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Emirats arabes

Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 18:29

Réseau Voltaire | 26 janvier 2012

 

Depuis le début des événements qui endeuillent la Syrie, deux versions des faits s’opposent : pour les Occidentaux et leurs alliés du Golfe, le régime réprime dans le sang une révolution populaire, tandis que pour la Syrie et ses alliés du BRICS, le pays est attaqué par des groupes armés venus de l’extérieur.

 

Pour faire toute la lumière sur ces événements, la Ligue arabe a créé une Mission d’observation composée par des personnalités nommées par chaque État membre (sauf le Liban qui n’a pas souhaité participer). Cette diversité des experts garantit l’impossibilité de manipuler le résultat, leur nombre (plus de 160) et la durée de leur mission (1 mois) permet de dresser le tableau bien plus large que tous ceux dont on disposait précédemment. A ce jour, aucun organisme tiers ne peut prétendre avoir conduit une enquête aussi vaste et aussi rigoureuse, et par conséquent ne peut prétendre mieux connaître la situation en Syrie.

 

Le Comité ministériel de la Ligue Arabe, chargé du suivi du Plan arabe et composé de 5 États sur les 22 membres de la Ligue (Algérie, Égypte, Oman, Qatar, Soudan) a validé le rapport de la mission par 4 voix contre 1 (celle du Qatar) et a décidé de prolonger d’un mois la mission des observateurs.

 

Le problème c’est que le rapport confirme la version du gouvernement syrien et infirme celle des Occidentaux et des monarchies du Golfe. Notamment, il atteste qu’il n’y a pas eu de répression létale de manifestations pacifiques et que tous les engagements pris par Damas ont été scrupuleusement respectés. Il valide aussi le fait capital que le pays est déstabilisé par des groupes armés, responsables de centaines de morts parmi les civils syriens et de plusieurs milliers dans les rangs de l’armée, ainsi que plusieurs centaines d’actes de terrorisme et de sabotage.

 

C’est la raison pour laquelle le Qatar cherche désormais à empêcher la diffusion du rapport par tous les moyens. En effet, celui-ci se révèle être une véritable bombe pouvant se retourner contre lui et son dispositif de communication.

Le Qatar exerce actuellement la présidence de la Ligue ; non pas que son tour soit venu pour cela, mais parce qu’il a acheté à l’Autorité palestinienne son propre tour de présidence.

 

La présidence de la Ligue a donc décidé de ne pas diffuser le rapport de la Mission d’observation, de ne pas le traduire, et même de ne pas placer la version originale arabe sur son site internet.

 

Le risque pour l’Émirat wahhabite est énorme. Si par malheur le public occidental avait accès au rapport, c’est bien au Qatar et à ses relais qu’il risquerait de demander des comptes en matière de démocratie et d’implication dans le massacre de populations.

 

Source : « La présidence de la Ligue Arabe cherche à étouffer le rapport de ses experts », Réseau Voltaire, 26 janvier 2012, www.voltairenet.org/a172509

Par Réseau Voltaire - Publié dans : Emirats arabes - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 07:00

IRIB- Un jeune de 22 ans a été tué, lors de l’attaque des forces de sécurité saoudiennes, contre l’Est de ce pays. Cet incident a eu lieu, à Awamiyah. Mercredi, les militaires saoudiens ont ouvert le feu sur le peuple, pour disperser les manifestants, dans la ville de Qatif, située, dans l’Est de ce pays. Les provinces du Sud sont, depuis ces derniers mois, le théâtre de manifestations anti-gouvernementales.

 

Source : french.irib.ir

Par IRIB - Publié dans : Emirats arabes - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 07:54

Au Bahreïn et au Yémen, Washington soutient les aspirations à la démocratie, assure le département d’État. Dans la pratique, observe Manlio Dinucci, c’est tout le contraire : le Commandement des Opérations spéciales et la CIA participent aux côtés de l’Arabie saoudite à la répression féroce contre toute forme de contestation.

 

Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 22 septembre 2011

 

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L’Arabie saoudite et les Etats-Unis écrasent la révolte au Yémen.

On avait pensé à Washington pouvoir dompter les flammes de la rébellion populaire qui s’était propagée dans les pays arabes qui leur sont alliés, et mettre le feu à d’autres qu’ils ne contrôlent pas (ils y sont arrivés en Libye), de façon à construire sur leurs cendres le « Grand Moyen-Orient » dont ils ont toujours rêvé, celui sous bannière étoilée, flanquée de la rose des vents de l’OTAN. Mais, bien qu’ils y mettent le paquet, les choses ne vont pas comme ils voudraient. Surtout au Bahreïn et au Yémen, supports importants de leur stratégie.

 

Au Bahreïn les États-Unis ont le quartier général des forces navales de leur Commandement central. Situé à 200 kms à peine de l’Iran, il dispose de dizaines de navires de guerre, porte-avions et unités d’assaut amphibie compris, avec 28 000 soldats et 3 000 à terre, qui opèrent en Mer Rouge, dans la Mer d’Arabie et dans d’autres parties de l’Océan Indien, pour « assurer la paix et la stabilité et protéger les intérêts vitaux de l’Amérique » (des États-Unis d’Amérique, NdT). En d’autres termes, pour conduire les guerres en Irak et Afghanistan et en préparer d’autres (l’Iran et la Syrie sont dans le collimateur). D’où l’importance du Bahreïn, que les États-Unis ont désigné comme « plus grand allié non-OTAN ». La monarchie héréditaire, garante de la solide alliance, continue cependant à être assiégée par la rébellion populaire, qu’elle n’est pas arrivée à étouffer même avec l’aide de l’Arabie Saoudite, des Émirats et du Qatar qui, en mars, avaient envoyé des troupes au Bahreïn. Cinq mois après la « féroce répression du soulèvement populaire », rapportée par le New York Times (15 septembre), il y a tous les soirs à Manama des jeunes qui descendent dans la rue, et affrontent la police. Les autorités ont conquis « une éphémère victoire grâce aux tortures, arrestations et licenciements », surtout contre la majorité chiite (70 % de la population) discriminée par la monarchie sunnite. Malgré cela, la secrétaire d’État Hillary Clinton s’est déclarée « impressionnée par l’implication avec laquelle le gouvernement de Bahreïn avance sur la voie de la démocratie » et en août, Washington a renouvelé son accord militaire avec Manama, signé en 1991.

 

Au Yémen aussi, il y a « d’encourageants signes d’une volonté rénovée du gouvernement de promouvoir la transition politique » : c’est ce qu’assure le Département d’État le 15 septembre, au lendemain du jour où les Nations Unies ont publié un rapport documenté sur la féroce répression. Confirmée par le fait que, trois jours après à Sana, les militaires ont ouvert le feu avec des mitrailleuses lourdes sur une manifestation pacifique. Les Yéménites n’ont aucun souci à se faire : les États-Unis « continuent à appuyer la transition pacifique et ordonnée, répondant aux aspirations du peuple yéménite pour la paix et la sécurité ». C’est le New York Times lui-même qui rapporte comment cela se fait : « L’administration Obama a intensifié la guerre secrète au Yémen, en frappant des militants suspectés, avec des drones armés et des chasseurs-bombardiers ». La guerre est conduite par le Commandement conjoint du Pentagone pour les opérations spéciales qui, sous prétexte de faire la chasse à Al Qaeda, a installé à Sana sa propre position. L’opération est coordonnée par la CIA, qui a construit à cet effet au Moyen-Orient une base aérienne secrète. Mais les missiles Hellfire (Feu de l’enfer) des drones US ne font qu’alimenter les flammes de la rébellion populaire.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 

Réseau Voltaire, 22 septembre 2011, www.voltairenet.org/a171472

Par brigitte - Publié dans : Emirats arabes - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 20:28

 

par Franklin P. Lamb

Aux Etats-Unis, l’idéal démocratique n’est pas interprété de la même manière par le peuple et ses dirigeants. Pour les citoyens, il s’agit du droit des autres peuples à la souveraineté, tandis que pour l’administration Obama, il s’agit d’instaurer à l’étranger des régimes amis. Cette discordance devient criante à propos de la répression au Royaume de Bahreïn.


Partenaires | Beyrouth (Liban) | 7 juin 2011

 

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La secrétaire d’État Hillary Clinton intervenant au Forum USA-Islam.

Il y a quelques semaines, Rashid Khalidi, professeur à l’Université de Columbia, faisait une halte à Beyrouth et y donnait une conférence passionnante à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), intitulée « Observations historiques préliminaires sur les révolutions arabes de 2011 ».

En réponse à la question d’un étudiant, Khalidi rejetait violemment l’existence de quelque « doctrine Obama » que ce soit et prédisait que la Maison-Blanche serait bien plus tolérante aux atteintes aux Droits de l’homme commises au Bahreïn que, par exemple, à celles perpétrées en Libye ou dans d’autres pays dont le despotisme n’est pas pire que celui que les al-Khalifa, la dynastie décatie au bout de plus de deux siècles de règne, exerce contre la majorité chiite du Bahreïn.

Après sa conférence, j’ai échangé quelques mots avec Rashid et lui ai rappelé que nos chemins ne s’étaient pas croisés depuis ce fatidique été 1982 à Beyrouth Ouest. En compagnie de notre amie commune, la journaliste états-unienne Janet Stevens, grâce à laquelle nous avions fait connaissance, nous avions vécu une expérience similaire : tenter de faire aboutir nos recherches malgré les bombardements israéliens et les coupures d’électricité et d’eau.

Durant cet été 1982, parfois idéalisé de nos jours, Khalidi était un jeune travailleur acharné et ses recherches effectuées en 1982 furent publiées en 1983 dans son ouvrage Assiégés : Prise de décision au sein de l’OLP pendant la guerre de 1982 [1].

Pendant cette période, Janet et moi (en aucun cas Rashid n’était impliqué !) avions commis au moins quatre crimes (je ne faisais qu’obéir aux ordres !), en pénétrant dans la cafétéria désertée et dans les réserves de l’UAB et en y récupérant quelques 500 cartons de bouteilles d’eau et environ cinquante cartons remplis de ces répugnants sachets de jus d’orange en poudre dans les stocks de l’université.

Janet m’avait alors confié la responsabilité d’environ cent combattants du Fatah qui, persuadés à juste titre que les Israéliens hésiteraient à bombarder l’université, avaient installé une base sous les figuiers du campus. Nous avions pris l’habitude de nous baigner à la plage de l’université. Les combattants de l’OLP, sous les ordres du commandant Abu al-Wahib, l’un des responsables de la défense de Beyrouth Ouest, avaient reçu l’interdiction de détériorer le campus et de pénétrer dans les bâtiments de l’UAB. Postés à l’extérieur de l’université, ces soldats faisaient donc barrage à l’entrée et protégeaient les lieux de notre opération.

C’est seulement après le délai de prescription de vingt ans, déambulant dans le bâtiment du Kerr Hall, que je pris mon courage à deux mains et avouai finalement mes crimes au président de l’UAB. Il se mit à rire avec un enchantement certain et, au nom de toute l’université, accorda son pardon à notre comportement antisocial lié à la guerre. Malgré tout, j’ai entendu dire il n’y a pas si longtemps que l’ambassade états-unienne cherchait à ouvrir une enquête contre moi car l’eau et les sachets de jus d’orange en poudre avaient été payés par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ; l’ambassade a toujours été très à cheval sur l’identification des personnes redevables.

À l’instar de nombreux observateurs, Khalidi ne cesse de critiquer ce qu’il perçoit des prétentions de l’administration Obama exprimées dans « l’impératif moral des valeurs états-uniennes ». Tout cela n’est qu’une vaste mascarade dans laquelle leurs intérêts justifient que les États-Unis choisissent eux-mêmes d’attribuer l’étiquette Modéré ou Réformiste aux plus violents despotes alors que d’autres sont soumis à l’interdiction d‘utiliser leur espace aérien, accusés de génocide et voués à être éliminés.

L’hypocrisie de l’administration d’Obama envers les civils désarmés tués au Bahreïn est flagrante et s’oppose à toutes les valeurs états-uniennes.

Le 4 décembre 2011, invitée au Forum USA-Islam, un rassemblement organisé par le Qatar et la Brookings Institution, le secrétaire d’État Hillary Clinton assurait au monde entier que « les intérêts et les valeurs essentiels des États-Unis [n’avaient] pas changé, notamment pour ce qui est de [leur] volonté de promouvoir les droits de l’homme [de la même façon dans tous les pays]. » [2]

Les propos d’Hillary Clinton furent accueillis par des murmures de désapprobation dans l’assistance et l’un des étudiants de l’Université de Georgetown s’est exclamé sans plus de ménagement : « Dites plutôt cela au peuple du Bahreïn et prouvez-le, Madame ! »

Ce sont les commentaires d’Hillary Clinton sur les valeurs états-uniennes et les mouvements révolutionnaires arabes qui semblent avoir choqué et exaspéré cet étudiant et le public présent : « Nous savons qu’une approche universelle ne s’applique pas à une région aussi diverse en ces temps aussi flous ». Hillary Clinton encensa ensuite le Bahreïn pour leur « amitié vieille de plusieurs décennies et qui, nous l’espérons, se poursuivra longtemps encore » Concernant l’affaiblissement du gouvernement, elle ajoutait que « la violence [n’était] pas et ne [pouvait] pas être la réponse. »

Clinton expliquait que l’administration Obama ne rappellerait pas son ambassadeur à Manama et ne menacerait le pays d’aucune sanction, une iniquité frappante qui ne fait que renforcer le sentiment anti-états-unien au sein des groupes d’opposants bahreïnis. Tout le discours de la doctrine Obama n’est que déclarations sur la liberté, la démocratie et le changement. Mais en réalité au Bahreïn, la doctrine Obama se concrétise par la protection de la dictature.

Par contraste, Obama a toujours justifié les attaques militaires en Libye, dénonçant que : « des gens innocents étaient pris pour cible et tués. Les hôpitaux et les ambulances étaient attaqués. Les journalistes étaient arrêtés. Ces actes vont à l’encontre des valeurs états-uniennes. » Mais quand des atteintes aux Droits de l’homme telles que les dénonce Obama sont perpétrées au Bahreïn, la doctrine Obama n’apparaît pas sur le prompteur du président.

Il ressort que les valeurs états-uniennes ne sont plus si importantes quand le régime nouvellement réformé héberge la Cinquième flotte des États-Unis et que ses voisins sont saoudiens, craignant eux-mêmes les manifestations potentielles, selon le Wall Street Journal.

L’étudiant au langage abrupt avait compris dans les propos de Clinton quelque chose qu’a remarqué il y a quelques jours Joe Stork, directeur adjoint pour le Moyen-Orient de Human Rights Watch, à propos d’un autre massacre brutal de civils désarmés par le gouvernement al-Khalifa, « quatre détenus tués en neuf jours est un crime, pas une coïncidence. Le gouvernement ne communique aucune information aux familles des détenus sur leur lieu de détention ou leur condition de santé lorsqu’ils sont en vie, ni sur les circonstances de leur mort. Les lois d’urgence ne doivent pas servir de couverture à la brutalité. » Stork rappelait à l’administration Obama que la torture et l’assassinat des protestataires pacifiques par les forces armées du Bahreïn et par les forces supplétives fournies par l’Arabie Saoudite ne sont pas acceptés par l’opinion états-unienne.

Les officiels de l’administration Obama, comme la majorité des médias états-uniens, jouent le jeu d’un silence coupable concernant la situation au Bahreïn. Les institutions politiques tentent d’attiser le sectarisme chiite/sunnite plutôt que de résoudre les véritables problèmes : la barbarie et l’iniquité des choix politiques et économiques de la dynastie régnante dans un État violemment répressif.

Plus de 70 % de la population du Bahreïn est chiite, alors que la famille régnante et la plupart des élites sont sunnites.

Cet état de fait a mené la dynastie régnante à une mentalité ségrégationniste. Les Chiites sont interdits d’exercer dans l’armée, dans les services de renseignement ou parmi les forces de police ; de plus, ils sont sous-représentés aux postes importants du gouvernement. Ne se contentant plus d’emprisonner les militants et d’interdire les partis d’opposition chiites, les autorités du Bahreïn ont aussi renvoyé les fonctionnaires et même les athlètes professionnels qui avaient participé aux manifestations. Le seul journal indépendant du pays a été saisi la semaine dernière et son rédacteur en chef a été contraint à la démission. Le 14 avril 2011, le gouvernement du Bahreïn a même interdit le parti politique chiite le plus influent (al-Wefaq), ainsi qu’un autre parti chiite plus modeste.

Quand ils postulent à un poste au Bahreïn, les chiites vivent une expérience très proche de celle des réfugiés palestiniens au Liban. Leur candidature peut parfois se voir acceptée mais très vite le poste leur est refusé quand le futur employeur découvre que le candidat est chiite. Sur son blog du New York Times, Nicholas Kristof décrivait ainsi l’attitude de la famille al-Khalifa envers les chiites :

« Le discours du gouvernement me fait beaucoup penser à celui des Blancs d’Afrique du Sud – ou bien à celui que tenaient les Blancs du Sud des États-Unis à l’époque de Jim Crow ou encore à celui des colons israéliens en Cisjordanie. On y retrouve la peur de la violence populaire, la méfiance envers la démocratie et un sentiment de légitimité. »

La doctrine Obama basée sur les « valeurs humanistes états-uniennes » n’envisage aucune protection de la majorité chiite du Bahreïn. Cette population est vulnérable ; elle peut être sacrifiée. Ce n’est pas le cas de la Cinquième flotte. Ni celui des intérêts saoudiens puisqu’ils représentent un rempart important pour les néo-conservateurs de Washington face au « pouvoir iranien » dans la région.

La doctrine Obama ne prévoit aucune force de police, aucun système sécuritaire ni judiciaire pour protéger la population chiite. Au cours des jours derniers, le régime des al-Khalifa a intensifié les attaques contre cette communauté —harcèlement dans les rues, destruction de mosquées et d’husseiniyya (lieux de culte chiites), discrimination à l’emploi et au logement, attaques systématiques dans les médias—.

Tout porte à croire que l’administration Obama utilise la question iranienne de manière similaire aux régimes arabes lorsqu’ils profitent du problème israélien : une excuse pour priver le peuple bahreïni de toute justice et les empêcher de participer au gouvernement.

En même temps, l’administration Obama occulte les récents sondages qui indiquent que 60 % des États-uniens soutiennent les soulèvements au Bahreïn et dans les pays voisins même s’ils ont toutes les chances d’aboutir à un régime qui s’oppose aux orientations de la politique états-unienne, y compris à la politique de soutien à Israël.

L’image que donnent ces sondages de l’opinion publique aux États-Unis reflète les vraies valeurs états-uniennes. La doctrine Obama appliquée d’une manière si sélective, ne reflète pas du tout ces valeurs.

Source
Al-Manar (Liban)

Depuis le Réseau Voltaire

Par brigitte - Publié dans : Emirats arabes - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 21:21

 
par Yahia Gouasmi*


C’est un acquis du droit humanitaire international de considérer que le corps médical a obligation de soigner tous les blessés d’un conflit indépendamment de leurs appartenances partisanes. Il n’en va plus ainsi à Bahreïn où soigner un manifestant est désormais considéré comme acte de sédition.

 

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Vingt-quatre médecins et vingt-trois infirmières bahreinis ont été arrêtés et seront traduits devant le tribunal militaire. Le pouvoir en place les accuse « d’incitation au renversement par la force, du régime ». Qu’ont-ils fait en réalité ? Ils ont soigné des manifestants blessés par les forces de l’ordre et par l’armée. Cela fait suite à la prise d’assaut des hôpitaux et des centres de soins que l’ONU s’est contentée de dénoncer… sans suite, évidemment. Dans le cas de la répression à Bahreïn, il n’est pas question de sanctions à l’encontre du régime soutenu par les monarchies pétrolières et par l’USraël. Selon l’association Médecins pour les Droits de l’Homme (Physicians for Human Rights), cette répression contre le corps médical a une cause précise : ces médecins et infirmières disposent de preuves des atrocités commises par la police et par l’armée. Il faut donc les réduire au silence et intimider, à travers eux, tous ceux qui oseraient dénoncer la réalité de la situation à Bahreïn.

 

Le fait que le régime encore au pouvoir se croit obligé de recourir à de telles méthodes, confirme son état de faiblesse, malgré l’intervention armée de l’Arabie saoudite et de la police des Émirats. Cela confirme aussi la position névralgique qu’occupe la révolution bahreïnie dans la situation que traverse actuellement le monde musulman. Il s’agit de bien marquer les limites à ne pas franchir, limites dictées par l’USraël et les pouvoirs corrompus locaux servant d’auxiliaires.

 

Le silence des médias occidentaux qui se limitent au « service minimum » et se gardent bien d’alerter l’opinion publique française illustre la complicité de l’Occident avec les assassins de la population bahreïnie ! On imagine facilement le tintamarre médiatique auquel on aurait eu droit si des médecins et des infirmières avaient été arrêtés ailleurs… en Syrie, par exemple !

 

Aujourd’hui, Bahreïn est une dictature maintenue au pouvoir par l‘intervention étrangère, sous contrôle de la CIA et du Mossad, omniprésents dans la région. Le fait que la majorité des habitants soit chiite permet de désigner l’Iran comme ennemi, et développe ainsi le climat psychologique qui nous prépare à un conflit à venir. Nous avions déjà dénoncé cette tentative d’opposer des musulmans à d’autres musulmans pour le plus grand profit de Tel-Aviv et de Washington. C’est la vieille politique de division et de corruption qui permet à une minorité de continuer à dominer les peuples de la région. Pour l’instant, cette tactique ne semble pas rencontrer un grand écho dans l’opinion arabo-musulmane qui sait très bien qui sont ses ennemis : les sionistes qui occupent la Palestine et leurs complices et alliés de Washington, qui pillent les richesses de ces pays. Chaque jour, une propagande malsaine est distillée pour isoler et liquider le Front de la Résistance (Hezbollah, Syrie, Hamas et Iran).

 

Yahia Gouasmi

Président du Centre Zahra et du Parti Anti Sioniste.

Source : Réseau Voltaire

Par brigitte - Publié dans : Emirats arabes - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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