Souvenons-nous d’un tremblement de terre qui a eu lieu au début de 1999 pendant la phase de tractations diplomatiques avant le bombardement de la Yougoslavie. D’une force de plus de 5 sur
l’échelle de Richter, son épicentre apparent était au nord de la Bosnie, dans la région de Brcko, zone sensible au plan diplomatique dans les tractations en cours à l’époque.
Or, si je me souviens bien des communications des chaînes de radio, les sismographes français, en particulier d’Alsace, n’ont pas enregistré de secousse qui aurait correspondu à un séisme
naturel de cette ampleur à cet endroit.
Pendant la Guerre du Golfe de 1990-91, j’avais eu l’occasion d’entendre évoquer la notion de SEQ (simulated earthquake) par un interlocuteur étatsunien, officier supérieur du Génie,
alors que nous devisions sur les effets des bombes aérosols à désoxygénation dont l’USAF a tiré trois exemplaires sur le théâtre d’opérations au sud de l’Irak. au cours de cette conversation
qui a dévié des "Big Blue Boys" sur les autres types d’armes de l’avenir, selon cet officier, les recherches continuaient à échelle réduite aux Etats-Unis, malgré la décision des années 70
d’abandonner les recherches sur les manipulations des éléments naturels. Cette décision avait été prise sous la pression de l’AG de l’ONU.
L’enchaînement des évènements fait que la présomption d’un déclenchement du séisme d’Haïti par les Américain est élevée.
A ce propos, les médias parallèles évoquent souvent le thème du HAARP. Je peux me tromper, mais en tant que physicien je vois mal comment ce système serait capable d’engendrer à grande distance
des séismes. C’est plutôt une arme climatique, comme je l’ai dit dans mon site.
Par contre, la machine Pamir, d’origine russe, est une piste beaucoup plus sérieuse.
La façon dont VIVE TV l’évoque dans votre site ne me parle guère. Ces phrases me semble être du ... charabia. Un article russe de 2007 évoque le fonctionnement de cette machine [Document
léléchargeable au bas de cette page].
Pudiquement, ce papier suggère que cette machine pourrait provoquer des mini-séismes de manière à ... prévenir les tremblements de terre. Mais il est évident que le même système peut les
déclencher.
Prenez une analogie avec les systèmes anti-avalanche des stations de ski. Des ondes sonores suffisent à les déclencher. Et effectivement les gens chargés de la sécurité sur les pistes font
exploser des charges de manière à créer des " mini-avalanches " qui sont destinées à prévenir une trop grande accumulation de neige qui pourrait donner lieu à une avalanche très
destructrices.
Semblablement, des gens mal intentionnés pourraient, après avoir localisé des emplacement où des masses considérables de neige sont accumulées, déclencher une avalanche extrêmement
destructrice.
J’ai eu vent du système russe dès le début des années quatre vingt et j’en ai rapidement compris le fonctionnement. Il ne faut alors pas dire n’importe quoi. Je peux essayer de composer un
texte que vous pourriez inclure dans votre article :
On sait, et les chercheurs soviétiques [voir document] l’ont confirmé en 2007, que des machines susceptibles de déclencher des séismes ont été intensivement étudiées et développées depuis les
années cinquante. L’engin le mieux décrit est le système Pamir. C’est un très puissant générateur électrique MHD, transportable. L’énergie de base est délivrée par une fusée à poudre, qui
crache ses gaz par une tuyère inclinée. Un alcalin est mélangé à la poudre pour que ces gaz, émergeant à 3000°, aient une meilleure conductivité électrique. La tuyère est alors " une tuyère MHD
du type de Faraday, à électrodes segmentées ". Le gaz défile à une vitesse V, dans un champ magnétique créé par un énorme solénoïde, contenu dans ce " camembert" visible sur les photos et les
films. Le système crée alors un champ électrique électromoteur induit VB, où V est la vitesse, exprimée en mètres par seconde et B le champ magnétique, exprimé en teslas ( un tesla égale 10.000
gauss). Un champ magnétique modéré est d’abord produit, pour créer un courant, qui est alors envoyé dans le solnéoïde lui-même, ce qui élève le champ à plusieurs teslas. Le champ VB s’en trouve
accru, est l’efficacité de la conversion de l’énergie thermique dégagée par la fusée en électricité également. Le générateur dégage alors la puissance d’un petit centrale nucléaire et on peut
situer la puissance électrique produite à plusieurs centaines de mégawatts. La produit de cette puissance électrique est limitée au temps de combustion de la fusée à poudre : moins d’une
dizaine de secondes.
Les Russes ont créé des unités transportables sur de gros camions, équipés également d’un derrick, qui permet d’enfoncer dans le sol des tiges conductrices pleines, qui peuvent amener cette
puissance électrique à une profondeur, à évaluer. L’engin, avant le tir, dispose dans le sol, non une électrode, mais deux, situées à une certaine distance l’un de l’autre. Le passage du
courant dans les couches profondes entraîne un dégagement de chaleur par effet Joule, qui sera plus efficace si celui-ci est effectué dans une nappe phréatique, l’eau, vaporisée, pouvant alors
servir de vérin.
D’autres systèmes sont envisageables pour exploiter cette puissance électrique, plus sophistiqués. Toujours est-il que cette injection d’énergie au voisinage de faille déclenche des séismes, ce
que les Russes avaient montré des dès années quatre vingt.
Le système fonctionne alors comme ces stimuli sonores, qui déclenchent des avalanches dans les stations de ski. L’énergie mise en oeuvre pour créer ces ondes sonores, ébranlant les masses
neigeuses est sans commune mesure avec l’énergie de l’avalanche elle-même. De même, si un tension suffisante est accumulée dans une faille, point de contact entre deux plaques tectoniques, et
si cette situation est suffisamment instable, cette sollicitation modeste peut suffire à déclencher des séisme extrêmement meurtriers.
Ces unités de déclenchement peuvent être mise en oeuvre sur des parties émergées de la croûte terrestre, ou sur un fond marin. L’ébranlement causé peut déstabiliser une faille à des distances
considérables, pouvant exercer ces effets à des centaines ou même des milliers de kilomètres de distance.
Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
France
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(…) Le système ne passe pas par l’atmosphère. Haarp pour ce type de projet est un leurre. Cela se passe directement par impulsions répétitives au fond d’un puits profond de plusieurs km au
niveau d’une base qui peut être à plusieurs centaines voire milliers de kilomètres. Ce sont les ondes des codas qui sont privilégiées car elles peuvent faire entrer en résonance sismique le
milieu traversé de la croute et de la lithosphère. La superposition multiple de microséismes non détectables à la source permet alors la création progressive d’une très forte amplitude au
niveau de la cible. La synchronisation particulière de ces microséismes peut aussi assurer une formation exponentielle de l’amplitude et donc assurer une forte magnitude au dernier moment.
Pour Haïti, une très grosse anomalie a cependant eu lieu : les répliques sont extrêmement asymétriques par rapport au séisme principal et par rapport à la zone de faille. Tout est
anormalement à l’Ouest même au bout de plusieurs jours. Le CEA-DAM a d’ailleurs signalé un point d’interrogation sur sa carte des répliques sans commentaire (cf www-dase.cea.fr)
Pierre Grésillaud, ingénieur civil des Mines
France
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Bill Clinton llega a afirmar, "Tienen (los haitianos) la mejor oportunidad de su vida de escapar del pasado y tenemos la mejor oportunidad de nuestras vidas de ser parte de eso”.
Es la retórica enfática de la política ilusionista de Estados Unidos utilizada en los Foruns Internacionales. "Escapar del Pasado" Mister Clinton, en el caso de Haiti y otros países pobres del
Mundo, significa, a lo mejor para Ustedes, "Olvido o Amnésia", como solución diplomática. No aceptamos ! Nuestro Pasado está enmarcado de luchas por la emancipación política y liberación
de la intervención y explotación impuestas por las potencias coloniales europeas, en el pasado y por la política imperialista de Estados Uinidos, en el presente. Estados Unidos y sus aliados
tienen la oportunidad única de sus vidas para cambiar en definitivo este pasado, principal causa de la pobresa e infelicidades de nuestros pueblos. Oblíguenos ! Lo dijo el Presidente
Obama.
Professor Francisco de Alencar
Brasil
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Dear Thierry,
Your article was very good on the Haiti/Haarp connection. I am doing a 2 hour interview (as a nuclear weapons lab scientist) tonight from 7-9 PM PST with Jeff Rense on the Haiti/HAARP project.
You can listen live on www.rense.com or you can listen to it in the archive for 24 hours after the program. I am a
geoscientist who worked at Livermore Lab until I became a whistleblower in 1991. I am very knowledgeable about HAARP and the Livermore Lab connection and the developmental and research stages.
That video in your article looks like it was tested at the Los Alamos lab or the Nevada test site - it looks like desert. It could have been tested in the Soviet Union too. HAARP was called the
"Woodpecker Project" at Livermore.
Leuren Moret
United States
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Dear Thierry,
Good that you published the piece suggesting a Haiti attack, since the capability is in place (in fact, there are many types of seismic-inducing technologies) and also the motive
(forward-operating base to stem neo-Bolivarism).
As then (now former) editor of The Japan Times Weekly, I extensively researched the Aum Shinrikyo sect’s obsession with the so-called "earthquake machine". They established an outpost
in Kalgoorie, Western Australia, to monitor US-Australian electromagnetic warfare experiments, which included a nuclear-scale explosion that destroyed a local gold mine (as a "byproduct" of
atmospheric-effects testing). The technology was primarily aimed at atmospheric warfare, from everything from disabling missiles to modifying the weather.
There are strong indications, particularly the 50X high rate of wave acceleration, that the Sichuan Quake (directed against subterranean Chinese nuclear facilities) and the Iwate Quake (against
Self-Defense Force laboratories) were also target by this technology.
There is no problem posting my comment, as this information is on record and a few websites have interviewed me (long ago, but postings are still there).
BTW, the Soviets were ahead of the game at one time, but Pentagon has long since surpassed these initial efforts, and similar programs are being conducted in Israel, Germany and several other
countries.
Bernard Eastlund of Arco has a patent in the US Patent Office with a design to use EM technology to transfer energy from Alaska to the Lower 48 States, and this seemed to inspire the early US
effort.
« Discharge of Tectonic Stresses in the Earth Crust by High-power Electric Pulses for Earthquake Hazard Mitigation », by V.A. Zeigarnik, V.A. Novikov, A.A. Avagimov, N.T.
Tarasov, and L.M. Bogomolov (2007)
Par Claude Ribbe, lundi 1 février 2010 à 09:13 :: General
Haïti, l’un des pays les plus pauvres du monde, est naturellement l’un des premiers pays fournisseurs d’enfants adoptés par l’Occident et en particulier par la
France. L’adoption est souvent une bonne solution pour des orphelins qui retrouvent une famille aimante et équilibrée. Elle ne l’est pas toujours cependant. D’abord parce que les prétendus
« orphelins » ne sont pas toujours orphelins mais souvent abandonnés par des familles pauvres qui n’ont pas les moyens des les élever. Relisons Le Petit Poucet de Charles
Perrault. Ensuite parce qu’il arrive que des enfants haïtiens soient véritablement vendus, par leur propre famille ou par des intermédiaires, et pas toujours pour être adoptés. Le président
Aristide avait déclaré la guerre à certaines filières, notamment canadiennes, où les adoptions étaient combinées à d’abominables systèmes d’assurance-vie. Ces enfants-là, une fois adoptés,
mouraient beaucoup, comme bien on pense. Les trafics d’organes ne sont pas non plus qu’une légende ni une source d’inspiration pour les cinéastes (voir ou revoir Dirty pretty things de
Stephen Frears). Quant aux réseaux de pédophilie, ils opèrent ouvertement à Port-au-Prince. Les troupes d’occupation, notamment celles de l’ONU, et même la diplomatie, comptent de nombreux
amateurs dans ce domaine. On me dira qu’il existe une administration haïtienne qui protège les mineurs et supervise les adoptions. Quand on sait ce qu’est l’administration haïtienne, l’une des
plus corrompues du monde, on peut absolument tout imaginer. A moins que l’administration haïtienne supervisant les adoptions soit la seule administration haïtienne à fonctionner et qu'elle soit
la seule structure intègre du pays. On a fait beaucoup de cas de la souffrance des familles adoptantes qui attendaient en trépignant leur petit Haïtien, mais rares sont les articles de presse
qui se placent du point de vue des enfants adoptés. Dix Américains appartenant à l’une des sectes qui opèrent en Haïti ont été arrêtés à la frontière dominicaine, avec leur cargaison d’enfants
volés, âgés de 2 mois à 13 ans. Cela montre, au passage, que la République dominicaine n'est pas très regardante. Si le président René Préval a voulu alerter l’opinion en faisant procéder à
cette arrestation, quitte à mécontenter ses amis américains, c’est sans doute que ce genre d’opérations se pratique en ce moment à très grande échelle dans son pays. Il a voulu aussi montrer
que les Américains ne peuvent pas tout se permettre. Gageons cependant que les protagonistes de cette sale affaire seront libérés plus rapidement que ne le furent ceux de l’arche de Zoé. Car si
René Préval avait une quelconque autorité sur les Américains, il ne leur aurait pas livré les clés du pays comme il vient de le faire et il aurait insisté auprès d’eux pour que son ex-ami
Jean-Bertrand Aristide rentre d’exil, comme l’attendaient les électeurs de 2006 qui n’étaient autres, en réalité, que les partisans du président enlevé par les États-Unis avec la complicité de
la France de Chirac et de Villepin, le 29 février 2004.
R - Suite au séisme à Haïti, les Etats-Unis ont eu une présence massive dans ce pays. Les Américains ont envoyé
d’importantes aides humanitaires, médicales et pharmaceutiques, à destination de Haïti. Dans le même temps, les Etats-Unis ont procédé à un déploiement massif des troupes, à Haïti.
Personne ne veut remettre en cause l’envoi des aides humanitaires, mais, on s’interroge, naturellement, sur ce que signifie l’envoi des troupes militaires américaines, à Haïti, car le
nombre des trouves envoyées est, tellement, important que ça ressemble plutôt à l’occupation militaire de Haïti. Pour justifier leur décision de procéder à des expéditions militaires, à
Haïti, les autorités américaines avancent le fait d’ y assurer la sécurité pour permettre l’acheminement des aides alimentaires, médicales et pharmaceutiques à destination des sinistrés,
d’autant plus que le pays a été le théâtre de pillages et de violences. Les explications des autorités américaines peuvent être acceptables à certains égards, mais, l’envoi massif des
troupes laisse présager que les Etats-Unis veulent profiter des conditions catastrophiques à Haïti pour prendre en main le contrôle d’au moins la moitié de cette île (car l’autre moitié
de l’île est sou le contrôle de la république dominicaine). Ce soupçon est de plus en plus renforcé que les Etats-Unis envisageaient, depuis longtemps, de contrôler Haïti, situé, près des
côtes américaines. .Lorsque, Haïti se libéra, en 1804, du colonialisme français, les Etats-Unis refusèrent de reconnaître, officiellement, son indépendance. Les Américains mirent 60 ans
pour le faire. Les Etats-Unis aidèrent la France d’intensifier les sanctions contre Haïti. Cette situation se poursuivit jusqu’en 1863. Puis, les Etats-Unis employèrent la force militaire
à Haïti. Cette occupation se poursuivit de 1915 jusqu’en 1934. Et de 1956 jusqu’en 1986, les Etats-Unis soutirent le régime dictatorial, à Haïti. En 2004, les Etats-Unis apportèrent leur
soutien au coup d’Etat, dirigé contre le Président élu, Aristide, ce qui pousse certains analystes à émettre des doutes au sujet de véritables intentions des Etats-Unis, à Haïti.
Q - Certains analystes disent que si l’objectif des Etats-Unis était d’assurer la sécurité à Haïti, il
serait mieux de le faire par les forces onusiennes non pas les troupes américaines, qu’en pensez-vous ?
R - En fait, les forces onusiennes aussi sont envoyées à Haïti. Mais, les observateurs qui sont sur
place estiment que les Américains ont plutôt l’intention d’affermir leur pas à Haïti. Même, certains pays comme la France et la Grande Bretagne se plaignent du fait qu’ils n’ont pas la
liberté d’action suffisante pour mener des opérations d’aides, car les Américains veulent tout contrôler.
Q - Pensez-vous que les Etats-Unis ne veulent pas également voir un gouvernement procubain
s’installer, à Haïti ?
R - C’est l’une des spéculations qui sont avancées. A mon avis, il est difficile, dans les conditions
actuelles, de se prononcer au sujet de la nature de l’état qui sera établi dans les mois ou années à venir, à Haïti. Mais après le retour au calme de la situation, on pourrait s’occuper
des problèmes politiques du pays. Le déploiement massif des troupes américaines, à Haïti laisse présager que les Etats-Unis ont l’intention de rester, longtemps, à Haïti, et de s’ingérer
dans le processus des évolutions politiques de ce pays.
La polémique ouverte par la publication sur notre site d’un article évoquant la possible origine artificielle
du tremblement de terre à Haïti requiert quelques précisions. Oui, l’arme sismique existe et les Etats-Unis, entre autres, la possèdent. Oui, les forces états-uniennes étaient pré-positionnées
pour se déployer sur l’île. C’est insuffisant pour conclure, mais cela mérite réflexion.
En publiant « Les Etats-Unis ont-ils provoqué le tremblement de terre à Haïti ? », notre objectif était de relayer une question qui agite les milieux militaires et médiatiques dans
plusieurs pays, mais était ignorée dans d’autres [1]. Cela ne vaut pas prise de position. Simplement, fidèles à notre méthode, même si elle est souvent mal
comprise, nous considérons qu’on ne peut comprendre les relations internationales qu’en étudiant ce que pensent les dirigeants de la planète. Le conformisme ambiant conduit à ce que lorsque nous
rendons compte des débats à Washington, personne ne s’en offusque, mais quand nous relayons les débats des pays non-alignés, nous assistons à une levée de boucliers en Europe. Tout se passe comme
si les Européens jugent a priori que seules les problématiques « occidentales » sont pertinentes et que les autres sont déraisonnables.
Un de nos collaborateurs a tenté de retracer l’origine de l’imputation selon laquelle le tremblement de terre à Haïti pourrait être artificiel. Il s’est inquiété qu’il puisse s’agir d’une pure
intoxication introduite par un certain David Booth (alias Sorcha Faal) qui se serait propagée dans des milieux gouvernementaux dans le monde. En définitive, nous ne savons pas avec certitude qui
est la source initiale, mais nous savons que cette question est débattue au plus niveau dans plusieurs Etats en Amérique latine, en Europe orientale et en Asie.
En tant que responsable de publication du Réseau Voltaire, j’ai fait le choix de rechercher et de traduire la dépêche de ViveTV, qui avait été éditée sous forme de communiqué sur le site web du
ministère de l’Information du Venezuela, et de la publier avec le sujet vidéo de Russia Today, en les assortissant d’un remarque préliminaire : « Etrangement, la télévision
vénézuélienne source ses imputations en désignant l’armée russe, tandis que la télévision russe source les mêmes imputations en désignant le président Chavez. »
Si ces éléments ont été repris avec fidélité par de nombreux journaux, notamment au Proche-Orient, ils ont été déformés par la presse atlantiste en s’appuyant sur l’article de Sorcha Faal.
Celui-ci a extrait des passages du texte de ViveTV, et les a placés entre guillemets dans la bouche du président Chavez. Ce qui était une hypothèse de travail devenait alors une position
gouvernementale. Certains de ces journaux sont allés plus loin encore en inventant de toutes pièces le contexte dans lequel le président vénézuélien se serait exprimé, de manière à conclure que
le le président et son auditoire sont atteints de délire anti-américain aigu, et que le Réseau Voltaire participe de la même pathologie.
Ne nous laissons pas intimider par cette manipulation et approfondissons cette hypothèse.
Que savons nous de l’arme sismique aujourd’hui ?
Durant la Seconde Guerre mondiale des chercheurs néo-zélandais ont tenté d’élaborer une machine à provoquer des tsunamis qui puisse être utilisée contre le Japon. Les travaux furent dirigés par
l’Australien Thomas Leech de l’université d’Auckland, sous le nom de code « Projet Seal ». Plusieurs expériences à petite échelle furent réalisées, en 1944-1945, à Whangaparaoa. Elles
furent couronnées de succès.
Les Etats-Unis considéraient ce programme comme aussi prometteur que le « projet Manhattan » de fabrication d’une bombe atomique. Ils désignèrent le docteur Karl T. Compton pour faire
la liaison entre les deux unités de recherche. Compton était le président du MIT. Il avait déjà recruté de nombreux savants pour l’effort de guerre et il était l’une des huit personnes chargées
de conseiller de président Truman sur l’usage de la bombe atomique. Il pensait que celle-ci pouvait fournir l’énergie nécessaire à l’équipe de Leech pour provoquer de plus vastes tsunamis.
Les travaux de Thomas Leech furent poursuivis durant la Guerre froide. En 1947, George VI éleva le savant à la dignité de Chevalier de l’Empire britannique pour le récompenser d’avoir élaboré une
arme nouvelle. Le Projet Seal étant toujours un secret militaire, il ne fut pas révélé à l’époque qu’il était honoré pour la bombe à tsunami. Par la suite, les services US se sont appliqués à
faire croire que ces recherches n’avaient jamais existé et que tout cela n’était qu’un leurre pour impressionner les Soviétiques. Cependant, l’authenticité des essais de Leech a été établie, en
1999, lorsque une partie de la documentation a été déclassifiée par le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères. Officiellement les études ont repris aujourd’hui à l’université de
Waikato. [2]
On ignore si les recherches anglo-saxonnes ont été poursuivies durant les années 60, mais elles ont repris par la force des choses lorsqu’il fut décidé de procéder à l’abandon des tests
nucléaires dans l’atmosphère au profit de tests sous-marins. Les Etats-Unis craignaient de provoquer involontairement des tremblements de terre et des tsunamis. Ils voulaient donc savoir le faire
volontairement.
Officiellement, à la fin de la guerre du Vietnam, les Etats-Unis et l’Union soviétique ont renoncé aux guerres environnementales (tremblements de terre, tsunamis, bouleversement de l’équilibre
écologique d’une région, modifications des conditions atmosphériques -nuages, précipitations, cyclones et tornades-, modification des conditions climatiques, des courants océaniques, de l’état de
la couche d’ozone ou de l’ionosphère) en signant la « Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins
hostiles » (1976).
Toutefois, à partir de 1975, l’URSS a ouvert de nouvelles recherches de Magnétohydrodynamique (MHD). Il s’agissait d’étudier la croute terrestre et de prévoir les séismes. Les Soviétiques
étudièrent la possibilité de provoquer de petits séismes pour en éviter un grand. Ces recherches furent bientôt militarisées. Elles aboutirent à la construction de Pamir, la machine à tremblement
de terre.
Lors du démantèlement de l’URSS, des responsables de ce programme décidèrent par appât du gain de passer aux Etats-Unis, mais leur recherche étant inachevée le Pentagone refusa de payer. En 1995,
alors que la Russie était gouvernée par Boris Eltsine et l’oligarque Viktor Tchernomyrdine, l’US Air Force recruta les chercheurs et leur laboratoire à Nijni Novgorod. Ils y construisirent une
machine beaucoup plus puissante, Pamir 3, qui fut testée avec succès. Le Pentagone achèta alors les hommes et le matériel et les transporta aux USA, où ils furent intégrés au programme HAARP.
De possibles usages de l’arme sismique ont été évoqués au cours des dernières années, notamment en Algérie et en Turquie. Toutefois, le cas le plus discuté est celui du séisme du Sichuan (Chine),
le 12 mai 2008. Durant les 30 minutes précédant le tremblement de terre, les habitants de la région ont observé d’inhabituelles couleurs dans le ciel. Si certains voient dans ces événements des
signes du Ciel retirant sa confiance au Parti communistes, d’autres les interprètent de manière plus rationnelle. L’énergie utilisée pour provoquer le séisme aurait également provoqué des
perturbations de l’ionosphère. Dans les mois qui suivent, le web et les médias chinois diffusent et discutent cette hypothèse aujourd’hui considérée comme certaine par l’opinion publique
chinoise.
Rien ne distingue un séisme provoqué d’un séisme naturel, cependant on ne sait provoquer que des séismes superficiels, comme celui d’Haïti.
Ce qui suscite le trouble, c’est que la réaction des Etats-Unis. Alors que les médias atlantistes se contentent de relayer la polémique sur les violations de la souveraineté haïtienne, les
médias latinos-américains s’interrogent sur la rapidité du déploiement des GI’s : dès le premier jour, plus de 10 000 soldats et contractants sont arrivés à Haïti. Cet exploit logistique
s’explique simplement. Ces hommes étaient déjà pré-positionnés dans le cadre d’un entraînement militaire. Sous l’autorité du commandant en second du SouthCom, le général P. K. Keen, ils
participaient à la simulation d’une opération humanitaire, à Haïti, après un ouragan. Keen et son équipe étaient arrivés quelques jours auparavant. Au moment précis du tremblement de terre, ils
se trouvaient tous à l’abri, à l’ambassade US qui est construite selon les normes anti-sismiques, à l’exception de deux hommes qui se trouvaient à l’hôtel Montana et qui auraient été blessés.
Le général Keen a donné de nombreuses interviews à la presse états-unienne, qui a multiplié les reportages et émissions à propos des opérations de secours. Il a souvent fait mention de sa
présence à Port-au-Prince durant le séisme, mais jamais des motifs de cette présence.
Parmi les objectifs de l’exercice militaire figurait le test d’un nouveau logiciel permettant de coordonner les efforts humanitaires des ONG et des armées. Dans les minutes qui ont suivi la
catastrophe, ce logiciel a été mis en ligne et 280 ONG s’y sont inscrites.
Il est légitime de se demander si ces coïncidences sont ou non l’effet du hasard.
Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence
Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage
publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).