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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 07:44

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Pas de pitié pour les paradis fiscaux !

6 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) - Après le G20 de (la City de) Londres, le magistrat français Jean de Maillard, spécialiste de la criminalité financière, s’en est pris à l’opération camouflage de la finance off-shore organisée lors du G20, dans des propos publiés dans Libération le 3 avril.

« ’Une femme ne peut pas être seulement un tout petit peu enceinte.’ Cette phrase n’est pas de moi, mais d’un ancien directeur du FBI à propos de la criminalité organisée. » En effet, aujourd’hui la finance off-shore héberge les spéculations les plus insensées (voir par exemple les hedge funds et la pratique des LBO) et permet chaque année à des centaines de milliards de dollars d’argent du crime organisé de pénétrer dans l’économie légale ou dans le système financier international.

« (…) au lieu de se donner les moyens, ou au moins l’objectif de les interdire et de les faire disparaître, le G20 ne parle que de sanctions contre ceux qui ne seraient pas coopératifs. » Ce qui revient à fermer les yeux sur la réalité criminelle des paradis fiscaux.

« Aucun doute que le Delaware et la City de Londres ne seront jamais considérés comme non coopératifs… Alors que dans la réalité, le Delaware est l’un des paradis fiscaux internes aux Etats-Unis, et que la City est l’une des places financières les plus importantes et les plus opaques du monde. » Par contre on ne trouve que 4 pays dans la liste noire de l’OCDE publiée lors du G20 : le Costa Rica, la Malaisie, Les Philippines et l’Uruguay ! Si les autorités internationales sont promptes à déployer de gros moyens pour arrêter les pirates somaliens, il est temps d’agir de même pour les pirates de la finance.

G20 et monnaie mondiale : une assemblée de malades mentaux

6 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) - Si le G20 de Londres a été présenté comme le grand succès du consensus international autour de la crise, la réalité est que les remèdes adoptés sont encore plus fous que le système qu’ils entendent réparer. Comme l’a dit LaRouche le 2 avril : « C’est un remède qui achève le malade », les déclarations du G20 sont les « confessions d’une assemblée de malades mentaux ».

Le communiqué final du G20 annonce 5000 milliards de dollars d’« expansion fiscale concertée », d’ici fin 2010. En d’autres termes, « on va faire marcher la planche à billet ».

D’autre part, le FMI, dont les tristement célèbres thérapies de choc sont responsables de la misère des populations du Sud, il voit ses moyens tripler, de 250 à 750 milliards de dollars, avec en plus le droit d’émettre 250 milliards de dollars en DTS (Droits de Tirage Spéciaux) - sa propre monnaie. Dominique Strauss Khan a confessé : « Cela revient aussi à faire fonctionner le FMI presque comme une banque centrale » … mondiale.

« C’est une révolution de l’ordre financier mondial », explique l’éditorialiste du Telegraph Ambrose Evans Pritchard, porte-voix de la City de Londres. « Les dirigeants du G20 ont activé le pouvoir du FMI à créer de l’argent et à lancer un ‘assouplissement quantitatif’ mondial. Ce faisant, ils mettent de facto en place une monnaie mondiale. Elle est hors de contrôle de toute entité souveraine », écrit-il.

Si certains saluent cette initiative parce qu’elle mettrait un terme à la domination du dollar, demandons-nous s’il est plus sain de confier le commandement au très respectable FMI. D’ailleurs, l’idée d’une monnaie mondiale n’était-elle pas celle de l’impérialiste britannique John Maynard Keynes ?

Pire, la mise en place de cette nouvelle monnaie de référence aurait pour conséquence de couler le dollar et les Etats-Unis, dont la dette globale est probablement équivalente au PIB mondiale. Ce qui ne manquerait pas de déclencher un effondrement en chaîne de tout ce qui reste de l’économie mondiale.

Si l’ensemble des dirigeants mondiaux semblent vouloir se débarrasser de cette « crise » sans lui faire face, pour pouvoir mieux retourner à leur train-train, un adulte peut aisément comprendre qu’il est temps de se battre et d’enterrer ce système.

LaRouche : l’accord du G-20 doit être rejeté

2 avril 2009 (LPAC) – Suite à la publication du communiqué officiel du G-20 à Londres, Lyndon LaRouche déclara : « Ce qu’ils proposent revient à recommander du cyanure pour guérir un mal de tête. C’est un remède qui achève le malade. »

Il faisait allusion à la supposition sous-tendant l’ensemble du communiqué, énoncée dans le troisième point : « Nous pensons que la seule fondation authentique pour une mondialisation soutenable et une prospérité en croissance pour tous, est une économie mondiale ouverte, fondée sur les principes du marché, une régulation efficace, et des institutions mondiales fortes. » Plus loin, le communiqué poursuit : « Nous entreprenons une expansion fiscale concertée sans précédent (…) qui, dès la fin de l’an prochain, s’élèvera à 5000 milliards de dollars, augmentera les rendements de 4%, et accélèrera la transition vers une économie verte. »

LaRouche qualifia ces déclarations de « confessions d’une assemblée de malades mentaux ».

« C’est du fascisme à la sauce d’Oswald Mosley. Mosley serait extasié, tout comme H.G. Wells, qui le soutenait en 1933. A cette époque, les alliés de la City de Londres à Wall Street soutenaient Mussolini, comme le faisait le grand pragmatiste américain, John Dewey. Ils soutenaient aussi Hitler, comme un Mussolini allemand.

« C’est du fascisme combiné à de la folie. C’est un cas où l’esprit criminel dégénère dans la folie.

« J’espère qu’il y aura suffisamment d’hommes et de femmes patriotes dans le Congrès des Etats-Unis pour empêcher l’adoption de cet accord. Cela impliquerait la mort des Etats-Unis et de beaucoup plus. Cela doit être tout de suite arrêté. »

Malheureusement, si Roosevelt rejeta à son époque le projet fasciste de gouvernement mondial de H.G. Wells (décrit dans son livre The Open Conspiracy), le Président Obama a fait exactement le contraire.

En effet, lors d’une conférence de presse après la clôture du G-20, Obama approuva l’ensemble du programme de Gordon Brown, exprimant personnellement sa reconnaissance envers le travail de Brown et de toute son équipe. De plus, il s’est glorifié d’avoir lui-même jouer un rôle décisif pour « établir un consensus ».

LaRouche souligna que les Britanniques l’avaient dupé précisément grâce à cette image d’artisan du consensus qu’il a de lui-même. La conséquence en est que Obama est « sur le point de s’effondrer. [Les Britanniques] n’avaient pas besoin de le contrôler, puisqu’il pouvait se contrôler lui-même. C’est tragique. »

« Un tel accord ne peut être admis », dit LaRouche. « S’il l’était, cela pourrait très bien provoquer des émeutes aux Etats-Unis, une rupture de la nation et du terrorisme. On doit donc le rejeter. Les Etats-Unis ne doivent signer aucun traité dans cet esprit. Aucun patriote n’autorisera à ce qu’il soit confirmé, qu’il soit démocrate ou républicain. Signer cela reviendrait à trahir les Etats-Unis.

« Voici une autosatisfaction dont le Président pourrait se remettre, mais ce n’est pas le cas de la nation. Le prix de cette autosatisfaction est trop cher à payer. Personne n’a le droit d’utiliser son ego de cette façon. Notre pays et l’humanité ne peuvent pas être mis en péril parce que Obama veut gagner un concours de popularité. »

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La troisième partie du dossier Keynes est maintenant disponible

Keynes démasqué : Un malthusien au service de l’Empire britannique


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Des élus américains pour une nouvelle « Commission Pecora »

1 avril 2009 (LPAC) – Le sénateur démocrate du Dakota du Nord, Byron Dorgan, lors d’un discours au Sénat le 31 mars, a brutalement mis fin aux débats stériles sur le budget, en déclarant que l’effondrement financier rend inutile tout débat ordinaire sur ses questions. Dorgan déclara qu’une nouvelle Commission Pecora s’imposait, en brandissant une photo du procureur Ferdinand Pecora, le principal enquêteur au service du Congrès et de Franklin Roosevelt pour enquêter sur les « banksters » de Wall Street.

Il rappela qu’il faisait partie des huit seuls sénateurs qui votèrent en 1999 contre l’abrogation, imposée par Larry Summers, des clauses de la Loi Glass-Steagall qui séparaient rigoureusement les métiers de banques de dépôts et de banques d’affaires. A l’époque, il avertissait que le résultat de cette décision serait un renflouement massif, avec l’argent des contribuables, d’un système bancaire brisé et rongé par les produits financiers dérivés ; et il avait raison.

L’intervention de Dorgan arrive en écho à l’éditorial du New York Times de dimanche, appelant à ce qu’une enquête rigoureuse et approfondie soit menée sur la débâcle financière et le sauvetage des spéculateurs, soit par une nouvelle « Commission Pecora », soit par des auditions semblables à celles organisées pour enquêter sur l’affaire du Watergate. Dorgan appela à la création d’une Commission d’enquête permanente du Sénat, et à la création d’une Commission indépendante comme la Commission Pecora. Il appela à ce que les clauses abrogées de la Loi Glass-Steagall soient remises en vigueur – ce qui est cohérent avec le projet de loi que lui et le sénateur républicain d’Arizona John McCain, l’ancien candidat républicain aux élections présidentielles de 2008, ont déjà introduit pour rétablir la Loi Glass-Steagall.

Il vilipenda le Washington Post pour avoir affirmé que les hedge funds n’avaient rien à voir avec l’effondrement du système. « Comment savent-ils cela ? » explosa-t-il de colère, avant d’incriminer « les goinfres » qui dirigent les hedge funds pour amasser des milliards même en plein milieu de la crise que eux-mêmes et d’autres goinfres ont provoquée. Il détailla plusieurs des arnaques des banquiers, qui remontent à il y a déjà quelques temps et qui continuent avec les plans de « sauvetage » des banques.

Dorgan terminait son intervention en évoquant le souvenir de Ray Charles chantant America the Beautiful, avec ses « vagues ambres de grains… » Ray Charles ne pouvaient voir ces vagues ambres puisque il était aveugle, ce qui nous rappelle que l’Amérique est une idée, et notre idée est que nous pouvons tout accomplir, de grandes choses, si nous y accordons nos esprits et que nous nous rassemblons derrière elle. La grande crise d’aujourd’hui ne demande pas de petits pas mais de grandes actions qui font face à la réalité, et l’Amérique devrait les accomplir maintenant en tant que nation.

Par ailleurs, il y a presque trois semaines, le représentant du Connecticut John Larson, dirigeant du Groupe démocrate de la Chambre, publia lui aussi une déclaration dans le journal du Congrès, Roll Call, appelant aussi à une « Commission Pecora ». Dénonçant le décalage entre, d’une part, la population qui respecte les règles et perd tout ce qui lui est cher, et d’autre part, les dirigeants de Wall Street qui ne respectent rien et s’octroient des bonus, il estima qu’avant de renflouer quoi que ce soit de plus, nous devrions connaître la cause du problème.

« Pecora écrivait dans ses mémoires : ‘Si tout avait été révélé sur les pratiques [des banquiers], ils ne pourraient avoir survécu longtemps à la lumière féroce de la place publique et de la critique. Les tergiversations sur la légalité et un brouillard épais constituaient les meilleurs alliés des banquiers.’ »

Plutôt que de répéter les erreurs du passé, dit-il, le Congrès doit produire « une déclaration des droits des investisseurs », pour protéger l’épargne de nos citoyens, accumulée au cours de leur vie.

Vous aussi, ici en France, vous pouvez contacter votre député par courriel et lui faire part de vos exigences. Il suffit de cliquer ici.

Par brigitte - Publié dans : Société
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