Pages

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Concours

Recommander

Recherche

Economie

Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 17:14

 L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna, a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce.

Recueilli par Gérard Thomas, à Buenos Aires  

L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna (REUTERS)
L'ancien ministre de l'Economie argentin Roberto Lavagna, 69 ans, est le principal artisan du redressement de l'Argentine engluée dans une terrible crise économique il y a dix ans. Lorsqu'il prend ses fonctions, en avril 2002, le peso vient d'être dévalué de 70%, le pays est en cessation de paiement, la dette privée s'élève à plus de 72 milliards d'euros, l'inflation annuelle flirte avec les 125% par an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays. Cet ancien ambassadeur auprès de l'Union européenne........ Lire la suite ICI
Par Gérard Thomas - Publié dans : Economie - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 20:32

Paris, le 14 janvier 2012 — La France vient de perdre son triple A. Il serait injuste d’en accuser Nicolas Sarkozy, François Baroin ou même Christine Lagarde. Ils ne sont que des symptômes et non les causes, les symptômes d’une oligarchie des incapables qui règne en France et dans le monde, dont la politique est aggravée chez nous par un népotisme d’Etat devenu une habitude.

Plus que jamais, la séparation sous des régimes différents des banques d’affaires et des activités de dépôt et de crédit, comme l’ont fait Franklin Roosevelt en 1933 et nous-mêmes à la Libération, est devenu un impératif catégorique pour nettoyer les écuries d’Augias.

Par Jacques Cheminade - Publié dans : Economie - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 20:58

Nos 58 Associations sur 75 départements + 60 réunies à Montpellier, Elysée, Sénat, Assemblée Nationale, OCDE, TF1, France TV, BFM TV, TV LCD, Le Cri du Contribuable, Libération DC, Marianne, Midi Libre, Sud Ouest, Presse Océan, Courrier de l’Ouest, Ouest France, La Dépêche, L’Indépendant, Petit Journal, Le Point, L’Express, Le Figaro.  3°Article : 

 

Fiasco du modèle politique français : combien nous coûtent ses gabegies ?

 

Dans nos 2 derniers articles, nous avons démontré par des exemples chiffrés que le modèle politique française composé de 2 seules familles au pouvoir depuis plus de 30 ans à Paris comme en Province, peut se permettre toutes les défaillances, toutes les incompétences, tous les abus, toutes les dérives, puisque de toute façon personne ne le contrôle !

 

 « Mais il faut bien des élus ou des parlementaires en démocratie » va bien sûr objecter la cohorte des « grands élus » incontrôlés, désignés avec tout juste 22,5% des voix lorsque 55% de Français les sanctionnent par l’abstention, seul choix possible de rejet pour eux ?

 

OK, faisons donc une petite comparaison entre 2 démocraties, la France et les Etats-Unis :

 

USA :         300 millions d’habitants, 100 sénateurs, 435 représentants parlementaires,

France :      64 millions d’habitants,  350 sénateurs, 577 députés

 

A notre échelle, les Etats-Unis auraient 2100 sénateurs et 3462 députés !

En revanche, si en France nous faisions comme aux USA, nous n’aurions plus alors… que 17 sénateurs et que 73 députés…Et nous ferions des économies !!

 

Car un Sénateur gagne 19 818 € mois, 130 000 Frs, un Député 18 293 €, 120 000 Frs, sans aucune obligation ni contrainte. De quoi susciter des phantasmes aux successeurs du Député du Comminges ayant touché en 20 ans 4 500 000 €, soit 3 milliards de centimes, pour quelles exactes réalisations ? Tel est en pleine crise, le prix exact d’un logo PS contenant le mot social et du logo UMP contenant le mot peuple. Un député que nous avons payé sans qu’il n’ait jamais daigné nous recevoir. Nous ferons donc campagne aux législatives contre tous les candidats qui ne voudront pas nous convier à écouter nos doléances.

 

Quant à nos intercommunalités censées faire des économies en regroupant des communes, elles coûtent très cher aux contribuables. Depuis leurs créations en 1992, le rapport du Conseil des prélèvements révèle que « Leurs  gestions ne cessent de tourner à la gabegie ». La seule appartenance à « ces machins » voit exploser les 4 impôts locaux, dérapage notifié à plusieurs reprises par la Cour des Comptes dès 2005 ! Rien depuis, aucun correctif, la preuve que personne ne contrôle plus rien dans l’actuel modèle politique français ?  

 

Voilà pourquoi en 2012 nous devons exiger un contrôle règlementé de nos élus. Nous allons faire inviter à la présidentielle notre projet de Charte éthique obligataire de l’élu en le  relançant auprès des instances européennes qui ont répondu à notre proposition. Pour nos consignes de vote en 2012 sur 75 départements, nous exigerons l’arrêt du laxisme budgétaire, le contrôle de nos élus durant leur mandat, le rétablissement du scrutin à la proportionnelle pour toutes échéances électorales, la suppression des 500 « parrainages » contenant le mot parrain. Nous verrons bien quel candidat nous répondra en acceptant ces légitimes exigences !   Prochain article : Ce sont bien les élus de 2 seules familles politiques qui nous ont endettés en France et en Province. 


                                          Le Président du Collectif qui vous défend, Alain PADOVANI.

                                                        Site : defenseusager.jimdo.com   -   E-mail : DefenseUsager@aol.com

                                                        Blog : pouvoit-achat-mensonge.over-blog.com  et  www.soueich.info

 

Par Alain Padovani - Publié dans : Economie - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 08:09

 

Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 12 décembre 2011

 

JPEG - 23.2 ko

Il existe divers types de smart bombs, « bombes intelligentes », utilisées par celui que Les Leopold définit efficacement comme le « gouvernement secret de Wall Street », la puissante oligarchie financière qui contrôle l’État [1].

Les premières sont celles de propagande qui frappent le cerveau, embrumant les yeux et faisant voir des choses qui n’existent pas. Elles sont aujourd’hui massivement employées pour mystifier la réalité de la crise, pour nous convaincre que celle-ci est provoquée par la dette publique et que, pour nous sauver, nous devons faire de durs sacrifices en faisant des coupes dans les dépenses sociales. La dette publique est pourtant une conséquence, non pas une cause de la crise. Celle-ci est due au fonctionnement même du marché financier, dominé par de puissantes banques et groupes multinationaux. Il suffit de penser que la valeur des actions cotées à Wall Street, et dans les Bourses européennes et japonaises, dépasse celle de tous les biens et services produits annuellement dans le monde. Les opérations spéculatives, effectuées avec d’énormes capitaux, créent une augmentation artificielle des prix des actions et d’autres titres, qui ne correspond pas à une croissance effective de l’économie réelle : « bulle spéculative » qui tôt ou tard explose, en provoquant une crise financière. En ce point, interviennent les États avec des opérations de « sauvetage », reversant de l’argent public (et donc augmentant la dette) dans les caisses des grandes banques et des groupes financiers privés qui ont provoqué la crise.

 

Aux États-Unis seulement, le dernier « sauvetage  » se monte à plus de 7 000 milliards de dollars, dix fois plus que ce qui est officiellement déclaré. Comment cela peut advenir s’explique par le fait que les candidats aux présidentielles sont financés, à travers des « donations » et en d’autres manières, par les grandes banques, parmi lesquelles Goldman Sachs, et que l’administration Obama, à peine entrée en fonction, a nommé à des postes clé leurs personnes de confiance, qui font partie de la Commission Trilatérale. Celle-là même où Mario Monti, consultant international de Goldman Sachs et à présent chef du gouvernement italien, siège en qualité de président du groupe européen. On ne doit donc pas s’étonner si le gouvernement secret de Wall Street utilise aussi, en fonction de ses intérêts, des « bombes intelligentes » réelles. Ce n’est pas un hasard si les dernières guerres, effectuées par les États-Unis et par l’OTAN, ont « intelligemment » frappé des États situés dans les aires riches en pétrole (Irak et Libye) ou avec une position régionale importante (Yougoslavie et Afghanistan). Des États comme l’Irak de Saddam Hussein, qui menaçait de se décrocher du dollar en vendant du pétrole en euros et autres valeurs ; ou bien comme la Libye de Kadhafi, qui programmait de créer le dinar d’or comme concurrent du dollar et promouvait des organismes financiers autonomes dans l’Union africaine, dont le développement aurait réduit l’influence de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Pour des raisons analogues, on prend aujourd’hui pour cible la Syrie et l’Iran. Crise et guerre sont deux faces de la même médaille. Car, aussi, la guerre fait croître la dépense militaire qui, en alourdissant la dette publique, impose des sacrifices ultérieurs. L’Italie, estime le Sipri, est arrivée à une dépense militaire annuelle de 28 milliards d’euros : environ le coût de la manœuvre financière qui sera payé par la grande majorité de la population. Mais on n’en parle pas. Les bombes de Wall Street sont vraiment intelligentes.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 

[1] « Wall Street "secret government" outed », par Les Leopold, Voltaire Network, 6 décembre 2011.

 

Source : « Les bombes intelligentes de Wall Street », par Manlio Dinucci , Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 12 décembre 2011, www.voltairenet.org/a172106

Par Manlio Dinucci - Publié dans : Economie - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 15:16

Remise en cause de la législation sur les licenciements, privatisation massive, baisse des salaires des fonctionnaires... Dans le courrier jusque-là secret qu'il lui avait envoyé en août, le patron de la BCE se montrait très exigeant avec le gouvernement italien. Découvrez le contenu intégral de ce courrier.

Jean-Claude Trichet, Président de la BCE (SIPA) Jean-Claude Trichet, Président de la BCE (SIPA)

Ce jeudi, elle est enfin sortie. La fameuse lettre envoyée le 5 août par Jean-Claude Trichet (actuel patron de la BCE) et Mario Draghi (son successeur dès le 1er novembre) au gouvernement italien pour l’enjoindre à la rigueur. Le pousser à davantage de réformes et de libéralisme. On était au plus fort des attaques de spéculateurs contre la zone euro, et notamment contre l’Italie et l’Espagne.

 

Le 24 août, Challenges avait rencontré Jean-Claude Trichet à Francfort. Le grand argentier avait alors reconnu l’existence de deux lettres, une envoyée à Rome, l’autre à Madrid, mais avait refusé le terme d’ultimatum. Il avait alors précisé : "Le cas est exceptionnel. Nous étions en présence de dysfonctionnements importants sur les marchés de la dette publique de certains pays de la zone euro. Nous avons dit à leurs gouvernements ce qui, à notre sens, était nécessaire pour un retour à une crédibilité vis-à-vis des investisseurs. C’était un message, ce n’était pas une négociation". Et d’ajouter: "Nous continuons de dire les choses fermement, comme nous l’avons toujours fait".

Jusqu’à présent, le contenu de cette missive était resté archi secret. Ce matin, il est paru dans Corriere della Sera.

Challenges l’a traduite pour ses lecteurs.

 

"Cher Premier ministre,

 

Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a discuté le 4 août de la situation de l’Italie sur les marchés obligataires. Le conseil des gouverneurs considère que les autorités italiennes doivent d’urgence adopter des mesures propres à restaurer la confiance des investisseurs.

 

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro avaient conclu lors du sommet du 21 juillet 2011 que «tous les pays de la zone euro réaffirment solennellement leur détermination inflexible à honorer pleinement leur signature souveraine, ainsi que tous leurs engagements à mettre en place des conditions fiscales durables et des réformes structurelles». Le Conseil des gouverneurs considère que l’Italie doit d’urgence rétablir la qualité de sa signature souveraine, et réaffirmer son engagement pour une stabilité fiscale et des réformes structurelles.

 

Le gouvernement italien a décidé d’établir un budget équilibré en 2014 et, à cette fin, a récemment mis en place un paquet fiscal. Ce sont des engagements importants, mais ils ne sont pas suffisants.

 

Dans les circonstances actuelles, nous considérons les mesures suivantes comme indispensables :

 

1. Nous estimons qu’il est nécessaire de mettre en place des mesures d’envergure pour stimuler une croissance potentielle. Quelques décisions récentes prises par le gouvernement vont dans ce sens ; d’autres sont en cours de discussion avec les partenaires sociaux. Cependant, il faut faire davantage et il est crucial d’avancer avec détermination. Des défis clés consistent à accroître la compétition, particulièrement dans les services, pour améliorer la qualité des services publics et pour mettre en place une régulation et des systèmes fiscaux mieux adaptés au soutien de la compétitivité des entreprises et à l’efficacité du marché du travail.

a) Une stratégie de réforme globale, profonde et crédible, incluant la libéralisation totale des services publics locaux et des services professionnels est nécessaire. Cela devrait être appliqué en particulier à l’offre de services locaux, via des privatisations de grande ampleur.

b) Il est aussi nécessaire de réformer davantage le mécanisme collectif de négociation salariale permettant des accords d’entreprises, afin d’adapter les salaires et conditions de travail aux besoins spécifiques des firmes et d’améliorer leur pertinence vis-à-vis d’autres niveaux de négociations. L’accord du 28 juin entre les principaux syndicats et les associations patronales industrielles va dans ce sens.

c) Une révision en profondeur des règles régissant le recrutement et le licenciement des salariés devrait être adoptée, conjointement à la création d’un système d’assurance-chômage et d’une série de politiques actives du marché du travail capables de faciliter la réallocation des ressources vers les entreprises et les secteurs les plus compétitifs.

 

2. Le gouvernement doit prendre des mesures immédiates et courageuses pour garantir la pérennité des finances publiques.

a) Des mesures fiscales correctives supplémentaires sont nécessaires. Nous considérons qu’il est essentiel que les autorités italiennes avancent l’application des mesures adoptées en juillet 2011 d’au moins un an. Le but devrait être d’atteindre un déficit budgétaire meilleur que prévu en 2011, un emprunt net de 1% en 2012 et un budget équilibré en 2013, principalement via une réduction des dépenses.

Il est possible d’intervenir davantage dans le système de retraites, en rendant plus contraignants les critères d’éligibilité aux pensions d’ancienneté et en alignant rapidement l’âge de la retraite des femmes ayant travaillé dans le secteur privé sur celui appliqué aux employées du public, permettant ainsi de faire des économies dès 2012. Le gouvernement devrait également envisager de réduire de façon significative le coût des emplois publics, en durcissant les règles de renouvellement du personnel et, si nécessaire, en baissant les salaires.

b) Un mécanisme de réduction automatique du déficit devrait être mise en place, stipulant que tout dérapage par rapport aux objectifs sera automatiquement compensé par des coupes horizontales dans les dépenses discrétionnaires.

c) Les emprunts, y compris la dette commerciale et les dépenses des autorités régionales et locales devraient être placées sous contrôle strict, conformément aux principes de la réforme en cours des relations fiscales intergouvernementales.

Au vu de la gravité de la situation actuelle des marchés financiers, nous considérons qu’il est crucial que toutes les mesures énumérées dans les sections 1 et 2 ci-dessus soient adoptées aussi vite que possible par décret-lois, suivies d’une ratification du Parlement d’ici fin septembre 2011. Une réforme constitutionnelle visant à durcir la législation fiscale serait également appropriée.

 

3. Nous encourageons aussi le gouvernement à prendre immédiatement des mesures pour assurer une vaste réforme de l’administration publique afin d’améliorer l’efficacité administrative et la bienveillance à l’égard des entreprises. Dans les services publics, l’utilisation d’indicateurs de performance devrait être systématique (en particulier dans la santé, l’éducation et le système judiciaire). Il est nécessaire de s’engager fermement en faveur de l’abolition ou de la consolidation de certains niveaux administratifs intermédiaires (comme les provinces). Les actions visant à réaliser des économies d’échelle dans les services publics locaux devraient être renforcées.

Nous espérons que le gouvernement prendra toutes les mesures appropriées.

 

Mario Draghi, Jean-Claude Trichet

 

Texte et traduction Coralie Schaub et Sabine Syfuss-Arnaud, journalistes au service étranger de Challenges

 

Source : Challenges.fr

 

La lettre de cachet du seigneur Trichet à son féal Berlusconi

par Le Yéti - Le monde et nous

 

Petit à petit, la crise de la Grande perdition taille en lambeaux les ultimes fausses apparences du système et met à nu les ressorts d’une malsaine réalité. Ainsi de cette lettre « secrète » du président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, au premier ministre italien, Silvio Berlusconi.

La lettre remonte au 5 août dernier, mais vient seulement d’être révélée par le quotidien italien Corriere de la Sera. Son contenu est si imbuvable que peu à peu, elle est reprise aux quatre vents et remonte en surface comme malodorant cadavre.

Une privatisation à peine déguisée des États

Que contient donc cette lettre pour sentir ainsi le souffre ? Rien que de très banal, apparemment, pour monsieur Trichet. Elle prend juste acte du « budget équilibré » (lire “d’austérité”) voté par le gouvernement de monsieur Berlusconi pour 2012 … et lui intime de manière comminatoire de rajouter quelques mesures à son aigre sauce. Extraits : 

 

la libéralisation totale des services publics locaux et des services professionnels […] via des privatisations de grande ampleur »

« une révision en profondeur des règles régissant le recrutement et le licenciement des salariés »
 
« intervenir davantage dans le système de retraites » [M. Trichet évoque notamment une intervention sur « l’âge de la retraite des femmes »] 
« réduire de façon significative le coût des emplois publics, en durcissant les règles de renouvellement du personnel et, si nécessaire, en baissant les salaires » 
« une réforme constitutionnelle visant à durcir la législation fiscale »
 

Y a-t-il un “oui-ouiste” dans la salle ? Comment appelle-t-il ce train de mesures énoncé par un représentant éminent de cet Europe de Lisbonne si chère à son cœur, sinon une tentative éhontée de parvenir à un démantèlement des États par une privatisation de fait de tous leurs services publics ? Une éradication de tous les acquis des révolutions sociales du siècle récent ?

Retour à la féodalité

Ah, elle est loin, n’est-ce pas, cette Europe voulue par Jean Monnet, et dont une des principales ambitions étaient de s’opposer aux « pratiques restrictiveset [au] maintien de profits élevés » pratiqués par « un cartel international » !

Le pire est que ce retour même plus dissimulé à une féodalité de fait, ce ton comminatoire du seigneur à son féal (sans parler du mépris pour la masse des serfs) se pare des oripeaux de la modernité et de la démocratie.

Quel pouvoir démocratique pour contrôler la BCE de M. Trichet ? Aucun. Comment appelle-t-on un pouvoir aussi régalien détaché de tout contrôle populaire ? Un totalitarisme.

Dans un texte intitulé Logique de la machine et logique du vivant, un invité du blog de Paul Jorion compare la situation européenne actuelle à la fin du célèbre film de Stanley Kübrick, 2001 l’odyssée de l’espace :

« Le superordinateur d’un vaisseau spatial en a pris les commandes et tente d’expulser dans l’espace le dernier astronaute vivant. Tout se passe froidement et en silence car l’ordinateur n’agit pas par vengeance, ambition ou cruauté : il a simplement calculé que le facteur humain était devenu un obstacle à la réalisation optimale de son programme. »

L’Europe de M. Trichet n’a plus les moyens de ses ambitions

Le problème, c’est que l’Europe de M. Trichet n’a plus les moyens de ses tristes ambitions et n’envoie plus que des signaux négatifs de son propre état de santé. Bien beau de vouloir tout privatiser, mais qui pour acheter de telles ruines ?

M. Trichet et consorts devraient prendre garde. Toutes les féodalités, tous les totalitarismes finissent par mordre la poussière. Les représentants de la précédente féodalité monarchique française “de droit divin” ont fini la tête au bout d’une pique ou dans le panier de la faucheuse.

Car il est une chose immuable dans l’histoire des hommes, et que le ton insupportable de suffisance de M. Trichet laisse malheureusement entrevoir aujourd’hui : jamais le sort d’un de ces totalitarismes féodaux ne fut réglé dans l’isoloir démocratique.

Mais il fut réglé ! Même dans le super vaisseau spatial de Stanley Kübrick, il se trouva un astronaute suffisamment “indigné” pour débrancher l’ordinateur devenu fou.

 

Source : yetiblog.org

 

Par brigitte - Publié dans : Economie - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés