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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 20:45
Philippe Cohen - Marianne | Lundi 13 Février 2012 à 00:02 | Lu 20413 fois

Malgré la démission de six ministres et d'importantes manifestations, le Parlement grec a adopté l'incroyable plan d'austérité de la Troïka, qui impose une baisse des salaires de 22% dans le secteur privé. A 23 heures 30, le vote du plan s'accomplissait alors que 100 000 manifestants encerclaient le Parlement et que de nombreux bâtiments, notamment de banques avaient pris feux après des jets de cocktails Molotov.



Greek Crisis
En ce dimanche 12 février, le Parlement grec devait adopter la dernière feuille de route de la Troïka, d'une insondable cruauté, en fait un chantage pur et simple : en cas de refus du Parlement grec d'adopter ledit plan, la Troïka ne libèrerait pas les 130 milliards d'euros de prêt et les salaires des fonctionnaires ne pourraient pas être versés en mars. Mais ce plan a provoqué une énorme mobilisation à Athènes où.... Lire la suite ICI
Par Philippe Cohen - Publié dans : Europe - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 19:17
Réseau Voltaire | 31 janvier 2012

 

Le secrétaire général du syndicat des raffineurs italiens, M Piero de Simone, vient de révéler que l’Italie s’apprête à fermer 5 raffineries en raison des sanctions unilatérales prise par l’Union européenne à l’encontre de l’Iran et au boycott de ses ressources pétrolières.

 

Lors de leur dernière réunion à Bruxelles le 23 janvier 2012, les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne ont imposé de nouvelles sanctions contre l’Iran, incluant une interdiction d’acheter le pétrole en provenance de ce pays, un gel des avoirs bancaires de la Banque Centrale iranienne dans l’Union européenne, et une interdiction sur la vente de diamants, or et métaux précieux à l’Iran.

 

Selon M. Simone, au niveau européen ce seraient 70 raffineries qui risqueraient la fermeture en application de ces décisions.

 

Or, les sanctions auront peu de conséquences pour l’Iran puisque ses principaux clients, l’Inde et la Chine, dont la demande est croissante, ont déjà trouvé les moyens de contourner l’embargo.

 

Selon De Simone, « les pays asiatiques n’appliquant pas l’embargo, seront désormais en mesure d’acheter le pétrole iranien à prix bradé et de revendre aux Européens les produits pétroliers raffinés ».

 

Au même moment en France, le site de la raffinerie Petroplus (550 salariés directs sur la raffinerie, 400 sous-traitants directs et 1 000 emplois induits) s’apprête à fermer, le groupe suisse Petroplus ayant annoncé un problème de financement pour ses cinq raffineries européennes, représentant 2 500 salariés directs (Petite Couronne en France, Antwerp en Belgique, Cressier en Suisse et Essex et Teeside en Grande Bretagne ainsi que l’Unité de recherche et développement de Cardiff).

 

Les ministres affirment que les sanctions contre l’Iran sont motivées par leurs craintes sur la nature du programme nucléaire de Téhéran. Les soupçons européens n’ont pas pu être confirmés par l’Agence internationale de l’énergie atomique, bien que l’Iran soit l’État le plus inspecté au monde en cette matière. Ils se fondent exclusivement sur des rapports de renseignement israéliens, alors même qu’Israël ne cache pas son intention de provoquer un conflit armé contre l’Iran.

 

En définitive, les sanctions prises contre l’Iran par les Ministres des affaires étrangères européens pour plaire à leur partenaire israélien se révèlent être à l’encontre des entreprises et des salariés européens.

 

Source : « Les Européens, premières victimes des sanctions contre l’Iran », Réseau Voltaire, 31 janvier 2012, www.voltairenet.org/a172562

Par Réseau Voltaire - Publié dans : Europe - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 19:56

 

Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 24 janvier 2012

 

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Comme don emblématique de « l’amitié italo-libyenne rénovée », le premier ministre Mario Monti vient de restituer à la Libye la tête de Domitille, que quelqu’un avait volé il y a vingt ans en décapitant une statue antique.

Et en matière de têtes coupées, Mario Monti s’y entend.

 

Avant de recevoir du président Napolitano la charge de chef de gouvernement, il a fait partie pendant des années de la banque étasunienne Goldman Sachs, une des plus grandes banques du monde, dont les spéculations (parmi lesquelles l’arnaque des crédits subprime) ont eu des conséquences terrible sur l’emploi et le niveau de vie, suite à l’augmentation des prix internationaux des céréales.

 

En tant que consultant international, il était, selon Le Monde, « ouvreur de portes », c’est à dire chargé de pénétrer au cœur du pouvoir européen pour défendre les intérêts de la banque d’affaires. [1]

 

Intérêts non seulement économiques mais aussi politiques : les plus grands actionnaires de cette banque font partie de l’omnipotente élite financière, organisée en véritable gouvernement transnational de l’ombre, dans les salons duquel se décident non seulement les grandes opérations spéculatives comme l’attaque contre l’euro, mais aussi celles visant à substituer un gouvernement par un autre plus utile.

 

C’est ainsi dans ces salons secrets qu’il a été décidé de faire tomber politiquement la tête de Berlusconi : un affairiste très utile pour le démantèlement de la chose publique et les « libéralisations », qui s’est cependant fait mal voir à cause de ses accords économiques avec la Libye de Kadhafi et la Russie de Poutine. Il était devenu encore plus incommode quand, comme le révèle le Washington Post, il s’est mis dans une colère noire à cause du coup joué par la France le 19 mars 2011, lorsqu’elle attaquait la Libye la première. Berlusconi menaça alors d’enlever aux alliés l’usage des bases italiennes. Rappelé à l’ordre par Hillary Clinton, il est rentré dans les rangs et l’Italie, une fois le traité de non-agression avec la Libye déchiré, a joué son rôle dans la guerre « avec honneur ».

 

Ceci n’a cependant pas suffi pour sauver Berlusconi : abandonné et tourné en dérision par ses alliés, il a dû lui-même mettre la tête sur la guillotine quand, sous la direction du gouvernement transnational de l’ombre , les « marchés » ont menacé de faire écrouler son empire économique.

 

C’est aussi dans ces salons secrets qu’on a décidé de faire tomber la tête de Kadhafi, littéralement, en démolissant l’État qu’il avait construit et en l’assassinant. Ce n’est pas par hasard que la guerre a commencé par l’assaut aux fonds souverains : au moins 170 milliards de dollars que l’État libyen avait investi à l’étranger, grâce aux revenus de l’export pétrolier qui affluaient dans les caisses de l’État, ne laissant que des marges restreintes aux compagnies étrangères. Fonds par ailleurs de plus en plus investis en Afrique, pour développer les organismes financiers de l’Union africaine (la Banque d’investissement, le Fonds monétaire et la Banque centrale) et créer le dinar-or en concurrence face au dollar. Ce projet fut démantelé grâce à la guerre décidée, avant les gouvernements officiels, par le gouvernement de l’ombre dont fait partie Goldman Sachs.

 

Gouvernement dans lequel monsieur Mario Monti n’a officiellement plus aucune responsabilité, lui qui, en habit de chef du gouvernement italien, a débarqué à Tripoli. Il était accompagné par l’amiral Di Paola, aujourd’hui ministre italien de la Défense, qui comme président du Comité militaire de l’OTAN, a joué un rôle fondamental dans la guerre contre la Libye. Ils ont apporté en cadeau la tête de Domitille à un « gouvernement » créé artificiellement par l’OTAN, avec pour mission de couper, littéralement, les têtes de tout ceux qui voudraient une Libye indépendante du néo-colonialisme.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 

[1] Voir "Mario Monti, l’austère professeur", par Arnaud Leparmentier, Philippe Ridet et Marc Roche, Le Monde, 14 novembre 2011, NdT.

 

Source : « Les coupeurs de tête modernes », par Manlio Dinucci , Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 24 janvier 2012, www.voltairenet.org/a172469

Par Manlio Dinucci - Publié dans : Europe - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 18:09

Prompts à qualifier d’ « atteinte à la liberté d’expression » la révocation de la licence d’une chaîne de télévision pour avoir ouvertement appelé et participé à l’organisation d’un coup d’État, les pays européens n’hésitent pourtant pas à bloquer pour des raisons manifestement fallacieuses la diffusion de chaînes satellitaires qui critiquent leur politique.
On se souvient de la décision en 2004 du Conseil d’Etat français d’interdire la chaîne du Hezbollah, Al Manar, pour trouble à l’ordre public, ou plus récemment l’interdiction par l’Union européenne de la chaîne publique libyenne pendant l’attaque de ce pays par l’OTAN, ou encore des chaînes syriennes dans la perspective d’une possible guerre.

Aujourd’hui, c’est l’Ofcom, la haute autorité britannique de régulation de l’audiovisuel , qui a annoncé la révocation de la licence de la chaîne d’information internationale iranienne Press TV, arguant du fait qu’elle a diffusé une interview censément « sous contrainte » de Maziar Bahari, un journaliste irano-canadien détenu en Iran, puis fait état de son incapacité et de son refus de payer une amende de 100 000 livres sterling.

 

Le journaliste fut emprisonné en Iran durant un peu plus de trois mois pour avoir comparé le guide suprême Khamenei au Shah d’Iran, le dictateur installé au pouvoir en 1952 par la CIA et le MI6 britannique, puis déchu en 1979 et considéré là-bas comme l’équivalent des grands dictateurs européens. Ce dernier avait d’ailleurs recruté, comme chef de sa très redoutée police secrète, le général Zahédi, un ancien nazi.

 

Quoi qu’il en soit, si ce genre de diffamation n’est pas passible de peine de prison dans les États membres du Conseil de l’Europe, il est aberrant d’interdire une chaîne de télévision sous prétexte qu’elle a réalisé une interview de M. Bahari dans sa prison.

 

Dans le contexte d’une tentative concertée d’isolement de la République islamique et de sa chaîne anti-impérialiste diffusée mondialement, cette interdiction traduit le désarroi des puissances atlantistes sur le déclin qui en viennent à violer les principes-mêmes qu’elles sont censées défendre lorsqu’elles critiquent l’Iran.

 

Source : « Le Royaume-Uni suspend la liberté d’expression de Press TV au nom de la liberté d’expression », Réseau Voltaire, 20 janvier 2012, www.voltairenet.org/a172430

Par Réseau Voltaire - Publié dans : Europe - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 08:01

 

IRIB-Afin de se conformer au traité de Lisbonne, notre pays dispose de deux députés supplémentaires au sein du parlement européen. Mais - en hommage à cette union européenne post-démocratique ? - ces deux nouveaux députés européens ne seront pas élus par le peuple français, mais nommés par leurs pairs !Il faut se pincer pour y croire ! Et pourtant : nous allons assister aujourd’hui à une véritable cooptation entre députés, une sorte de Yalta politique où les partis se partagent désormais les postes à pourvoir dans un simulacre de démocratie, sans cacher le peu de respect qu’ils ont pour le peuple souverain.


Ironie de l’Histoire, cette cooptation intervient le jour même où François Fillon aura la tâche de défendre face au Parlement l’abandon de ce qu’il reste de souveraineté politique de notre pays à la Commission et à la Cour de Justice des Communautés Européennes accepté hier par Nicolas Sarkozy.Un discours du premier ministre qui se tiendra dans un contexte soviétique, puisque la conférence des présidents a décidé la censure du temps de parole des députés non-inscrits pour ce débat, afin d’empêcher l’expression de toute voix discordante au consensus de l’UMP et du PS sur les questions communautaires.

 

Une terrible cohérence antidémocratique indigne de notre pays, mais également très inquiétante pour l’avenir de notre continent.

 

Source : Irib

Par IRIB - Publié dans : Europe - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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