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Société

Lundi 20 février 2006 1 20 /02 /2006 11:55

S’il est bon que les objets soient fondés pour servir l’homme, il serait monstrueux que les hommes fussent fondés pour servir de poubelles aux objets.

 

 

Antoine de Saint-Exupéry dans Citadelle.

 

 

 

 

Il revient souvent à la une de nos journaux, surtout des journaux télévisés (ceux qui ont le plus d’audience), le sujet sur la pollution des ménages.

 

 

Mais qu’en est-il exactement ? Est-ce que se sont vraiment les ménages qui polluent, on bien les choses paraissent-elles ainsi parce qu’ils sont en bout d’une chaîne polluantes ?

 

 

Quand j’achète 250g de bifteck, et que ceux-ci sont emballés dans une barquette en polystyrène entouré d’un film plastique, le pollueur est celui qui a conditionné l’emballage. C’est bien l’industrie agro-alimentaire qui est en amont des ménages qui est cause de pollution. 

 

 

Il est quant même bizarre que l’eau de nos campagnes qui sont aujourd’hui quasiment dépeuplées par rapport à ce qu’elles étaient il y a une cinquantaine d’année, soit plus polluée qu’il y a cinquante ans.

 

 

Nos arrière-grands-mères (pour certains plus âgés, leur grand-mère) faisaient leurs lessives dans des lavoirs aménagés en bordure de rivière et pourtant, elles ne polluaient pas (poissons, grenouilles, faunes aquatiques étaient abondances). Si nos lessives polluent aujourd’hui, c’est que les produits qui nous sont vendus sont polluants. Là encore la responsabilité est en amont des ménages.

 

 

Nos arrière-grands-parents agriculteurs (ou nos grands-parents pour les plus âgés) utilisaient, pour fertiliser les sols, des engrais naturels (fumiers). Aujourd’hui tous les engrais sont issus de l’industrie chimique.  

 

 

L’agriculture est, aujourd’hui, l’activité humaine qui est la plus polluante pour l’eau, bien plus que les industries, et, contrairement à l’adage qui veut que les pollueurs soient les payeurs, les agriculteurs ne paie pas l’eau, où s’ils la paient, c’est à des tarifs très bas, et de plus, ils reçoivent des subventions. (Il est bien entendu que je parle ici des grosses exploitations agricoles, là où l’agriculture est devenue une industrie.

 

 

En conclusion, je dirai que les grands pollueurs ne paient pas, et que les petits pollueurs que sont les ménages paient pour tous.

 

 

Par brigitte - Publié dans : Société
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Mardi 21 février 2006 2 21 /02 /2006 08:24

Bonjour,

Hier, nous avons tenté de montrer que si les ménages polluent, ils ne sont pas tout à fait responsables de cette pollution car cette pollution trouve sa source dans les produits qui nous sont vendus. Si on obligeait les industriels et les agriculteurs à produire « propre », la pollution de notre environnement serait moindre, car l’homme vivant de manière naturelle ne pollue pas.

 

 

Mais il est une autre pollution dont on ne parle pratiquement jamais : c’est la pollution des consciences. Les journaux, la radio, la télévision, et la grande majorité des films qui sont produits participent à cette pollution de l’esprit humain.

 

 

Les parents sont responsables de l’éducation de leurs enfants ! Est-ce toujours vrai ? La société n’a-t-elle pas à s’interroger sur ses parts de responsabilité ?

 

 

Avant cette merveilleuse invention qu’est la télévision, mais qui est malheureusement plus utilisée à détruire l’esprit humain qu’à le construire, l’enfant, en dehors de ses heures scolaires, était totalement sous le contrôle des parents qui pouvaient lui inculquer des valeurs morales et des manières saines et non violentes pour se conduire dans la vie. Aujourd’hui, dès l’or que cette machine s’est introduite dans les foyers, le modèle parental perd beaucoup de son poids pour être supplanté par celui de l’image. Or quelles images sont offertes à nos enfants pour les conduire à l’age adulte par l’ensemble des médias de l’audio visuel : La violence, la violence, toujours la violence. Violence dans les journaux télévisés, violence dans les films, violence dans les dessins animés. Les exceptions sont rares.

 

 

Les parents ne peuvent plus être compté comme seuls responsables de l’éducation de leurs enfants à partir du moment où des agents extérieurs au foyer parental se sont joints, voir même, ont supplanté la crédibilité des parents aux yeux des enfants. Comment voulez-vous qu’un enfant soit sensible à un discours de non-violence quand tout autour de lui accrédite la thèse contraire.

 

 

Par brigitte - Publié dans : Société
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Vendredi 24 février 2006 5 24 /02 /2006 16:00

                      Si tu n'as rien à donner alors mieux vaut que tu périsses, car la vie c'est le don

                                                            Anroine de Saint-Exupéry

Une des caractéristiques de notre époque est le repliement sur soi-même, l’individualisme. Nous avons appris à vivre pour nous-mêmes, sans nous préoccuper de ce qui se passe autour de nous, et des conséquences que peuvent avoir nos comportements sur autrui et sur l’environnement. On entend parfois cette expression « à chacun sa merde ». C’est l’égoïsme qui nous domine. Pourtant, nous ne pouvons progresser, et la société avec nous, que s’il y a partage. Partage des expériences heureuses ou malheureuses, partage des talents et des dons, partage des richesses. Les droits d’auteurs, les propriétés intellectuelles sont des freins à l’évolution.

Il ne peut y avoir de progrès humain si les connaissances acquises par chacun d’entre nous ne sont pas reversées dans la communauté. Je vous invite, afin que celle-ci serve le plus grand nombre, quelque soit votre age, votre religion, votre culture, votre pays, à faire part de vos idées, à partager, à échanger dans la plus grande tolérance et le respect des uns et des autres. Ce blog est édité pour cela. Ce ne doit pas être un monologue.

Même si nous sommes persuadés, si nous avons la profonde conviction que l’autre est dans l’erreur, nous devons nous garder de tout jugement et de toute condamnation, car peut-être nous ne nous sommes pas donné suffisamment de peine pour essayer de le comprendre. Appliquons cette sentence : « Quand tu entends une opinion qui te déplait, étudie et découvre la vérité qu’elle contient ».  

Par brigitte - Publié dans : Société
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Lundi 27 février 2006 1 27 /02 /2006 16:24

Nous allons, aujourd’hui, essayer de voir les significations des trois mots de notre devise républicaine : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ .

L’ÉGALITÉ : Tout le monde ne peut pas devenir un  « Mozart ». Il n'y a pas d'égalité à la naissance dans les dons et dans la sagesse. L'égalité ne peut s'établir que dans les droits et dans les devoirs de chacun envers la collectivité. Si l'aptitude d'un être est d'être balayeur, qu'il soit balayeur. La société a besoin de personnes qui louent leur service pour des tâches subalternes. Mais n'oublions pas qu'ils sont des hommes, et qu'ils ont droit, autant que les ingénieurs, les médecins ou les avocats, au respect et à la dignité. Ce ne sont pas de simples numéros mis à la disposition de supérieurs hiérarchiques.

 

 

  L’Égalité n’est pas de ce monde

 et vous le croyez aussi, gens de la terre

 vous qui voyez la nature à l’oeuvre

 et qui savez que l’on arrose pas une buveuse d’eau

 comme l’on arrose une épineuse des sables.

 Et si vous injectez à l’une et à l’autre

 le poison de ce mot

 chacune mourra dans sa place

 l’une en mutilant ses épines pour en faire des fleurs

 l’autre en mutilant sa soif

 pour connaître la brûlure du désert.

 Elles se battront pour un mirage

 contre l’autre et contre elles-mêmes...

 Elles seront un blasphème à la Vie.

 .................

 Si vous voulez servir l’Égalité

 il faut savoir seulement

 où est active sa Réalité.

Il faut chercher

non pas à l’emprisonner dans l’éphémère

mais à faire monter cet éphémère jusqu’à elle.

Car dans l’ESSENCE seule est L’Égalité,

Dans la juste pesée du Coeur de l’Être.                                                                      

                                                                     Oria (La révolte essentielle)

 LA LIBERTÉ : L'esclavage n'a été aboli que pour être remplacé par une nouvelle forme d'exploitation plus subtile. On n'utilise plus le fouet ou la cravache pour imposer aux hommes les tâches qu'on veuille leur faire exécuter. L'arme est psychologique. On utilise la peur. Peur d'être mal noté. Peur de la misère. Peur du chômage. Peur de l'exclusion. La peur prive un être de son droit à l'ascension morale et sociale. Le maintenant ainsi dans la soumission, on le prive de sa liberté, car pour accéder à la véritable liberté, il est indispensable d’être débarrasser de toutes ses peurs.

Que constate-t-on dans les entreprises ?

Dans  une entreprise, pour accéder à un poste de responsabilité, si on demande de savoir diriger, organiser, commander - qualités toutes normales et nécessaires - on demande aussi de savoir imposer sa loi (ce qui est autre que l'action de commander), d'oser tricher, voler, exploiter, licencier,  « tuer » même si nécessaire (il est des mots qui vous assassinent un homme aussi bien qu'un coup de poignard). En somme, on demande d'être capable d'étouffer sa conscience. En affaire, pas de sentiment ! Les entreprises ne sont pas des oeuvres de charité ! Il y a une logique de l'économie qui justifie les exactions.

La justice dans tout cela ? Mais rien n'est fait contre les lois ou les règlements qui ne sont que les lois et les règlements des plus forts, où tout est prévu pour pouvoir les détourner. Des lois qui permettent de condamner un petit délinquant qui vole quelques francs, aussi lourdement qu'un industriel ou un homme politique qui détournent des milliards. Des règlements qui permettent aux banques d'encaisser notre salaire sans nous verser un centime sur le profit qu'elles en tirent, mais qui nous imposent des agios pour un découvert de quelques francs. Des règlements qui permettent à des sociétés de service de facturer à ses clients, le travail des week-end et des jours fériés, ou le travail de nuit, beaucoup plus cher, alors que ceux qui effectuent le travail, n'ont pas droit à un salaire plus élevé. Des lois et des règlements qui sont faits par les nantis pour les protéger des miséreux. Des lois et des règlements qui permettent d'exploiter le travail des hommes avec le maximum de profit pour les entreprises.

On nous dit vivre dans un pays de liberté, parce que la censure n'existe pas, parce que nous pouvons manifester (sans casser), faire la grève, parce que nous pouvons faire de la politique. Mais est-ce seulement cela être libre ? Non, être libre c'est pouvoir devenir. C'est pouvoir manifester ce que nous sommes réellement sans avoir à craindre les foudres d'une quelconque inquisition. C'est ne pas être obligé de se couvrir d'un masque d'hypocrisie pour plaire. C'est ne pas être obligé de commettre des actes que nous réprouvons pour assurer notre promotion sociale. C'est pouvoir exprimer notre différence, sans qu'un phénomène d'exclusion vienne nous sanctionner. Nous vivrons dans une société de réelle liberté, quand tous nous saurons nous accepter et nous respecter les uns et les autres, tel que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts. L'esprit de tolérance est ce qui fait le plus défaut dans notre monde actuel. Nous voudrions voir les autres vivre selon notre conception de la vie. L’homme n’est libre que s’il peut se réaliser suivant sa propre voie. Il ne peut pas y avoir de société libérale sans une société fraternelle.

FRATERNITÉ : Ce mot a de plus en plus tendance à être remplacé par le mot  SOLIDARITÉ. Mais ce n'est nullement la même chose. La solidarité conduit à une société divisée en catégories, en castes luttant les unes contre les autres pour acquérir un privilège ou en conserver un. Xavier Emmanuelli en a fait la distinction suivante : «La solidarité, c’est en somme de l’outillage et de la technique. La fraternité, c’est le don de soi ». Ainsi les ouvriers peuvent être solidaires dans la lutte contre les patrons. Les patrons peuvent être solidaires pour résister aux exigences des ouvriers. La  fraternité n'a rien à voir avec cela. Quand on a compris la fraternité, on a compris que son bonheur dépend de celui des autres. Qu'on ne peut pas être heureux tout seul, égoïstement dans son coin, alors qu'autour de nous règne la misère. Louis Claude de Saint-Martin nous dit ceci :

 «Tâcher d'atteindre à cette idée sublime, que le véritable bonheur de l'homme ne se trouve que dans le bonheur  de ses semblables ; dites en vous-mêmes, dans le secret d'un coeur calme et pur : je sens  avoir besoin du bonheur des autres. Il me semble que la famille humaine ne fait qu'une, et que j'ai au fond de mon être le désir de la félicité de tous ces membres ». 

 André GIDE nous le dit également : « Mon bonheur est d'augmenter celui des autres. J'ai  besoin du bonheur de tous pour  être heureux ».

 Quand on vit la fraternité, on aide les autres à devenir. On ne profite pas de leur position sociale ou de leur faiblesse de caractère pour les dominer. On les aide à être libres et à devenir.

     La  grandeur du Cygne n'est pas de voler

 La grandeur de l'Aigle n'est pas de voguer sur l'onde

              ...

 La Fraternité

 Ce n'est pas de vouloir faire de l'autre son semblable

 C'est le rendre libre

 De retrouver son "point de Majesté"

                                                                       ORIA    (La révolte essentielle)

 

 

Par brigitte - Publié dans : Société
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Jeudi 2 mars 2006 4 02 /03 /2006 20:58

Il y un art d’écouter ;

Pour écouter réellement, on devrait abandonner, ou mettre de côté, tous les préjugés, les idées que l’on se fait d’avance sur les choses et les activités quotidiennes. Lorsqu’on est dans un état d’esprit réceptif, les choses peuvent être facilement comprises… Mais malheureusement la plupart d’entre nous écoute à travers des écrans de résistance… Par conséquent nous écoutons en fait notre propre bruit, notre propre son, et non ce qui se dit… Ne résistez pas. Vous pourriez avoir raison, et je pourrai avoir tort ; mais en écoutant et en considérant ensemble, nous découvrirons ce qu’est la vérité.

La vérité ne peut pas vous être donnée par quelqu’un, il vous faut la découvrir. Et pour la découvrir, il faut un état d’esprit qui comporte une perception directe. Il n’y a pas de perception directe lorsqu’il y a une résistance, une sauvegarde, une protection.

 

 

 

                                                                                              [Krishnamurti]

La plupart des débats télévisés sont de très bons exemples de gens qui ne savent pas écouter. Chacun campe sur son idée et écoute à peine son ou ses interlocuteurs.

Par brigitte - Publié dans : Société
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