Jeudi 12 juillet 2007
4
12
/07
/Juil
/2007
21:28
Voici aujourd’hui la réponse de Jean-Louis IDIART député P.
Voici aujourd'hui, la réponse de Jean-Louis IDIART, député P.S.
Si la réponse de Mr JB CASTEX, ne se prêtait pas à des commentaires, il n'en est pas de même de celle de Mr Jean-Louis IDIART. Le point soulevant problème est transcrit en rouge, et nous montre qu'aucune réponse n'est apportée aux questions posées. On se contente de "noyer le poisson" dans des phrases "passe partout".
Voir après la lettre, le commentaire de Mr André ARTIGUE, a propos du passage marqué en rouge.
Le 06 juin 2007
Monsieur André ARTIGUE Président du Collectif « Environnement Santé »
80 av F Mitterrand
31800 Saint-Gaudens
Monsieur le Président,
Vous avez souhaité connaître mon sentiment sur les questions environnementales qui sur notre territoire du Comminges et du Savès comme sur l'ensemble de la planète constituent un enjeu majeur de civilisation. De manière plus spécifique vous m’interrogez sur le développement de TEMBEC et l'extension du Pihourc.
Je souhaite tout d'abord vous remercier de me donner l'occasion de m'exprimer une fois de plus sur ces sujets qui intéressent l'ensemble de la population de la huitième circonscription de la Haute-Garonne.
Le Parti Socialiste a choisi au cours de la récente campagne Présidentiel de faire de l'excellence environnementale un pilier du pacte présidentiel proposé aux Français. Je m'inscris pleinement dans ce choix d'un modèle de croissance respectueux de l'environnement, représentant un gisement d'emplois considérable et préparant au mieux l'avenir économique, social et environnemental de notre pays. A ce titre, la promotion volontariste des énergies renouvelables, la réduction des gaz à effet de serre, la mise en oeuvre d'une véritable fiscalité écologique et le soutien à la recherche dans l'ensemble de ces domaines, sont autant de mesures emblématiques des moyens que j'entends soutenir lors du mandat pour lequel je me présente aux suffrages des Commingeois.
Dans le Saint-Gaudinois, TEMBEC représente comme vous l'avez souligné un acteur industriel stratégique pour le territoire en terme d'emplois, de fiscalité, d'activités de soustraitance et d'exploitation forestière. Je me réjouis pour ma part que le site et ses salariés bénéficient aujourd'hui d'une politique industrielle digne de ce nom depuis la reprise par le groupe TEMBEC de la « cellulose ». Groupe Canadien, de par sa culture nous sommes entrés sur le territoire dans un autre rapport de concertation sur le plan sociétal et environnemental comme en attestent les travaux du Comité Local d'Information et de Concertation (CLIC TEMBEC) au sein duquel le Collectif Environnement Santé est représenté dans le collège des riverains et des personnes qualifiées.
Cependant, le poids économique de cette entreprise, sa politique et sa communication en matière de préservation de l'environnement et de prévention des risques industriels ne doit pas conduire l'ensemble des élus locaux à réduire leur vigilance.
Au contraire, il nous revient de réclamer toujours plus de concertation et de transparence sur cette activité, auprès d'une entreprise qui se veut responsable et citoyenne. Mais sur le respect de l'environnement et les risques industriels, c'est la loi qui régit et encadre le développement de ces activités dites « SEVESO ». Nous sommes d'ailleurs dans un mouvement européen portant vers une rigueur croissante de ces normes.
Sur ce point j'engage mes concitoyens à une vigilance toute particulière. En effet, l'Etat demeure le principal acteur dans la prescription et le contrôle du respect de ces normes qu'elles soient environnementales, sanitaires, relevant de l'urbanisme ou encore de la prévention des risques industriels. Or, tandis que les médias ressassent à l'envie l'hypothèse d'une immense « vague bleue » dans la prochaine Assemblée Nationale, on peut s'interroger sur l'impartialité de l'Etat, dans un contexte politique résolument dominé par l'UMP, et où la tête de l'exécutif semble si proche des grands dirigeants de l'industrie française.
L'extension du centre de traitement des déchets du Pihourc que vous évoquez ensuite me conduit à rappeler que l'enjeu fondamental relatif à ce problème réside principalement dans la lutte contre la production des déchets.
Si le dimensionnement de cet équipement par rapport à la population actuelle vous parait inadapté, il me semble que l'évolution de la population en Comminges et la progression de nos consommations peuvent être à l'origine d'un tel dimensionnement.
Il ne peut être question pour les élus locaux du Comminges et du Savès de faire de notre territoire le réceptacle des déchets de Midi-Pyrénées comme vous le craignez.
Optimiser la diffusion du tri sélectif, encourager les comportements de chacun visant à réduire saproduction de déchets, sont des moyens à promouvoir contre ces risques de prolifération.
Comptez sur ma vigilance pour que le Comminges fort de la qualité de son environnement et du dynamisme de ses entreprises garde toute son autonomie dans ces choix de développement pour préserver les conditions de vie de ses habitants.
En vous assurant de mon engagement pour faire respecter ces valeurs, Recevez, Monsieur le Président, mes salutations dévouées.
b
Jean-Louis IDIART
Député sortant de la 8eme circonscription
Candidat Titulaire
Commentaires sur le surdimensionnement
A l’horizon 2012,
Les besoins sont :
86000 habitants * 76kg (par habitant et par an) = 6 500 tonnes par an.
Les prévisions sont :
Décharge 85 000 tonnes + incinérateur 150 000 tonnes = 235 000 tonnes par ans.
Ce qui correspond à une population de :
235000 / 0,76 = 3 092 105 habitants.
Monsieur Jean-Louis IDIART croit-il vraiment que nous soyons à plus de 3 millions d’habitants à l’horizon 2012 !!!