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Iran

Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 08:01

La base arrière-avancée de l’Organisation des Moudjahidine* du Peuple d’Iran (OMPI), a été investie par les forces gouvernementales irakiennes

L’OMPI ou MeK1, Moudjahidine du Peuple d’Iran, organisation militaire et sectaire protégée par Saddam Hussein, avait été, après la chute du dictateur, désarmée mais conservée au chaud par les troupes d’occupations anglo-saxonnes jusqu’au 28 juillet 2009, date de la prise de contrôle du camp par les forces irakiennes en application de l'accord de sécurité de novembre 2008 passé entre Washington et Bagdad.


Au printemps 2003, forts d’environ de 2400 combattants entraînés et fortement disciplinés, perinde ac cadaver, les Moudjahidine disposaient encore de matériels offensifs lourds, artillerie et blindés, constituant ainsi une force d’intervention opérationnelle autonome susceptible d’intervenir en territoire iranien, comme ce fut le cas lors de l'offensive « Lumière éternelle » de l’été 1988 lancée peu avant la signature du cessez-le-feu
entre Bagdad et Téhéran.   
 
 Bien qu’inscrite sur les listes du terrorisme international, l’OMPI bénéficie ouvertement, aujourd’hui plus que jamais, de forts appuis politiques dans les grandes capitales européennes. Tout comme à Washington où des groupes de pression institutionnels, remarquablement organisés et actifs tel le CNRI, le Conseil national de la résistance, servent de vitrine honorable à l’Organisation et de caisse de résonance aux campagnes lancées contre la République islamique. Leurs porte-parole officieux occupent ainsi une place importante sur les antennes de Voice of America dont les émissions à destination de l’Iran parviennent à échapper, selon toute apparence, au brouillage classique.
 
 Dès avant même la Révolution de 1979, à l’époque où Zbgniew Brzezinski convainc le président Carter d’abandonner Reza Chah, au moment où celui-ci laissait paraître des velléités de renationalisation du secteur pétrolier, les É-U auraient commencé à soutenir, voire encourager, l’activisme terroriste des Moujahiddin e-Khalq dans la perspective d’établir une « République iranienne orientée vers le fédéralisme ». Un choix « fédéral » clairement inscrit dans la charte constitutive du mouvement et dont la logique implicite est celle d’un éclatement de la nation iranienne en provinces autonomes. Constatons que l’apparent échec de la politique américaine ces trente dernières années, en Iran et dans la Région (un fiasco sur lequel d’ailleurs nul n’insiste outre mesure), n’a cependant pas influencé l’Administration américaine quant à ses objectifs généraux ; ni à renoncer ou à modifier un projet qui poursuit vaille que vaille son bonhomme de chemin, qui en fait a pris un nouvel élan avec l’ouverture du dossier du nucléaire militaire en 2004 par le truchement de l’OMPI/CNRI, ce qui n’est sans doute pas une simple coïncidence.
 
 Or, il semble que ce ne soient pas des considérations purement humanitaires qui aient uniquement prévalu dans le maintien des troupes, certes désarmées, de l’OMPI au Kurdistan irakien, cela jusqu’au 28 juillet 2009 dans le contexte d’une « réorientation » de la politique américaine à l’égard de l’Iran,  alors que le Parlement irakien avait voté l’évacuation de cette base depuis juin 2007. Il n’en demeure pas moins que le maintien par la précédente administration américaine, d’une force d’intervention aguerrie, certes désarmée mais  susceptible d’être réactivée, est un aspect du dossier qu’il convient de garder présent à l’esprit.  Une force supplétive entraînée et disciplinée, pouvant être rendue opérationnelle selon des délais raccourcis, aurait pu, le cas échéant, participer à une offensive  en territoire iranien comme ce fut le cas en 1989 peu avant la signature du cessez-le-feu irano-irakien, même si alors l’opération se solda par un cuisant échec !
 
 Rien n’interdit de penser que telle tentative aurait pu être un jour réitérée à l’occasion d’une crise majeure politique ou militaire voire en cas de conflit, cela en parallèle avec des actions du PEJAK appuyé par le PPK, en vue d’ouvrir un front de diversion sur le flanc ouest du dispositif de sécurité iranien. Hypothèse qui n’a rien d’absurde si l’on considère que d’autres opérations de fixation pourraient simultanément être déclenchées, au Sud, dans le Khouzistan et à l’Est, au Baloutchistan.
 
 Ajoutons que, depuis le Camp Ashraf2, l’OMPI a longtemps assuré un important travail d’écoute des télécommunications iraniennes (militaires et
politiques) au profit du Pentagone en continuation de la mission de renseignement effectuée avant 2003 au profit du régime baasiste. L’OMPI en outre, par le truchement de ses réseaux et relais dans la classe politique occidentale, possède en effet la capacité d’injecter dans les circuits médiatiques internationaux, des informations obtenues par des canaux parallèles tels la NSA ou le Shin Beth, permettant aux  sources originales, par ce biais, de rester dans l’ombre. Un rôle de collecteur de renseignements stratégiques, mais, tout aussi important, une activité de diffuseur, de relais et de chambre d’écho, essentielle dans le cadre des stratégies indirectes mise en œuvre pour créer les conditions d’un changement de régime et faire évoluer la nation iranienne vers un fédéralisme de marché.
 
 Interrogé sur ses sources l’OMPI déclare faire appel au secteur privé pourvoyeur de renseignements à caractère stratégique, notamment au marché libre des images satellitaires.  Ainsi, les premières révélations relatives au programme nucléaire iranien, le 14 août 2002, interviennent par le canal d’Ali Reza Jafarzadeh, analyste attitré de la chaîne Fox News et membre des Moudjahidine du Peuple. De la même façon Ali Safavi , lui aussi membre des Moudjahiddine du peuple, et qui va créer à Londres en 2003, le Near East Policy Research dont les programmes sont focalisés sur les « droits de l’homme, les menaces régionales tels le terrorisme et la prolifération nucléaire, l’expansion de l’extrémisme religieux, la construction de la démocratie et les défis économiques », remet en août 2002, à Vienne, à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), des clichés satellites relatifs aux installations de retraitement iraniennes, images qui donnent le coup d’envoi de la campagne dirigée contre l’Iran de cette date à aujourd’hui. Campagne internationale relative au programme nucléaire iranien, l’ensemble constituant un ensemble détonnant pouvant éventuellement déboucher sur la « guerre » selon les propos du  Ministre français des
Affaires étrangères, M. Kouchner, en septembre 2007 !   
 
 Reste que, depuis le 3 décembre 2007 et le rapport du NIE, il serait loisible de supposer que  ces révélations quant au caractère offensif du programme nucléaire iranien, pourraient n’avoir été qu’un élément de manipulation parmi d’autres mesures actives, initiées dans le cadre d’un  ambitieux plan de déstabilisation de la République islamique. Comme précédemment évoqué, dans l’hypothèse d’un changement de régime en Iran, l’OMPI pourrait être appelée à occuper une certaine place - au moins dans la phase de transition -  dans  la construction d’un État fédéral iranien, l’une des idées organiques de la « Constitution » interne du mouvement.  
 
 En tant qu’organisation militaire (l’arrière-salle de la vitrine politique plus familière aux élus européens), et à l’instar du PKK, l’OMPI demeure de toute évidence l’un des atouts dont disposent les É-U dans leur guerre cachée pour le démembrement de la puissance iranienne. Il ne s’agit évidemment pas d’une simple hypothèse d’école, mais d’une tendance géopolitique  inscrite dans la longue durée contemporaine et dont nous voyons ici et maintenant les effets, avec pour preuve de la remarquable efficacité dont l’Administration américaine a fait preuve dans le dossier des Balkans : en effet il n’aura fallu que quinze ans pour achever, avec l’indépendance du Kossovo en février 2008, le démantèlement de la Fédération yougoslave, puissance régionale et ex-pourvoyeur d’armes de l’Irak baasiste.  
 
 L’OMPI, quoique privée de sa base arrière-avancée en territoire irakien, n’en demeure pas moins un atout, une carte de réserve importante en raison de son organisation et de sa pénétration de l’establishment occidental européen et nord-américain (indépendamment du camp Asraf liquidé à bon escient, c’est-à-dire en temps opportun selon l’agenda du Département
d’État) car pouvant être appelé à jouer un rôle similaire à celui du Congrès national irakien que Washington avait instrumenté aux fins de justifier son invasion de l’Irak  en 2003. Cela indépendamment du fait que le
7 mai 2009, cent trois eurodéputés issus de 24 États membres de l'UE aient envoyé un message au Président Obama pour lui demander d’imiter l'exemple européen en effaçant l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran de la liste des organisations terroristes.
 
 Jean-Michel Vernochet  pour Geopolintel
 
 9 Août 2009  

 
 Notes :
 
 * Moudjahidine étant le pluriel de « moudjahid » ne prend pas de "s" ; tout comme taliban est le pluriel de taleb.
 
 1 - L'Organisation des Moudjahiddines du peuple d’Iran, les Mujaheddin-e-Khalq (MeK), se présente comme un mouvement de résistance armée au régime des mollahs. À l’origine mouvement islamo-marxiste  d’opposition à la monarchie Pahlavi, après avoir collaboré à la Révolution islamique en 1979, ses positions se sont ultérieurement radicalisées jusqu’à une pratique revendiquée et assidue du terrorisme contre les intérêts iraniens, en particulier depuis leur sanctuaire irakien du camp Asraf, ceci sous couvert du régime baasiste.  Catalogué « organisation terroriste » depuis mai 2002 par l’UE, l’OMPI, grâce à d’efficaces actions de lobbying (par exemple en ralliant  à sa cause l’ancien Premier ministre et commissaire européen Édith Cresson), est parvenu en 2009 à se libérer de cette étiquette infamante, pourtant, dans son cas, largement justifiée. Rappelons qu’en 1971 les Moudjahidine du Peuple inaugurent leur lutte armée en tuant 6 conseillers américains ; le 28 juin 1981  le MeK revendique un attentat qui décime les dirigeants du Parti de la République Islamique, tuant l’ayatollah Behechti ainsi que quatre ministres, six vice-ministres et le quart du groupe parlementaire du PRI, soit 72 morts au total. Une organisation terroriste et sectaire donc qui en juin 2003, après les arrestations de leurs dirigeants en exil à Auvers-sur-Oise, en France, à l’initiative du juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière, suscite chez ses militants une vague d’immolations par le feu à Paris, à Rome, Londres, et Bruxelles; sacrifices fanatiques et commandés qui ont fait en France l’objet d’un procès à l’automne 2007.
 
 2 – Construit dans les années 80 et situé dans le gouvernorat de Diyala, à 100 km de la capitale irakienne et à moins de 80 km de la frontière iranienne, la prise de contrôle par la force (un millier d’hommes) du camp Asraf où se trouvait regroupé quelque 3500 combattants et cadres des MeK (désarmés par les forces d’occupation en 2003), aurait occasionné 200 blessés parmi les Moujahidine du peuple d’Iran et 60 parmi les membres des forces de sécurité dont 20 grièvement. Une prise de contrôle qui s'inscrit dans le cadre de l'accord de sécurité signé en novembre 2008 entre Washington et Bagdad et aux termes duquel  l’autorité sur le camp devait passer aux forces irakiennes. On imagine mal cependant que ce tardif  passage à l’acte, le 28 juillet 2009, ait relevé de la seule initiative du gouvernement Al Maliki, autrement dit sans feu vert de l’Administration américaine… laquelle se défausse, au moment opportun choisi par elle, d’une carte devenue sans valeur. Également, une concession irakienne à Téhéran, qui ne coûte guère à Bagdad mais constitue un indéniable élément de satisfaction pour les Iraniens dont s’était là une demande aussi pressante que récurrente.
Par brigitte - Publié dans : Iran
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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /Août /2009 08:10
 
   
 

13/08/2009  
  
   Le procès de Clotilde Reiss est terminé mais la lectrice Française à l'université d'Ispahan,  arrêtée le 1er juillet et accusée d'espionnage et d'implication dans les émeutes de juin, reste en prison et ne pourra quitter l'Iran avant que soit rendu un verdict, a annoncé mercredi la justice iranienne.
   "Reiss est en détention mais le procès pour examiner les accusations qui pèsent sur elle est terminé", a indiqué le procureur de Téhéran, Saïd Mortazavi, cité par l'agence Fars.
   "Toute décision pour qu'elle soit libérée sous caution (...) ou qu'elle reste en prison appartient au juge", a-t-il ajouté.
   "Dans le cas d'une acceptation de la caution et d'une remise en liberté, cette ressortissante française n'a aucunement le droit de quitter le pays jusqu'à ce que soit rendu le verdict", a-t-il précisé.
  
Reiss, ainsi qu'une employée franco-iranienne de l'ambassade de France à Téhéran Nazak Afshar, ont comparu samedi devant un tribunal de Téhéran avec d'autres personnes. Afshar a été libéré sous caution, mais " l'examen des accusations se poursuit contre elle", a souligné Mortazavi.
 

Pour sa part, Reiss  a avoué avoir participé aux émeutes et avoir écrit un rapport à un institut dépendant de l'ambassade de France, estimant "avoir commis une erreur", selon l'Irna.
 
Sachant que pendant les manifestations, Reiss prenait des photos avec son téléphone portable puis les envoyait, selon ses dires,  "à un ami français qui se trouve à Téhéran" .
 
Plusieurs agences de presse iraniennes ont en outre affirmé que la France avait dit être prête à payer une caution pour obtenir la libération de Mlle Reiss.
  
L'ambassade de France à Téhéran a envoyé une note officielle constituant un engagement à payer une caution pour la libération de Clotilde Reiss, indique une source politique iranienne non-identifiée citée par ces agences.
 
Depuis plus d'un mois, la France demande sa libération, évoquant " un malentendu concernant les intentions de Clotilde Reiss".
Pour le père Reiss, sa fille ne s'intéresse pas à la politique mais à la culture iranienne qu'elle connaît très bien.

Or, Reiss est  diplômée de l'Institut de sciences politiques de Lille, alors que son mémoire porte sur le système éducatif iranien.  

Source : Al-Manar
Par brigitte - Publié dans : Iran
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 15:53


Ecrit par L'IRIB   
Mercredi - 12 Août 2009 - 11:10
Sample ImageIRIB- Rémy Reiss, le père de Clotilde Reiss, ressortissante française arrêtée, en Iran, a déclaré avoir remis, il y a deux ans, aux autorités françaises les informations nucléaires de l'Iran reçues de sa fille Clotilde. Selon l'IRNA, Rémy Reiss est le Directeur d'une unité de l'Organisation de l'Energie atomique française. Sa fille a été arrêtée sous l'accusation d'espionnage. Clotilde Reiss a déclaré, lors de son procès, qu'elle avait remis, il y a deux ans, aux autorités françaises, des informations sur le nucléaire iranien. Depuis 1990 et conformément à des circulaires à l'adresse des centres sensibles, comme l'Organisation de l'Energie atomique, les services de renseignements et les centres scientifiques, en France, tous les membres des familles des employés de ces centres doivent être surveillés de près, et lors de leurs déplacements dans des pays, comme l'Iran, la Libye et l'Irak, les services de renseignements du ministère de l'Intérieur français, la DST, doivent en être informés.

Source : http://french.irib.ir/
Par brigitte - Publié dans : Iran
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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 21:51

Sarkozy En Fait Plus Pour Une Française Détenue En Iran Que Pour Une Diplomate Française Rouée De Coups En Israël.

SarkoSioniste se tait quand des soldats sionistes passent à tabac une diplomate française mais menace l'Iran d'une crise diplomatique quand ce pays arrête une étudiante française qui a séjourné à Ispahan, ville iranienne proche de la centrale nucléaire de Natanz, en l'accusant d'espionnage. La Sarkosie n'est même plus capable de défendre son personnel diplomatique contre les brutalités de l'armée et de la police israéliennes et laisse même les soldats israéliens chier sur le drapeau français.


Sarkozy En Fait Plus Pour Une Française Détenue En Iran Que Pour Une Diplomate Française Rouée De Coups En Israël

Reiss la Mata Hari d'Ispahan ?


En Iran, une jeune étudiante française, Clotilde Reiss, maître de conférence pendant 5 mois à l'université d'Ispahan a été empêchée de quitter le territoire iranien et est détenue depuis le 1er Juillet. Selon les autorités françaises elle aurait été arrêtée et incarcérée pour avoir pris des photos lors de manifestations post électorales. Pourtant, cette explication est plus que douteuse. Alors même que de nombreuses photos ont circulé sur internet, pourquoi la gouvernement iranien, qui a intérêt à ce que le calme médiatique revienne, irait-il arrêter une française pour quelques photos prises, au risque de provoquer un incident diplomatique avec la France ? Les raisons avancées par le Quai d'Orsay et l'empressement de Sarkozy à tourner en dérision les accusations d'espionnage avancées par Téhéran, semblent indiquer qu'il y a "anguille sous roche".

Clotilde Reiss présentée par les médias français comme une "amoureuse de la culture perse" a obtenu une licence d'histoire de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, un dulco de persan de l'Inalco, un Master 1 de relations internationales à l'IEP de Lille. Présentée comme chercheuse en Master 2 en "Politique comparée" à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, de mars à juin 2008 elle a bénéficié d'une bourse de courte durée de l'IFRI, l'Institut français des relations internationales. Son domaine de recherche déclaré est la sociologie politique en Iran. Elle a ensuite trouver ce poste à l'Université d'Ispahan.

L'IFRI, qui a donc brièvement financé ses études, n'est pas n'importe quel institut. Il se présente sur son site comme étant "l’un des principaux centres indépendants européens de recherche, de rencontres et de débat sur les questions internationales" dont l'originalité toujours d'aprés son site " est inscrite dans une ferme volonté d’orienter les travaux de recherche vers l’action."

Néanmoins, il ne précise pas vers quel type d'action.

Parmi les membres de l'IFRI, on trouve des missions et représentations diplomatiques. Mais, cultivant le secret, l'IFRI interdit à ses membres de révéler publiquement leur appartenance à cet institut sans son accord. Il a été créé en 1979 par Thierry de Montbrial, un proche du ministère des affaires etrangères au Quai d'Orsay où il a mis sur pied le Centre d'analyse et de prévision et en a été le premier directeur (1973-1979). Thierry de Montbrial est un habitué des réunions du Groupe Bilderberg et un proche de la FAF, French American Fondation (qui a un siège à New York et un autre à Paris), dont l'objectif tel que définit par la Fondation elle-même est "de renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique" et qui attire à elle des personnalités du monde politique, économique français, de droite comme de gauche.

L'IFRI est une association reconnue d'utilité publique (loi de 1901) qui offe la possibilité à ses membres de participer aux grands débats internationaux.L'IFRI lui-même déclare qu'il "joue un rôle important dans la "diplomatie intellectuelle". En ce qui concerne son financement, toujours selon son site, " l’Institut a mis l’accent sur la diversification de ses sources de financements et présente aujourd’hui une forme originale en France, de partenariat public-privé. Ses ressources proviennent pour moitié environ du secteur public et pour moitié du concours de ses membres, de contrats d’étude et de recherche conclus avec des entreprises et différents organismes français, du financement de programmes de recherche par des organismes internationaux (Commission européenne, etc.) ou de fondations internationales."

Clotilde Reiss fournit comme coordonnées à Téhéran, celle de l'IFRI :
IFRI, 52, Rue Adib, Ave Vahid Nazari, Ave. Felestin, Téhéran, Iran, tél: (+9821) 6... et 66 41 21 53, fax : (+9821) 66 40 55 01 - clotilde.reiss@gmail.com

Ispahan, où a séjourné pendant 5 mois Clotilde Reiss, n'est pas n'importe quelle ville d'Iran. Ancienne Capitale de la Perse connue pour ses magnifiques mosquées, ses palais et ses jardins, son art de vivre, ses artistes et poètes et ses fleurs, elle est également classée au patrimoine de l'humanité. Ce serait donc selon les médias français pour toutes ces raisons que Clotilde Reiss aurait choisi d'y séjourner. Mais, c'est aussi au nord d'Ispahan que se trouve le principal site d'enrichissement d'uranium iranien celui de Natanz, dont les activités sont surveillées de près par l'AIEA.. Il compte aussi des installations de recherches sur le nucléaire. A la centrale d'Ispahan on va transformer l'uranium enrichi en pastilles de carburant nucléaire. En avril dernier, le président iranien, Mohamed Ahmadinejad avait révélé que son pays faisait tourner environ 7.000 centrifugeuses à Natanz, et que le pays avait testé "deux nouveaux types de centrifugeuses d'une plus grande capacité que celles existantes".

Alors qu'elle genre de photos Clotilde Weiss, qui a récemment bénéficié d'une bourse IFRI dont le président, proatlantiste, est un habitué des réunions du groupe Bilderberg, un proche du Quai d'Orsay et de la Sarkobarbouzerie, a--t-elle prises à Ispahan ? De simples photos des manifestations post électorales ? Où des photos pouvant compromettre la sécurité de l'Iran, raison pour laquelle le gouvernement iranien l'accuse d'espionnage ?

A-t-elle joué les Mata Hari à Ispahan ?


SarkoSioniste laisse les soldats israéliens maltraiter des diplomates français et chier sur le drapeau de la France

Selon un article de Libération du 25/06/09, intitulé " La France humiliée par Tsahal" publié le 22 Juin dernier :

"la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. « Je peux te tuer », a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner » la visite de Netanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.

Miette.

D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

Excréments.

Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux - pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : « Sale arabe, ont va revenir te tuer ». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français - le « t » en trop - qui a choqué l’enseignante."


http://www.liberation.fr/monde/0101576075-la-france-humiliee-par-tsahal

Malgré tout cela, l'ambassadeur d'israél n'a pas été convoqué au Quai d'Orsay, encore moins à l'Elysée, Netanyahou a eu droit au tapis rouge et à une grande démonstration de Sarkoaffection lors de sa récente visite à Paris.

Pourtant, lorsqu'il s'agit de l'Iran, SarkoSioniste ne se gêne pas pour interférer dans les affaires intérieures de ce pays comme cela a été le cas après l'élection présidentielle, puis après l'arrestation de plusieurs membres du personnel local de l'ambassade de Grande Bretagne accusée d'avoir, en bafouant les règles de neutralité que lui impose son statut, inciter à la violence via les activités de ce personnel, et maintenant en menaçant de représailles diplomatiques l'Iran avec cette affaire de la Mata Hari française d'Ispahan.

En Iran Debut 2009 Un Plan De Révolution "Douce" De La CIA Avait Déjà Eté Déjoué
http://www.planetenonviolence.org/
Par brigitte - Publié dans : Iran
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 18:28

05/08/2009 Le porte parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, a condamné la position du ministère allemand des Affaires étrangères sur le procès des émeutiers en Iran.
 
"La demande faite par le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, de relâcher immédiatement les émeutiers qui ont provoqué des troubles au sein de la société et infligé des dommages considérables aux biens publics, banques et magasins, va à l’encontre de toutes les lois" a affirmé Ghashghavi.
 
 
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a également qualifié de sans fondement les allégations du ministre allemand des Affaires étrangères, qui a regretté le manque de transparence et qualifié le procès des émeutiers d’injuste.
 
 
Hassan Ghashghavi a, dans ce contexte, rappelé le ministre allemand du récent crime commis, au sein du tribunal de Dresde (Allemagne), et qui a couté la vie à une jeune femme musulmane.
 
Il a également conseillé au ministre allemand de demander aux responsables judiciaires de son pays d'entreprendre des mesures appropriées pour améliorer la situation inquiétante des tribunaux allemands, avant de s'ingérer dans les affaires judiciaires des autres pays.

Source : http://www.almanar.com.lb/

Par brigitte - Publié dans : Iran
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