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« Ce qui n’est pas utile à l’essaim n’est pas
non plus utile à l’abeille. » Marc Aurèle Pour tout contact avec le webmaster : brigitte@soueich.info,

Au cour d’une de nos conversations de ce matin, une dame nous fait la réflexion suivante : Le mur, le mur, il y en a pardessus la tête quand est-ce qu’ils vont passer à autre chose. C’est vrai que depuis quelques jours, on entend parler que de la chute du mur de Berlin, et l’effet sur la population est sans doute contraire à l’effet recherché, au lieu d’une adhésion, il se produit un rejet. Il en va de même à propos de la shoah, on en entend tellement parler qu’un « ras le bol » se crée et fini par être perçue comme un mythe. Le mur de Berlin est devenu un mythe.
Vous allez me dire : quel rapport a le mur de Berlin avec le titre de l’article ?
Et bien si, il y a un rapport.
Il y a un rapport avec tout ce que nous chantent les journaux et les télévisions : c’est la victoire du camp de la liberté contre celui de la tyrannie. Mais si vous vous donnez la peine de réfléchir un peu, de voir ce qui se passe à l’intérieur de ce soit disant camp de la liberté, vous vous rendez vite compte que toute cette mascarade au sujet de la chute du mur de Berlin est un énorme mensonge, que cette chute du mur ne représente que la victoire d’une tyrannie contre une autre tyrannie, et que c’est la pire qui a gagné, car les murs qu’elle dresse sont invisibles à l’œil mais non dans ces manifestations dont la plus visible est la misère, très durement ressentie par une part grandissante de la population.
Le système communiste, s’il n’avait pu éradiquer la pauvreté (et je pense qu’en réalité, aucun système ne le peut), il avait tout de même réussi à éradiquer la misère. Car la pauvreté n’et pas la misère. Le pauvre entre dans la misère lorsque le nécessaire vient à lui manquer, lorsqu’il n’a plus les moyens de subvenir à ses besoins essentiels et à ceux de sa famille. Or, en France et dans tous les pays d’Europe, avant la chute du mur, les miséreux n’existaient pratiquement pas, et voilà que depuis, ce fléau ne cesse de progresser comme la peste.
Avec la chute du communisme en Europe, le système libéral est devenu fou et incontrôlé par nos hommes politiques. C’est un système qui génère de la misère.
Les pauvres sont de plus en plus nombreux grâce aux délocalisations et à la stagnation des salaires, et de plus en plus de ces pauvres chutent dans la misère à cause d’un coût sans cesse croissant des produits de première nécessité, des taxes divers toujours en augmentation année après année, et aussi à cause des banques.
J’ai entre les mains le relevé bancaire d’une famille de quatre personnes – deux adultes et deux enfants – sans travail, le couple touche le RMI, au vu du relevé 819 € mensuel. A peine ce qu’il faut pour se nourrir, s’habiller, s’éclairer et se chauffer, je ne parle pas du logement puisque c’est la CAF qui paie la quasi-totalité du loyer.
Avec 819 € mensuel, vous vous doutez bien que les fins de mois sont difficiles. Il arrive que l’autorisation de découvert consenti par la banque soit dépassée, qu’un ou deux chèques émis et déposés par les bénéficiaires alors que des difficultés commencent, soient déclarés sans provision, qu’un prélèvement soit refusé. Voyez le résultat si dessous – la banque se paie, suite à ce qu’elle appelle des incidents de fonctionnement, 117,30 € - Il reste pour le mois 819-117=702 €. La descente en misère est enclenchée, l’appel à un crédit renouvelable qui sera accepté (au taux 20%) ne fera qu’accélérer la chute.
Les donnés personnelles ainsi que celle de la banque ont été effacées pour préserver l’anonymat
Moi, j’appelle cette manière de procéder des banques du vol qui se retranche derrière un règlement. C’est même de la grande délinquance étant donné le nombre de personnes volées. D’autant qu’elles savent très bien ces banques qu’en fin de mois l’argent rentrera sur le compte.
Il y a quelques dizaines d’années, le petit commerçant qui vous faisait crédit, le faisait gracieusement. Aujourd’hui se sont les banques qui vous font crédit, mais à quel prix ! N’est-ce pas de la tyrannie ?
Monsieur le Président, il ne faut pas vous étonner si les banlieues brulent. Pour arrêter les incendies, ce ne sont pas des policiers et des prisons qu’il faut, mais une justice pour la protection des plus vulnérables. Vous en parlez mais vous ne faites rien, sans doute vous attendez que le feu se propage à toute la France.
Christian Roucheux