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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /Nov /2006 22:00
I - UNE POLLUTION QUI COÛTE CHER
 
1) Le coût écologique
 
L'enjeu est de taille ! Chaque année, 18 milliards d'imprimés, soit 830 000 tonnes de papiers publicitaires, et 1,8 milliards de journaux gratuits, soit 160 000 tonnes transitent dans nos boîtes aux lettres. Ces courriers non sollicités sont distribués à 63 % par les grandes surfaces alimentaires, à 17% par les commerces locaux, à 12% par les grandes surfaces spécialisées et à 8% par les banques, les assurances, les agences immobilières, les services de réparation…
 
- Refuser la publicité dans sa boîte aux lettres, c'est d'abord un geste simple qui permet de limiter les quantités de déchets à gérer. Pour un foyer, cela représente en moyenne 40 kg de papier par an soit 17 kg/habitant/an. Ces 40 kg de papier augmentent considérablement le volume de nos ordures ménagères, alors qu'ils ne sont la plupart du temps pas lus. D'après les chiffres de la communauté urbaine de Nantes, cela représente un douzième de la quantité des déchets annuels d'un habitant.
 
- Refuser la publicité, c'est aussi mettre fin à un gaspillage énorme de ressources naturelles. Pour fabriquer une tonne de papier, il faut abattre environ 10 arbres. Si 5 % des Français faisaient le choix de ne plus recevoir d'imprimés publicitaires, ce seraient 40 000 tonnes de papiers épargnés, soit 400 000 arbres qui ne seraient pas abattus. Notons que les conséquences du commerce international du papier vont plus loin qu'on ne le pense généralement. Certaines populations sont persécutées parce que vivant sur des terres sur lesquelles est exercée une forte pression des entreprises forestières. Le cas des indiens Mapuche au Chili est particulièrement préoccupant ( voir http://kolektivox.free.fr/ et http://www.mapuche-nation.org/ )
 
 
- Refuser les publicités, c'est faire reculer une pollution inutile. La production des prospectus publicitaires nécessite des produits nocifs pour l'environnement et une grande quantité d'énergie. Pour fabriquer 40 kg de papiers, il faut selon le procédé : 20 à 40 kg de bois, 200 à 600 litres d'eau, 120 à 240 kWh d'électricité, d’immenses quantité de chlore, de l'encre avec des métaux lourds, des adjuvants et des colorants.
 
 
2) Le coût financier
 
 - Pour le « consommateur » : le coût de la publicité, sous toutes ses formes, est systématiquement répercuté dans le prix de nos achats. Chacun de nous paie ainsi, en moyenne, environ 500 euros par an pour rembourser les investissements publicitaires des entreprises, dont 62 euros pour les seuls prospectus !
 
 - Pour le « contribuable » : le coût de collecte et de traitement de ces déchets est inclus dans le montant des taxes locales. Ces prospectus publicitaires, que l'on dit "gratuits", représentent en réalité une charge de l'ordre de 110 millions d'euros par an pour la collectivité. Pour une ville de 100 000 habitants, leur traitement représente une dépense de 250 000 euros par an. La population est-elle prête à verser de telles sommes pour continuer à recevoir ces montagnes de papier ?
 
Par brigitte - Publié dans : Société
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