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Elections européennes

Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 08:10

par Karl Müller


L’Union européenne admet connaître un « déficit démocratique ». Pourtant, elle ne se départit pas de ses vieux démons. Voilà qu’une campagne de presse est lancée contre le président d’un État membre pour le contraindre à ratifier un traité. Les élus du Peuple, lorsqu’ils ne partagent pas le point de vue bruxellois, doivent-ils se soumettre ou se démettre ?



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Le haut-fonctionnaire bruxellois, José Manuel Barroso, parviendra -t-il à faire céder le président tchèque élu, Vaclav Klaus ?

« Mais sur quel sujet donc voulez-vous faire voter les gens ? » Ce fut la réponse, le 28 février 2004, du ministre allemand des Affaires étrangères d’alors, Joschka Fischer, lors d’une interview accordée au Berliner Zeitung. La question avait porté sur les raisons de son opposition à un référendum allemand sur le projet de Traité établissant une Constitution pour l’Europe. Fischer ne jugeait même pas nécessaire de justifier son point de vue. Cette méthode à la Fischer s’est largement répandue dans l’UE. Sans mauvaise conscience aucune par rapport aux États démocratiques, les chefs d’états et de gouvernements des 27 états-membres se sont mis, après leurs défaites lors des référendums français et néerlandais, à procéder à quelques retouches au traité et à changer son titre en Traité de Lisbonne, pour ensuite refuser aux peuples de se prononcer. Sauf en Irlande, où ce ne fut pas possible.

Plus de cinq ans et demi plus tard, en octobre 2009, on constate la mise en place d’une action concertée pour faire plier le président élu d’un pays membre, qui a émis des doutes envers ce Traité de Lisbonne, doutes d’ailleurs partagés par des millions d’Européens. Les médias conformistes ont largement participé à cette campagne menée contre Václav Klaus. Par exemple, la Frankfurter Rundschau qui, dans un article du 16 octobre, prétend que ce président « se complaît à se dresser seul contre le reste du monde » ; un homme se mettant « dans le rôle d’un excentrique » qui serait « entre-temps passablement contesté » dans son propre pays. Sa conception de la liberté serait « sans retenue », il aurait un « esprit de missionnaire », de nombreux Tchèques n’auraient plus qu’un « sentiment de dérision » à son égard et qu’il sèmerait « le désordre » … Il en va de même dans les autres médias.

Les politiciens de l’UE ne sont pas en reste. Le journal britannique Sunday Times rapporta le 11 octobre qu’un député allemand du Parlement européen, le socialiste Jo Leinen, avait exigé une « procédure de destitution » du président tchèque. Le choix des termes est tout un programme : des diplomates français et allemands réfléchiraient à la façon « de se débarrasser de l’obstacle Klaus ».

Et le plus haut fonctionnaire à terme de l’UE, le président de la Commission Barroso, estime pour sa part qu’il lui est possible de menacer le président élu d’un pays et de décider de ce qui est « inimaginable », « absurde », voire « surréaliste ». C’est ainsi que Barroso décrivait les réflexions portant à trouver des solutions aux propositions émises par le président tchèque à propos des modifications à apporter au Traité de Lisbonne. Ainsi il s’agit d’ignorer tout simplement ce que la Cour constitutionnelle allemande avait décidé, il y a quelques mois : que les États-membres sont les « maîtres des traités » – et pas les commissaires de Bruxelles.

Il faut aussi rappeler ce qui se trouve dans l’article 63 de la Constitution tchèque : « Le président négocie les accords internationaux et les ratifie. » – Ou ne les ratifie pas. Dans ce dernier cas, le traité n’entre pas en vigueur. Pourquoi l’UE ne prend-elle pas le temps de mener un débat démocratique ? D’où vient cette précipitation ? Est-ce que les dirigeants de l’UE ont une peur bleue des votations ? Le prétendant à la fonction de Premier ministre britannique, ayant de bonnes chances selon les sondages récents, a promis à ses électeurs d‘organiser, en cas de victoire, un référendum au sujet du traité. L’actuel Premier ministre l’avait, lui, refusé à sa population, sachant que ce traité n’avait aucune chance de trouver une majorité.

Si l’Europe veut guérir, elle doit mettre la question de la démocratie sur le tapis. Des élites antidémocratiques ne représentent pas un avenir pour une Europe qui veut s’engager pour la société humaine, pour la paix et pour la justice dans le monde. Si on veut respecter et protéger la dignité humaine, il faut laisser les populations décider elles-mêmes de leur sort, c’est-à-dire de leur façon de vivre et d’envisager leur avenir. C’est la condition même d’un développement durable.

 Karl Müller

Source : Réseau Voltaire
Par brigitte - Publié dans : Elections européennes
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 21:18

A force de ne jamais prendre de hauteur, les candidats aux élections européennes ont enfoncé la campagne dans un marécage. Presque tous ont apporté leur lot de calculs, d’arrière-pensées et d’ambitions auquel les électeurs ont répondu par le désenchantement. Le fait le plus révélateur est qu’en 1979, lors de la première élection au suffrage direct des parlementaires européens, l’abstention en France s’éleva à 39%. Trente ans après, en 2009, le nombre de votants dépasse à peine ce chiffre, inversion qui manifeste l’échec citoyen non seulement des politiques mais de toute une génération.

Parmi ceux qui ont voté, le succès de la liste Europe Ecologie est la recherche illusoire d’une issue qui ramène au passé, sous prétexte de préoccupation pour notre avenir. La scandaleuse diffusion du film Home, le vendredi précédant le scrutin et moyennant le financement de l’écolo-warrior François-Henri Pinault, aura été un booster, culpabilisant les habitants de la planète et les incitant à rejoindre le refuge vert. Il est à la fois tragique et comique de voir Dany le Rouge muter pour le plus grand bénéfice de Nicolas Sarkozy et de ses amis. Coup triple pour eux : les socialistes s’effondrent, Bayrou mord la poussière et Besancenot reçoit une piqûre de rappel. La droite peut donc prétendre avoir gagné… avec moins de voix que Nicolas Sarkozy tout seul en 2007 et 11,2% des électeurs inscrits.

Un comble dans ce genre Commedia del Arte aura été la déclaration officielle de François Fillon, se flattant de sa « victoire » et appelant à « l’unité nationale » pour défendre deux priorités : la lutte contre la « récession » et le « défi du réchauffement climatique ». Monstrueux culot : celui qui disait hier la France sans moyens arrose aujourd’hui les établissements financiers tandis qu’à Londres, son seigneur et maître a sacrifié le Nouveau Bretton Woods sur l’autel de ce que Jacques Attali appelle à juste titre « la concentration du droit de faire de la spéculation et de la fraude sur la City et Wall Street ».

Quant à l’hystérie du réchauffement climatique, elle a bon dos. Elle justifie de ne pas financer à long terme la création humaine, labellisée à risque puisque productrice de gaz carbonique. Alors que, paradoxe, le Journal du CNRS publie un article suivant lequel le faible réchauffement constaté ne proviendrait pas du CO2 mais de la baisse des émissions de dioxyde de soufre dans l’atmosphère, c’est-à-dire de la dépollution.

Soyons sérieux une minute, en oubliant l’Europe qu’on veut nous faire et ses 160 listes hors sujet. Le principal danger pour le monde est celui d’une désintégration généralisée. Les opérateurs de la City et de Wall Street, renfloués par les Etats au détriment de leurs peuples, reprennent leurs pratiques prédatrices : il ne se passe pas un mois sans qu’une banque ou une bourse ne crée une « plate-forme alternative », dont le nom anglais de dark pool est plus explicite. La cupidité règne. Les conseillers comportementalistes d’Obama réduisent la vie humaine à un rapport coût-efficacité et prévoient des coupes claires dans les budgets médicaux. Nous entrons dans un monde où le slogan est : « Sauvez les casinos financiers et sacrifiez la production et les hommes s’il le faut. » Ceux qui se taisent face à cela collaborent ou égarent. Ici, nous combattons.

 

Solidarité et Progrès

Par brigitte - Publié dans : Elections européennes
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 07:32
Par brigitte - Publié dans : Elections européennes
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 20:39
Par brigitte - Publié dans : Elections européennes
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 21:01
Par brigitte - Publié dans : Elections européennes
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