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Poésie

Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 21:24
Un jour tu comprendras pourquoi le papillon
Trop fragile et trop beau ne veux pas s'attacher.
Pourquoi le grain de blé, au coeur du noir sillon
Attendant le printemps, doit demeurer caché.
Pourquoi le corail rose, fuyant le trop grand jour
Au fond de l'océan, s'est lentement posé
Et pourquooi, quelquefois, le plus sincère amour
Se devra pour survivre, de rester ignoré.


                                                                                                    Marguerite Bouland
Par brigitte - Publié dans : Poésie - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 21:00

Mon fils, voici pour toi mon testament, l’engagement de nos grand-pères

Photo: Yann Arthus-Bertrand (Allah écrit en arabe)
Photo: Yann Arthus-Bertrand (Allah écrit en arabe)

La peur est notre doctrine, nous avons peur sans frontières
Nous nous sentons bien, enchainés dans l’humiliation
Et nous répugnons de vivre comme vivent les lions

كن دائماً بين الخراف مع الجميعْ
طأطئ و سر في درب ذلتك الوضيع
أطع الذئاب يعيش منا من يطيع
إياك يا ولدي مفارقة القطـيع


Sois toujours parmi les moutons dans toutes les circonstances
Rabaisse la tête, et sur la voie de ta vile servitude avance
Obéis aux loups, vivra de nous qui obtempère
Attention mon fils, il ne faut jamais quitter tes frères

لا ترفع الأصوات في وجه الطغاة
لا تحك يا ولدي و لو كموا الشفاه
لا تحك حتى لو مشوا فوق الجباه
لا تحك يا ولدي فذا قدر الشياه

N’élève jamais la voix devant les tyrans
S’ils te cousent les lèvres, sois consentant
Ne proteste pas s’ils t’écrasent la tête
Ne dis jamais rien, c’est le destin des bêtes

لا تستمع ولدي لقول الطائشينْ
القائلين بأنهم أسد العرين
الثائرين على قيود الظالمين
دعهم بني و لا تكن في الهالكين

N’écoute jamais mon fils, la parole des irresponsables
Ceux là qui affirment qu’ils sont des lions indomptables
Qu’ils sont des rebelles, contre les chaines des tyrans
Laisse-les mon fils, et ne sois pas parmi les perdants

نحن الخراف فلا تشتتك الظنونْ
نحيا و هم حياتنا ملءُ البطون
دع عزة الأحرار دع ذاك الجنون
إن الخراف نعيمها ذل و هون

N’en doute pas mon fils, nous sommes les moutons
Remplir nos estomacs, c’est pour cela nous vivons
Oublie la fierté des libres, oublie cette folle attitude

Le bonheur des moutons, c’est l’humiliation et la servitude

ولدي إذا ما داس إخوتك الذئابْ
فاهرب بنفسك و انجُ من ظفر و ناب
و إذا سمعت الشتم منهم والسباب
فاصبر فإن الصبر أجر و ثواب

Mon fils, si les loups piétinent tes frérots
Cours, et mets toi à l’abri contre leurs griffes et leurs crocs
Si tu entends de leur part des insultes et des offenses
Sois patient, la patience a toujours la meilleure récompense

إن أنت أتقنت الهروب من النزالْ
تحيا خروفاً سالماً في كل حال
تحيا سليماً من سؤال و اعتقال
من غضبة السلطان من قيل و قال

Si tu excelles dans l’art à ne jamais faire face
Tu vivras en paix, en toute circonstance
Si tu entends de leur part des insultes et des offenses
Sois patient, la patience a toujours la meilleure récompense

كن بالحكيم و لا تكن بالأحمقِ
نافق بني مع الورى و تملق
و إذا جُرِّرت إلى احتفال صفق
و إذا رأيت الناس تنهق فانهق


Sois un sage et ne sois pas un sot
Lèche les bottes des gens fiston, et flatte leurs égos
Si on t’amène à une cérémonie, applaudis
Et si tu vois les gens braire, fais le aussi

انظر تر الخرفان تحيا في هناءْ
لا ذل يؤذيها و لا عيش الإماء
تمشي و يعلو كلما مشت الغثاء
تمشي و يحدوها إلى الذبح الحداء

Regarde, tu trouves, bienheureux sont les moutons
Rien ne les affecte, ni vie d’esclaves, ni humiliation
Ils marchent, et le brouhaha de leur bêlement augmente
Ils se suivent, conduits à la mort par des sirènes qui leur chantent


ما العز ما هذا الكلام الأجوفُ
من قال أن الذل أمر مقرف
إن الخروف يعيش لا يتأفف
ما دام يُسقى في الحياة و يُعلف

Qu’est ce que l’honneur, qu’est ce que cette parole stupide

Qui c’est celui qui dit, que l’humiliation est une chose sordide

Le vrai mouton, il vit sans jamais râle

 

Trouvé sur AlterInfo

 

 

 

 

Par brigitte - Publié dans : Poésie
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 21:21

Chaque fois que les gens découvrent son mensonge,
Le châtiment lui vient, par la colère accru.
" Je suis cuit, je suis cuit ! " gémit-il comme en songe.

Le menteur n'est jamais cru.

                                                                 Alphonse Allais

Par brigitte - Publié dans : Poésie
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 22:22
Je suis l'esprit, vivant au sein des choses mortes.
Je sais forger les clefs quand on ferme les portes ;
Je fais vers le désert reculer le lion ;
Je m'appelle Bacchus, Noé, Deucalion ;
Je m'appelle Shakspeare, Annibal, César, Dante ;
Je suis le conquérant ; je tiens l'épée ardente,
Et j'entre, épouvantant l'ombre que je poursuis,
Dans toutes les terreurs et dans toutes les nuits.
Je suis Platon, je vois ; je suis Newton, je trouve.
Du hibou je fais naître Athène, et de la louve
Rome ; et l'aigle m'a dit : Toi, marche le premier !
J'ai Christ dans mon sépulcre et Job sur mon fumier.
Je vis ! dans mes deux mains je porte en équilibre
L'âme et la chair ; je suis l'homme, enfin maître et libre !
Je suis l'antique Adam ! j'aime, je sais, je sens ;
J'ai pris l'arbre de vie entre mes poings puissants ;
Joyeux, je le secoue au-dessus de ma tête,
Et, comme si j'étais le vent de la tempête,
J'agite ses rameaux d'oranges d'or chargés,
Et je crie : " Accourez, peuples ! prenez, mangez ! "
Et je fais sur leurs fronts tomber toutes les pommes ;
Car, science, pour moi, pour mes fils, pour les hommes,
Ta sève à flots descend des cieux pleins de bonté,
Car la Vie est ton fruit, racine Éternité !
Et tout germe, et tout croît, et, fournaise agrandie,
Comme en une forêt court le rouge incendie,
Le beau Progrès vermeil, l'oeil sur l'azur fixé,
Marche, et tout en marchant dévore le passé.
Je veux, tout obéit, la matière inflexible
Cède ; je suis égal presque au grand Invisible ;
Coteaux, je fais le vin comme lui fait le miel ;
Je lâche comme lui des globes dans le ciel.
Je me fais un palais de ce qui fut ma geôle ;
J'attache un fil vivant d'un pôle à l'autre pôle ;
Je fais voler l'esprit sur l'aile de l'éclair ;
Je tends l'arc de Nemrod, le divin arc de fer,
Et la flèche qui siffle et la flèche qui vole,
Et que j'envoie au bout du monde, est ma parole.
Je fais causer le Rhin, le Gange et l'Orégon
Comme trois voyageurs dans le même wagon.
La distance n'est plus. Du vieux géant Espace
J'ai fait un nain. Je vais, et, devant mon audace,
Les noirs titans jaloux lèvent leur front flétri ;
Prométhée, au Caucase enchaîné, pousse un cri,
Tout étonné de voir Franklin voler la foudre ;
Fulton, qu'un Jupiter eût mis jadis en poudre,
Monte Léviathan et traverse la mer ;
Galvani, calme, étreint la mort au rire amer ;
Volta prend dans ses mains le glaive de l'archange
Et le dissout ; le monde à ma voix tremble et change ;
Caïn meurt, l'avenir ressemble au jeune Abel ;
Je reconquiers Éden et j'achève Babel.
Rien sans moi. La nature ébauche ; je termine.
Terre, je suis ton roi.
                                                                         Victor Hugo
Par brigitte - Publié dans : Poésie
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 20:56
- A Soueich !!!
- Non, pas à Soueich, il n'y a plus de salle de foyer, voyez l'affiche ci-dessous
.

Par brigitte - Publié dans : Poésie
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