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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 17:13

L A   L E T T R E   D U   W E B M E S T R E

   

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L'étreinte inavouée
par Yannick Caroff


Ma peau contre ta peau,
Mon corps contre ton corps…
C'est d'un œil complice
Que tu m'invites au vice.

Ma peau contre ta peau,
Mon corps contre ton corps…
C'est dans la sensualité chaude de tes bras
Que tu m'enivres de ton parfum, pas à pas.

Ma peau contre ta peau,
Mon corps contre ton corps…
Mon plaisir, enfin, s'accorde à tes caresses ;
Et je m'abandonne à l'excitation de la paresse.

Dès le matin,
Tu t'offres à moi,
Dès le matin,
Tu me susurres ta loi.

Quand vient le soir,
J'oublie mes scrupules.
Quand vient le soir,
Je rêve que je te bouscule.

Mais c'est dans l'hypothèse d'un nouvel amant,
Que ton emprise me domine.
C'est dans la contemplation de l'éternel printemps,
Que tu honores ton nom de Routine.

***

Il va s'en dire que le webmestre vous souhaite une excellente rentrée,
qui ne sera certainement pas,
comme certains d'entre vous en ont peut-être l'intuition, comme les autres.

Soyez vigilant(e)s... et proactifs (ves) !!!

(PS : trois nouveaux articles de Jacques Cheminade sur Karl Marx, sur la résistante Hélène Berr et la Loi Hadopi sont disponibles sur le site.)

Bien cordialement,
Le webmestre

Les dossiers de Solidarité et Progrès
disponibles en ligne

Cliquez ici pour la liste complète
et tous les détails

 
Faites circuler l'Appel pour une Commission d'enquête sur la crise financière à vos amis
(En .pdf
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Notre dernière vidéo



La triple courbe et Rosa Luxemburg
Durée 29min


Quelques unes de nos meilleures vidéos



Perfide Empire - Conférence de Jacques Cheminade
dure 2h30min


L'avenir du monde est en Afrique
Jamais vous ne regarderez plus
l'Afrique de la même manière ! dure 12min


L'indispendable commission Pécora
Première production française : dure 15min


L'histoire de l'économie comme on
ne vous l'a jamais enseignée !
Film d'une durée de 1h41min


Déjà un grand classique
en matière d'économie politique !
Film d"une durée de 1h30min


     

Quelques brèves
récentes

Zepp-LaRouche : en Allemagne un référendum sur le traité de Lisbonne s’impose

1 septembre 2009 (LPAC) — Le 26 août, le Bundestag a commencé sa première lecture de la loi d’accompagnement du traité de Lisbonne, révisée suite à la décision de la Cour constitutionnelle allemande du 30 juin, qui déclare inconstitutionnelle la loi initiale dans la mesure où elle ne protège pas la souveraineté allemande.

Les partis politiques en place ont réagi à ce verdict en tentant de faire adopter à la hâte une nouvelle loi qui reconnaît formellement la décision de la Cour mais bloque par ailleurs tout débat en profondeur sur la question ; ainsi, ils entendent légitimer le vote — anticonstitutionnel — des 515 parlementaires qui avaient adopté le traité en avril 2008.

La faction pro-Lisbonne espère faire adopter cette nouvelle loi au Bundestag (la chambre) le 8 septembre et au Bundesrat (le sénat) le 18 septembre – soit quelques jours avant les élections fédérales du 27 septembre et avant le second référendum irlandais sur le traité de Lisbonne le 2 octobre.

En outre, la classe politique allemande promeut une lettre ouverte rédigée par une trentaine d’experts en droit constitutionnel, critiquant la décision du 30 juin de la Cour et appelant à une réduction des pouvoirs de la Cour qualifiée désormais d’« obstacle » à la supranationalisation de l’Europe.

Il faut noter que cette initiative inquiétante émane des deux professeurs qui représentaient le gouvernement Merkel à la Cour constitutionnelle, Ingolf Pernice et Franz Mayer.

Le 28 août, dans un communiqué à la presse, Helga Zepp-LaRouche, présidente de notre parti frère le Büso (Mouvement des droits civiques Solidarité), qui fait campagne contre le traité de Lisbonne depuis sa signature par les 27 gouvernements de l’UE, en décembre 2007, a dénoncé ces méthodes.

Vu le peu de confiance que les Allemands accordent à leur classe politique, Mme LaRouche pense que, par respect pour la Constitution, l’organisation d’un référendum populaire sur le traité de Lisbonne en Allemagne s’impose. Enfin, elle propose au gouvernement d’avoir recours au droit légitime de l’Allemagne de sortir de tous les traités de l’UE, parce que « la poursuite de politiques néolibérales est incompatible avec l’intérêt fondamental propre à notre pays ».

Helga Zepp-LaRouche avertit aussi que, malgré les illusions, le traité de Lisbonne ne protègerait aucunement l’UE des conséquences d’une faillite d’Etat des Etats-Unis.

Si l’UE s’en tient à sa politique actuelle, elle verra s’effondrer son propre empire monétariste régional et sera frappée par une vague de soulèvements sociaux, à l’instar de la révolte populaire qui se développe aux Etats-Unis. « Cette révolte de la population américaine est actuellement le facteur le plus marquant de la politique mondiale, écrit Mme LaRouche. Si ce mouvement réussit à chasser du gouvernement les représentants de Wall Street et (...) certains économistes comme Ezekiel Emanuel et Peter Orszag, et à mettre à l’ordre du jour la politique rooseveltienne de Lyndon LaRouche, alors il sera possible de créer une nouvelle architecture financière à l’échelle internationale. »

Article à lire : Traité de Lisbonne : la Cour constitutionnelle allemande exige des garanties

LaRouche : pas d’alternative à la défaite de l’Empire britannique en Afghanistan

1 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Selon des sources à Washington, le président Barack Obama risque assez rapidement d’augmenter à nouveau la présence militaire américaine en Afghanistan, après avoir étudié les recommandations du nouveau commandant des forces américaines et de l’OTAN, le général Stanley McChrystal.

D’après des fuites dans la presse, McChrystal exige l’envoi de jusqu’à 20 000 soldats supplémentaires, et le Président serait disposé satisfaire cette demande, malgré les mises en garde de certains conseillers de haut niveau, y compris son conseiller à la Sécurité nationale, le général James Jones.

Le 17 août, le discours de Barack Obama devant la convention annuelle des Veterans of Foreign Wars (les anciens combattants), semble confirmer ces orientations. Il a notamment qualifié la guerre contre l’insurrection en Afghanistan de « fondamentale pour la défense de notre peuple ». Adoptant un ton digne de l’ancien vice-président Dick Cheney, il déclara : « Ce ne sera pas rapide. Ce ne sera pas facile. Mais nous ne devons jamais oublier qu’il ne s’agit pas d’une guerre fondée sur un choix, mais sur une nécessité. »

En ce qui concerne les institutions américaines, le consensus exige que les Etats-Unis ne puissent se retirer d’Afghanistan avant la mise en place d’un gouvernement stable à Kaboul et la défaite des Talibans et d’al-Qaeda. Mais à ce stade, ils se renforcent et l’on ne fait plus de distinction entre Talibans et seigneurs de la drogue, responsable d’une production d’opium et d’héroïne qui alimente désormais 95% du marché illicite mondial.

Commentant cet absurde « consensus institutionnel », Lyndon LaRouche a averti que les Britanniques « nous ont attirés dans un guet-apens et veulent que nous y restions jusqu’à l’échec total ».

La politique de l’Empire britannique a toujours consisté à induire les pays ciblés à s’autodétruire en s’embourbant dans des guerres qui ne les concernent pas. C’est ce qu’ils ont fait pour le Vietnam. « Lorsque le Président John F. Kennedy, suivant les conseils de généraux à la retraite, notamment Douglas MacArthur et Dwight Eisenhower, de ne jamais se laisser prendre dans une guerre terrestre en Asie, a commencé à élaborer des plans de retrait des forces américaines d’Indochine, les Britanniques l’ont fait assassiner. » Son successeur, Lyndon Johnson, a quant à lui plongé tête baissée dans le Vietnam, « par peur des balles assassines qui emportèrent Kennedy », précisa LaRouche.

Pour l’essentiel, dit LaRouche, « l’ennemi n’est pas tant les Talibans ou al-Qaeda, mais les ruses jouées par l’Empire britannique. Si l’on ne comprend pas le rôle des Britanniques et le genre de manipulations spécifiques qu’ils manigancent, on tombe presque invariablement dans leurs pièges, comme on a pu constater avec le "dossier d’information" cuisiné par Tony Blair en 2002 sur les prétendus armes de destruction de masse irakiennes en 2002.

« Toutes les guerres qui ont eu lieu depuis la moitié du XVIIIe siècle ont été manipulées par les Britanniques. (...) Ils exploitent les oeillères idéologiques, les haines mesquines, et induisent les nations à s’autodétruire. Souvent, pour atteindre leurs objectifs, ils prennent des décisions qui semblent compromettre la Grande-Bretagne elle-même. C’est ce que le gouvernement d’Harold Wilson a fait en 1967-68, en sabotant la livre sterling. Ils l’ont fait pour induire les Etats-Unis à abandonner l’ensemble du système de Bretton Woods ; et c’est exactement ce que Richard Nixon a fait, sous l’influence de George Shultz et Henry Kissinger, en 1971. A nouveau en 1992, ils ont laissé leur petite marionnette George Soros, un ancien collaborateur des Nazis, diriger une attaque contre la livre sterling, ce qui a fait éclater le Mécanisme de taux de change européen, qui avait des taux quasi fixes. Sa disparition posa les bases de l’autodestruction de l’Europe continentale, dans le cadre du traité de Maastricht.

« Tel est le modus operandi de l’Empire britannique. Et si certaines personnes autour de la Maison Blanche ne se ressaisissent pas, les Etats-Unis vont s’enfoncer plus profondément encore dans un échec catastrophique en Afghanistan. Il n’y a aucune alternative à la victoire sur l’Empire britannique. »

Article à lire : comment Cheney et les Britanniques protègent l’opium

Londres s’oppose à toute réorganisation du système financier

31 août 2009 (LPAC) — Le principal obstacle à la réorganisation en banqueroute du système financier est la City de Londres et le contrôle qu’elle exerce sur le gouvernement Obama, a reconnu le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück (SPD), lors d’une réunion électorale à Wiesbaden le 19 août, en réponse à une militante de notre parti frère en Allemagne, le BüSo. Cette dernière proposait que le gouvernement accorde la priorité au sauvetage de l’industrie (et non des institutions financières), et à l’annulation des dettes toxiques dans le cadre d’une mise en redressement judiciaire de tout le système bancaire. Faute de quoi, dit-elle, l’Allemagne se retrouvera dans une situation similaire à celle des Etats-Unis, où le Président Obama entend réduire de 30% le budget alloué à la santé, notamment celle des personnes âgées (Medicare), ce qu’on peut à juste titre qualifier d’euthanasie à but économique.

En réponse, Steinbrück reconnut que bien des banquiers voudraient se débarrasser de leurs dettes spéculatives auprès des Etats, mais que lui-même n’en voulait pas. Cependant, dit-il, ces gens prétendent que la valeur de ces titres toxiques pourrait éventuellement remonter, et c’est la raison pour laquelle il faut les conserver dans des « bad banks ». Puis vint l’aveu : « Je ne sais vraiment pas comment nous débarrasser de toute cette dette, comme vous le demandez ! Franchement, je ne sais pas comment le faire ! »

Lorsqu’une autre militante du BüSo lança qu’il devait simplement déclarer ces titres sans valeur et les radier, le ministre des Finances la regarda, incrédule : « Si je devais présenter un tel projet à Londres ou à Washington, ils me prendraient pour un fou. Ils penseraient que quelque chose ne tourne pas rond dans ma tête ! »

Si Peer Steinbrück n’a pas encore le courage de se battre au niveau international, il a au moins posé les enjeux sur la table : la City de Londres et le gouvernement américain, actuellement sous influence de la City, font obstruction à la nécessaire réforme du système.

Quelques jours plus tard, le rôle pervers de Londres s’est à nouveau manifesté dans l’affaire de la reprise d’Opel. Le 21 août, date à laquelle General Motors (GM) devait entamer des pourparlers à Chicago pour décider de qui reprendrait le constructeur automobile allemand (de la firme industrielle Magna, qui jouit de la préférence du gouvernement allemand, ou du spéculateur financier RHJ), le ministre britannique de l’Economie, le fanatique du libre-échange Lord Peter Mandelson,somma GM de « ne pas céder aux intérêts allemands ».

Analyse de Jacques Cheminade
sur l'explosion financière de l'automne :

Faire face aux Ides d’octobre

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Par brigitte - Publié dans : Economie
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 07:05

Publié le 1 septembre 2009

Taxe carbone : non, non, et non

Le gouvernement veut faire avaler au contribuable une nouvelle taxe, sous prétexte de protéger la planète. En réalité, l’écologie n’est qu’un prétexte : la taxe carbone est la dernière trouvaille du gouvernement pour ponctionner le contribuable et faire entrer de l’argent dans les caisses.

Le but de la taxe carbone, nous assure le gouvernement, est de taxer les émissions de CO2, afin de les limiter, et agir ainsi contre le réchauffement climatique.
« Voilà une noble cause », sont censés répondre les Français en sortant leur porte-monnaie. (Lire la suite)
Par brigitte - Publié dans : Economie
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 22:07
En obtenant jeudi la libération du Libyen condamné pour l'attentat de Lockerbie et des excuses suisses pour l'affaire de son fils Hannibal, Mouammar Kadhafi remporte un succès diplomatique retentissant, à une semaine du 40e anniversaire de son arrivée au pouvoir.
  
La remise en liberté jeudi d'Abdelbaset Ali al-Megrahi, après un long feuilleton judiciaire et diplomatique, a coïncidé avec une visite surprise à Tripoli du président helvétique Hans-Rudolf Merz, venu s'excuser pour l'arrestation en juillet 2008 d'Hannibal Kadhafi, une affaire qui empoisonne depuis les relations entre les deux pays.
  
Accueilli en héros à l'aéroport militaire de Maatiga à Tripoli, malgré les critiques de Washington et Londres, M. Megrahi était considéré officiellement par la Libye comme un "otage politique" entre les mains de l'Occident.
   "Nous considérons que Megrahi est un combattant qui s'est sacrifié pour sa patrie et nous devons le respecter", a déclaré à l'AFP l'ancien ambassadeur de Libye à Londres et acteur clé dans le dossier Megrahi.
   "Nous sommes contents de son retour (...) et nous considérons que sa libération est un acquis pour la Libye", a-t-il dit.
  
 
L'accueil chaleureux réservé à Abdelbaset Megrahi est une "revanche sur l'Occident, qui avait déroulé le tapis rouge pour les infirmières" et le médecin bulgares, au moment de leur libération en juillet 2007 après huit ans de détention en Libye", estime un journaliste libyen.
  
Les six praticiens étaient condamnés à mort sous l'accusation d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens.
  
Naguère considéré comme un "parrain" du terrorisme international, la Libye est perçue désormais comme un interlocuteur incontournable notamment pour la lutte contre le terrorisme ou les résolutions des conflits en Afrique où le
pays a effectué des investissements massifs.
  
Cette percée diplomatique, Tripoli la doit surtout à son or noir toujours au centre de ses discussions avec l'Occident.
  
"En faisant miroiter des contrats de plusieurs milliards de dollars, la Libye négocie souvent en position de force notamment en ces temps de crise", estime un diplomate occidental à Tripoli.
  
Le président de la confédération helvétique a du ainsi se plier aux exigences de Tripoli, en présentant jeudi ses "excuses pour l'arrestation injustifiée" de Hannibal Kadhafi l'été dernier.
   La Libye, très agacée de cette arrestation, avait suspendu en octobre 2008, en guise de représailles, les livraisons de pétrole vers la Suisse, retiré des banques helvétiques des avoirs d'un montant estimé à 5 milliards d'euros, mis fin aux programmes de coopération entre les deux pays et imposé des restrictions aux sociétés suisses.
  
Fortement critiqué par la presse helvétique, M. Merz a dit avoir atteint les deux objectifs qu'il s'était fixés en venant en Libye: régler "l'affaire Hannibal" et faire revenir les sociétés suisses sur le marché libyen.
  
Ces excuses ont été qualifiées vendredi d'"humiliation" par la presse suisse qui estime que la Confédération a dû "capituler" devant le leader libyen en reniant l'Etat de droit.
  
Réintégrée dans le concert des nations, la Libye est devenue un partenaire incontournable de la communauté internationale pour son influence en Afrique mais aussi ses réserves énergétiques.
  
Après des années de mise à l'écart, le leader libyen, qui préside l'Union africaine, pourrait ainsi fêter tout auréolé de gloire le 40e de son arrivée au pouvoir le 1er septembre, avant de se rendre probablement en septembre à New York pour l'assemblée générale des Nations unies, dont la présidence est assurée aussi par la Libye.

Source : Al-Manar
 
Par brigitte - Publié dans : Economie
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 08:12
par Jacques Cheminade

La publication des statistiques officielles de l’emploi indique un recul du nombre de chômeurs de 0,7% en juin par rapport à mai. Après 13 mois consécutifs de hausse (556 300 inscriptions de plus en catégorie A depuis mai 2008), 18 600 inscrits en moins, cela ne fait pas beaucoup mais devrait être un soulagement. En réalité, pour plusieurs raisons, il s’agit d’une arnaque.

Le gouvernement lui-même le sait et le reconnaît en privé : les chiffres d’ici la fin de l’année vont être catastrophiques, ce qui exigerait une alternative économique et sociale immédiate et de grande ampleur. C’est ce que nous nous efforçons de présenter ici, dans toute sa dimension nationale et internationale. Lorsque l’automne sera chaud et que les injustices deviendront tragiques, aucune hésitation ne sera permise. Faute de se fixer un horizon, l’opposition se rendrait en effet complice de la destruction des fondements mêmes de notre pays, dont l’industrie ne représente plus, d’ores et déjà, qu’un chiffre inférieur à 12% de notre produit intérieur brut.

Tout d’abord, il reste tout de même officiellement 2 524 500 personnes « disponibles de suite et n’ayant exercé aucune activité », la progression annuelle de ce chiffre restant de 25,7%. Ensuite, parmi les 457 600 personnes sorties des listes de Pôle emploi, celles qui ont trouvé un vrai travail (à temps plein, partiel ou autrement) ne comptent que pour 20,5% du total. Le gros des effectifs, soit 45%, a tout simplement disparu des statistiques pour cause de « cessation d’inscription pour défaut d’actualisation ». Ces cessations ont ainsi progressé de 19,3% entre mai et juin et concernent 33 400 personnes de plus ! Et encore, on ne parle ici que des personnes inscrites au chômage officiel.

Enfin, le nombre de demandeurs d’emploi « ayant exercé une activité réduite » (courte ou longue, catégorie B et C) est, lui, toujours en hausse de 27 800 personnes. Pire encore, si l’on ajoute les catégories D et E, y compris les mal nommés « dispensés de recherche » (seniors en DRE), le nombre total d’inscrits au Pôle emploi atteint 4 097 800, avec une hausse de 29 700 personnes sur un mois.

Ajoutons que les nouveaux emplois obtenus sont le plus souvent précaires, peu ou pas qualifiés, alors que les contrats en CDI se raréfient de plus en plus. Les plus de 50 ans sont toujours plus nombreux à faire partie des « charrettes ». Le nombre de chômeurs à la recherche d’un travail depuis un an et au-delà a connu, lui, une hausse record de 4,6% au premier trimestre.

Dans ces conditions, si Christine Lagarde, ministre de l’Economie, et Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, se sont félicités de la « bonne surprise » ou de « l’évolution favorable due aux mesures prises par les pouvoirs publics », le Président de la République ne se fait, lui, aucune illusion. Le ministre Xavier Darcos voit 650 000, voire 800 000 chômeurs de plus à la fin de l’année. Il a même parlé de 200 000 chômeurs de plus par mois entre septembre et décembre.

Est-ce une situation particulière à la France ? Non, c’est partout le cas en Europe et aux Etats-Unis, avec des pics de croissance particulièrement forts en Lettonie, en Espagne, en Irlande et en Grande-Bretagne. Aux Etats-Unis, l’on triche encore davantage que chez nous ! L’administration Obama a claironné que le taux de chômage est tombé de 9,5% en juin à 9,4% en juillet, et que seulement 247 000 emplois ont été perdus en juillet. Cependant, en même temps, le Bureau of Labor Statistics a annoncé – sans le claironner – que 667 000 personnes sont sorties des statistiques du chômage en renonçant à chercher un emploi et que le nombre des chômeurs de longue durée continue à grimper. Si l’on additionne le total de ceux qui ont abandonné (9 millions), des chômeurs « officiels » (14,5 millions) et des temps partiels non désirés (8,8 millions), on obtient un chiffre de 24,3 millions. Le taux de chômage réel est donc de l’ordre de 16%, mais si l’on y ajoute des « emplois manquants » et les ajustements de toute sorte, on arrive à un taux supérieur à 20%. Le temps de travail hebdomadaire moyen est tombé à 33,1 heures, un minimum historique. Pire encore, parmi les sans-emploi ou les travailleurs pauvres, environ 30% de la population active américaine, les deux tiers ne touchent aucune allocation chômage et un tiers, des allocations de courte durée. Pour l’instant, les plans de « stimulation économique » des administrations Bush et Obama n’ont pratiquement pas créé d’emplois nouveaux.

Et l’on nous rebat les oreilles, de part et d’autre de l’Atlantique, d’« indices », de « signes » d’une reprise, de « signaux positifs pour la France ». Comme si la croissance pouvait miraculeusement réapparaître en même temps que croît le chômage, donc que baisse la consommation, que les investissements et les carnets de commande des entreprises sont en peau de chagrin et que les endettés s’efforcent de payer leurs dettes, sans que les banques prêtent aux entreprises et aux ménages (chute de 20% de ces prêts sur un an).

Alors ? Alors, nous sommes en pleine arnaque statistique, mais qui ne tiendra pas longtemps. Notre projet devrait être la feuille de route d’une prise de conscience. Si ces orientations nouvelles ne sont pas adoptées, il nous faudra croire à une « croissance » purement monétaire, anti-physique, sans consommation, sans investissements, sans développement industriel et agricole. Cela s’appelle l’hyperinflation, comme aujourd’hui au Zimbabwe ou en 1923 dans l’Allemagne de Weimar, avec les conséquences politiques que l’on sait. Mais cette fois à l’échelle du monde.

 

Source : Solidarité et Progrès


Par brigitte - Publié dans : Economie
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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 07:36

G20 de Pittsburgh : le Sénat italien veut un vrai Nouveau Bretton Woods

31 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) - Le 28 juillet, le Sénat italien a adopté une motion appelant le gouvernement italien à présenter le projet de Nouveau Bretton Woods, selon les principales lignes définies par Lyndon LaRouche, au sommet du G20 qui doit se tenir à Pittsburgh fin septembre. Lors de son intervention dans le débat, le sénateur Oskar Peterlini, qui a introduit cette motion, a déclaré : " Nos appels et ceux d'importants experts comme l'économiste américain Lyndon LaRouche, sont restés sans réponse. En conséquence, nous nous retrouvons maintenant face à une crise qui s'annonce aussi désastreuse que celle de 1929. "

Le Nouveau Bretton Woods de LaRouche avait déjà fait débat au Sénat italien ces derniers mois, après que 20 sénateurs de l'opposition aient introduit une motion détaillée citant explicitement Lyndon LaRouche comme le concepteur de ce projet.

La motion adoptée cette semaine l'a été malgré qu'elle soit introduite par des sénateurs de l'opposition. Ce vote est un soutien important à la politique du ministre de l'Economie Giulio Tremonti, lui aussi partisan du Nouveau Bretton Woods de Lyndon LaRouche. Jusque là, Tremonti se retrouvait de plus en plus isolé sur la scène politique italienne, face à la pression que les réseaux financiers internationaux font peser sur les institutions par la voie du président de la Banque centrale italienne et du Forum sur la stabilité financière, Mario Draghi. Fuori i draghisti !

Voici le texte de la motion (disponible en .pdf ici) :


Le Sénat

Attendu que,

Du 8 au 10 juillet 2009 s'est tenu le sommet du G8 à L'Aquila, qui a donné lieu à un important moment de confrontation entre les dirigeants des principaux pays au niveau international ;

Le sommet représente un succès significatif pour l'Italie, rendant hommage à tous les courants qui ont concouru à son organisation et particulièrement aux institutions gouvernementales ; il fait aussi acte du grand sens de responsabilité de presque toutes les forces politiques italiennes ;

Pendant le semestre de la présidence italienne du G8, le gouvernement, et en particulier le ministre de l'Economie et des finances, a promu un processus de discussion et de confrontation avec les gouvernements des autres pays membres au sujet de la nécessité d'une réforme incisive du système financier et économique mondial qui, suite à la crise, continue de secouer l'économie mondiale et provoque la hausse du chômage, la perte des capacités productives et la perturbation de tous les secteurs, et surtout les plus fragiles, y compris dans notre propre pays ;

Le processus de discussion, lancé par le gouvernement afin d'identifier une série de principes constituant la base du " Lecce Framework " adopté par les ministre des finances du G8 le 13 juin à Lecce, rend particulièrement hommage à notre pays. Le " Lecce Framework " est cité dans le communiqué officiel du G8 comme base de l'élaboration ultérieure des mesures nécessaires à l'établissement de nouvelles règles pour l'économie mondiale, afin d'éviter qu'au final ne se répète les pratiques financières ayant engendré les bulles spéculatives de ces dernières années et leurs conséquences dramatiques sur l'économie réelle ;

En fait, le processus de financiarisation de l'économie mondiale, à partir des Etats-Unis et des pays européens, a commencé il y a presque quatre décennies, essentiellement depuis le décrochage du dollar de l'or suivi d'un processus de déréglementation qui a eu pour effet de déplacer les investissements vers les activités financières à court terme et d'amputer d'autant plus les capitaux des activités plus productives. Une succession de bulles spéculatives, sur les obligations d'Etats, sur la soi-disant " nouvelle économie ", puis sur les titres hypothécaires, ont amené dans ces derniers mois, l'ensemble du système financier et monétaire mondial au bord de l'effondrement ;

La réponse à cette crise, menée par les principaux gouvernements s'est presque entièrement consacrée à la stabilisation du secteur bancaire et financier, avec des sommes déboursées par les banques et les initiatives législatives des seuls pays industrialisés atteignant le chiffre stupéfiant de dizaines de milliers de milliards de dollars, sans pouvoir arrêter l'hémorragie de l'emploi et du bien être des populations ; Les principes énoncés par le " Lecce Framework ", provisoires et devant servir de bases pour une discussion plus large, se concentrent sur les règles de transparence pour les institutions financières, sur l'accroissement de la vigilance, sur la lutte contre les paradis fiscaux et la stabilité du système ;

Ces principes, bien qu'importants pour garantir la stabilité, ne sont qu'une partie des mesures qu'il faudrait adopter pour mettre fin au processus de financiarisation qui a caractérisé l'économie mondiale dans ces dernières décennies ;

En fait, face à la crise, il y a deux possibilités : procéder à une correction durcissant certaines règles pour le monde financier et économique, mais sans réaliser un changement de fond dans l'organisation de ces dernières années ; ou alors amener ces réformes au niveau du changement de système, éliminant les pathologies qui ont conduit à cette crise. Ce concept est aussi celui du ministre de l'Economie, Giulio Tremonti, qui a demandé un nouveau système " basé sur l'éthique " ;

Au mois de février 2009, le sénat de la République a discuté une série de motions sur le thème du " nouveau Bretton Woods " (voir les motions 1-00029, Peterlini et al., 1-00032, Morando et al., 1-00035, Bricolo et al., 1-00036, Baldassarri et al., e 1-00033, Lannutti et al.) c'est-à-dire d'une réorganisation du système monétaire et financier international qui permette d'enrayer les effets immédiats de la crise et de poser les bases d'une économie saine et non spéculative à l'avenir ; Parmi les points essentiels du Nouveau Bretton Woods se trouve :

1. La réorganisation du système financier devra suivre le modèle de redressement judiciaire dans lequel les dettes spéculatives (les dérivés et les " titres toxiques ") seront annulées afin de sauver, jusqu'à un certain montant, les investissements des petits épargnants et de garantir le financement des activités essentielles de l'économie réelle. Il est nécessaire de rétablir la séparation entre les banques ordinaires et commerciales, bloquant à la base le mélange entre la pure spéculation et les activités de l'économie réelle ;

2. De nouvelles règles devront garantir la stabilité nécessaire pour la production et le commerce international : a. des taux de changes décidés par voie de traité (" fixed exchange rates "), évitant ainsi les oscillations spéculatives des marchés ; b. un contrôle des transferts de capitaux spéculatifs (" capital controls "), favorisant les investissements à long terme dans l'économie productive ;

3. Un système de crédit plutôt qu'un système purement monétaire garantissant des investissements à bas taux d'intérêts et long terme dans les infrastructures, l'industrie et la haute technologie (" productive credit ") afin de rompre avec la tendance de ces dernières décennies qui encourage la recherche du profit au détriment de l'activité productive ;

Malgré l'attention accordée à ce thème lors des rencontres internationales, et particulièrement lors du G20 du 1er avril à Londres et du récent G8 à L'Aquila, les réformes proposées dans ces instances n'atteignent pas le niveau de réforme systémique ;

En effet, les mécanismes qui sont à la base de la spéculation, et qui sont à la base du divorce entre les mouvements financiers et les activités réelles, n'ont pas été discutés : la titrisation, qui rompt le lien entre les institutions financières et les clients, permet aux banques et à la communauté financière en général, d'utiliser les dettes contractées par les citoyens comme monnaie d'échange sur un marché ayant pour seul but de chercher des sources de profit grâce à des effets de levier exaspérants. L'utilisation des instruments dérivés, destinés initialement à servir de protection pour les agriculteurs, est devenue l'élément central d'une bulle spéculative si grande qu'elle se compte en milliers de milliards, au point d'être plusieurs fois supérieure à l'activité de l'économie réelle ;

Bien qu'il soit essentiel de réglementer tous les instruments financiers, pour changer l'orientation de l'économie il ne suffit pas seulement de disposer d'informations plus approfondies, d'avoir des critères d'encadrement des rémunérations et de renforcer la lutte contre la corruption et l'évasion fiscale. Le risque est de se limiter à mieux connaître et à donner une apparente stabilité à ces mêmes pratiques qui sont à la racine du problème : la financiarisation de l'économie ;

C'est bien parce que l'attention des gouvernements, des parlements et des populations de par le monde est actuellement portée sur ces questions, qu'il convient de se lancer maintenant pour réaliser les réformes systémiques, avant que les vieilles pratiques se rétablissent et que les porteurs d'intérêts particuliers réussissent à entraver les forces du changement ;

Engageons le gouvernement, en vue du sommet du G20 qui se tiendra à Pittsburgh aux Etats-Unis, à porter de l'avant et étendre le " Lecce Framework " dans toutes les instances internationales, afin de parvenir à un changement fondamental du système financier et monétaire international sur les principes du nouveau Bretton Woods : la croissance économique devra être basée sur le progrès de l'économie réelle et sur l'amélioration des conditions de vie effectives de tous les peuples du monde plutôt que sur les mécanismes spéculatifs qui sont une source de gains illusoires et nuisibles au bien-être et à la stabilité de la société.

Les sénateurs Peterlini, Pinzger, Thaler Ausserhofer, D'Alia, Fosson, Cintola, Cuffaro, Giai, Adamo.

 
Faites circuler l'Appel pour une Commission d'enquête sur la crise financière à vos amis
(En .pdf
ici ou en ligne ici)

Source : Solidarité et progrès
Par brigitte - Publié dans : Economie
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