le blog soueich
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UN APPEL À LA COMPROMISSION ?
Une légende urbaine tenace affirme que l’homme de gauche se voue corps et âme aux intérêts du peuple. Il a un sens moral élevé où probité et équité sont maîtres mots.
Cette croyance a perverti ma jeunesse candide, me fermant pour un temps la juste réflexion sur l’appréhension du monde.
En 1981, après quelques mois de gestion socialiste, le mur de la propagande est tombé, laissant apparaître, dans la fumée des décombres, l’immense champ du mensonge. Ce fut le temps de la désillusion. Tel en 1789, le peuple ne fut - et ne sera à jamais - qu’un instrument à manipuler afin d'atteindre le pouvoir.
Ce n’est pas M. Sarkozy qui a transcendé le libéralisme, mais bien les socialistes de ce pays. Notre actuel président de la République n’est qu’un instrument, au demeurant fort utile aux affaires, mais non l’initiateur de la mutation « socialo/économique » de ce pays, qui délivre une injustice économique extraordinaire.
Par ailleurs, on veut nous faire croire que les nouveaux socialistes ne sont pas, comme leurs aînés appelés pudiquement « les éléphants », d’une moralité publique douteuse. Ils seraient revenus dans le champ de la moralité. À en juger les propos tenus, lors de la réunion du SYGES du 28 septembre 2009, par Jean-Luc Picard, Maire de Beauchalot je constate qu’il n’est est rien.
Je déteste que l’on se moque éperdument de la justice pour de vagues intérêts politiques et ce, toujours au détriment des administrés et du peuple. Ce que dit cet élu est très grave, en termes de justice, et en dit long sur sa conception de la démocratie, de la probité et du respect des lois.
Ceux qui ont voté pour lui devraient se poser de fortes questions. En effet, lorsque ce monsieur dit, d’un air léger, lors de cette réunion du SYGES : « … On a bien compris que c’est une quête personnelle ... je pense que c’est important que des élus de communes ne s’associent pas à ça», il appelle carrément les élus à cautionner la délinquance publique. Mesure-t-on la gravité d'une telle injonction émise par le premier magistrat de la ville de Beauchalot ?
Il veut nous faire croire que le fond du problème SYGES n’est qu’une affaire de personnes. Un combat de chefs opposant Idiart et Cabé.
C’est vraiment se moquer du monde et des valeurs de la république ! C’est se moquer de ses administrés et des intérêts financiers - mais pas seulement - de ceux par lesquels il a été élu. Ainsi, il met au placard tous les délits présumés de M. Idiart, délits qui en termes de philosophie socialiste sont des crimes (1).
En effet, qui a été volé, spolié, manipulé, sinon le citoyen qui fait confiance en ses élus ? Belle morale, M.Picard ! Ne devriez-vous pas, au contraire, appuyer la démarche de recherche de la vérité sur cette affaire au lieu de l’étouffer ? N’est-ce pas votre rôle premier que de respecter les lois de ce pays et de veiller à leur bonne application ?
Aux électeurs de ce pays de Comminges, réfléchissez sérieusement sur vos élus. Cautionnez-vous leurs comportements, leurs machinations, leurs méthodes dictatoriales, qui tournent autour de la carotte « subventionnelle », allouée seulement à leurs ilotes ?
Jean Plâtre
(1) Faux et usage sont, en matière d'écritures publiques, non un délit, mais un crime ( Code pénal art 441-4). (NDLR)
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