et qui sont devenues l’objet d’intenses débats notamment dans les milieux politiques et universitaires. De nombreuses questions restent sans réponses et j’ai décidé de vous évoquer certains de ces sujets contradictoires, en espérant que la situation deviendrait propice à les corriger.

Peut-on rester fidèles aux enseignements du vénéré Jésus Christ (béni soit-il), grand prophète de Dieu, s’engager à respecter les droits de l’homme, considérer le libéralisme comme un modèle de civilisation, s’opposer à la prolifération des armes nucléaires et de destruction massive, lutter contre le terrorisme, et œuvrer pour établir une communauté mondiale unifiée qui sera gouvernée par le vénéré Jésus Christ (béni soit-il) et les justes, tandis que des pays font objet d’intervention militaire, la vie, la dignité et les droits des individus ne sont pas respecter, et que l’on met un village ou une ville à sang et à feu, sous prétexte de la présence éventuelle de quelques criminels ? Peut-on envahir un pays, sous prétexte de l’existence éventuelle des armes de destruction massive sur son territoire, tuer des centaines de milliers de personnes et détruire les infrastructures agricoles et industrielles, en stationnant près de 180.000 effectifs militaires dans ce pays ? Peut-on bafouer les droits les plus élémentaires des citoyens, et à quel prix ? On consacre des centaines de milliards de dollars des réserves de toute une nation, et celles d’autres pays, on expédient des dizaines de milliers de jeunes soldats, sous forme de la force occupante, en les exposant au danger de la mort et en les imposant l’éloignement de leur famille, en les obligeant à salir leur main de sang des autres, et en les imposant également des pressions psychiques les plus dangereuses qui conduisent certains d’entre eux à se suicider. Et lorsqu’ils retournent chez eux, en seront en proie aux différentes maladies. Beaucoup d’entre eux ont été tués et leurs cadavres ont été remis à leurs familles.

Sous prétexte de l’existence des armes de destruction massive, cette grande tragédie a été imposée à la population du pays occupé et le pays occupant, tandis que l’on comprend plus tard qu’il n’existait aucune arme de destruction massive dans ce pays.

Certes, Saddam était un dictateur criminel, mais cette guerre n’avait été déclenchée au départ pour renverser son régime, car l’objectif annoncé de la guerre était le démantèlement des armes de destruction massive. Le régime de Saddam a été pourtant renversé, et les peuples de la région se sont déclarés satisfaits. Mais n’oublions pas que pendant la guerre imposée par l’Irak de Saddam Hussein à l’Iran, le dictateur irakien bénéficiait du soutien de l’Occident.

Monsieur le Président,

Je suis professeur – vous le sauriez peut-être – et mes étudiants me demandent comment pourrait-on justifier ces démarches, en se basant sur les valeurs précitées dont les enseignements du vénéré Jésus Christ (béni soit-il), prophète de la paix et de la clémence.

Les prisonniers détenus à Guantanamo ne sont pas encore traduits à la justice, et ils sont privés d’avoir un avocat. Leurs familles n’ont pas le droit de les rencontrer, et les détenus sont envoyés à l’étranger, là où il n’y a aucun contrôle international sur les conditions de leur détention. Leur statut reste incertain : sont-ils prisonniers, prisonniers de guerre, accusés ou condamnés ?

Les inspecteurs de l’Union européenne reconnaissent qu’il existe aussi des prisons secrètes en Europe. L’enlèvement des individus et leur détention dans des prisons secrètes sont contraires au système juridique international à toutes les valeurs précitées, au début de cette lettre, les enseignements du vénéré Jésus Christ (béni soit-il), les droits de l’homme et les valeurs du libéralisme.

Les jeunes, les étudiants et beaucoup d’autres personnes me posent de nombreuses questions sur la question d’Israël. Vous aussi, vous avez peut-être entendu des questions pareilles. Tout au long de l’Histoire, de nombreux pays ont été occupés, mais le phénomène inouï de notre temps consiste en la création d’un nouvel Etat avec une nouvelle population.

Les étudiants me disent qu’il y a 60 ans, un tel Etat n’existait même pas. Ils me montrent les documents historiques et les cartes plus anciennes pour prouver que l’Etat d’Israël n’existait pas auparavant.

Pour leur répondre, je leur demande d’étudier l’histoire des deux grandes guerres mondiales. L’un d’entre eux m’a dit, une fois, que pendant la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de millions de personnes avaient été tuées. Les forces alliées et leurs adversaires diffusaient les nouvelles de la guerre, et parlaient toujours de leurs victoires, ainsi que des défaites de leurs ennemis. Après la guerre, on a prétendu que six millions de Juifs ont été tués, six millions de victimes qui appartenaient au moins à deux millions de foyers.

Admettons que cette nouvelle était vraie. Pouvait-elle devenir logiquement la raison de la création de l’Etat israélien dans la région du Moyen-Orient ou celle du soutien à cet Etat ? Comment peut-on expliquer ce phénomène ?

Monsieur le Président,

Vous savez bien sûr le prix payé pour la création d’Israël et ses conséquences :
- Le massacre des milliers de personnes,
- L’exode forcés des millions d’habitants de la région,
- La destruction des centaines de milliers d’hectares de champs agricoles, d’oliveraies, de villes et de villages.

Cette tragédie n’est pas finie après la création d’Israël, car elle se poursuit, malheureusement, pendant ces 60 longues années.

Ce régime n’a de pitié même pour les enfants, il détruit les maisons, organise des assassinats ciblés des personnalités palestiniennes, et emprisonnent des milliers d’autres, phénomène rare voire sans précédent pendant ces derniers siècles.

La grande question qui se pose pour beaucoup de personnes est de savoir pourquoi un tel régime bénéficie de grands soutiens de certains gouvernements.

Peut-on dire que ce soutien provient des enseignements du vénéré Jésus Christ (béni soit-il), de ceux du vénéré Moïse (béni soit-il), ou du système des valeurs libérales ?

Y a-t-il un inconvénient de permettre aux vrais propriétaires de la Palestine , à l’intérieur et à l’extérieur des territoires, qu’ils soient musulmans, juifs ou chrétiens, de déterminer le sort et l’avenir de leur patrie, conformément aux principes démocratiques, aux droits de l’homme et aux enseignements des prophètes de Dieu ? Sinon, pourquoi s’oppose-t-on à la tenue d’un referendum ?

Le gouvernement palestinien a été élu récemment par le peuple. Tous les observateurs indépendants reconnaissent que ce gouvernement a été élu démocratiquement. Cependant, on exerce des pressions intenses sur le gouvernement élu des Palestinien et on exige des élus du peuple palestinien de reconnaître le régime israélien, de mettre un terme à la résistance et de poursuivre les programmes de l’ancien gouvernement.

Si les élus du peuple palestinien avaient annoncé une telle plate-forme, avant les élections législatives, pourrait-il espérer obtenir les votes du peuple ? L’attitude de certains gouvernements vis-à-vis du nouveau gouvernement palestinien est-elle conformes aux valeurs précitées au début de cette lettre ? Les gens demandent pourquoi l’on appose son veto à toute résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui condamne les politiques du régime sioniste.

Monsieur le Président,

Je suis proche de mon peuple et je garde mes contacts avec les gens. Beaucoup de personnes, au Moyen-Orient, m’écrivent et me disent qu’elles n’acceptent pas ces politiques ambiguës et illogiques.

Les indices nous montrent que l’opinion publique de la région s’indigne de plus en plus de ces politiques. Je ne veux pas trop allonger la liste de ces questions, mais je tiens à faire plusieurs autres remarques.

Pourquoi tout effort dans la région du Moyen-Orient dans les domaines scientifiques et technologiques, est-il considéré comme une menace contre le régime sioniste ? L’accès à la science et à la technologie n’est-il pas le droit des peuples ?

Vous connaissez bien sûr l’Histoire. A l’exception du Moyen-âge et certaines autres périodes historiques, à quelle époque de l’Histoire de l’humanité les progrès scientifiques et technologiques étaient-ils considérés comme délit ? L’éventualité d’un usage militaire des progrès scientifiques suffit-elle à empêcher les progrès scientifiques et technologiques des nations ? Si la réponse à cette question était affirmative, il faudrait alors s’opposer à toutes les sciences, la physique, la chimie, les mathématiques, la médecine, …

On a menti sur la question de l’Irak. Quel en était le résultat ? Je suis sûr que dans toutes les cultures, le mensonge n’est guère apprécié, et que vous n’aimez pas non plus que l’on vous mente.

Monsieur le président,

Les peuples de l’Amérique latine auront-ils le droit de savoir pourquoi l’on soutient les putschistes dans leurs pays, tandis que l’on s’oppose aux gouvernements élus par les peuples latino-américains ? Pourquoi doivent-ils toujours se sentir menacer ?

Les peuples africains sont des gens assidus, créatifs et talentueux. Ils sont capables de jouer un rôle importants et précieux pour assurer les besoins matériels et spirituels de la communauté mondiale. Cependant, la pauvreté, dans une grande partie du continent africain, les empêche de pouvoir jouer un tel rôle. Ont-ils donc le droit de savoir pourquoi leurs richesses et leurs ressources sont pillées, tandis qu’ils en ont besoin plus que tout autre personne.

Ces démarches sont-elles conformes aux enseignements du vénéré Jésus Christ (béni soit-il) ou aux droits de l’homme ?

Le peuple croyant et courageux de l’Iran a, pour sa part, de nombreuses questions à poser. Par exemple, il y a 52 ans, le coup d’Etat du 1953 a renversé le gouvernement légal de l’époque. L’affrontement à la Révolution islamique, les activités de l’Ambassade (des Etats-Unis) pour soutenir les opposants à la République Islamique d’Iran, le soutien à Saddam pendant la guerre qu’il avait déclenchée contre l’Iran, l’attaque contre l’avion de ligne iranien, la confiscation des avoir du peuple iranien, les menaces accrues, et le mécontentement du progrès scientifique et nucléaire du peuple iranien, tandis que tous les Iraniens sont heureux de voir les progrès acquis par leur pays. Il y a d’autres questions, mais je préfère de ne pas les mentionner toutes dans cette lettre.

Monsieur le Président,

Les événements du 11 septembre étaient horribles. La mort des innocents partout dans le monde est un événement tragique et regrettable. Le gouvernement iranien a condamné tout de suite les auteurs de cette tragédie et fait preuve de sa compassion pour les survivants et les familles des victimes.

Tous les gouvernements doivent protéger la vie, les biens et la dignité de ces citoyens. Votre gouvernement est doté de vastes systèmes sophistiqués de sécurité, de protection et de renseignements, capables même de pourchasser leurs opposants à l’extérieur des frontières nationales. Les opérations du 11 septembre n’étaient pas simples. Leur planification et leur application seraient-elles possibles sans l’existence de certaines coordinations avec les systèmes de renseignements et de sécurité, ou l’infiltration dans ces systèmes ? Certes, ce n’est qu’une hypothèse rationnelle. Mais pourquoi les différentes dimensions de cette affaire restent-elles cachées ? Pourquoi n’explique-t-on pas les manquements qui ont facilité l’application de cette opération ? Pourquoi les personnes suspectées ne sont-elles ni présentés, ni traduites à la justice ?

Monsieur le Président,

Les gouvernements sont responsables de protéger la sécurité des citoyens. Le peuple de votre pays et ceux des pays situés dans les centres de crise se sentent privés de la sécurité psychique, depuis plusieurs années.

Après les événements du 11 septembre, les survivants et les familles des victimes, ainsi que tous les citoyens américains avaient besoin du calme et de la sécurité, cependant, certains médias occidentaux ont propagé un sentiment d’insécurité, en brandissant sans cesse la menace du terrorisme, pour garder le peuple dans un état de peur permanente. Ont-ils servi ainsi les intérêts du peuple américain ? Les préjudices de cette démarche sont-ils vraiment calculables ?

Les citoyens américains se sont toujours menacés par les terroristes, dans la rue, au travail, à la maison,… Qui profite de cette situation ? Pourquoi les médias propagent-ils ce sentiment d’insécurité, au lieu de rassurer les citoyens ?

Certains croient que ces propagandes visaient à rendre le terrain propice à la justification de l’invasion de l’Afghanistan. Il faut donc évoquer ici le rôle jouer par les médias.

Selon l’éthique professionnelle des médias, ils s’engagent à respecter leur responsabilité à ne pas déformer les réalités, dans leurs informations. Mais malheureusement, les médias occidentaux n’ont pas respecté convenablement leurs engagements. En ce qui concerne l’Irak, le démantèlement des armes de destruction massive était l’objectif annoncé de la guerre. Les média ont répété successivement cette question pour préparer l’opinion publique à accepter la nécessité du déclenchement de la guerre contre l’Irak.

Le vérité ne risque-t-elle pas se perdre au milieu des mensonges et des manipulations ? Cela n’est-il pas en contradiction des valeurs précitées au début de cette lettre ? Ces démarches pourront-elles cacher la vérité de Dieu ?

Monsieur le Président,

Dans tous les pays du monde, les citoyens paient leurs impôts pour que les gouvernements leurs rendent des services dont ils ont besoin.

La question qui se pose est de savoir si la dépense, chaque année, des centaines de milliards de dollars pour la guerre en Irak avait-elle un quelconque acquis pour le peuple ?

Comme vous le savez, dans certains Etats de votre pays, il y a des gens qui vivent dans la misère. Des milliers de personnes sont sans abri. Le chômage est l’un de leurs grands problèmes. Ces difficultés existent dans d’autres pays aussi. Dans une telle situation, peut-on justifier les dépenses pharamineuses des ressources des contribuables pour gérer les expéditions militaires. Cette démarche est-elle conforme aux valeurs précitées au début de cette lettre ?

Monsieur le Président,

Ce que je viens de dire n’est qu’une petite partie des problèmes et des défis des habitants du monde, des peuples de la région et du peuple américain. Mais je voudrais vous parler d’une autre question, et je sais que vous reconnaîtrez au moins une partie de mes remarques :

Les dirigeants sont chargés de leurs fonctions pour une période déterminée. Ils ne sont pas éternellement au pouvoir. Mais leur nom restera dans l’Histoire, et leurs démarches seront jugées par les futures générations. Ces dernières jugeront notre époque pour savoir si nous avons assuré ou non la sécurité et la prospérité, ou si non leur avons apporté l’insécurité et le chômage. Elles nous jugeront pour savoir si nous avons établi la justice, ou si nous avons soutenu sélectivement certains groupes au prix de la pauvreté des autres. Les futures générations nous jugeront pour savoir si nous avons défendu les droits du peuple et des couches défavorisées ou non, pour savoir si nous avons défendu les droits des nations du monde, ou si nous leur avons imposé des guerres, nos interventions illégales dans leurs affaires. Elles nous jugeront pour savoir si nous avons contribué à la paix et à la sécurité mondiale ou si nous avons imposé nos menaces et notre hégémonie aux habitants du monde. Ils voudront savoir si nous avons dit la vérité à notre peuple et aux autres nations, ou si nous avons falsifié les vérités ; si nous avons défendu les peuples ou soutenu les occupants et les oppresseurs. Ils voudront savoir si nous avons gouverné selon les critères comme la logique, l’éthique, la paix, nos engagements, la justice, le progrès, la prospérité, la dignité humaine, ou selon les principes de la force, la menace, l’insécurité, l’indifférence aux revendications des peuples, leurs droits et leurs droits au progrès. Bref, les futures générations voudront savoir si nous sommes restés fidèles à notre serment pour accomplir nos devoirs, et si nous sommes restés fidèles à notre pacte aux prophètes de Dieu.

Monsieur le Président,

Jusqu’où le monde supportera-t-il la poursuite de cette situation ?

Etes-vous satisfait de la situation actuelle du monde ? Croyez-vous que la poursuite des politiques actuelles pourra durer longtemps ? des centaines milliards de dollars que l’on dépense pour la sécurité et les actions militaires pouvaient être consacrés aux investissements infrastructurels, à l’aide aux pays pauvres, au développement de la santé et à la lutte contre les maladies, à l’éducation, à l’aide aux victimes des fléaux naturels, à la création d’emplois, à la prospérité, à la lutte contre la pauvreté, au renforcement de la paix, à la solution des conflits entre les pays, à la lutte contre les conflits ethniques et raciaux,… Dans ce cas-là, le monde ne serait-il pas mieux qu’aujourd’hui ? Votre gouvernement et votre peuple ne seraient-ils pas plus fiers de leurs actions ? La situation politique et économique de votre gouvernement et de votre peuple ne serait-elle pas plus rassurante ? Mais aujourd’hui, le gouvernement américain n’est-il malheureusement pas haï dans le monde ?

Monsieur le Président,

Je ne veux vexer personne. Mais comment les grands prophètes de Dieu, les vénérés Abraham, Isaac, Jacob, Ismaïl, Joseph et Jésus (bénis soient-ils) jugeraient-ils nos comportements ? Dans un monde basé sur la justice divine, et en présence du vénéré Jésus –béni soit-il), accepterait-on de nous charger un quelconque responsabilité ?

Voici ma question la plus importante : n’y a-t-il pas une meilleur voie pour établir de meilleures relations avec les nations du monde ?

Des centaines de millions de Chrétiens, des centaines de millions de Musulmans et des millions de Juifs vivent aujourd’hui dans le monde. Toutes les religions divines nous invitent à l’unicité de Dieu. L’unicité de Dieu signifie que le Créateur des deux monde n’a aucun associé.

Le noble Coran insiste sur cette affinité fondamentale et appelle tous les adeptes des religions divines :

« Vous qui aviez reçu le Livre, venez à une parole commune entre vous et nous : n’adorons que Dieu, ne Lui associons rien, ne prenons point les uns les autres des maîtres à la place de Dieu. »

(Sourate III, verset 63)

Monsieur le Président,

La parole de Dieu et les prophètes divins nous appellent nous tous à l’adoration du Dieu unique et à nous soumettre aux enseignements des prophètes. Nous croyons que le retour à la religion des prophètes de Dieu constitue la seule voie du salut. Je sais que vous êtes un Chrétien pratiquant, et que vous croyez aux promesses de Dieu.

Nous aussi, nous croyons en le vénéré Jésus Christ (béni soit-il), grand prophète de Dieu. Le noble Coran lui rend hommage dans plusieurs versets, et il nous relate cette parole de Jésus Christ (béni soit-il) :

« Jésus dit : En vérité Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-Le. Voilà la voie droite. »

(Sourate XIX, verset 36)


Tous les prophètes divins nous appellent à la soumission à Dieu. Les peuples d’Europe, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie ont tous un Dieu unique, Celui qui dirige ses serviteurs, qui veut du bien pour eux, et qui veut la dignité de Ses créatures.

Voici les promesses des prophètes divins :

Au jour du jugement dernier, tous les hommes se présenteront devant la cour céleste et ils seront jugés par le Créateur. Ceux qui ont fait des œuvres bonnes iront au paradis, et ceux qui ont commis du mal devront attendre le châtiment de Dieu. Je crois que vous et moi, nous croyons tous deux au jour du jugement dernier. Le jugement des dirigeants sera plus sévère. Nous devons être responsables face à nos peuples et tous les gens qui ont subi les conséquences de nos actes.

Les prophètes de Dieu nous ont appelé à l’adoration de Dieu, à la justice et au respect de la dignité humaine. Si nous croyons vraiment à l’unicité de Dieu, la justice, le respect de la dignité humaine et le jour du jugement dernier, ne serait-il pas possible de surmonter tous les obstacles qui ne sont que des résultats de notre éloignement de Dieu et des enseignements des prophètes ? Ne serons-nous pas capables de développer la paix, l’amitié et la justice ? La majorité des habitants du monde ne nous demandent-ils pas de respecter ces principes ? Ne répondrez-vous pas affirmativement à cet appel au retour ver les enseignements des prophètes, l’unicité de Dieu, la justice, le respect de la dignité humaine, et la soumission à la volonté de Dieu et les enseignements de Ses prophètes ?

Monsieur le Président,

L’Histoire nous apprend que les oppresseurs ne pourront pas durer longtemps. Dieu ne leur permet pas de déterminer longtemps le sort de l’humanité. Dieu n’abandonne pas seuls le monde et les hommes. Les événements de l’Histoire nous apprennent qu’il y a toujours une volonté suprême, celle de Dieu qui est supérieure à toute autre puissance.

Monsieur le président,

Peut-on nier les changements et les évolutions survenus dans le monde moderne ?

Peut-on comparer la situation actuelle du monde avec celle d’il y a dix ans ? Les changements sont vastes et rapides. Les habitants de la planète ne sont pas contents de la situation actuelle. Ils se méfient souvent des promesses et des déclarations faites par les dirigeants des grandes puissances mondiales. Les habitants de nombreuses régions du monde se sentent en l’insécurité, ils s’opposent à la guerre, à l’insécurité et aux politiques ambiguës.

Les peuples protestent contre l’écart qui sépare les riches et les pauvres. Les peuples s’indignent du développement maléfique de la corruption. Les peuples de nombreux pays du monde sont mécontents des assauts qui ébranlent les piliers de leurs cultures, les piliers de la cellule familiale et des sentiments humains.

Les peuples du monde se méfient des organisations internationales, car ces organisations sont incapables de défendre leurs droits. Le libéralisme et la démocratie occidentale n’ont pas pu concrétiser les idéaux de l’humanité. Les penseurs et les sages prévoient l’échec final de la pensée et des structures de la démocratie libérale.

De nos jours, les habitants de la planète se tournent massivement vers la source infinie du salut, le Dieu unique, et il n’y a l’ombre d’un doute que les peuples qui se tournent vers Dieu et les enseignements des prophètes divins sauront surmonter tous les obstacles. Voici ma dernière question : Ne voulez-vous pas les accompagner ?

Monsieur le Président,

Que l’on le veuille ou non, le monde marche vers l’adoration de Dieu et vers la justice, et la volonté de Dieu sera supérieure à tout.

Paix et salut sur ceux qui suivent la bonne voie.

Mahmoud Ahmadinejad. Président de la République Islamique d’Iran

 

Source :  

La lettre du Président Ahmadinejad au Président Bush - Forums al-imane

Par brigitte - Publié dans : Société
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Mercredi 10 mai 2006 3 10 /05 /Mai /2006 21:19

« Comment peut-on être Persan », s’écriait-on au siècle de Montesquieu. Moi je dirai volontiers aujourd’hui : comment peut-on ne pas âtre citoyen du monde ?

Quand on voit les atrocités, les injustices, les exactions commises au nom de l’idole Patrie, quand on voit à quelles sanglantes impasses conduisent tous les nationalismes, quand on voit comment, pour un peu de pétrole, de cobalt ou d’uranium, les exigences de l’égoïsme nationale font bon marché de la vie et de la dignité humaine, quand on voit comment les sentiments les plus élémentaires d’humanité se trouvent bafoués dès qu’il s’agit de conquérir une zone d’influence ou d’assurer la possession d’une matière première, quand on voit les sommes fabuleuses gaspillées pour des armements qui ne serviront jamais ou qui, si par malheur ils servaient mettrait en péril l’espèce entière – autrement dit, quand on voit les peuples se ruiner, ou pour rien, ou pour préparer leur suicide, quand on songe qu’avec le montant de ses dépenses militaires on pourrait résoudre tous les problèmes économiques et sociaux à causes desquels le monde est divisé en bloc antagonistes, quand on songe à tout ce que la science, la médecine, la culture pourraient gagner à une unification du monde qui libérerait tant de puissance, tant d’énergie jusqu’ici absorbés par l’œuvre de mort : comment ne pas rêver, tout au moins d’une humanité sans frontières, et capable enfin de se consacrer à des taches non plus mesquinement nationales mais universelles.

                                                                                         Jean Rostand    

Par brigitte - Publié dans : Société
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